Salut mes chères lectrices.
Merci pour vos nombreuses reviews, qui m'ont fait plaisir, encourager à écrire, et toucher par votre souhait de me voir très vite rétablis.
Réponses aux non-inscrites :
- Shona : MERCI POUR TON BISOU , ça m'a très plaisir ! merci pour ta review. je suis pas sure que la suite plaise. xoxo
- maeva : Bella enchaîne les conneries, et les enchaînera encore dans ce chap. Et oui, bienvenue les emmerdes. merci pour ta
- Martine16 : Hâte de savoir ce qu'il se passe, voilà donc la suite. merci pour ta review.
- Ilonka : Je n'ai pas grand chose de grave, à part une jambe très douloureuse, et quelques maux de tête, je m'en sors bien avec chance. merci pour ta review. xoxo
- JULIE : Oui, je vais mieux. merci bcp pour ta review. Voilà la suite, pas sûre qu'elle te plaise, mais bon. xoxo
- clara : Il faut un peu la comprendre, elle était dans un mauvais jour, elle souffre bcp, elle a certes mal agi mais elle a ses raisons. Jm quand t'aille ds des trucs lol, à imaginer toutes sortes de choses. merci pour ta review. xoxo
- odrey010 : voilà la suite, merci pour ta review. xoxo
Voilà le new chapitre. Je sens déjà que ça va pas plaire à beaucoup de monde, mais bon, je tente quand même.
Bonne lecture. xoxo
Chapitre 7 :
Elle était devenue une nouvelle raison, de m'accrocher à la vie. Peu à peu, elle donnait de la valeur à ma vie. Solitaire pendant deux longues années, elle avait réussi à me donner envie, de m'intéresser à quelqu'un d'autre, à une autre femme.
Pour la première fois, j'avais cette impression d'être capable de renaître. Nous partageions des pleurs, des sourires, des rires, des confidences, des rires, des jeux de mains, parfois quelques baisers dans le cou. Ses mots, ses gestes allégeainent l'âme lourde de désespoir que je traînais, depuis trop longtemps. Son sourire, et ses rires calmaient mes angoisses. Sa force malgré ce qu'elle endurait, arrivait à combattre mes plus grands démons. Elle s'est rendue indispensable à ma vie, si vite. Elle a réanimé mon coeur meurtri, seulement en quelques semaines. De vifs étincelles, elle arrivait à déclenché en moi, à chacun de ses touchers, qui ont fini par engendrer un feu incandescent, brûlant les marques d'un amour passé, me rendant mari indigne auprès de Sarah.
A la minute, où j'avais réalisé que j'étais amoureux d'elle, que j'avais accepté l'idée d'aimer une autre femme, je fus traqué par l'espoir de redevenir un homme sans ces traces de souillures qui coulent dans me veines. Je me voyais vivre quelque chose de bien, de sain, de beau. Elle m'a laissé croire, et a alimenté mes espoirs, à travers ses caresses, sa tendresse. Comme une drogue, elle m'a fait volé très haut...Pour me faire chuter violemment très bas. En quelques phrases, elle a brûlé mes espérances, mes attentes. Sans aucune pitié, elle m'a rejeté de la plus cruelle des façons, m'a ri au nez, alors que je lui avouais avec beaucoup de difficulté, être amoureux d'elle.
La nuit a fini par tomber, et après des heures à joindre James - le dealer qui me fournissait ma coke - alors qu'il ne répondait pas au téléphone, j'avais fini par le trouver, près du quartier habituel, où il gère ses affaires, pas loin d'un immeuble désaffecté.
Au fil des heures, mon envie de mourir, était devenue irresistible, jusqu'à devenir rapidement une urgence. Les mains tremblantes, d'empressement, je lui avais échangé un billet de 100, contre deux fioles d'héroine. Cette fois, je visais une plénitude éternelle, ce que j'aurais certainement avec l'héro. L'injection était ma seule issue, pour me défaire de cette vie sordide.
Garé dans une impasse, certain que personne, ne viendrait me dérangeait, je coupais le contact, de la voiture d'Alice. J'imagine, que les nombreux appels qui s'affichent sur mon portable, de sa part, sont pour me demander, pourquoi elle ne trouvait pas sa caisse devant chez nous.
