Hello communauté FF !
AIE ! Qui vient de me jeter cette pierre ? Je sais je sais, un mois que je n'ai pas posté...Est ce qu'un désolé et un new chapitre suffiront à me faire pardonner ? Je pense que non. Pourquoi ? Parce que cette longue attente n'a servi à rien. Mon chapitre est horriblement nul, mal écrit, et émotionnellement vide ! Le manque de temps, et d'inspiration m'ont sérieusement fatigué.
Pourtant, je vous le livre quand même. Pour passer à la suite. Pathétique, je sais !
Enfin...
Pour les réponses aux reviews, je vais manquer de temps. Donc je vais juste faire un résumé, en disant à quel point vos reviews m'ont touché, j'ai la nette impression de ne pas les mériter, quand je relis mes chapitres...Particulièrement pour celui ci !
J'ai aussi vu l'article écrit dans le répertoire-twilight. WOW merci ! Je m'attendais pas à ce que ça te plaise autant. 4/5 sur l'échelle de la jouissance, c'est pas rien ! lol. Merci bcp
Je vous laisse donc avec ce petit chapitre. Bonne lecture, et celle qui souhaite mettre une review, dîtes moi sincèrement ce que vous en pensez, promis je ne me suiciderais pas ! lol. Faites moi part des fautes, contradictions et autre incohérence...Il doit surement y en avoir, je suis très douée pour en faire !
XOXO mes chéries.
Chapitre 10
A bout de souffle, nous nous séparions une troisième fois, alors qu'Edward m'avait transporté jusqu'à la table, où il m'y avait posé, pour que nous soyons à tailles égales. Les poumons à peine chargé d'air, que ses lèvres se posèrent violement une nouvelle fois sur les miennes, pour m'offrir ce qui était à présent, mon péché mignon.
Mais les seuls, à avoir cette impression d'être seul au monde, un toussotement nous fit tomber de notre nuage rose. Gêné, mon amour quitta mes lèvres.
"Teddy, va faire un tour"
"Si un flic débarque ici, il pourrait se poser des questions"
"Je suis majeur sexuellement dans cet état"
"Tu connais la majorité sexuelle de tous les états ?" me demanda Edward, sourire aux lèvres
"Je te voulais, c'était une question de temps avant que tu ne tombes dans mes bras, et puis je n'avais pas la patience d'atteindre mes 18ans"
Je tirais sur son gilet, pour cogner mes lèvres sur les siennes. J'étais déjà accro à ses baisers. Sa bouche douce, et brûlante, se fit très vivante contre la mienne. C'était surréaliste de vivre un moment pareil, léger, alors que cette nuit devait être plus rude que les 650 dernières passées. Le bonheur de retrouver Edward, arrivait à me faire oublier un instant, que j'étais à New York, dans un poste de police, pour identifier l'assassin de ma mère. Son corps collé au mien, je revivais cette sensation vécue l'année dernière : deux coeurs brisés, anéantis, revivant au contact de l'autre. Nous rompions une nouvelle fois notre étreinte passionnée, quand notre souffle se fit court.
Oubliant la présence parasitaire de mon éducateur, je m'extasiais devant la beauté de mon amour, caressant doucement son visage.
"Tu es beau, vraiment beau"
"Tu serais fier de moi, si je te dis que je suis sevré depuis presque 4mois ?"
J'écarquillais les yeux, surprise. Sevré, voilà pourquoi j'étais tant hypnotisée par son regard illuminé, contrairement à l'année dernière, où ses émeraudes étaient totalement vide d'émotion, même dans nos moments de joies. Il souria, surement touché que je puisse être si fière de lui. Il avait su surmonté ses démons, tentait de se défaire du bonheur artificiel que nous offrait la drogue, pour affronter la réalité, notre chagrin. Pour l'avoir vécu, je savais qu'il n'y avait rien de plus dur, que de se détacher de sources d'oubli, pour faire face. En cure, on nous répétait que faire face, s'est se forcer à avancer, vouloir que les choses changent...Faire face, c'est en réalité seulement ressentir à quel point vous êtes détruits, et comprendre que vous ne pourrez jamais vous sortir de ce puit de tristesse, dans lequel vous êtes tombés. Faire face, c'est voir jusqu'où vous vous êtes enfoncés, et sentir que vous ête incapable de remonter, parce qu'il n'y a personne en haut du puit, capable de vous remonter...Pour la première fois, j'ai vraiment une forte impression, qu'Edward pourrait être celui qui m'aiderait à refaire parti du monde des vivants.
