Salut les girls, comment va ?
J'espère quand ce mois décembre glaciale (logique !), tout le monde va bien.
Voilà enfin mon 14ième chapitre. Et avant que vous ne passiez à la lectures, je voulais toutes vous remercier pour votre soutien, vos reviews encourageantes et vos ajouts. Vous pouvez pas savoir le bien que ça me fait de lire vos messages et vos impressions, qui sont parfois très drôles ! Vous êtes les meilleures !
Alors voici le new chapitre, qui j'espère vous plaira. J'accepte toutes critiques, alors laissez vous aller.
xoxo mes chéries !
Chapitre 14 :
PDV Edward
Tanya. Celle qui avait déserté mon esprit à la seconde où elle avait quitté les USA, celle dont je me préoccupais peu, voir pas du tout de l'existence, était là. L'esprit accaparé par l'arrestation de Jesse McDonald et l'absence lacinante de Bella, j'avais totalement oublié être en couple. Qui plus est, Tanya et moi se voyont peu, essentiellement à cause de son boulot au centre psychiatrique, mais aussi parce que c'était toujours moi qui décidais de nos rendez-vous. Ces jours-là sont principalement des soirs où je suis dans un bar à ingurgiter plusieurs verres, ou lorsque je finis par craquer nerveusement. Contrairement à ce que j'ai pu pensé, m'engager dans cette relation n'avait provoqué chez moi, pas le moindre sentiment amoureux. Convaincu d'appartenir à Bella, je me sentais comme attaquer en sa présence, très vite blessé dès qu'elle me touchait, quant à sa ressemblance avec Sarah, rendait finalement notre relation malsaine à mes yeux. Finalement, je vivais cette pseudo histoire d'amour pour le moins très superficielle, simplement pour convaincre ma famille que j'avançais, que mon deuil fait, je pouvais m'engager dans une autre vie, avec une autre femme. Je n'ai d'ailleurs jamais su ce que mes parents pensaient d'elle, de nous, j'évitais toujours le sujet qui concernait mon couple, dès que ma mère voulait en savoir plus sur mes sentiments envers Tanya. Face à ma mère, mon masque d'homme épanoui tomberait bien vite, et elle verrait à quel point je souffre de ne pas avoir celle que j'aime à mes côtés. Trois semaines après le début de notre relation, j'avais décidé d'amener Tanya chez moi, pour que mes parents puisse la rencontrer...Ce que je regrettais aujourd'hui.
Surpris de la voir ici, je la rejettais rapidement, quand je vis mon ange quittait précipitamment la villa. Faisant un signe des yeux à Jazz, je lui demandais de la garder ici, alors que je courrais dehors pour rattrapper Bella. La journée avait si bien commencé ! Lili déjà installée derrière le volant, je me jetais devant la voiture, garée dans le garage, afin de l'arrêter.
« Qu'est ce qui te prends ? » me demanda de manière agressive Bella, alors que j'avais ouvert sa portière
« Je sais que j'aurais du rompre après mon retour de New York, mais elle était déjà à Londres » me jusifiais-je
« Masen, je veux pas parler de ça maintenant, alors retournes y et laisses moi aller acheter cette foutue pilule »
« A la fin de la journée, j'aurais rompu avec elle, t'auras plus à t'inquiéter »
« T'es sûr de ça ? Parce que j'ai vraiment l'impression que c'est avec moi que tu devrais rompre »
« Quoi ? » m'écriais-je
« T'es aveugle ou quoi ? Cette fille est parfaite ! Elle respire la vie et la santé, alors qu'est ce qui te prends de vouloir la larguer pour moi »
« Est ce que t'es vraiment sérieuse là ? » éclatais-je, irrité par ses doutes
A présent, j'étais énervé contre elle, à l'idée qu'elle puisse ne pas comprendre l'amour que je ressentais pour elle.
« Laisses moi s'il te plait » dit-elle difficilement, alors que des larmes vinrent couler dans le coin de ses yeux.
Me repoussant, elle claqua la portière de la voiture, avant de demander à Lili de démarrer la voiture.
Je la comprenais pas, hier je pensais pourtant lui avoir bien fait encré dans son esprit que je l'aimais comme un dingue et aujourd'hui elle osait douter de mes sentiments. Furieux, je réintégrais la villa pour régler une fois pour toutes les choses.
« Je peux savoir ce qui t'arrive ? » me demanda Tanya, vexée que j'ai pu la rejeter après deux semaines d'absences
« Rose »
« Oui »
« Envoies un texto à Lili, et demandes lui de revenir avec elle dès qu'elles en auront fini, je veux que tu la gardes ici jusqu'à ce qu'elle revienne »
« Et si son tuteur arrive ? » demanda Jazz
« Je peux savoir de quoi vous parlez ? » intervint Tanya
« Tu m'enverras un message alors »
Attrapant ma veste, et les clés de Jasper, j'empoignais le bras de Tanya pour nous emmener dehors, alors qu'elle se débattait, furieuse que je la traite ainsi. Nous montions tous les deux dans l'Audi de mon meilleur ami, avant que je ne démarre rapidement pour prendre la route en direction de Seattle.
