Hello communauté de FF.

Vous pouvez pas savoir comme c'est plaisant, agréable, presque jouissif, de voir que mon histoire vous plait autant. Vos review sont woaw ! Merci merci merci !

Réponses aux non-inscrites

- Maddie : Arrêter ma fic ? Je te rassure, elle n'est pas encore finie, et tu as raison, surtout pas avant de savoir ce qui est arrivés aux familles de nos deux protagonisstes ! Tes réponses dans ce chapitre. Merci pour ta review. xoxo

- Kacie27, Martine 16, diana, littleangelordevil93, shona, Ilonka, odrey010, JULIE: merci pour vos review. xoxo

- Agaicha : Tu peux pas savoir à quel point ta review m'a fait pleuré de rire ! Malheureusement ni l'armée de terre, ni le dr bailey & co, n'ont pu se déplacé, trop occupé. C'est malheureux de voir aussi peu d'humanité, on parle de notre Edward merde ! MAIS qu'en est-il des pompiers ? A voir dans ce chap. lol...Ils auraient sérieusement aussi besoin du FBI portés disparus, pour se retrouver. Enfin. Merci encore et bcp pour ta review qui m'a fait plié de rire. xoxo

Merci aussi pour vos messages de "bon rétablissement" qui m'ont énormément plaisir. Je vais mieux. Merci aussi pour les ajouts en tout genre.

Comme d'habitude, si il y a incohérence, ou que ça ne vous plait pas, faites le moi savoir. Ne croyez en aucun cas, que cela va me blesser, ce n'est vraiment pas le cas.

Jspr que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture. xoxo


Chapitre 8 :

Mars.

"Humeur du jour ?" débuta notre entretien, le Dr Erin

"Effrayé, j'appréhende la sortie" le regard baissé sur mon pull, que je triturais

"Pourquoi dont ?"

"J'ai peur de replonger"

"Pensez vous ne pas pouvoir faire face au monde extérieur ?"

"Même si je suis sevré, j'en suis toujours au même point"

"Sarah ?"

"Non...Je pense avoir sérieusement réussi à faire mon deuil de ma femme et mon fils, j'accepte mieux l'idée d'un avenir sans eux, même si je les aimes toujours"

"Bella ?"

"Hum...Elle me manque...aussi fort que la coke m'a manqué dans les premiers jours de ma cure" frottant mes yeux, pour effacer les larmes qui menaçaient de s'échapper, comme à chaque fois que je pense à elle.

"Que feriez vous, si vous ne vous retrouviez jamais ? Est ce que vous replongeriez ?"

"Je ne sais pas" dis-je sincèrement. "J'ai peur...J'ai peur qu'à un moment donné, je ne puisse plus supporter une réalité sans elle, et d'en venir à me créer à nouveau, un bonheur artificiel...comme avec Sarah"

Près de 4mois environ, depuis la nuit de mon overdose, je sors enfin de cette clinique, complètement sevré, le sang purifié, mais l'âme toujours aussi désespérée.

Ma malchance semblait m'avoir suivi une fois de plus, dans ma volonté de quitter ce monde. Stone, j'avais vite plongé dans une sorte de défonce comateuse, ayant une envie irrésistible de m'endormir. Le coeur au ralenti, j'étais tombé lentement dans l'inconscience. Tout près de l'arrêt cardiaque, la police qui était présente sur les lieux, pour une enquête, était intervenue, suspicieuse quand au fait qu'une voiture aussi clinquante que celle de ma soeur, se trouve dans un endroit aussi glauque. Comme tout les dealers qui possédaient des voitures très luxueuses, je supposais qu'elle m'avait prise pour l'un des leurs. Paniquée par la scène, où je me trouvais comateux, les fioles à terre, la seringue sur le siège passager, une ambulance fut très vite appelée, alors que les deux flics, s'attelaient à me réanimer. Et après une heure de réanimation, sur le trajet en ambulance jusqu'à l'hôpital, puis aux urgences, ambulanciers et médecins, avaient finalement fait repartir mon coeur. Inutile de dire, à quel point je fus surpris, déçus, carrément fou de rage, de me réveiller à la clinique, plutôt qu'auprès de ma femme et mon fils. Enragé, j'avais plaqué brutalement une des infirmières qui s'occupaient de mon cas, furieux qu'ils se soient autant archanés à me ramener à la vie.

Pourquoi n'avaient-ils pas abandonné à la première tentative ? Je n'étais qu'un putain de chien de toxico. Pourquoi n'avaient-ils pas jugé bon de me laisser crever comme tel ? Je n'étais qu'un déchet sur cette tere, et les ordures doivent être supprimer.