Je réalisais soudainement, que si j'avais auparavant mis ses sentiments en doute, du à ses émotions intoxiqués par les nombreux gramme qu'il sniffait, aujourd'hui, il avait pleinement conscience de ce qu'il ressentait...Et même sevré, il était toujours amoureux de moi. Il ne m'avait pas oublié.
La voix éteinte par l'émotion, je le serrais fortement contre moi, laissant couler quelques larmes sur son tee-shirt. Silencieuse explosion de joie.
"J'ai eu si peur pour toi" soufflais-je à son oreille
"Je suis là ma puce, on se quitte plus"
"Promis ?"
"Promis"
Il baisa plusieurs fois mon cou, avant de défaire notre étreinte. Je vis Teddy vouloir intervenir une seconde fois dans nos retrouvailles, avant que la porte de la salle ne s'ouvre en grand. Rapidement Edward s'éloigna de moi. Je séchais mes larmes avec le revers de ma manche, et sautais sur un pieds, aider par Teddy, qui me tendit ensuite mes béquilles.
L'agent Calihan et William, firent leur apparition, un dossier à la main.
"Excusez nous de vous déranger, est ce que tout va bien ?" demanda Calihan
"Est que Monsieur McDonald va s'en sortir ?" s'inquiéta Teddy, détournant l'attention des deux agents
"Nous attendons les scans, afin de s'assurer qu'il n'y ait aucune lésion cérébrale, ou autre blessure grave" répondit l'agent William
"J'espère qu'il crèvera doucement !" crachais-je
"Mademoiselle Swan, que Monsieur McDonald soit un barbare ou non, vous pourriez aller en prison, si celui ci mourrait de ses blessures"
"Vous pensez sérieusement m'effrayer ! N'importe où je pourrais me retrouver, j'y serais heureuse en sachant que j'ai battu à mort l'assassin de ma mère"
Je vis du coin de l'oeil, Edward fronçer les sourcils. Il devait surement se demander de quoi je pouvais bien parler.
"Bella" tenta de me calmer Teddy
"J'en ai marre de tout ça ! Je suis fatiguée ! Je veux juste dormir !" éclatais-je, sentant tout à coup la fatigue me tombait dessus
"Posons nous d'accord, je sais que cette nuit a été particulièrement éprouvante pour vous, mais nous devons encore parler...Monsieur Masen, Mademoiselle Swan, vous voulez bien ?"
Je fus étonnée que Calihan s'adresse à nous deux. Soudain, je me rappelais où nous étions, et réalisais la présence surprenante d'Edward dans un poste de police.
"Attendez, y a un truc que je comprends pas, pourquoi Mr Masen devrait rester ?" demandais-je, curieuse de connaître la raison
"Vous n'avez pas été présenté ?" fit surprit William
"Non" répondions Edward et moi, occultant le fait que nous nous connaissions depuis presque un an
"Mademoiselle Swan, Mr Masen est la première victime de Jesse McDonald, Mr Masen, Melle Swan est le dernier témoin de la barbarie de l'assassin de votre femme et de votre fils"
Ebranlée, je sentis subitement ma poitrine se comprimait sous la force du choc. Les mains tremblantes, je lâchais mes béquilles. Ce n'était pas possible ! Non ! Ils se trompaient ! Il était totalement absurde que j'ai pu rencontré, être amie, puis amoureuse d'un homme qui avait été attaqué par le même détraqué sexuel, et cruel, qui m'avait enlevé ma raison de vivre...Pourtant quand Edward prit mon visage dans ses mains, le regard chargé de larmes, je sus que oui. L'homme qui avait violé et tué ma mère, avait agressé de la même manière sa femme, sous ses yeux, totalement impuissant. J'aurais du le savoir. J'aurais du le comprendre, comme j'avais vu sa dépendance, dès notre premier regard.
Son nez posé sur ma joue, ses larmes mélangées aux miennes, il me souffla plusieurs fois être désolé. J'aurais voulu lui demander pourquoi, mais j'étais totalement muette à cet instant. Ce n'était pas un hasard, si nous arrivions si bien à nous comprendre. Sans le savoir, nous avions partagés le même secret. Nos douleurs à l'ame si similaire, provenait du même barbare. Et c'était incroyable, qu'on ait pu se rencontrer.
Il nous fallut plusieurs minutes, pour que nous nous calmions, dans les bras de l'autre.