« Edward, dis moi ce qui se passe ? »
« Quand on sera chez toi »
Inquiète, elle n'insista pas et tourna le regard vers sa vitre. Encore une fois, j'avais merdé. Jamais je n'aurais du faire traîner les choses avec elle. Nous deux, c'était voué à l'échec avant même que ça ne commence, alors jamais je n'aurais du m'obstiner à vouloir m'enfoncer dans cette relation absurde. Dans un silence plus que gênant, j'appréhendais notre rupture. L'absence de sentiments envers elle, ne ternissait en rien la vision que j'avais d'elle. Tanya était quelqu'un de bien, de patient et d'altruiste, et elle ne méritait certainement pas les faux espoirs que je lui avais soufflé. Mais aujourd'hui, je ne voulais plus jouer, je ne pouvais plus. Aussi égoiste soit-il de le dire, je devais me débarasser d'elle, pour vivre enfin ce pourquoi j'ai fantasmé depuis presque un an...quitte à lui faire du mal. Il me fallut plus de deux heures trente pour arriver jusqu'au garage de son immeuble. Dans son appartement, je déposais son petit bagage dans le couloir de l'entrée, alors qu'elle s'était réfugiée dans la cuisine, pour se rafraîchir. Elle était loin d'être idiote, elle devait surement sentir que les choses n'allaient plus. Debout au dessus de l'évier, je la vis soupirer profondément, et j'eus presque des regrets à l'idée de la faire souffrir.
« Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? » finit-elle par me demander
« Deux jours après ton départ, j'ai reçu un coup de fil de New York, ils ont retrouvé l'assassin de Sarah et d'Anthony » balançais-je
Choquée, elle se retourna pour me faire face. Deux ans et demi après le meurtre de ma famille, retrouver enfin le meutrier était quelque chose d'inespérée.
« Quoi ? Mais...Comment ? »
« La police l'a arrêté pour un excès de vitesse, il s'est débattu, ils l'ont emmené au poste, un de leurs agent l'a identifié grâce à un portrait que j'avais fait, et qui correspondait à celui de ses deux autres victimes »
Le choc passé, Tanya se précipita vers moi, heureuse que cet enfoiré soit enfin en cage.
« Tu aurais du m'appeler, je serais revenue te soutenir »
« J'avais besoin de faire ça seul » défis-je ses mains qui s'étaient liés dans mon cou. « Je n'ai pas très envie de parler de ça » détournais-je le regard, gêné
Je ne voulais pas en parler avec elle, mais avec Bella. Elle et moi n'avions pas encore discutés de ce qui s'était passé à New York. Ce connard avait tué nos deux familles, sans qu'on ne le sache et j'avais besoin de savoir comment elle se sentait par rapport à tout ça.
« Qu'est ce qui y a Edward ? »
Inspirant profondément, je finis par soutenir son regard.
« Quand je suis sortis de cure, j'étais toujours aussi perdu que quand j'y suis entré, j'ai essayé de donner un sens à ma vie en reprenant le boulot, en renouant des liens avec ma famille, mais rien n'y faisait toujours ce poids lourd sur le coeur »
« Quand tu me disais que tu avais fini par faire le deuil de ta femme et de ton fils...Ce n'était pas vrai ? »
« Si, j'ai vraiment réussi à les enterrer, même si je pense que mon deuil sera totalement accompli quand il sera condamné »
« Ce poids lourd, c'est quoi alors ? »
« Une fille que j'ai rencontré quelques mois avant d'entrer en cure » lui avouais-je
Que je l'aimais ou pas, elle méritait que je sois totalement sincère avec elle. Je ne voulais pas qu'elle puisse penser être la cause de notre rupture.
« Isabella Swan, n'est ce pas ? » se retourna-t-elle pous s'asseoir sur une chaise, près de la table
Ebahi qu'elle puisse prononcer son nom, il me fallut quelques secondes avant de reprendre contenance.
« La photo sous ton oreiller, je l'ai trouvé pendant une fouille alors que tu avais une séance avec Erin »
« Une fouille » fronçais-je les sourcils, en colère qu'elle ait pu chercher dans mes affaires
« Certains patients arrivent à faire passer des objets dangereux, couteaux, lames de rasoir, ou encore à voler dans la pharmacie du psychiatre, alors on procède à une fouille...Mais là n'est pas la question, cette gosse a 17ans, comment peux tu être amoureux d'une petite adolescente ? »
« Tu l'as connais ? » fus-je une seconde fois pantois, à l'idée qu'elle puisse la connaître
« Qui ne connait pas Isabella Swan, toute la presse se demande où elle est depuis un an et demi, l'assassin de ses parents vient de se faire arrêter »
Etais-je le seul à ne pas savoir qui était « Isabella Swan » ?