Diagnostiqué avec un trouble majeur dépressif, aggravé par une addiction aux psychotropes, je fus drogué à mon insu, à l'aide d'un sédatif, pour que je ne puisse montrer aucune réticence, lors de mon transfert en hôpital psychiatrique. Je ne comprenais pas qu'ils se sentent aussi généreux, et veuillent absolument que je guérisse. Tout ce que je voulais, c'était mourir. Pourquoi ne pas respecter ma volonté ? Mais à leurs yeux, il était évident que je n'avais pas pleinement possession de mes moyens, pour prendre des décisions qui seront dans mon intérêt.

Réveillé dans une chambre de 10mètre carré, il fut difficile de me contrôler. Totalement fou, j'avais envoyé chacun de ces connards contre le mur. Et une fois de plus, la seule solution fut de me sédater.

C'est encore douloureux de me rappeler, comment j'ai pu enduré un tel internement. Contrairement à l'héro, où les effets du manque martirysent le corps, avec la coke, vous souffrez seulement mentalement. Seulement ? Souffrir émotionnellement est ce qu'il y a de pire, parce qu'il n'y a aucun remède, pas même la drogue. Je le savais avant de prendre ces merdes, et après aussi. Subir ces états de léthargie, de déprime aigue, ces colères où vous ne rêvez que de meurtes, était insupportable. C'était atroce de ne plus avoir de force, et toute cette absence d'énergie, qui devient maladive, semble s'empirer au fil des jours. Et puis, vous devenez fataliste quand à l'avenir. Vous avez la certitude que vous serez éternellement noyé dans cette tristesse, et c'est lassant, épuisant à la longue.

Mes changements d'humeur, rendaient dingue toute la clinique. Parfois pris de paranoia, j'avais l'impression d'entendre des murmures, incessants, venant des équipes médicales. Je savais ce qu'ils pensaient de moi : Un bâtard de junkie, qui ne sait rien faire d'autre, que de chialer à longueur de journée. Ils pensaient être discret, en me souriant dès qu'ils croisaient mon regard, mais je n'étais pas dupe. Tout ce qu'ils voulaient, c'est que je crève, dans cet endroit sinistre, pour se débarasser d'un fou comme moi, et être enfin tranquille.

La nuit, c'est ma claustrophobie qui se réveillait. Dans cette miniscule cellule, qui avait tout les airs de celle d'une prison, j'étouffais, transpirant à grosses gouttes. J'avais beau les supplier de me laisser sortir, ou au moins me donner quelques grammes de poudre, juste quelques poussières, pour supporter cet enfermement (contradictoire avec ma cure, je sais), ces salops n'avaient aucune once de pitié, et me laisser souffrir dans mon coin.

Les deux premières semaines furent les plus rudes. Plus aucune forme d'évasion, pour m'éloigner de cette dure réalité, je devais faire face au manque de Bella. Etonnemment, elle fut la reine de la plupart de mes pensées. Son manque était à la hauteur de celui de la coke. Chaque nuit, je rêvais de ses bras autour de moi, sa chaleur, le parfum de sa peau, de ses cheveux, son sourire qui faisait fuir tout mes démons. Je voulais à nouveau être captive de son regard chocolat, là où je me sentais précieux. Je ne comptais plus le nombre de fois, où je fantasmais sur son corps nu, allongé sur des draps froissés, témoins de longs ébats entre elle et moi. Je ne voulais qu'elle, chaque jour un peu plus. Sous mon oreiller, j'avais caché la seule photo que je gardais de nous, les autres étant toutes accrochés sur le mur de ma chambre, à Forks. Sur mon lit, installée entre mes jambes, elle nous avait photographié au moment où j'embrassais son cou, appréciant par la même occasion son enivrant parfum de freesia. Un peu comme la drogue, mes souvenirs d'elle, me rendaient heureux, avant que je ne redescende brutalement de mon nuage, en me rappelant les derniers mots qu'elle a prononcé. Les morceaux de la photo, recollés, étaient la preuve de mes colères, dans ces moments là.

Ma cure fut accompagnée d'une thérapie, dirigée par une psychiatre, tous les mercredis matins, à 10heures. C'était la première fois, que je faisais face à un de ces brouilleurs d'esprit, et l'idée de lui parler de tout ce qui me passait par la tête fut déplaisante. Ces pro du cerveau, interprétaient tout, n'importe comment, pas besoin de thérapie pour le savoir. Pourtant au bout du troisième mercredi, je m'étais décidé à lui parler. J'avais besoin de libérer mes pensées, sinon j'étais certain de devenir fou. Surtout avec les voix que je sentais, se multiplier dans mon esprit. Mes premières séances, s'étaient logiquement portées sur ma femme et mon fils. Je les aimais, et ils me manquaient, malgré l'entrée de Bella, dans ma vie. Ainsi je lui parlais de notre rencontre, chaque moment de notre histoire, jusqu'à leur cruelle perte. Mon ancienne élève était aussi venue s'immiscer dans nos conversations. J'avais besoin de savoir, si ce que je ressentais pour elle, était sincère, ou bien était-elle seulement le fruit d'une quelconque frustration. Réponses difficiles à avoir. J'avais vécu notre amitié, avec le sang chargeait de diverses drogues, alors je ne pouvais être sûr de mes sentiments, qu'en la revoyant. Ce que je refusais catégoriquement. Elle m'avait traité comme le pire des connards, comme ci nous n'avions rien vécu ensemble. Elle m'avait rabaissé au statut de simple junkie, celui qui fait ça sans réelle raison, ommettant le fait que derrière cette dépendance, se cachait une grande souffrance. Souffrance qu'elle connaissait parfaitement.