Le siège reculait jusqu'au bout, je vidais le sachet qui contenait tout le matériel pour une injection rapide. Je souriais, en me rappelant comment Bella avait réagit, quand je lui avais avoué, avoir voulu céder à cette merde, il y a quelques semaines. Si elle savait, qu'aujourd'hui, c'est elle qui me rend si déterminée à m'empoisonner le sang, une dernière fois.
Je relevais ma manche gauche, jusqu'en haut du bras, et attrapais le garrot en plastique marron, pour l'enrouler autour de mon biceps, à quelques centimètres de mon coude. Je le serre fortement et fait ressortir mon réseau de veine, qui surgit rapidement.
Ma première prise d'héroine, et je vise déjà le surdosage. Je ne rêve que de de sérénité et de paix, des états que je course depuis trop longtemps.
La seringue en main, je la plante dans la première fiole, pour en aspirer le liquide, puis la jette sur la moquette, de la voiture. L'aiguille devant la veine, que je transpercerais dans une seconde, je pense une fois encore à elle. Moi qui avait songé au jour, où je serais de retrouver ma femme et mon fils, voilà que je rêvais d'une autre personne, me faisant presque douter, devant la connerie, que je comptais m'infliger. Chaque seconde passée avec Bella, se rejoue devant moi, et je lui en veux encore plus, de m'avoir ainsi blesser. J'étais prêt à tout pour elle, elle m'aurait demandé n'importe quoi, j'étais certain de trouver assez de force, pour le lui donner. Tout ce que je voulais, c'est qu'elle croit en moi, qu'elle croit en nous.
Ma main devient soudainement la sienne, et ses mots comme ce poison, sont ceux qui vont me tuer. Soudain, la radio qui est restée allumer malgré le contact éteint, fait résonner "Can take my eyes of you", la version de Lauryn Hill. Bella était dingue de cette chanson. Pour me détendre, ou m'aider à m'endormir, elle me la chantait doucement, en caressant mes cheveux. J'étais fou de ces moments, elle arrivait à rendre mon âme légère.
Un larme vint s'échapper dans le coin de l'oeil, despéré de savoir que je ne revivrais plus un moment pareil.
Dans un lent mouvement, je finis par piquer mon bras, glissant doucement l'aiguille dans ma peau. Mon index sur le poussoir du piston, j'injecte le venin dans mon sang. Je recommence le geste avec la deuxième fiole, avant de laisser tomber ma tête, sur l'appui-tête du siège.
"Je t'aime Bella"
Janvier.
"Je vous ai donné une dernière chance mademoiselle Swan, et vous n'avez pas su la saisir, j'ai été clément avec vous, en prenant en compte, le récent décès de votre mère et votre beau-père...Bien que je puisse comprendre que les circonstances de leurs pertes, vous ai choqué, je ne peux vous permettre, de continuer à agir de façon aussi irresponsable et dangereuse...Pour la violiation de votre liberté conditionnele, je vous condamne donc à une peine de 6mois d'enfermement, dans un centre de redressement" m'annonça le juge. "Vous y poursuivrez votre cursus de dernière année de lycée, et effectuerez 200heures de travaux d'intérêt généraux, dont la nature sera fixée par vos instructeurs, vous continuerez aussi, à vous soumettre à un test toxicologique, tous les mois, et vous engagerez à suivre une thérapie pour votre dépression" détailla t-il ma peine. "Monsieur Swan, je me vois dans l'obligation, de vous retirer la tutelle de votre fille, et de la confier à un tuteur jusqu'à sa majorité"
Sans relever les yeux, de mes mains qui trituraient mon pull, je vis Chalie hocher la tête. Je le sentais honteux, humilié de ne pas avoir su gérer les excès de sa fille. Ce n'était pas de sa faute, j'étais ce que je suis. J'avais conscience d'avoir un sérieux problème de comportement, mais je ne pouvais rien contrôler. J'agissais, sans prendre le temps de réfléchir, me menant plusieurs fois derrière des barreaux, ou comme ici, devant le juge. Je ne pouvais pas changer, et faire des efforts, ne m'intéressaient pas. La thérapie, la clinique, le bracelet, ont tenté de calmer mon goût prononcé pour la violence, mais rien n'y faisait. J'avais vu jusqu'où un homme pouvait aller, pour jouir d'un quelconque sentiment de force, ou de puissance, et je ne pourrais jamais supprimer ces images de mon esprit. Ce n'était peut être pas une raison suffisante, pour expliquer mes agissements, mais pour moi, c'était la cause de mon changement de personnalité.