"Asseyons nous, vous le voulez bien ?" demanda Calihan
Je boitais jusqu'à l'un des sièges, pour me poser entre Teddy et Edward. Les deux agents nous firent face. Avant qu'ils n'aient pu dire un mot, on frappa à la porte. L'agent Willima autorisa la personne à entrer. Mon avocate, fut accompagnée par...Esmée. Je fus surprise qu'elle soit là. A ses côtés, se trouvait un homme aussi carré que mon tuteur. Je reconnus difficilement le grand frère d'Edward, Emmett. Je détournais rapidement mon attention, quand un policier apparut derrière eux, un petit carton dans les mains. Il déposa la petite boite sur la table, avant de chuchoter quelque chose à l'oreille de l'agent Calihan, et quitter la salle de réunion.
"Jesse McDonald s'en sort avec quelques contusions, rien de grave, son avocate souhaite tout de même porter plainte contre vous, Melle Swan, pour agression"
"J'aimerais rencontrer l'avocate du plaignant, afin que nous discutions" dit Erika, assise à côté de moi, après que Teddy lui ai cédé sa place
"Bien"
"Jures moi que tu n'accorderas aucune faveur à ce chien, pour qu'il retire sa plainte"
"Ne t'inquiètes de rien, chérie, il paiera pour ce qu'il a fait" me rassura mon avocate, en caressant brièvement mes cheveux
"Vous êtes profilers ?" demandais-je aux deux agents
Ils hochèrent la tête, en guise de "oui".
"J'aimerais...J'aimerais vous poser une question, que j'ai en tête de...depuis cette nuit là"
Sous la table, Edward attrapa ma main tremblante, pour lier nos doigts.
"Il...est...il nous a laissé vivant...Vous...Vous savez pourquoi il a fait ça ? Pourquoi ?" tentais-je de ravaler mes larmes qui menaçaient de réappaître, une énième fois
"Jesse McDonald a vu son père tuait sa mère et sa petite soeur, un an avant son premier meurtre" me révela Calihan. "Si je peux vous donner un conseil, à vous Isabella, Edward, n'essayez pas de comprendre ce qui a bien pu traverser l'esprit de cet homme, il a assassiné vos familles, dans des circonstances terrifiantes et cruelles, et rien ne doit excuser son geste"
"Pourquoi nous ?" demanda doucement Edward, la gorge aussi nouée que la mienne
Les deux gradés ne répondirent pas. Au lieu de ça, Calihan sortit de son dossier, plusieurs photos qu'il étala devant nous. Edward et moi, étouffions un cri, devant les photos qui illustraient notre ancienne vie, notre bonheur.
"Ils vous surveillaient...depuis des mois, vous représentiez pour lui, l'image idéale d'une famille heureuse et unie, chose qu'il n'avait pas"
La main d'Edward serra la mienne. Contrairement à moi, Edward exprimait peu sa colère, sa haine. Je sentais à travers ma main douloureuse, emprisonnée dans la sienne, combien il avait mal, et se sentait coupable de n'avoir rien vue, en fixant les photos de sa femme, et de lui portant son fils, tous les trois assis à la table de la terrasse d'un café. Glissant mon regard vers les photos qui avaient figés le sourire de ma mère, alors que Phil baisait son cou, à la sortie de notre villa, mes larmes finirent par déborder. Le coeur au bord des lèvres, je me rappelais une énième fois, que je ne serais plus témoin des démonstrations d'amour abusive du couple qu'ils formaient.
"Cet homme voulait que vous souffriez autant que lui" dit William
"Je peux vous demander quelque chose ?"
"Je vous écoute Melle Swan"
"Dans quel Etat sera t-il jugé ?"
"Nous pensons le faire transférer en Arizona, lieu de sa dernière barbarie"
"Je peux vous demander une faveur ?"
"Allez y"
"J'aimerais que vous le surveillez, nuit et jour, je paierais s'il le faut, pour que quelqu'un veille à ce qu'il ne se fasse pas du mal, je veux qu'il ait un procés, qu'il soit jugé, condamné à la peine capitale, et qu'il purge sa peine jusqu'au bout"
"Nous y veillerons Isabella, je vous promet de faire le nécessaire"
"Merci monsieur"
Le regard baissé sur la main d'Edward, je sentis notre table nous fixait. Ils avaient pitié, pitié de la montagne de haine que j'étais devenue...Et je détestais ça.
