Me revoilà un peu plus fraîche, mais si j'ai encore quelques heures de sommeil à rattraper.
MERCI POUR VOS REVIEWS QUI SONT SUPERBES ET ENCOURAGEANTES !
Réponses aux non-inscrites
- JULIE : Hey, ta review m'a fait très plaisir. Dsl pour la fausse alerte. Ouaw ! Je m'attendais pas à ce qu'elle te plaise autant. MERCI ! si c'est pour une lecture strictement perso, je suis d'acor pour que tu traduise mes chap. Aucun souci. Jspr que ça lui plaira aussi. Quand à ta petite soeur, dis lui merci bcp aussi. lol...La suite est là. xoxo
- Manon, miss45, lise, Ilonka, maeva, soraya, Martine16, littleangelordevil93 : MERCI PR VOS REVIEWS, réponse ds ce chap.
- Agaicha : Interdit de couper les chapitres au moment le plus interessant ? T'es sûre ? Pas certaine qu'il y ait une loi à ce sujet, donc mamzelle jsui tout à fait dans mon droit. Jspr que tu n'es pas morte, j'y tiens à mes lectrices !...Peut on tuer un homme déjà mort ? Je ne pense pas que ça lui fasse grand effet à Edward, que tu lui fasse du mal, alors qu'il est mort, mais tu peux tjs t'acharner. Comme tjs, ta review m'a fait explosé de rire, ma ptite soeur va croire que je suis folle à force. Voilà la suite. xoxo
Encore désolé pour la fausse alerte, mais j'avais rapidement supprimé le chap, par ce qu'il ne me plaisait pas, alors j'ai du changé quelques trucs. Donc voilà le new chapitre, que certaines ont déjà lues, à l'heure où j'écris ce msg. Merci pr vos reviews.
Bonne lecture aux autres. xoxo
« C'est quoi, le désir, maman ? » « C'est quand on est amoureux de quelqu'un, qu'on a très envie de l'embrasser mais qu'on attend, on attend et toute cette attente, c'est le désir. C'est quand on ne l'a pas encore embrassé, qu'on en rêve en s'endormant, c'est quand on imagine, qu'on tremble en imaginant et c'est si bon Zoé, tout ce temps-là où on se dit que peut-être, peut-être on va l'embrasser mais on n'est pas sûre »
« Alors on est triste » « Non. On attend, le coeur se remplit de cette attente. Et le jour où il t'embrasse. Alors là, c'est un feu d'artifice dans tout ton coeur, dans toute ta tête, tu as envie de chanter, de danser et tu deviens amoureuse. »
Katherine Pancol
Chapitre 9 :
Juin (10.2012)
"Bonjour Bella" répondit au téléphone Alice
Pour me faire encore plus culpabiliser, ma petite soeur avait mit le haut-parleur.
"Salut Lili"
"Est ce...Est ce que tu as des nouvelles ?" demanda Bella, la voix chevrotante
A chaque fois que je l'entendais, mon coeur se fendait en deux soudainement. Une partie de moi, voulait absolument sauter sur ce téléphone, et parler à mon amour, lui avouer qu'elle me manquait...Puis, il y avait la seconde, qui revivait la profonde blessure qu'elle m'avait infligé, l'année dernière.
"Toujours pas Bella" lui répondit Lili, en me fusillant du regard
"Ok"
"Comment tu vas Bells ?" demanda ma soeur, touchée par le ton triste de son amie
"Je vais bien, je sors dans une semaine"
"Tu dois avoir hâte, non ?"
"Je sais pas...Tu sais, rien ne m'attends dehors, alors je ne suis pas vraiment si pressée que ça...Je dois raccrocher, Teddy me tue du regard"
"Tiens bon ma puce, tu t'en sortiras, et puis je suis là, si t'as besoin de quelqu'un à la sortie"
"Merci Lili"
Elle raccrocha, sans ajouter un mot. Alice jeta le portable sur le plan de travail, furax comme à chaque appel de Bella. Sauf que cette fois, elle ne dit rien, et c'était encore pire.
Trois mois que j'assiste presque à la même scène, après chaque coup de téléphone de Bella.
Trois mois que je suis de retour à Forks. Logé dans un hôtel crasseux dans un quartier tout près de la clinique - payé par mon alliance que j'avais prêté sur gage - j'y avais passé une semaine, allongé sur le lit, à créer des liens avec les bestioles qui se baladaient un peu partout. C'était trop facile de se dire que reconstruire une vie, était quelque chose de simple. Refaire sa vie, était le défi le plus compliqué à réaliser. Où fallait-il commencer ? Quelles bases m'assuraient un avenir meilleur ? L'absence de motivation m'empêchait de répondre à ces questions ? N'ayant aucune solution, j'avais décidé d'appeler mon meilleur ami, Jazz, près de quatre mois d'absence non justifiée, et sans donner aucune nouvelle. Peut être que reprendre contact avec ma famille, m'aiderait à donner un sens à ma vie. D'abord surpris, voir choqué de m'entendre, il s'était ramené en voiture jusqu'à mon hôtel. Nous avions failli tomber à la renverse, quand il s'était jeté dans mes bras, alors que j'avais à peine ouvert la porte, très heureux de me savoir vivant. Dans ma chambre, je lui rapporter le récit des derniers mois, provoquant chez lui un sourire fier, fier que j'ai pu vaincre mon addiction. Je lui avais aussi fait part de mes craintes quand à l'avenir, pas sûr de réussir à me sortir de mon éternelle tourmente émotionnelle. Pendant plusieurs heures, il avait tenté de me rassurer. J'étais plutôt heureux, qu'il ne m'en veuille pas. Lui mieux que tout le monde, savait ce que je ressentais, ce que je vivais, et quel énorme pas j'avais fait, en dépendant plus d'aucune drogue...Sauf de Bella. Cette fille avait les mêmes effets que mes psychotropes. Nos souvenirs me faisaient planer, quand son manque d'elle me rendait fou. J'hoquetais sous la stupeur, quand Jasper m'informa du grave accident qu'avait eu Bella, en percutant un trois tonnes. Tout de suite, il m'avait rassuré sur son état. Apparemment tout Forks était au courant de la violation de sa conditionnelle. Certains disaient même "que cette gosse ne s'en sortirait jamais, elle créera des problèmes jusqu'à ce qu'elle en mourra". J'imaginais que c'était vrai. Bella n'arrêterait jamais d'être ce qu'elle est...Même si un jour, j'ai eu la stupidité de croire, qu'elle serait quelqu'un d'autre pour moi, comme moi, je voulais l'être pour elle. Je me surprenais à ressentir plus de haine au fil des jours, que de l'amour. Simple conséquence de nuits où ses mots qui m'avaient blessé, raisonnaient pendant des heures. Avec elle à mes côtés, j'aurais été beaucoup plus fier de me défaire de mon addiction. Ce qui n'était pas le cas aujourd'hui, je n'arrivais pas à prendre conscience, à quel point ne plus dépendre de ces merdes, était un acte de courage et de bonne volonté.