Les journées étaient longues. Vivre dans un endroit clos, avec une absence totale de liberté annulaient l'effet libérateur des séances avec ma psychiatre. Alors je passais la plupart du temps, assis devant le vieux piano, en bois, installé dans un coin de la pièce commune. Avant que ma vie ne devienne un fardeau, j'étais fou de musique, très grande passion, que j'aimais partagé dans des pianos bars, le week-end, trop occupé avec mes cours, la semaine. J'avais rêvé de pouvoir m'en acheter un, un jour, mais j'avais toujours du faire face à des dépenses beaucoup plus importantes, et utiles. Alors Sarah venait me voir jouer, le week-end. Les larmes toujours aux yeux, quand je jouais ces mélodies préférés.

Les mains tremblantes, à chaque fois que je me retrouvais devant l'instrument, je frôlais le clavier, et faisait retentir une première note, qui me faisait frissonner de plaisir, en me remémorrant mes belles années. Sans que je ne le veuille vraiment, j'avais fini par jour l'un des airs préférés de Bella - "Make you feel my love" d'Adèle - le regard clos, pour provoquer les doux souvenirs de mon nouvel amour. Parfois j'avais honte de passer si vite du souvenir de Sarah, à celui de Bella.

Une des infirmières, Tanya, était venue me féliciter de ma performance, me complimentant sur le fait que j'apaisais l'esprit de la plupart des patients. Au fil des jours, elle était devenue une amie, la seule. Ca me faisait du bien de parler avec quelqu'un qui n'essaie pas à chaque fois de vous donner matière à réflexion, comme le fait ma psy. Mais me faisait tout autant du mal, de discuter avec elle. Ses boucles blondes me rappelaient celles de Sarah, son regard bleu, très expressive était douloureux à fixer, m'envoyant lui aussi directement vers ceux de ma femme.

"Est ce que vous voudriez que l'on continue nos entretiens, dans mon cabinet dans le centre de Seattle ?"

"Je sais pas peut être"

"Tenez" me tendit-elle une carte, où était inscrit son nom et son adresse. "Appelez moi, dès que vous avez le moindre besoin de parler, ou que vous ressentez une forte envie de replonger, je vous répondrais à n'importe quelle moment de la journée, ou de la nuit"

"Si vous faites ça, avec tous vos patients, vous ne risquez pas d'avoir une vie"

"J'ai choisi de me consacrer à la leur"

Notre séance terminée, elle me salua d'une poignée de main, et d'un sourire, me souhaitant d'être courageux, et fort pour la suite. Il était bizarre de me sentir partagé, quand à ma sortie, alors que je retrouvais ma chambre. J'étais pressé de sortir, mais tout autant apeuré. Ici, j'étais protégé du monde et de ses tentations.

Dans ma chambre, un infirmier était venu me rendre mes affaires personnelles : portable, argent, et cartes de crédit. Centré sur mes problèmes, j'avais totalement oublié, que je n'avais donné aucune nouvelle à ma famille, en consultant ma longue liste d'appels manqués. Aucun de Bella. J'avais explicitement demander à la police, de ne rien dire en ce qui me concerne à ma famille. Deux agents de police étaient venus me voir, à mon réveil, quand ils s'étaient rendus compte que la voiture que j'avais, n'était pas la mienne. Je leur avais tout expliqué, avant qu'ils ne vérifient mon lien sanguin, avec le propriétaire de la voiture. Je leur avais fait part du décès de ma femme et mon fils, les circonstances, ma dépression, pour justifier le vol de la voiture d'Alice. J'avais vite vu sur leurs visages, qu'ils savaient de quoi je parlais, mais surtout de qui, et avaient décidé de ne pas m'embarquer, pour possession d'héroine.

"Salut" entra timidement Tanya, dans ma chambre

"Salut" répondis-je en lui adressant un sourire

"C'est le grand jour"

"On dirait"

"Ca fera bizarre de ne plus t'entendre jouer les après-midis"

"Ce sera juste comme avant"

Hésitante, elle finit par se rapprocher, pour se poster devant moi.

"Tu me promets, que tu feras tout pour t'en sortir ?"

"Je te promets d'essayer"

"On est amis tout les deux, alors si t'as besoin de quelque chose, tu m'appelles" essaya t-elle de me rassurer, tout en prenant mon Iphone des mains, pour y enregistrer son numéro.