Comme une idiote, j'avais cru que mon accident m'éviterait cet entretien. Visiblement j'ai trop rêvé !
A mon brutal départ de Forks, j'avais très vite regretté mon choix, en me rappelant que là bas, j'y laissais un homme dont j'étais follement amoureuse. Je n'arrivais pas à croire, de l'avoir rejeté, après avoir entendu, ce que j'attendais depuis l'instant, où j'avais réalisé être amoureuse de lui..
Arrivée à Seattle, j'avais fait un rapide demi-tour, tout en essayant de composer le numéro d'Edward - pour lui dire à quel point je regrettais - tout en tentant de garder un oeil sur la route. Grave erreur ! Monstrueuse erreur ! Dans ma démarche, un 3tonnes m'avait violemment percuté, me demandant encore, comment j'avais pu sortir vivante des débris qu'était surement devenue ma voiture.
Après deux semaines de coma, j'avais eu un long fou rire. Même un camion, n'arrivait pas à mettre fin à ma vie. Certains prendront ça pour un miracle, d'autre pour de la malchance...De mon côté, j'étais partagée. C'était un miracle, je voulais à tout prix retrouver Edward, et lui dire que j'ai été stupide de prendre en compte ses sentiments, que je l'aimais aussi. De l'autre, je rêvais de paix intérieure, sentiment que j'étais sûre de ne trouver qu'en étant enterrer sous terre, l'âme aux cieux.
Une dizaine d'opérations, pour essayer de me remettre sur pieds, et la presque totalité de mes douleurs insupportables terminées, le regret s'était très vite fait une place en moi. Il me rongeait les tripes, j'en étais malade d'avoir agi aussi cruellement avec lui. J'avais fait du mal à la seule personne, qui m'avait aidé à mieux me sentir, qui avait égayé mes journées, malgré son mal être, qui avait fait naître chez moi, un premier sentiment amoureux. Le regret fut très vite accompagné d'un grand sentiment de peur, d'inquiétude. Où était-il ? Etait-il au moins vivant ? Ca me tuait de n'avoir aucune nouvelle de lui. J'avais cette horrible impression, qu'il avait attenté à sa vie. J'en étais certainement la cause, ou au moins la goutte qui a tout fait débordé. Je me haissais pour être celle, qui lui a enlevé sa seconde chance de vivre quelque chose de nouveau. J'étais ignoble, pour avoir agi de façon aussi monstrueuse. Je l'aimais du plus profond de mon âme, et je n'ai fait que rejeter, parque la petite salope que j'étais, n'avait pas prit la peine de l'écouter, quand il m'avait avoué avec beaucoup de difficulté, qu'il était fou amoureux de moi. Je jure de me pendre, si j'apprenais qu'il n'était plus de ce monde.
Les larmes aux yeux, je laissais penser le juge, que je voulais sûrement l'amadouer. Si il savait comment j'en ai rien à faire, qu'il me foute dans un centre pour délinquant. Qu'espérait-il ? Que je devienne un parfait petit soldat, après des mois auprès de militaires ? Que ce centre règlera tout mes problèmes ? J'ai tout perdu, alors je n'ai aucune raison de faire le moindre effort, pour devenir l'adolescente exemplaire. Charlie me hait, Edward est parti. A la sortie, j'en serais toujours au même point. Ma mère est morte, son assassin dehors, et celui dont je suis amoureuse, pas là. Je me suis perdue depuis trop longtemps maintenant, et cette fois, il n'y a aucun retour en arrière. Je finirais le reste de ma vie, à être balader de cellule en cellule, purgeant différentes peine pour être ce que je suis : Une petite délinquante, sans avenir, qui ne sait pas gérer ses émotions. Rien ne changera.