Après quelques heures à discuter, nous étions montés dans sa voiture, pour rejoindre Forks. Dans la voiture, mes mains s'agitaient, mon coeur s'affolait, redoutant le moment des retrouvailles. Revoir ma famille, s'est révélé être une grande peur. Peur non justifiée. Plus dépendant, ils seraient tout autant fier de moi, que l'est Jazz. Mais j'angoissais, terriblement. Et je comprenais soudainement pourquoi. Malgré mon sevrage, j'allais toujours aussi mal, et j'étais effrayé à l'idée qu'ils soient déçus de me voir toujours habillé de ce masque de désespoir.
Arrivés devant la villa de mes parents, il fallut à mon meilleur ami, plus de 10minutes, pour faire quitter l'habitacle de sa voiture. L'envie de fuir s'était faite oppressante. Jazz sonna, en voyant mes mains hésitantes, et c'est avec stupeur, que j'avais vu mon frère, mon grand frère Emmett, nous ouvrir. Emu qu'il soit là, je m'étais jeté dans ses bras. Dans son cou, j'avais sangloté, pour lui exprimer à quel point il m'avait manqué pendant ces longues années. Plusieurs fois, il m'avait répété être désolé, désolé de ne pas avoir été le grand frère réconfortant, et protecteur. Mais je l'avais arrêté dans ces lamentations. Je comprenais qu'il fasse passer sa fille aînée, quatre ans - atteinte d'une cardiopathie congénitale, et en attente de greffe - avant moi. Curieuse, la famille s'était vite attroupée autour de nous, les larmes aux yeux, plus qu'heureux de mon retour. J'avais souri, quand ma mère l'avait repoussé, pour qu'à son tour elle puisse me serrer contre elle. J'avais réalisé à quel point elle m'avait manqué, qu'en la revoyant. Chaque membre de ma famille, m'offrit une longue étreinte. J'avais embrassé longuement mes deux petites nièces, Léo, et Julia, trois ans, qui m'avait beaucoup trop manqué et fis la connaissance de mon neveu Noah, trois mois.
"Tu étais enceinte ?" demandais-je surpris, à Rose, ma belle-soeur et meilleure amie
"La grossesse a été compliqué, on n'a rien voulu dire à personne, au cas où...au cas où le bébé ne vivrait pas, et finalement, il est là" dit-elle gênée
Soudain, l'image d'Anthony s'imposa à moi. L'absence de mon bout de chou me tuait. Les mains tremblantes, j'avais relevé la gauche pour tenter une caresse, mais la fit retomber, ne supportant pas le contact.
"Je vais aller le mettre dans son lit, attends moi pour nous raconter où tu étais" dit-elle pour dissiper le malaise
Rose libérée, nous nous étions posés dans le salon, afin que je sois mitraillé de question. Sans évoquer mon overdose, je leur avais parler de ma cure. Je ne comptais plus le nombre de fois, où ma mère m'avait serré contre elle, fière que j'ai pu m'en sortir. C'est seulement à cet instant, entouré de mes proches, que j'avais tant fait souffrir, que je me sentais réellement entier, et heureux d'avoir fait mon deuil, et mon sevrage.
"Est ce que ton départ a un rapport avec celui de Bella ?" me demanda soudainement mon père
J'écarquillais les yeux, étonné par cette brusque question.
"On a voulu comprendre, et on a vu vos photos dans ta chambre" répondit Carlisle, à ma silencieuse question
"On s'est disputés, et on s'est tirés chacun de notre côté" dis je le regard baissé, sur mon pull que je triturais
"Est ce que vous étiez...amants ?" me questionna de nouveau mon père, hésitant
"Si tu t'inquiètes que je sois accusé de détournement de mineur, je te rassure, nous étions seulement amis" répondis je sèchement, lassé par ces questions
"Je suis désolé fils, je m'inquiète juste pour toi...Si Charlie apprenait que vos relations dépassaient la morale, il t'arrêterait sur le champ"
Après avoir été de longues heures le centre d'attention, je m'étais isolé avec mon frère. Les conséquences de la perte de ma famille, avaient été plus dures à supporter, sans le soutien de mon frère. Tous les deux, avions seulement un an de différence, et n'étions pas du même sang. Lui comme moi, avait été adopté, mais tous les deux, nous avions la même complicité que des jumeaux. Nous partagions tout. C'est lui qui avait su me rassurer quand à mon rôle de père, alors que je n'étais pas du tout prêt. Installés sur la terrasse, malgré l'air froid, je lui avais demandé des nouvelles, quand à Léo. J'apprenais avec une joie immense, qu'elle avait reçu une greffe de coeur, en janvier dernier, et que c'était pour ça, qu'ils se trouvaient chez nos parents, afin de souffler après une dure bataille. Même si la guérison de ma puce, fut très agréable à entendre, ce n'est pas cette information que je retins, mais quelque chose d'innattendu.