"Merci Tanya"

"Je t'en prie, prends soin de toi sexy boy"

Elle passa ses bras autour de mon cou, et me rapprocha d'elle, pour me serrer contre elle. Geste qui me suprit, la dernière à l'avoir fait fut Bella. Et j'aurais voulu que ce soit elle, pour ressentir son parfum. Mon infirmière et amie, déposa un baiser sur ma joue, avant de s'enfuir, les joues en feu.

Prêt, j'avais quitté la clinique quelque peu soulagé. L'air était frais, bon, vivifiant pour le corps. Je voulais profiter un maximum de cette sensation de bien être, avant de retomber dans mon éternel déprime. L'administration avait appelé un taxi pour moi, afin que je puisse rejoindre le centre de la ville.

Dans la voiture, le paysage défilant, je fis une fois de plus face, à un flot de pensée. Pour la première fois depuis longtemps, je voulais m'en sortir. J'étais vivant après un bon nombre "d'accidents", il y avait certainement une raison...ou pas. Je préférais croire, que si la vie me retenait ici, c'est qu'il y avait forcément quelque chose qui m'attendait. J'espérais juste que ce soit avec Bella. Qui sait ? Je pourrais la retrouver, et la convaincre que je ne suis plus l'épave qu'elle a connu.

J'avais demandé au taxi de m'emmener jusqu'à l'aéroport de Seattle. Le commencement d'une nouvelle vie, se ferait une fois que mon passé sera arrangé, de sorte à ne plus interférer dans mon présent, ni mon avenir. Arrivé, j'avais réservé un vol, en direction de Los Angeles. Toutes mes affaires étaient encore là bas, même en quittant mon ancien chez moi, pour le domicile familiale, j'avais refusé de déménager mes affaires de mon appartement, voulant garder le nid qui a accueilli mes plus beaux souvenirs. Dans l'avion, j'appréhendais beaucoup l'instant où je me retrouverais, à l'endroit où j'ai tout perdu. Je savais que je devrais de nouveau, faire face aux images de leurs pertes. Mais je devais le faire. Je devais essayer de m'en sortir, quitte à ce que ça ne marche pas.

Le pieds posé sur le sol californien en début de soirée, il ne m'a fallu que deux heures, pour arriver dans l'ouest de LA. Si il y a encore un an, j'avais craint le soleil, et la bonne humeur qu'il apportait chez les autres, aujourdh'ui, je me plaisais à sentir ses rayons réchauffaient ma peau.

"Monsieur, nous sommes arrivés" m'informa l'homme

Je payais ma course, et sortais du taxi, pour rejoindre le trottoir. Rien n'avait changé, en même temps, j'étais seulement parti depuis peu. J'inspirais profondément, et entrais dans l'immeuble. Dans le hall, je croisais l'une de mes voisines, dont je ne connaissais pas le nom, même après environ deux ans de cohabitation. Tous les visages que j'avais connu dans cet immeuble, avaient peu à peu déménager, après le décès de ma femme et de mon fils. Tous effrayés que la tragédie de décembre 2009 dont j'ai été victime, se reproduise une fois de plus. Ce que je trouvais peu probable.

Le coeur battant, je m'enfermais dans la cage d'ascenseur, afin de rejoindre le dix-huitième étage. C'était la première fois que je cragnais autant de rentrer chez moi. J'avais peur de m'effondrer, alors que j'étais plein de bonne volonté quand à l'avenir. Les mains tremblantes, je déverouillais la porte et la poussais. Je me souviens qu'avant de partir pour Forls, j'avais plusieurs fois espéré avoir rêvé, cauchemardé, qu'en rentrant chez moi, rien ne serait arrivé. J'aurais retrouvé Sarah, donnant le biberon à Anthony, dans la cuisine, le regard fatigué par sa journée, mais heureuse de me voir. Cette fois, j'étais beaucoup plus lucide.