"Mademoiselle Swan"
"Oui"
"Dans le véhicule de cet homme, nous avons trouvé ceci"
Du petit carton, il sortit un sachet, que j'identifiais comme pièce à conviction. Il le posa sur la table, avant de le glisser vers moi. Rapidement, je reconnus l'objet mis sous scellé. Le coeur battant à m'en déchirer la poitrine, je levais ma seconde main, pour prendre le plastique.
"Il n'est pas nécessaire que nous l'ayons pour le procès, alors nous tenions à vous le rendre"
Tétanisée par la vision du corps de ma mère ensanglantée, je n'avais même pas vu que ce connard lui avait arraché son médaillon en or blanc. A l'intérieur, se trouvait une photo d'elle et moi, alors que je n'avais que 10ans. Le bijou dans ma main, je le serrais fortement contre ma poitrine, secouée par mes sanglots. J'avais toujours voulu l'avoir. Aujourd'hui, je regrette d'avoir imaginé pouvoir le porter, un jour. Erika vint m'enlacer, pour me réconforter.
"Est ce que c'est fini ?" demanda Teddy
"Malheureusement, vous devez faire face aux poursuites contre vous, Isabella, et Edward"
"Mr Masen avez vous un avocat ?"
"Je...Je sais pas"
"Je vais faire appeler l'avocat de Papa, il saura nous aider" intervint Esmée, pour la première fois
"Le temps qu'il ramène ses fesses ici" souffla le grand frère d'Edward
"Si vous permettez madame, j'aimerais défendre votre fils, contre cette enragée" dit Erika
"Pouvons nous discuter des modalités dehors ?" lui demanda Esmée
"Oui, bien sûr"
"T'inquiètes pas mon bébé, on va te sortir de là"
Esmée embrassa le sommet du crâne de son fils, avant de quitter la salle avec mon avocate.
"Je suis désolé, Mademoiselle Swan, Monsieur Masen, deux policiers vont vous emmener vers vos cellules" dit Calihan
"On va vous laisser quelques minutes" conclut l'entretien, l'agent William
Les deux agents quittèrent à leur tour la salle de réunion. Je m'enfonçais dans mon siège, et lâchais la main d'Edward, pour rejeter la tête en arrière. J'étais exténuée, alors que ce n'était que le début de longs mois. Je voyais déjà le procès venir. Retourner à Phoenix. Ne pas craquer devant la presse. Témoigner. Revoir le regard éteint de ma mère. Convaincre un jury que l'homme qui paraît innocent en façade, détient en réalité le pire des coeurs en pierre.
Rien ne cessera. Jamais.
"Bella" m'appela Teddy.
Je soufflais, la poitrine opprimée.
"Tu peux me laisser deux minutes ?" lui demandais-je en regardant Edward, qui était resté muet depuis la fin de notre entretien
Il hocha la tête, pour m'accorder quelques minutes.
"Excusez moi, Emmett McCarthy ?" m'adressais-je au grand frère d'Edward
"Oui"
"Serait-il possible, de me laisser quelques minutes avec votre frère ?"
"Euh" hésita t-il en jetant un regard à son petit frère. "Oui"
"Merci" esquissais-je un sourire
Suivant Teddy, les deux hommes nous laissèrent seul.
Le visage dans les mains, Edward ne dit un mot. Son visage rouge m'indiqua qu'il était en colère. J'approchais une main tremblante vers ses cheveux dressés sur le haut de son crâne, mais avant que je n'ai pu le toucher, il se releva brusquement pour cogner dans le mur qui était à notre gauche. Plusieurs fois. Je ne l'avais jamais vu aussi furieux. Dans ses émeraudes, où j'y avais toujours perçu que de la tristesse, et une profonde culpabilité, étaient soudainement animées par une rage incandescente. C'était anormal. Anormal de voir cette lueur rouge vive dans son regard, n'être présente qu'aujourd'hui, alors que chez moi, elle brûlait depuis déjà longtemps. Etais-ce les motivations de ce chien qui le troublait ? Revoir les photos de sa femme et de son fils ? Peut être les deux.