"Dire que tout les fans de base-ball, se demande où a bien pu passer la petite puce de Phil Dwyer"
"De quoi tu parles ?" demandais-je curieux
"Plutôt de qui, Bella...Tout le monde connaît cette fille"
"Comment ça ?"
"Visiblement tu ne connais pas assez cette Bella"
"Emmett" irrité qu'il ne soit pas plus explicite
"Ok, ok...Phil Dwyer, est l'un des joueurs de baseball, les plus doués de notre génération, y a 5ans, il s'est marié avec la mère de Bella, tout le monde avait regardé ça d'un mauvais oeil à l'époque, Phil avait 22ans, il était déjà très haut dans sa carrière qui avait débuté quand il avait 2ans de moins, c'était plutôt stupide de se marier à cet âge là...Enfin bref, Bella et Phil se sont très vite liés d'amitié, on les voyais partout, certains ont pensé qu'ils étaient beaucoup plus qu'amis, mais l'amour qu'il avait pour sa femme sautait aux yeux"
"Et ?" l'incitais-je à continuer
"On a vu la petite grandir avec lui, avant d'être cette très belle fille, elle était en surpoids, il l'a aidé à se sentir mieux dans sa peau, ils étaient en quelque sorte une famille modèle, toujours dans des galas de charité, les deux femmes encouragées l'homme à chaque match...La presse ne les lâchait pas, leur bonheur faisait plaisir à voir"
"Qu'est ce qui s'est passé ?"
"Bella te l'a pas dit ?"
"On en a jamais parlé"
"Y a presque un an et demi, le manager de Phil a découvert les deux parents, dans leur chambre, les corps totalement lacérés, Bella était là, elle a été transporté à l'hôpital, dans un monstrueux état de choc"
"Merde ! On sait qui a fait ça ?" ébranlé
"Toujours pas...Après ça, on a pu revu Bella, les gens se demandent même si elle n'est pas morte"
Soudainement, je comprenais mieux, d'où lui provenez sa fortune, mais aussi ces comportements bizarres qu'elle adoptait dès que nous surfions sur internet, ou qu'il m'arrivait de lui demander un album photo.
Et tout finit par me revenir brutalement en tête. J'aurais dû le savoir.
"Ne crois pas que je ne sache pas ce que tu ressens, je le sais mieux que quiconque...Je connais ceux qui te persécutent, j'entends ceux qui te rendent fou, je ressens les mêmes douleurs monstrueuses, qui t'arrachent un partie de toi, à chaque souvenir"
Elle décrivait parfaitement ma souffrance, parce qu'elle avait surement en tête les mêmes images que moi.
"J'ai vu des choses, que tu ne verras même pas dans un film d'horreur !"
Sans le savoir, j'étais amis avec la victime d'un possible tueur en série, tout comme je l'étais. C'était tout bonnement incroyable ! Surréaliste ! L'idée qu'on ait eu affaire au même homme, me traversa l'esprit, mais ça relevait complètement de la folie. C'était insensé !
Dans ma chambre, après cette journée riche en émotion, je m'étais posé sur le balcon, témoin de nombreux moments entre Bella et moi. Je n'avais eu que peu de temps de répit, avant que Jazz et Lili ne viennent frapper à ma porte, et ne m'annoncent que mon ancienne élève était dans un centre de redressement, depuis deux mois et demi. Je l'avais prévenu. Je l'avais presque supplié de ne pas violer sa conditionnelle, avant de lui avouer être amoureux d'elle, et vouloir qu'elle reste auprès de moi. Mais, je n'en valais pas la peine. Et c'est pour ça que malgré les forts sentiments d'amour que je ressens pour elle, je la déteste. Pourtant toute cette haine que son absence enrichit, elle rode dans mes pensées, et ne laisse personne y entrer. Ce jour là, j'avais aussi appris qu'elle demandait de mes nouvelles, très inquiète à mon sujet. Alice s'était fait une joie à l'idée de pouvoir lui signaler que j'étais vivant, et de retour à Forks. Je l'avais arrêté, en refusant que celle ci l'informe de mon retour. Elle m'avait profondément blessé en me rejetant il y a presque 5mois, et je ne voulais certainement pas lui donner bonne conscience, en lui révélant que j'étais de nouveau chez moi. Qu'importe à quel point je l'aimais. Qu'importe à quel point elle me manquait. Qu'importe à quel point, je voulais entendre sa voix. A ses yeux, je n'avais été qu'un chiot, qui chialer sur son épaule.
Trois mois, que j'ai repris mon poste au lycée de Forks. Avec beaucoup de chance, je dois le dire. D'après le proviseur, j'étais un professeur très compétent, apprécié par les élèves. J'avais pouffé de rire, intérieurement. Si il savait la raison de mon absence, il me renverrait sur le champ. Mais mon remplaçant, semblait avoir beaucoup de problème avec la hiérarchie, alors il n'avait pas fallu longtemps, avant que le directeur mette fin à son intérim, et me réintègre, après avoir justifié mon absence, par plusieurs problèmes familiaux graves. Ce qui était en partie vrai, infime partie, mais vrai quand même. Chaque journée était un supplice. Je passais le plus clair de mon temps, à fixer la chaise vide de Bella. Cette fille déchaînait tellement de sentiments contradictoires, qu'en fin de journée, j'étais si épuisé.