Mon avenir, ou au moins les neufs prochains mois, tracés, le juge fit entrer un homme, dans son bureau. Ce que j'imaginais être mon tuteur, était un homme pas très vieux, voir même le début de la trentaine, très carré, mais avec un visage pas aussi dur que sa carrure. Un dossier à la main, il nous salua Charlie et moi, d'un bref sourire.
"Mademoiselle Swan, je vous présente Mr Holligan, votre tuteur à partir d'aujourd'hui" me présenta le juge.
Fatiguée aussi bien émotionnellement que physiquement, je lui porte à peine un regard. Le juge finit par conclure notre entretien, avec une signature de mon nouveau tuteur, celle de Charlie, et la mienne. Tous acceptant la situation. Pour ma part sans avoir le choix.
Je ramasse mes béquille, et suis les deux hommes, hors du bureau. Mon coeur se serre, en voyant mon père, nous quittait sans même m'adresser un mot, ou un regard. Mes larmes redoublèrent d'intensité, en réalisant encore une fois, le mal que je lui faisais.
Pardon papa. Pardon de ne pas avoir respecter la promesse, de ne plus te rendre malheureux.
Ne voulant pas exposer encore plus mes faiblesses, je les sèche rapidement, et suis mon tuteur jusqu'au parking du tribunal. Je boitillais jusqu'au siège passager, de son va, après avoir jeter mes béquilles sur la banquette arrière. Mon accident avait sérieusement endommagé mes jambes, particulièrement la gauche. Pendant un mois et demi, je traînais en fauteuil roulant, dans les couloirs de l'hôpital, tout en suivant une rééducation. J'avais adopté les béquilles depuis peu, quand j'avais pu me tenir sur la droite. Le médecin m'avait prévenu de la longévité de ma complète guérison, qui risquait d'être compliquée, ennfermée dans un centre.
"Tu peux m'appeler Teddy" dit mon tuteur, en rejoignant la route. "Est ce que tu as un surnom, ou un diminutif que tu préfères pour ton prénom ?"
"Bella" murmurais-je
Nous arrivions près de deux heures trente plus tard, dans un endroit désert, de toutes maisons, ou autre bâtisse, à part un gigantesque en enclos en acier, doublé de fil barbelé, dissuadant tout jeune de s'évader. Teddy quitta la route, en tournant à gauche, pour passer la grille, qui s'ouvra après que celui ci est passé son pouce, sur ce que je vis, être un appareil d'identification d'empreinte. La grande barrière en fer, s'ouvra, et nous entrions dans le centre.
Plusieurs unités en pierre blanche, étaient éparpillés un peu partout. Garé sur le parking, où plusieurs voitures étaient déjà parquées, je descendais en sautant de l'habitacle, évitant d'appuyer sur ma jambe gauche, quand j'arrivais au sol. Teddy me tendit mes béquilles, et je le suivais vers le premier bâtiment, que je supposais être l'administration. En levant les yeux, je fus surprise d'apercevoir 3 militaires, dont j'ignore le rang, perchés en haut de 3 tours, toutes surpervisant le centre, armés d'un long fusil. Merde ! Ils prennent vraiment leur job au sérieux.
Enregistrée dans leurs fichiers de pensionnaires, nous quittions le bâtiment admnistratif, pour une visite des lieux. Cette prison accueillait plus de 300filles. Comment je vais pouvoir m'entendre avec 300nanas ? A part Angie, je n'ai jamais énormément eu d'affinité avec le même sexe. Elles m'ennuyaient plus qu'autre chose, avec leurs conversations sur des choses totalement superficielles.
Au milieu de la grande détention, se trouvait un terrain de plusieurs mètres, où un groupe de filles, vêtues d'un tee-shirt et d'un short bleu, semblaient participer à un cours de sport intensif, géré par les abois d'un type, habillé d'un uniforme militaire.
C'était quoi ce truc ? Un camp pour préparer une future armée ? C'était effrayant !