Pendant plusieurs minutes, il déversa sa colère, en déchaînant ses poings sur les objets qui décoraient la pièce. Je restais assise, le laissant se vidait, avant de le voir s'assoir sur le canapé, où la fureur laissa sa place de nouveau aux pleurs. Plus "calme", je décidais de me lever, et boîter jusqu'à lui. Debout devant lui, je glissais mes mains dans ses cheveux, et me pencher pour embrasser le sommet de son crâne. Brutalement, il enlaça ma taille pour me serrer contre lui. Je remerçiais silencieusement les analgésiques de toujours faire effet, sinon j'étais sûre d'hurler de douleur à cet instant. Nous restions dans cette position, près d'une demie heure, avant qu'il n'arrive à faire taire ses sanglots. Il défit notre étreinte, avant de se lever. Je restais planter devant lui, le regard plongé dans le sien. D'une main tremblante, il dégagea quelques mèches de cheveux qui s'étaient collées à mon visage, embrassa mon front, avant de se diriger vers la porte.
Pendant une minute, je me perdais dans mes pensées. Repassant en quelques secondes, toute cette nuit.
Ereintée, je quittais à mon tour la pièce, pour suivre le policier qui m'emmenait jusqu'à ma cellule. Rapidement fouillée, je me posais sur le banc froid, qui faisait face à la cellule d'Edward.
"Est ce que...Est ce que tu l'as aussi agressé ?" lui demandais-je à travers les barreaux de nos cages
"Pas lui...son avocate, elle voulait le faire sortir"
Je fis rapidement le lien avec les marques au cou, que portait cette pétasse .
"Est ce que ça t'as fait du bien ?"
"Quoi dont ?"
"Le frapper"
"Beaucoup, pendant que je m'archanais sur lui, j'avais cette putain d'impression de respirer enfin, comme ci j'arrivais pour la première fois à me libérer de mes cauchemars, de mes souffrances"
"J'aurais voulu avoir cette chance"
"C'était jouissif, l'entendre gémir de douleur, il y avait du sang partout sur son visage, c'était...c'était"
"Jouissif" termina ma phrase Edward, l'esquisse d'un sourire aux lèvres
Je souriais à mon tour, ne pouvant mettre de mot sur les sensations que j'avais ressenti, quand je m'étais retrouvée face à lui. A l'esprit, une foule d'image, mettant en scène diverses tortures. Assoiffée de sang, assoiffée par son sang, mon coeur palpitait d'excitation, à l'idée de l'imaginer une nouvelle fois entre mes mains.
"J'espère que ton avocate est douée" me ramena à la réalité, Edward, en s'allongeant sur le banc, se positionnant sur le flanc pour me faire face
"Erika est la meilleure, c'est une véritable tigresse...surtout quand on s'attaque à moi"
Erika était devenue mon avocate, juste après la mort de mes parents. Avant ça, elle...elle était la meilleure amie de maman. Toutes les deux s'étaient rencontrées, pendant un match de base-ball où Phil, qui jouait pour les Yankees, se confrontait aux Red Sox de Boston. Elles avaient discutés pendant la mi-temps, débattant sur la beauté des joueurs. Maman s'était vantée auprès de la femme, d'être la petite amie, du joueur le plus en vue, alias Phil Dwyer. Depuis, elles ne s'étaient plus lâchées. C'était il y a 7ans...C'était hier.
Du revers la main, j'effaçais rapidement mes larmes.
"Bella" m'appela Edward, me sortant une nouvelle fois de mes pensées
"Hum"
"Est ce que ça va ?"
"Des souvenirs qui font toujours mal"
Il ne dit rien, me fixant toujours de ses émeraudes. Exténuée, je m'allongeais à mon tour, me posant sur le dos. Les effets des antalgiques s'estompaient au fil des minutes, j'espérais ne pas rester trop longtemps ici.
"Comment es-tu entré en cure ?" engageant la conversation
"J'ai fait une overdose"
"Quand ?" me tournant brutalement vers lui, choquée
"Quand...Quand tu es partie"
"Je suis désolée"
"La police m'a trouvé inconscient à Seattle" continua t-il. "On m'a réanimé, étonnamment, je n'ai eu aucune séquelle cérébrale, après ça, j'ai été forcé de suivre une cure"
"Combien de temps ?"
"4mois"
"Longue cure" constatais-je
"Hum"
"Est ce que c'est dur...maintenant ?"
"Parfois...quand je pense à toi" me confessa t-il
"J'étais folle de rage ce matin là, j'ai pas pensé un seul mot de ce que je t'ai dit...J'ai pas réfléchi une seconde"
Sujet visiblement encore sensible, il ne dit rien.