Dévoré par toutes ses émotions, j'avais décidé qu'il était temps pour moi, de sortir, de faire des rencontres. Le seul moyen, de l'oublier était de me distraire. Alors il y a deux mois, j'avais appelé Tanya. J'étais toujours collé à Jazz, Em, ou Rose, j'avais besoin de passer du temps avec un autre visage. Tanya semblait être la fille parfaite. Elle était drôle, douce, intelligente, belle.
Bella est beaucoup plus que ça !
Sauf que Bella n'est pas là ! N'a pas voulu être là !
Le soir même, nous nous étions retrouvés dans un bar, dans le quartier de Kirkland, à Seattle. C'était bon de parler à quelqu'un, qui ne vous regarde pas avec pitié, comme le fait parfois Rose, Jazz ou Em. Enchaînant les boissons alcoolisés, au fil de nos discussions, nous nous retrouvions rapidement dans les WC du bar, collé l'un à l'autre, derrière la porte d'une des cabines. Depuis deux ans et quelques mois, je n'avais pas touché à une seule femme, et je n'en avais désiré aucune...à part Bella. Si l'alcool n'avait pas circulé autant dans mon sang, j'étais certain de ne pas pouvoir la toucher. Très peu lucide, voir pas du tout, je l'avais prise violemment, contre la porte. Ca aurait pu être bien, ça aurait pu être orgasmique...sauf que ça a été répugnant, écoeurant. J'avais détesté être en elle, j'avais détesté l'embrasser, la toucher. J'aurais rêvé pouvoir avoir ma "première fois" avec Bella. Même en me distrayant - échec total - elle traînait dans mes pensées. J'allais devenir fou, avant d'atteindre mes 25ans !
Juin (17.2012)
Bella n'a pas appelé depuis une semaine, et ça me tue de savoir qu'elle a finit par abandonner. Je lui reprochais un possible abandon, alors que j'avais fait la même chose. J'avais fui toute idée d'avenir avec elle, de sentiments, en me lançant dans une relation avec Tanya. Deux mois, que j'entretiens une liaison avec mon ancienne infirmière, et j'ai toujours du mal à la toucher. J'avais pensé qu'avec le temps, je m'y ferais, que les sentiments finiraient par venir, et m'éloignerait de ceux que j'avais pour Bella. Idée totalement folle. Cette fille me collerait à la peau, jusqu'au restant de mes jours.
Après une brève douche, je descendis en bas, pour prendre un petit déjeuner, en compagnie de Rose, qui donnait un biberon à Noah, et gardait un oeil sur Julia, qui buvait aussi dans son têteur.
"Salut sexy boy"
"Salut barbie"
J'embrassais ma nièce, et Rose, avant de m'éloigner pour me servir un café. J'avais toujours autant de mal avec Noah, ce qui me gênait beaucoup. J'aurais voulu pouvoir être aussi joueur et protecteur avec lui, que je l'étais avec ses deux grandes soeurs.
"Tonton Edy, tu peux m'emmener à la piscine, auzourd'hui ?" me demanda Julia
"Bien sûr ma puce" la portais-je pour la poser sur mes genoux
"Ca te dérange pas ?" s'inquiéta Rose
"Non, je suis en vacances, et puis je l'aime ma choupette" embrassant le sommet du crâne de ma nièce
"On doit emmener Léo, chez le cardiologue, pour s'assurer que tout va bien"
Mon téléphone, que j'avais laissé sur le plan de travail, vibra plusieurs fois, nous faisant sursauter. Je l'attrapais, et fus curieux en ne reconnaissant pas le numéro.
"Allo ?"
"Monsieur Edward Masen"
"Lui même"
"Brian Donovan, chef de la police de New York"
"Oui" répondis-je craintif
"J'aimerais vous faire part, de l'arrestation, du possible meurtrier de votre femme et de votre fils"
Choqué par cette nouvelle, je posais Julia à terre.
"Possible ?
"Bien que nous ayons la certitude qu'il s'agisse de l'homme recherché par la police de Los Angeles, Louisiane et Phoenix, nous avons besoin d'une identification de votre part, afin de le présenter devant le juge"
"Je...Je"
"Je suis désolé monsieur Masen, de vous annoncer ceci à travers un coup de téléphone, j'aurais préféré le faire autrement, seulement la distance, nous empêche de le faire de vive voix"
"Je prends un vol, j'essaierais de faire vite"
"Bien monsieur"
Je raccrochais, abasourdi, après avoir noté sur un bout de papier, l'adresse du poste de police où était retenu ce connard.
"Edward, qu'est ce qui se passe ?"
Avant que je n'ai pu lui répondre, mon frère et ma mère descendirent, sourire aux lèvres, et nous saluèrent.
"Chéri, tu vas bien ?" me demanda ma mère, après avoir embrassé mon épaule
"On vient de retrouver l'assassin de Sarah et d'Anthony, à New York, la police a besoin d'une identification de ma part" répondis je le regard dans le vide
"Je vais réserver un vol" s'empressa mon frère.
"Pour trois personnes Emmett, je viens avec vous"
"Maman, tu..."
"Ne discutes pas" m'ordonna t-elle."Ton frère et moi, t'accompagnons"
"Ma puce, ça te dérange pas d'aller chez le cardiologue, avec papa ?"
"Non, bien sûr, dépêchez vous"
Alors que je me chargeais de préparer un sac, ma mère fit part de l'arrestation à mon père, Lili, et Jazz.
Il était impossible pour moi de réaliser, qu'après 2ans, 5mois, et 2semaines, le barbare qui a infligé les pires atrocités à ma famille, soit enfin derrière les barreaux. Je pense même que je n'y croyais pas. Pendant tout ce temps, il avait déjà enlevé deux familles, sans qu'on puisse mettre la main sur lui, alors comment pouvait-il se retrouver en prison aujourd'hui. Un homme aussi méticuleux que lui, semblait être doué pour ne laisser aucune trace derrière lui.