La dernière unité que me présenta Teddy, fut celle des chambres. Nous pénétrions dans l'endroit, froid presque glaciale, qui contrairement aux autres résidences, avait tout d'une prison, en plus propre. J'eus presque le vertige, en regardant les étages montaient toujours de plus en plus haut. Chaque chambre portait un numéro, et toutes semblaient s'ouvrir à distance. L'endroit était criblé de caméras, on se croirait dans un reality show. Mon éducateur nous emmena jusqu'au 7ième étage.
"Les chambres sont individuelles, pour éviter les colocations violentes, tu seras dans la 712, ce numéro sera aussi inscrit sur ton uniforme" m'expliqua Teddy
Il pressa un petit bouton rouge, près de la porte, activant l'ouverture. Je ne fus pas surprise, devant le peu de mobilier contenu dans la chambre. Les murs blancs me rappelaient ceux de la clinique, je ne serais pas dépayser au moins. A la fenêtre se trouvait des barreaux. Que pensaient-ils ? Que je sois un descendant de Spider-man, pour sauter d'ici ?
Tout à coup, je me sentais idiote, complètement idiote d'avoir violer ma conditionnelle ! Je connaissais les risques, et je n'ai pas réfléchi, au fait qu'à coup sûr, je me retrouve dans un endroit aussi glauque.
"Les réveils sont à 06heures, tu prendres ta douche, à 06h10, tu déjeunes, 06h20, tu commences ta journée avec tes cours, à 13heures, tu fais tes TIG, jusqu'à 19heures, tu prends une douche, 19h20, tu dînes, puis tu reviens dans ta chambre à 20heures, extinction des feux à 21heures" décrivit-il mon emploi du temps. "Des questions ?"
"Non"
"Bien, ton uniforme est sur ton lit, je reviens te chercher dans 05minutes"
Il quitta la chambre, et la porte se referma derrière lui.
A partir d'aujourd'hui, ma vie serait régler à la minute près.
Ce jour là, le directeur, un major, retraité à cause d'une blessure, nous avait accueilli, dans ce qu'il aimait définir comme notre enfer personnel. Pendant presque une heure, il nous avait bassiné, sur le fait que nous étions toutes stupides d'avoir voulu jouer les caid, que dans cette prison, nous ne serions qu'un toutou, qui devra obéir aux moindres commandements de nos instructeurs. Au risque de se retrouver dans à l'isoloir, pendant 3jours, n'ayant ni toilette, ni fenêtre, juste un verre d'eau et une croûte de pain, que nous devions répartir sur la durée de notre séjour dans cette cellule. Plutôt hard n'est ce pas !
Ordre, discipline, et respect, étaient les mots d'ordres du centre. Agressivité, violence, et irrespect étaient les miens...Pendant deux mois.
Je pensais que la clinique pour toxico, était le summum de la folie, ensuite j'ai cru que c'était mon bracelet, et je me suis encore trompée. Cette maison de correction, était le comble de la démence et de la dépression. Rien n'égalait cette endroit lugubre !
Totalement réfractaire à leur système strict d'éducation, je me suis rebellais, refusant d'être traîtée comme une vulgaire petite merde. J'ai cotoyé pendant deux semaines au total leur putain d'isoloir. Chaque bagarre que je provoquais, chaque forme d'irrespect dont je faisais preuve, me menaient directement à une douche froide, très tôt le matin, la confisquation de mes anti-douleurs, pour ma jambe, ou une charge supplémentaire dans mes TIG.
C'est avec honte et colère, que je réalise qu'après ces quelques semaines de vendetta, ces connards ont réussi à me dresser, et parfaire mon éducation, d'adolescente irrréprochable. Comme un robot, j'exécutais à la lettre, n'importe quel ordre, même ceux qui n'avaient aucun sens. Et je dois avouer, les dents serrées, que c'est beaucoup plus agréable, physiquement parlant, parce que souffrir le martyr en faisant des pompes, avec une jambe boitante, c'est pas franchement l'idéal. Mais surtout, ce qui me motivait à me comporter de manière aussi carrée, c'est le coup de téléphone dont j'avais le droit, secrètement, grâce au téléphone portable de Teddy. Seulement une minute, mais c'était déjà largement suffisant.