J'entrais et refermais la porte derrière moi. Malgré mon absence, je retrouvais rapidement l'interrupteur, pour illuminé l'appart. Chaque chose que j'avais fracassé, après leurs morts, étaient encore présente sur le sol, éparpillées en morceaux. L'écran plasma, les cadres, les vases, les tables. Je toussais quand l'énorme couche de poussière qui recouvrait toute la pièce du salon, vint m'irriter les poumons. Sans m'attarder, je marchais, sur les morceaux de verres, pour rejoindre notre chambre. Le lieu, où se passe chacun de mes cauchemars, lieu qui a vu la naissance de mes démons. Là aussi, tout était resté à sa place. Sur le mur où était plaqué le dossier de notre lit, se trouvait encore les traces de sang, légèrement effacées par les détergeants. Je me souviens avoir passé des heures à essayer d'enlever chaque trace du sang de ma puce, convaincu qu'en le faisant, je verrais ma femme réapparaître. Le lit n'avait plus de draps, tous emportés par les équipes de la police scientifique. Le radio réveil, était toujours débranché, je revois encore ma puce, le faire tomber en essayant de se débattre, pour ne pas se faire humilier sous mes yeux. Je n'aurais pas du venir ici. Je sais pas ce que j'ai cru, sûrement que tout aurait disparu...comme par magie. De nouveau, mes larmes refirent surface, se faisant de plus en plus nombreuses, au fil des images qui défilaient devant moi, rejouant la scène d'une nuit cruelle, et à vomir. C'est d'ailleurs ce que je fis. Me précipitant aux toilettes, je vomissais, en me remémorrant mon bébé se faire souillée par un détraqué, dont il n'y aurait aucune insulte pour le décrire. Vidé de mes tripes, je me relève et me penche vers le lavabo, pour me rinçer la bouche, avant de me figer devant le miroir. Certes, je n'ai plus la mine d'un toxico, mais j'ai toujours ce regard injecté de sang. Marques indélébiles, de dures nuits. N'en supportant pas plus, je courrais vers la chambre d'Anthony, pour rassembler ses affaires, évitant volontairement de porter mon regard sur son berçeau ou ses jouets. Ses vêtements fourrés dans un sac de sport, j'en fis de même, avec la penderie de Sarah. Tous souvenirs de ma famille, emportés, je m'empressais de quitter l'appartement, pour appeler un taxi. J'indiquais l'adresse d'un vieil entrepôt à l'homme. Il m'y déposa une vingtaine de minutes après, curieux de savoir ce que je pourrais y faire, à une heure aussi tardive.

Je demandais au taxi de m'attendre, en lui donnant quelques billets et rejoingnais l'endroit désert. Près de l'une des grosses poutres qui soutenaient la structure, je vis deux énormes bidons, servant anciennement à transporter du pétrole. J'y jetais tout le contenu des sacs, et imbibais le tout d'essence, acheté sur le chemin. Je grattais ensuite une allumette contre son emballage, avant de la jeter sur le tas, et de créer un grand feu, qui brûla en un quart de seconde, les vêtements de mes deux bébés. Je supportais pas de voir toute trace de leurs vies, disparaîtrent ainsi, mais je devais le faire.

"Vous serez toujours la plus grande part de mon être" me sentis-je obligé de dire à haut de voix, comme pour les rassurer

Une à une, je fis ensuite brûler nos photos, le regard inondé en voyant leurs visages disparaître sous les flammes incandescentes. Le tout devenu fumé, je quittais l'entrepôt, pour remonter dans le taxi, et rejoindre un hôtel. Je devais encore appelé mon propriétaire pour l'informer de mon départ définitif.

...

Juin (17, 2012)

"Je t'écoute, trouve moi une autre solution que l'internement en psychiatrie" s'énerva mon tuteur.

"J'irais pas dans ta prison pour les fous, sois en certain !" dis-je sur le même ton, alors qu'il m'aidait à me lever de mon lit

"Tu t'es plantée un couteau dans les tripes Bells, tu ne sembles pas en être consciente" me déposant à terre

"Surprenant n'est ce pas" dis je en souriant, comme ci j'en étais fière.

J'éclatais de rire, une énième fois, en réalisant une fois de plus, que j'étais vivante, mais m'arrêtais net, quand ma douleur à l'abdomen se réveilla. C'était réellement à mourir de rire. Etais-je une sorte personnage, sortie tout droit de la série "Heroes" ? Peut être que j'ai fait partie d'une expérience plus jeune, qui a amené à ce que mes cellules se régénèrent à la vitesse de l'éclair. A moins, que je n'étais pas humaine, mais un extra terrestre, ou alors, j'étais un chat dans une autre vie, et j'ai gardé cette caractéristique des 9 résurrections, j'ai survécu à 3 accidents, la noyade, le camion, et le poignard, il m'en restait donc 6...Six tentatives, que je me ferais un plaisir d'expérimenter, dans des choses totalement extrême, jusqu'à ce que mort s'en suive ...Faut absolument, que je demande des analyses sanguines. Qui sait ? J'apprendrais quelque chose de complètement loufoque à mon sujet.

"C'est pas drôle Bella" déplia t-il mon jogging en coton

"Tu sais que si"

"Qu'est ce qui ne va pas chez toi, pour être pliée de rire, après une telle tentative de suicide" m'aidant à enfiler mon jogging, en dessous de ma blouse

"Je suis barge, c'est ça mon problème...Tu sais quoi, je viens d'avoir une illumination !" m'écriais je en écarquillant les yeux."Je pourrais monter un numéro de cirque, ça rapporterait très gros un tel phénomène que moi"

Il pouffa de rire, amusé par le fait, que je dédramatise la situation.