Nous restions sans rien dire, pendant une heure. Teddy avait eu l'autorisation de me refiler un anti-douleur, quand je n'avais pas pu supporté plus, les poignards imaginaires qui tranchaient ma peau. Après ça, j'avais sombré dans un sommeil léger.
Il était 12h15, heure figée par la pendule accrochée au mur, perpendiculaire à nos cages, quand un stupide gardien me réveilla. Je n'avais pu me reposer que deux heures trente.
"Vous êtes libre"
Je soufflais, soulagée. Lentement, je me levais, et passais devant le policier, qui me rendit mes béquilles. Teddy et Erika m'attendaient dans le couloir.
"Où est Edward ?" demandais-je en remarquant sa cellule vide
"Il est sortit, il y a une heure" me répondit Teddy
"Oh" fis-je tristement. "Est ce qu'il a dit quelque chose ?"
"Il t'attend à Forks, chez ses parents, il doit être à l'aéroport"
J'aurais tellement voulu lui dire au revoir. J'étais tellement craintive quand à notre relation. Depuis notre entretien avec le FBI, il avait semblait particulièrement distant. Même son baiser posé sur mon front, avait été froid, fait sans réel plaisir. Quelque chose clochait, et j'avais peur de savoir qu'il m'en voulait encore pour ce que je lui avait craché au visage, en octobre dernier.
"Merci Erika" m'éloignant de mes pensées
"C'était un plaisir d'humilier cette pute, deux fois de suite"
J'esquissais un sourire, amusé par la férocité de mon avocate.
"Tu tombes de sommeil" remarqua Teddy, en passant une main dans mes boucles
"On peut retourner à Seattle, je veux plus être ici" dis-je en frottant mes yeux fatigués, et marqués par mes sanglots
"Avant ça, il faut que je te prévienne...La presse est au courant de ta présence à New York"
"Génial !"
"Je sais que tu es exténuée, mais si tu répondais à quelques questions, ça nous permettrait d'être un peu tranquille" me dit Erika
"Tu rigoles, une fois qu'ils me verront, ils m'harcélèront de question, je suis pas sûre de tenir le coup"
"Ils veulent seulement connaître tes impressions, quoi que tu en penses, des gens s'inquiètent pour toi"
"Qui ça ?" arquant un sourcil, curieuse
"Des gens qui vous aimaient, des fans, les équipiers de Phil...Tu sais à quel point ces gars t'aimaient"
"C'est pas une conférence de presse express, qui va les rassurer"
"Ca permettrait d'annoncer que tu es de retour"
"Retour à quoi ? C'est pas moi la starlette, c'était Phil !"
"L'Amérique te connait depuis que tu as 10 ans, ils t'ont vu en quelque sorte grandir, et puis, n'oublie pas que tu étais très active aussi, les galas de charité, les interviews"
"Je veux pas !"
"Je pense aussi que c'est pas une bonne idée qu'elle soit exposée aujourd'hui, elle ne tient plus debout, et nous devons encore régler quelques trucs" me défendit mon tuteur
"Bien" capitula Erika
Mon bref séjour se termina par l'hôpital, où un infirmier referma plus soigneusement ma plaie, après ça, nous avions prit directement la direction de l'aéroport, pour un vol en direction de Seattle.
Dans l'avion, je m'accrochais au bras de Teddy, et reposais ma tête sur son épaule. Il déposa un baiser sur le sommet de mon crâne. Rapidement, je plongeais dans un sommeil qui fut cette fois profond. Mon cerveau épuisé, n'eut pas la force de s'évader. C'était beaucoup mieux comme ça. Plusieurs heures plus tard, je fus étonné de me retrouver sur le lit de ma chambre au centre. L'horloge indiquait 21heures. Mon sommeil réparateur, me fit du bien. Malgré tout dans les vapes, je me levais, intriguée par une feuille posée sur mon bureau. Un mot de Teddy.
"Tu dormiras cette nuit ici. Je n'ai pas voulu te réveiller. Je viendrais te chercher à 07heures demain. Ta sortie a été enregistrée, nous prendrons un taxi pour Port Angeles, vers 08heures, afin de préparer l'été. Reposes toi."
Après 6mois d'absence, j'allais devoir retrouver Forks. Même si Edward m'y attendait, je n'avais pas si hâte que ça d'y retourner. Je ne tenais pas particulièrement à retrouver Charlie, que j'étais sûre de croiser. Son absence à New York, m'avait blessé, énormément. Pas d'humeur à m'éterniser dans mes réflexions, je me recouchais.
L'été sera long, très long.