Tout les deux jours, depuis 4mois environ, j'utilise ma minute de téléphone, pour appeler Alice. Lui demander si elle avait un quelconque signe de mon amour. Mais toujours rien, pas un appel, ni une lettre, ou un message. Rien qui nous permettait de savoir où il se trouve, si il est au moins vivant. Qu'il m'en donne pas à moi, je peux le comprendre, mais ses proches, c'est différent.
Si en journée, j'étais une adolescente qui avait réussi à mieux gérer ses états de violence, et d'hystérie, c'était autre chose quand le soleil se couchait.
L'absence d'Edward était devenue un poison qui me tuait à petit feu. Son manque me dévorait, et j'agonisais toutes les nuits face à la souffrance intolérable. Je vivais chaque jour, avec l'idée que je l'ai peut être tué. Chaque nuit, je maltraitais mon corps, avec des coups, des griffures, dingue de ne pas pouvoir me débarrasser de cette douleur oppressante. Je ne comptais plus d'ailleurs le nombre de fois, où l'on m'a emmené à l'infirmerie, à la vue des blessures que je m'infligeais. J'en pouvais plus de lutter. Tout ce que je voulais c'est un petit signe de lui, rien qu'un petit signe, qui me montre qu'il est encore là.
Teddy et ces chiens d'instructeurs, avaient très vite vus, que je feignais mon comportement irréprochable. Ils pensaient tous que mon changement de caractère, annoncé la guérison de ma dépression. C'était encore pire. Mourir était une chose que je convoitais de plus en plus, et j'imaginais mille et une façons, de trouver quelque chose qui m'aidera à m'endormir éternellement.
Une occasion alléchante, a fini par arriver, quand mes travaux se portèrent sur le nettoyage des cuisines. Tous ces couteaux aiguisés, étaient la solution dont j'avais besoin. Seulement avec la surveillante, qui rodait pas très loin, je n'avais pas beaucoup de temps, ni d'intimité, pour me servir de ces trésors.
Tous les jours, je calculais le temps qu'elle mettait pour faire sa ronde, et revenir voir, si j'exécutais avec soin ma tâche.
A une semaine de ma sortie, j'étais prête à mettre à exécution mon suicide. J'avais un temps nécessaire, pour déchirer ma peau, à des endroits stratégiques, et provoquer une mort rapide, et laisser mon âme s'enfuir, avant que la surveillante ne s'aperçoive de mon état.
Il est 13heures, je reviens de 3heures d'examens écrits, pour mon bac, et je m'apprête enfin à en finir avec ce chagrin, ces douleurs, ces blessures, tout ce qui a rendu l'essence de mon être aussi noire.
Devant le plan de travail en inox, je pose l'arme qui me servira à trancher ma peau. Je me défais rapidement de mon tablier, le jetant à terre, et en fait de même avec mes gants en plastique, et mon bonnet. Je retire ensuite mon sweat, et le plis, avant de le poser sur le plan.
Mon souffle se fait court, et mon coeur se bat pour s'échapper de ma poitrine. Un regard derrière moi, me confirme que je suis seule. J'attrape doucement le couteau, et souris en inspirant profondément, tout en pointant la lame brillante vers moi. Je reprends mon pull, et glisse un bout du tissu entre mes dents. C'est la première fois qu'une de mes tentatives sera aussi douloureuse.
Prête, je relève mon débardeur, pour laisser mon ventre à découvert. Mon coeur est au bord de l'arrêt. Je n'ai pas peur. Je m'en vais rejoindre, ma mère, Phil...Edward.
Les deux mains posées sur le manche de la lame, je décompte silencieusement.
3...J'inspire profondément par le nez.
2...Je resserre mes mains autour de l'arme.
1...Je laisse douloureusement le couteau s'enfoncer sur le côté gauche de mon abdomen.
J'ai peur que mon cri ai pu être entendu au delas des murs. Malgré la douleur, et l'hémorragie, qui s'écoule vivement de mon ventre, je m'empresse de me taillader les veines, en dépit du manque de force. Tout ce que je veux, c'est faire couler un maximum de sang.
Sourire aux lèvres, je m'écroule au sol, pour me noyer dans mon sang. Libre de tout maux, je m'endors paisiblement.