"T'as raison, t'es vraiment barge"

"On demanderait au public, de mettre des idées de suicide dans une boite, je testerais chacune d'elle, jusqu'à ce que je finisse par crever"

"Tu ne crois pas qu'il y ait une raison, si t'es encore vivante"

"Laquelle ?"

"Je sais pas"

"Laisses tomber Teddy"

"Pourquoi tu ne veux pas faire d'effort ?"

"Parce qu'il n'y a rien qui la peine que j'en fasse"

Quoi qu'il puisse dire, il savait que j'ai raison. Rien ne me retenait ici. Alors à quoi bon poursuivre une vie qui ne m'apportera rien d'autre, qu'une perpétuelle souffrance.

"Est ce que t'es partante pour Stanford ? Je te rappelle que tu es tout de même diplomée, avec une excellente mention"

Stanford. J'avais totalement oublié que cette université m'avait accepté, comme celles qui sont toutes sur la liste de l'IVY league, malgré mon inscription tardive. Même avec un casier judiciaire aussi lourd que le mien, je pourrais intégrer à la rentrée prochaine, l'une des prestigieuses universités de l'état de Californie. Ne pensez pas, que soudainement j'avais envie de suivre des études supérieures, non, c'est cet idiot de Teddy qui a insisté pour que je m'y inscrive. J'étais une élève très intelligente, destinée à de grandes choses. Qu'est ce qui faut pas entendre. J'avais laissé couler, quand il m'avait annoncé, vouloir tout faire pour que je poursuive un cursus universitaire, persuadée qu'il n'arriverait jamais à convaincre une fac, de prendre un cas comme moi, pour élève. Cet imbécile d'Holligan, avait un sourire aussi large que ses épaules, quand il avait déposé une dizaine de dossier sur mon bureau. Tout ce que je devais faire, c'était les remplir, et faire une lettre de motivation, pour leur détailler mes buts. J'étais tenté de leur dire, que mon seul but était de me retrouver six pieds sous terre, mais c'était proscrit selon Teddy. Alors j'ai menti, et sur trois pages, j'avais décrit ma passion, pour la littérature, l'écriture, passion dont je m'étais éloignée après le décès de ma mère et mon beau-père. Cette paperasse faite, mon tuteur s'était rendu chez le juge, pour que celui ci accompagne mes dossiers, d'une lettre de recommandation, dirons nous, afin de leur prouver, l'élève studieuse que j'étais, simplement fragilisé émotionnellement par les récents évenements. Pour les convaincre de ma bonne volonté, j'avais promit un don de quelques milliers de dollars, afin de les aider dans un quelconque projet. Je pense que c'est surtout ce chèque, qu'ils les as convaincus de ma bonne foi.

"Hum, la Californie, ses plages, ses fiestas" dis-je rêveuse

"T'y vas surtout pour étudier"

"Bla bla"

Le jogging en coton bleu de mon uniforme enfilé, Teddy m'aida avec mon débardeur. Je grimaçais de douleur, en levant les bras. Pourquoi n'avais je pas visé le coeur ! Mon impulsivité me rend idiote !

"J'ai purgé ma peine, je suis censée aller où maintenant ?" lui demandais-je

"On retourne au centre, pour que je signe toutes les paperasses, on prendra ensuite un taxi pour Forks, et tu feras tes cartons, je m'occuperais de te dénicher un appart près de Stanford, ensuite on enverra tes cartons à Santa Clara, installée là bas, tu devras trouver un emploi"

"J'ai pas besoin.."

"Oui, oui, je sais, tu n'as pas besoin d'un emploi, mademoiselle est riche, j'ai comprit" m'interrompa t-il, lassé par le même discours. "Seulement un emploi, t'apporteras une stabilité, tu auras des responsabilités, et tu te sentiras utile"

"J'aime bien me sentir inutile" dis-je toute souriante

Il souffla, exaspéré par mon comportement.

"Je vois que tu as tout prévu...Mais je fais comment, en attendant qu'on trouve un appart ?"

"Tu crècheras dans un hôtel à Port Angeles"

"Pourquoi pas habiter chez Charlie ?"

"Ton père refuse" dit-il en détournant le regard, gêné

"Oh" fis je surprise

"On l'a appelé pour lui informer de ton admission aux urgences, au cas où ça aurait tourné mal, tu l'as déçu Bells, il pensait que tu t'en sortais"

"C'est trop facile, de me foutre dans un centre avec des connards de militaires, en pensant que tout ira bien, une fois sorti...Il m'a laissé et ne s'est même pas retourné" m'énervais-je

"Comment tu peux lui en vouloir, avec toutes les conneries que tu enchaînes Bella...Il t'a juste demandé d'arrêter, pour que vous ne souffriez plus tout les deux, et toi tu n'as pas prit en compte sa peine, tu as été égoiste en pensant que tu étais la seule à souffrir dans cette histoire sordide...Ne lui en veut pas, de ne plus vouloir te voir, pour ne plus avoir à s'inquiéter chaque seconde pour toi...Lui aussi est fatigué par tout ça, et tu l'enfonces, au lieu de l'aider" me reprocha t-il

Je baissais les yeux, tout à coup honteuse.