Une heure trente plus tard, nous avions réussi à avoir un vol pour New York.
Dans l'avion, je tentais de fermer les yeux, pour me remémorrer chaque trait de son visage sadique. Pas très difficile, quand celui ci a hanté mes nuits, et le fait toujours. Mes mains tremblèrent, en me rappelant, que c'est un petit gringalet d'à peine un mètre 65, qui a réussi à s'introduire chez moi, et s'attaquait à ma famille, alors que j'étais là, tout près. Quel genre d'homme était t-il pour n'avoir aucune pitié, quand au fait de tuer un bébé ? Quand j'avais réussi à quitter le corps de ma femme, complètement ensanglanté, et souillé par ce salop, j'étais allé voir dans la chambre de mon fils, inquiet de ne pas entendre ses pleurs. Découvrir son tout petit corps inerte, légèrement bleu, m'avait fait vomir sur la moquette. Je me souviens l'avoir porté, pour le blottir contre moi, pendant de longues heures, et le bercer, la poitrine secouée par mes sanglots. Je n'avais pas su protéger mon bébé, mes deux bébés. A mes yeux, j'étais aussi coupable que ce connard, pour n'avoir pas su agir.
Les larmes coulantes à flot, je les effaçais d'un revers de la main, quand une hôtesse, porta un regard attristé envers moi.
Nous posions pieds à l'aéroport de JFK, vers 20heures. Sans perdre de temps, nous avions prit un taxi, pour rejoindre le sud de la ville. Celui ci nous déposa devant le poste de police, une dizaine de minutes plus tard. Nous descendions tous, chargés d'un petit sac, après que ma mère ait payé notre course.
Les mains tremblantes, j'essayais tant bien que mal de les calmer, en les serrant dans un poing. Je craignais la rencontre. Totalement stupide, j'avais attendu ce moment depuis si longtemps. Intérieurement, je remerciais ma mère, qui glissa sa main, dans ma main gauche. Ce n'était pas totalement apaisant de la sentir près de moi, mais c'était tout de même rassurant de ressentir son soutien.
Complètement muet par l'émotion, c'est Emmett qui annonça notre venue, au policier qui était chargé de l'accueil. Une énième fois, je vis un regard de pitié. Il héla l'un de ses collègues, avant qu'un autre policier arrive, les mains prises par un porte document.
"Monsieur Masen ?"
"C'est moi"
Il tendit une main vers moi, que je serrais maladroitement.
"Je vous remercie d'avoir fait le voyage" me dit-il. "Suivez moi, nous allons rejoindre le bureau du chef, afin qu'il puisse vous expliquer"
Sans un mot, nous le suivions tous les trois, jusqu'au bout d'un couloir, où se trouvait un bureau fermé par une porte vitrée. Il donna deux coups sur le verre, avant qu'une voix grave nous autorise à entrer.
Deux hommes nous accueillir. L'un portait un uniforme de la police, l'autre, un costume noir. Je supposais que le FBI, avait surement du être prévenu de l'arrestation. Le supérieur Donovan, nous présenta l'agent Calihan. Quelques poignées de mains échangées, nous pûmes prendre place sur les sièges installés devant le bureau. Emmett se contenta de rester debout derrière nous, les bras croisés. L'agent du FBI, prit la même posture, devant nous.
"Comment l'avez vous retrouver ?" fut ma première question, trop curieux quand aux circonstances de son arrestation
"Monsieur McDonald, de son vrai non, a été arrêté après un excès de vitesse, il a montré des oppositions lors de son arrestation, et nous avons du l'emmener au poste...Par chance, un portait de lui affiché dans l'un de nos bureaux, nous a permis de le reconnaître" me répondit le superviseur Donovan
"Un portrait ne suffit pas à être sûr qu'il s'agisse du bon gars" intervint mon frère
"C'est pour cela que nous avons demandé un mandat pour fouiller le van du suspect, ainsi qu'un prélèvement sanguin, et l'identification de la troisième victime"
"Doit-il l'affronter ce soir ?" demanda ma mère, en pressant ma main dans la sienne, en signe réconfortant
"Le plutôt serait le mieux, bien sûr, il ne vous verra pas...Son avocate fait pression pour que nous le relâchions, nous avons prévenu la dernière victime, une jeune fille de 17ans, de venir le plus vite possible aussi...Il est urgent que les identifications se passent avant qu'on ne soit obligé de le relâcher"
C'est tout en sueur, le corps frissonnant d'appréhension, que je suivais l'agent du FBI, Calihan, vers une salle pas très éclairée. Dans celle ci, se trouvait une femme pas très âgée, habillée d'un tailleur marron clair, les cheveux tirés en arrière, puis une seconde femme, plus jeune, le ton aussi sévère que l'autre. L'agent me présenta l'avocate et le procureur.
"Qui est ce ?" questionna l'agent, Me Yung, l'avocate
"Edward Masen, la victime de Los Angeles"
"Supposée victime, rien ne relie cet à homme à mon client" eu t-elle le besoin de préciser
Ne l'écoutant pas, je tournais la tête, et vis soudainement le monstre qui donnait naissance à mes cauchemars. Assis près d'une table, les mains menottées. Ce connard feignait parfaitement l'indifférence, face à la situation. Ses yeux fixés sur le miroir sans teint, donnait presque l'impression qu'il me voyait. Mon sang se glaça, en imaginant que ce soit vrai. C'était insensé, je ne devais absolument pas le craindre ! Comme un retour rapide, je revoyais chaque geste, chaque sourire de sa part. J'avais à nouveau la sensation, d'être ligoté sur cette chaise, le regard inondé en voyant ce salop souillait ma femme, alors qu'elle tentait de se débattre, malgré les cordes à ses poignets.