"Moi aussi, je me déteste mais je peux pas faire autrement" murmurais-je

"Bella, regardes moi"

Ne lui obéissant pas, il releva mon visage, en posant un doigt sous mon menton.

"Je peux comprendre que ça soit dur pour toi, crois moi, je sais, je sens à quel point sous cette carapace de fille violente, tu es détruite, mais tu dois..."

Avant qu'il n'ai pu terminé sa phrase, son portable sonna dans la poche de sa chemise de bucheron. Il l'attrapa et répondit. Au fil de la conversation, je vis son visage pâlir, visiblement surprit par une nouvelle, puis inquiet.

"Qu'est ce qui y a ?" lui demandais-je après qu'il ai raccroché

"Le centre a reçu un appel de New York"

"Hey, j'ai rien fait, me regarde pas comme ça, j'y ai jamais posé les pieds" dis-je en levant les mains

"Bella, la police"

"Quoi la police ?"

"Un homme a été arrêté il y a une semaine, il correspond à la description que tu as donné, de l'homme qui a assassiné tes parents" lâcha t-il

Si je ne voyais pas ma poitrine bougeait, j'aurais juré faire un arrêt cardiaque à cet instant. Les yeux écarquillés par la surprise, je le contournais, pour me pencher sur le lit, les mains tremblantes, le souffle court. La seule chose qui m'empêchait de m'effondrer à terre, était la douleur insupportable à l'abdomen.

"Bella" inquiet par mon silence

"Co...Com...Comment l'ont-ils trouvé ?" bégayais-je toujours sous le choc

"Un excès de vitesse, avec un fort taux d'alcoolémie, la police l'a reconnu grâce à sa photo qui était placardé, sur le fichier des personnes recherchés"

Non, c'était impossible. L'homme qui avait brisé ma famille, l'homme qui était recherché par tout le territoire américain, ainsi qu'Interpol, ne pouvait pas être ce suspect. Il se savait recherché, il n'aurait pas prit un risque aussi stupide. Il était beaucoup trop intelligent, minutieux, pour agir de façon aussi irresponsable.

"Ils se trompent"

"Ils ont besoin de ta confirmation Bells"

"Je dois le confronter ?" choquée à l'idée de me retrouver face à lui

"Si c'est bien lui, tu devras aller au procès Bella...C'est ce que tu voulais"

Les larmes aux yeux, je finis par les laisser couler, malgré l'intensité de ma douleur qui augmentait, du aux secousses dans ma poitrine. J'allais le revoir.

Un an, 5mois, et deux semaines, après le meurtre barbare de ma mère, j'allais revoir celui qui a mit fin à mon innocence, à ma vie, en choquant mon esprit de violentes images, toutes à se tirer une balle, pour les faire cesser.

Un an, 5 mois, et deux semaines, après cette nuit là, j'allais devoir me confronter à l'homme qui s'est introduit chez moi, le 04 janvier 2011 en début de soirée. L'homme qui m'a réveillé brutalement, en bayonnant ma bouche, pour ne pas alerter les voisins. L'homme qui m'a traîné vers la chambre de ma mère, alors que je me débattais du mieux que je pouvais. L'homme qui m'a posé violemment sur une chaise, et m'a ligoté, alors que je griffais son visage pour me défendre. L'homme qui a décidé que cette nuit là, je devais assister à mon pire cauchemar. L'homme qui a ri, alors que je poussais un cri, en voyant ma mère, menottée aux barreaux du lit, allongée, totalement nue, près de son mari, lui aussi attaché à une chaise de l'autre côté de son lit. L'homme qui a défait son pantalon, et s'est masturbé sous nos yeux, avant de chevaucher ma mère, et de l'humilier encore et encore, lui enlevant toute dignité. L'homme qui a fait cessé les hurlements de ma mère, en lui donnant 53 coups de couteau. L'homme qui a regardé mon beau-père, fier de ses actes. L'homme qui s'est ensuite déchaîné sur lui, alors que Phil essayait tant bien que mal, de ne pas donner à ce connard, la jouissance de l'entendre crier, qui malgré la douleur insoutenable, m'a supplié de fermer les yeux. J'allais devoir confronter celui qui a fui, en me laissant devant le cadavre ensanglanté de mes deux raisons de vivre.

On me reproche après ça, d'être ce que je suis, capricieuse, immature, et violente. Qu'ils aillent tous se faire foutre ! Qu'il s'agisse de Charlie, du juge, ou de ces connards d'instructeurs !