"C'est...C'est lui" confirmais-je, une fois encore
"Vous en êtes sûr Monsieur Masen ?" s'empressa de me demander de nouveau, le gradé Donovan
"Comment pouvez vous être sûr qu'il s'agisse de lui ? Il s'est plus de deux ans, entre la nuit du meurtre de votre famille, et aujourd'hui"
"J'en suis certain" lui crachais-je au visage, agressif alors qu'elle osait me remettre en question
"Une identification ne suffira pas pour l'envoyer devant le juge, vous devez le libérer" nargua cette salope
"Nous attendons une ordonnance du juge, pour un prélèvement sanguin et d'ADN"
"Ça fait 4heures, que vous me sortez la même excuse, pour le garder dans vos cellules, j'exige qu'on relâche mon client" se disputa l'avocate
"Vous ne pouvez pas faire ça !" criais-je. "Je suis certain que c'est lui"
"C'est ce qu'on va voir"
Elle quitta la pièce, sûre d'elle. Je la suivais, pris d'une colère folle, à l'idée qu'elle puisse le libérer. Totalement fou de rage, je la plaquais contre le mur, les mains autour de sa gorge. Il était hors de question, que ce chien puisse filer aussi facilement !
Plusieurs policiers se précipitèrent autour de moi, pour essayer de me la faire relâcher. Sauf qu'à cet instant, tout ce que je voyais, c'était son visage représentant le sien. Je fus finalement tiré violement en arrière, avant d'être plaqué au sol, les mains derrière le dos.
Je me laissais faire, et relevais les yeux.
Soudainement, je vis celle que je ne pensais jamais revoir...Surtout pas ici. Ma belle, mon plus beau fantasme était debout à quelques mètres, les yeux écarquillés par la surprise. Une réaction que j'imitais parfaitement.
"Bella !"
Que pouvait-elle bien faire ici ? A New York ? Alors qu'elle était censé se trouver dans la cellule d'un centre.
Figé par l'étonnement, on me releva, et j'entendis vaguement les hurlements de l'avocate, qui voulait porter plainte contre moi, alors que je regardais mon obsession des derniers mois, s'éloignait avec deux hommes.
PDV Bella
Mince, j'ai du avalé trop d'anti-douleurs. Voilà que j'hallucine !
Devant moi, se trouvait la source de mes insomnies, de mes pleurs, et surtout l'une des causes de ma cicatrice qui marquera mon abdomen à vie.
Forcément j'hallucinais, sinon comment pouvais-je me trouver au même endroit que mon amour. Et mon hallucination, donnait un drôle d'endroit comme scène de nos retrouvailles. Que pouvait-il faire dans un poste de police à cette heure ci ? Non, que pouvait-il faire à New York premièrement ! Moi, qui était certaine, qu'il se trouvait à L.A. Enfin dans mes espoirs de le voir vivant.
Entendre mon nom dans sa bouche, provoqua un bref arrêt de mes battements, avant que ceux ci ne partent dans une course effrénée.
"Bella, ça va ?" s'inquiéta mon tuteur, alors que j'étais figée
"Mademoiselle Swan, vous devriez me suivre, jusqu'au bureau du chef, votre avocate vous y attend"
Je me tournais enfin la tête, surprise qu'Erika soit ici.
"Erika ? Qu'est ce qu'elle fout là ?"
"Ils ont surement du l'appeler, pour qu'elle puisse y assister" répondit Teddy
Tout à coup, je ne me souvenais plus pourquoi être là, la présence d'Edward brouillait tout mon esprit. Je voulus me retourner, pour revoir son visage. Etre certaine que ce soit bien lui, mais ce Logan insista une fois de plus, pour que nous le suivions vers son foutu bureau.
Et c'est à contre coeur, que je me traînais derrière lui, apeurée à l'idée de ne plus revoir mon ancien professeur. Il fallait absolument que je lui parle, dès que j'aurais reconnu ce connard .
Nous arrivions enfin devant la porte vitrée de l'office. Le policier l'ouvra, et s'effaça de l'entrée, afin de nous laisser passer. Mon avocate vint à notre rencontre, alors qu'elle faisait les cents pas, dans un coin de la pièce.
"Isabella" me salua t-elle
"Erika, qui t'a appelé ?"
"Le chef de la police, avec tes changements d'adresses trop fréquents, j'ai préféré qu'on m'appelle, si ils avaient la moindre information"
"Est ce que tu l'as vu ?" demandais-je hésitante
"Non"
Teddy toussota, pour signifier sa présence.
"T'as 28ans, Teddy, tu te présentes tout seul" dis-je, en levant les yeux
"Excusez moi de l'impolitesse de cette jeune fille, je suis Teddy Holligan, son tuteur" tendit-il sa main
"Erika Calvin, son avocate" serrant sa main
"Pourquoi t'étais pas là, à mon dernier entretien avec le juge ?"
"Audience d'une grande importance, et puis, je ne pouvais rien faire pour toi"
"C'est bien la peine que je te paie"
"Dois je te rappeler, que t'aurais pu prendre deux ans, pour la possession de stupéfiant, plus deux autres, pour l'agression, je trouve que tu t'en sors plutôt bien"
"Bla bla" réalisant qu'elle avait surement raison
"Assieds toi Bella, la nuit risque d'être longue" me conseilla Teddy
Je l'écoutais, et me posais douloureusement sur l'une des deux chaises, une main sur ma plaie recouverte. Je tournais la tête, quand la porte s'ouvra, sur deux hommes, en costume noir.