Un an, 5mois, et deux semaines, après le début de mon cauchemar, j'allais seulement devoir le regarder, et confirmer aux policiers qu'il s'agit bien de l'homme qu'il recherche. Est ce que j'étais heureuse ? Non, Soulagée ? Vous rigolez ! Qu'on ne vienne surtout pas me dire que j'allais enfin rendre justice à mes parents. Qu'on ne vienne surtout pas me dire, que je devrais être heureuse, qu'un être aussi écouerant que lui, finisse sa vie, nourri et logé aux frais de l'état. Qu'on ne vienne surtout pas me dire, que je devrais être soulagée, que dans une vingtaine d'années, on lui injecte un poison, qui le paralysera seulement quelques minutes, pour mourir doucement, sans douleur.

"Quand dois-je le faire ?"

"Veux tu que je réserve un vol tout de suite, ou as tu besoin de temps ?"

"Tout de suite"

...

Il était plus de 21heures quand nous posions pieds à New York. Le voyage a été éprouvant. L'attente insupportable, les sanglots, mes douleurs physiques, son visage. J'étais tellement fatiguée, pourtant je ne pouvais pas fermer l'oeil, au risque de voir une énième fois le même film. La fenêtre de notre taxi ouverte, pour laisser l'air frais, j'étouffais, je suffoquais, j'avais besoin d'air. Pourtant rien n'arrivait à enlever le poids qui m'oppressait la poitrine. Celle ci me grattait, et tout ce que je voulais, c'est gratter jusqu'à la chair, et laisser mon coeur fuir cette tempête d'émotions. Teddy avait surement comprit, d'un geste de la main, il avait stoppé les mouvements de la mienne. Mes larmes quand à elle, coulaient encore et encore, et si ça continue, ce sera surement du sang que je pleurerais. J'avais attendu ce moment depuis si longtemps, même si il ne tombait pas au bon moment. Mon ventre me faisait horriblement mal, mes calmants n'avaient pas réussi à vaincre la douleur à ma jambe, et j'avais d'affreux maux de tête. Alors qu'il y a peu de temps, mes souffrances physiques étaient un excellent remède, pour penser le moins possible. Aujourd'hui, j'aurais voulu être totalement concentré sur l'homme que je confronterais cette nuit, ou demain.

La voiture finit par s'arrêter devant un grand immeuble en brique. Teddy descendit le premier, et vint rapidement du côté de ma portière, pour m'aider à descendre. A cloche pieds, il me tendit mes béquilles, et nous contournions le taxi, pour rejoindre le trottoir. Alors que plusieurs flics entraient et sortaient précipitamment, mon tuteur me protégeait pour éviter d'être cogné. Devant les portes coulissantes, j'insufflais une dernière fois, l'air pollué de la ville, avant de suivre Teddy, dans le bâtiment. A peine nous étions entrés, que je fus presque asphyxiée, par l'horrible chaleur étouffante des locaux. L'été semblait très chaud chez eux, contrairement à Forks. Je dus m'arrêter un instant, pour retirer mon sweat avec l'aide de mon éducateur. Je le nouais autour de ma taille, et nous poursuivions notre chemin jusqu'à l'accueil, où un policier était au téléphone. Teddy attendit patiemment que l'homme raccroche, pour nous présenter. Je vis le visage du flic pâlir, quand mon surveillant précisa la raison de ma venue. Ce type faisait froid dans le dos de tout le monde, et j'imaginais à quel point, cette impression crée chez de nombreux gens devait lui plaire.

Ne pouvant quitter son poste, il appela un certain Logan. Je tournais la tête, et vis l'un de ses collègues, beaucoup plus petit que lui, se dirigeait vers nous.

"Monsieur Holligan, Mademoiselle Swan, bonsoir, je suis Logan Dicker" se présenta t-il. "Suivez moi, je vais vous amener dans l'une des salle de réunion, afin que vous puissiez vous assoir"

"Est ce que je le verrais ce soir ?"

Il fut surprit par ma question, mon impatience, stoppant net ses pas.

"Suivez moi, nous devons parler avant"

J'obéissais, suivant à mon rythme Teddy, et le policier.

Mon pouls cogna fortement contre mes tempes, en réalisant que j'étais à quelques mètres de lui, sans même l'apercevoir. Dans ma poitrine, mon coeur se battait plus violement pour essayer de s'enfuir, surmené par mes battements qui se faisaient beaucoup trop rapide.

Avant que nous n'arrivions dans leur salle, nous entendions de graves éclats de voix. Plusieurs hommes semblaient se battre. Je me tournais, en même temps que Teddy. Baissant les yeux sur l'homme qui était au sol, les poignets menottés, mon coeur s'arrêta surement de battre, malgré le fait que je sois toujours consciente.


Prochain chapitre, je m'attaque enfin, à la deuxième partie de mon résumé : "Ils partagent le même secret...sans le savoir"

xoxo. Junessa.