"Cool, le FBI...est ce que j'aurais le droit à l'équipe d'Esprit Criminel ?" demandais-je sur le ton d'ironie
"Bella !" me gronda mon tuteur. "Excusez là, en état de stress, elle est très sarcastique"
"Tu peux arrêter de passer ton temps à t'excuser pour moi"
"Je suis l'agent Calihan, et voici mon collège l'agent William" décida d'intervenir le plus vieux des deux
"Mademoiselle Swan, pensez vous être en mesure de l'identifier tout de suite ?" me demanda l'agent William
"Est ce que je peux avoir un verre d'eau ?"
"Euh, oui oui, bien sûr" me regarda t-il curieusement
Il s'eclipsa quelques secondes, avant de revenir avec un gobelet rempli d'eau. Je le remerciais d'un sourire, et tendait la main vers mon tuteur, sans un mot. Dans ma main, il déposa deux pilules blanches, que j'avalais avec tout le contenu du verre. Même mes prises d'anti-douleurs, étaient contrôlés par cet idiot. Simplement parce que j'étais une ancienne toxico, et que ceux ci contenaient une dose de morphine.
"Maintenant oui" dis-je à l'agent
"Est ce que ..."
"Vous inquiétez pas, ce sont seulement des anti-douleurs pour ses blessures, ils n'interfèrent en aucun cas sur son jugement" le rassura Teddy
"Bien...Sachez que vous n'êtes pas obligés de faire ça maintenant, nous savons que vous sortez de l'hôpital" compatit l'agent William
"Je suis prête, je veux le faire tout de suite"le coupais-je
Tout à coup, je redevenais sérieuse. J'ai attendu ce moment si longtemps, j'ai appréhendé pendant des heures, l'instant où je verrais son visage...Il était temps de faire justice.
"Allons y alors" dirent syncro les deux agents
Reprenant mes béquilles, je suivais les deux agents, accompagnée d'Erika, afin de reconnaître l'assassin de mes parents.
Dans la petite salle sombre, on me présenta le procureur, le chef de la police criminelle, et cette pouffiasse d'avocate, en charge de défendre cet animal. Malgré le peu de luminosité, je vis sur son cou, les marques d'une strangulation. Je n'y portais pas attention, attiré par l'homme posé de l'autre côté de la vitre sans teinte, qui buvait un verre d'eau, assit sur une chaise. C'était lui. Identique à mes cruels souvenirs. Les poings serrés, j'essayais tant bien que mal de faire taire le volcan de rage, qui menaçait de se réveiller, après des mois à avoir apprit à gérer mes excès d'émotions avec le centre. Animée par une vive flamme de vengeance, je lâchais une de mes béquilles, et me précipitais vers la porte, l'ouvrant à la volée, pour sortir rapidement, et courir du mieux que je pouvais, vers la seconde porte qui suivait celle ci. Ouverte, j'entrais sous les cris des agents, qui voulait m'empêcher d'entrer dans la salle d'interrogatoire.
Le coeur battant, j'attrapais l'autre chaise sous la table, et bloquais la poignée, pour éviter que toute la clic des policiers furieux derrière la porte, n'entre. Certaine que la porte soit "verrouillée", je me retournais et me retrouvais enfin devant celui que je rêvais de tuer.
Ses yeux écarquillés par la surprise, je vis pourtant dans son regard, qu'il me reconnaissait. Son visage transpirait le sadisme, la perversité et la cruauté. Ses yeux noirs représentaient par excellence, la noiceur et l'inhumanité de son âme. Cet homme, par son seul physique et l'impression qu'il en dégageait, réveillait en vous vos instincts les plus animales. Face à lui, j'étais certaine d'être encore plus bestiale que lui. Je rêvais de m'amuser à tester son corps, sous électrocution, voir sa peau brûlait dans un bain d'acide ou décortiquer son corps, avec le soin et le professionnalisme d'un chirurgien.
Il ne bougeait pas. Il n'était aucunement effrayé par moi. J'en profitais alors, pour attraper ma béquille, et dans un geste brusque, rapide, et violent, je giflais son visage de ma canne, brisant ses petites lunettes, et surement son crâne aussi. Je souriais, excitée d'avoir pu l'atteindre aussi facilement. Assomé au sol, je me déchaînais contre son visage, lui infligeant des coups plus forts et plus brutaux les uns des autres. Chaque coup, était toujours plus violent que le précédent.
J'avais soif de vengeance. Je voulais que mes mains soient meurtrières. Le visage totalement défiguré, plusieurs hommes finirent par défoncer la porte, et entrer. J'espérais l'avoir achever. J'en aurais aucun regret, même en prison.
Sourire aux lèvres, je laissais un homme me menottait, après m'avoir soulevé. Les autres s'affairaient à transporter ce chien à l'hôpital.
"Oliver emmène là dans la salle de réunion, on peut pas la mettre en cellule, on est déjà surchargé, et elle est blessé" cria un homme, à mon gardien
Blessée ? Aussitôt penser, que je ressentais une violente douleur à mon abdomen. Le regard baissé, je fus surpris par mon débardeur, habituellement d'un blanc éclatant, imprégné de sang, rouge vif.
Dans la salle de réunion, je retrouvais Teddy, apparement déplacé vers cette pièce. Il accourut jusqu'à moi, effrayé en voyant mon vêtement trempé.
"Bella, qu'est ce qui s'est passé ?"
"C'était lui Teddy, c'était lui" fis-je haletante
"Une équipe d'ambulanciers va arriver dans quelques minutes"
"C'est quoi ces menottes ? Vous ne pouvez pas la détacher, elle est blessée !" s'écria mon tuteur, gueulant au visage du policier
L'homme souffla, avant de me détacher.
"Un homme sera devant la porte, vous avez interdiction de sortir de cette pièce, tant que nous ne l'aurons pas décidé"
Sans ajouter un mot de plus, il quitta la pièce.
"Merde Bella ! Qu'est ce que t'as encore foutu ?"
"J'ai pas pu me contrôler, je suis désolée, non en faites je le suis pas, je suis juste désolée que tu sois déçu de moi, alors que tu as mis des mois, à m'apprendre à gérer mon agressivité" dis je d'une traîte, essoufflée, mais toujours aussi excitée
"Chut, doucement" tenta t-il de me calmer, alors qu'il soulevait mon débardeur. "Dis moi ce qui s'est passé"
"Quand je l'ai vu, j'ai revu ma mère, et Phil, tu sais, je pouvais pas juste le reconnaître, et me tirer d'ici, alors j'ai couru jusqu'à l'autre salle, où il était enfermé, et je l'ai frappé avec ma béquille, t'aurais entendu la façon dont son crâne s'est brisé, c'était écoeurant, mais à la fois fascinant, et puis, je l'ai vu à terre, et là je pouvais plus me contrôler, je frappais encore et encore, je crois que je l'ai tué, mais j'en suis pas sûr" finis-je, toute fière
Teddy me regarda, les yeux ronds, surement choqué par mon récit.
"J'espère que non jeune fille !" me rouspéta t-il. "Tu viens de sortir du centre, et tous les deux, on a des projets, TU as des projets, que tu m'as promit de réaliser, alors j'espère vraiment que ce type pourrira en taule"
"Mon seul vrai projet, était de me venger de ce chien, rien d'autre ne compte, mais toi, tu comprends pas !" croisais-je les bras, furieuse
Le fusillant du regard, je vis son visage se radoucir.
"Je comprends ma puce, je sais à quel point, cet homme t'a torturé, et que tu avais besoin de rendre justice à tes parents, mais je voudrais tellement te voir heureuse, épanoui dans une vie banale d'étudiante, capable de sourire, et de vivre comme n'importe quelle stupide jeune fille de son âge"
"Je te déteste"
"Pourquoi cette fois ?" souria t-il
"Parce que t'arrive à me faire croire que je peux être heureuse"
Il éclata de rire, mais se tut quand une jeune femme entra, une trousse d'ambulancier à la main. Une vingtaine de minutes plus tard, ma plaie était refermée par des agrafes. Les sutures seraient faite plus soigneusement un peu plus tard, quand ces idiots me relâcheront. Enfin si l'autre connard n'a pas crevé.
Allongée sur le canapé en cuir, qui se trouvait au fond de la pièce, je planais - juste un peu - grâce aux antalgiques que m'avait donné l'ambulancière.
"Comment tu te sens ?" se posa près de moi Teddy
Avant que je n'ai pu lui répondre, la porte de la salle de réunion s'ouvra.
Si rien ne m'avait tué depuis le début de cette journée, voir mon amour entrait ici, fit surement cessé tous battements de coeur. J'étais sans voix, de le voir vivant. Pourtant infime, je réussis à percevoir quelque chose de changé en lui. Ses yeux...ses émeraudes si uniques ne furent jamais aussi expressif.
Je voulus me relever, mais Teddy m'en empêcha.
"Tu bouges pas Bells, t'en as assez fait pour cette nuit"
Planté sur le pas de la porte, qui s'était refermé derrière lui, le visage de mon ange se ferma subitement, quand mon éducateur me toucha le ventre, pour me rallonger.
"C'est Edward" soufflais-je à cet idiot
Teddy savait tout d'Edward. Quand j'avais su pouvoir lui faire confiance, je lui avais pendant des heures, parler du troisième homme de ma vie. Charlie et Phil, en première et seconde position.
Surpris de le rencontrer enfin, j'en profitais pour me lever. La dernière fois que nous nous étions quittés, j'avais été blessante. Il devait surement m'en vouloir. Pourtant je voulais le voir, de plus près, lui parler. Boitant jusqu'à mes béquilles, posés dans un coin, je marchais jusqu'à lui.
Après une telle nuit, je pouvais certainement dire que j'avais le coeur solide.
Je finis par stopper mes pas, et imposais une distance d'environ 50cm entre nous. Dans son regard, je fus surprise d'y voir des larmes pas encore tombées. Sans un mot, j'approchais et tendais une main tremblante vers son visage, pour le caresser.
"Si tu savais comme j'ai regretté de t'avoir éloigné de moi" murmurais-je
Mon coeur battant à m'en faire suffoquer, les lèvres de mon amour posées sur les miennes, signèrent sans doute son arrêt. Cette caresse que j'avais tant voulu, dont j'avais rêvé les sensations qu'elle pourrait me procurer, venait enfin par sa douceur, alléger mon âme. J'entre-ouvrais la bouche, avide d'approfondir ce baiser. Sa langue s'immisça entre mes lèvres, pour venir titiller la mienne. La sensation était si euphorisante, que même la coke n'arriverait pas à atteindre ce niveau d'excitation. Nos langues se liaient, et se battaient pour le seul plaisir d'être en contact. Besoin de le toucher, de le garder contre moi, je relâchais son tee-shirt, et remontais mes mainsdans ses cheveux, plus long sur le haut du crâne, pou les agripper. Je voulais que ce baiser dure des heures, pour rattrapper le manque creusant que son absence avait infligé en moi.
Mais loin d'être une nageuse, capable de longues minutes d'apnée, je dus me détacher à contre coeur d'Edward, à bout de souffle.
Captive de son regard, je souriais, béate.
"Je suis fou de toi Bella, et j'en peux plus, que tu ne sois pas là" m'avoua t-il la gorge serrée
Je ne sais pas ce qu'il a amené à New York, et plus particulièrement dans ce poste de police, tout ce qui compte, c'est que j'ai pu enfin le retrouver.