Soudain, je la vis faire mentalement le lien entre le meurtre de Sarah et d'Anthony, ainsi que celui des parents de Bella.
« Vous...Tu » bégaya-t-elle, ébranlée
« C'est elle, la dernière victime de Jesse McDonald »
« Comment c'est possible ?...Ce type n'était pas sensé sévir qu'en Californie ? »
« Sa seconde victime était en Louisiane, traverser le pays ne semblait pas le gêner tant que ça »
« Donc toi et la belle-fille de Phil Dwyer, vous êtes ensemble ?...C'est insensé, cette fille a presque 10ans de moins que toi, et elle vient carrément d'un autre monde »
« Je sais »
« Alors comment peux tu penser être amoureux d'elle ? Et puis d'abord, comment vous êtes vous connu ? »
« J'ai été son professeur pendant deux mois »
« C'est...Tu es écoeurant ! » se leva-t-elle brutalement pour me faire à nouveau face. « Qu'est ce qui te prends de t'approcher d'une gosse de son âge » mima-t-elle une grimace de dégoût
« Tanya » tentais-je de la calmer, alors qu'elle devenait hystérique
« Non ! Ne m'approches pas ! » me repoussa t-elle, en tendant une main devant elle. « C'est quoi ? C'est parce que tu te sens proche d'elle, à cause de ce que vous avez vécu ? »
« Je l'ai cru au début, mais ce n'est pas ça »
« C'est quoi alors ? Qu'est ce que tu peux bien trouver d'intéressant chez une enfant de 17ans, pour vouloir me larguer ? Est ce que c'est son frique, c'est ça qui t'intéresses ! »
« Je crois que tu devrais te calmer, parce que tu dérailles complètement »
« Tu viens m'annoncer après deux mois de relation, que tu ne m'as jamais aimé et que pendant tout ce temps, tu pensais à une autre nana, alors j'ai tout les droits de m'énerver ! »
« J'ai merdé avec toi, j'en suis conscient et désolé » dis-je honteux, conscient que je resterais impardonnable à ses yeux
« J'en ai rien à faire de tes putains d'excuses » me coupa t-elle. « Je t'ai donné deux mois de ma vie, j'ai fait en sorte d'être patiente, de comprendre quand tu ne voulais pas me voir, ou m'embrasser...Il a perdu sa femme et son fils dans des circonstances atroces, Tanya, ne le presse pas, il finira par surmonter tout ça...Et aujourd'hui, tu oses me dire que je n'étais qu'une bouche trou pour oublier ta putain de starlette, va te faire foutre Edward ! »
« Je suis désolé » ne pus-je m'empêcher de répéter
« SORS DE CHEZ MOI ! » cria-t-elle, folle furieuse. « Je veux plus te voir, ni t'entendre, alors SORS DE CHEZ MOI ! »
Coupable, je finis par obéir et quitter l'appartement, pour la laisser déchaîner sa colère contre sa vaisselle que j'entendis se briser plusieurs fois au sol. J'avais gravement foiré avec elle, et si je ne la savais pas si stable d'esprit, je m'inquiéterais sérieusement des conséquences que pourrait avoir notre rupture sur elle. Mais malgré le chagrin et la déception que j'avais causé chez elle, seule Bella m'importait. Son retour m'était finalement fin à une insupportable bataille contre ma dépression, et mes luttes incessantes contre l'envie de replonger dans mon ancienne addiction...et c'était certainement ce soulagement qui m'épargner toute compassion envers mon ex petite-amie. Dans la voiture, je démarrais rapidement le contact pour rejoindre la route en direction de Forks. Je n'avais qu'une hâte : rejoindre ma belle. Il fallait absolument que je la rassure. Elle avait certainement le droit de douter de mes sentiments après ce que je lui avais fait enduré, mais je finirais par lui prouver qu'elle seule est capable de provoquer ma renaissance, particulièrement après la nuit dernière. Le corps chargé d'un fort taux dopamine, j'aurais pu faire un arrêt cardiaque. Avais-je ressenti autant de plaisir dans le sexe ? Honteusement, je pouvais dire que non. Bella dégageait quelque chose dans son attitude, dans sa voix, ses mimiques, son physique, une espèce de charme envoûtant, une puissance érotique sans qu'elle ne le sache. Revoir l'intensité de son regard alors que ma queue aimait se sentir aussi chaudement serrée en elle. Bella était une incontestablement drogue dure, qui en à peine deux mois avait fait plus de ravage que ne l'ont fait les autres. La voir si soudainement disparaître, avait crée un manque monstrueux et douloureux, qui m'avait détruit chaque jour un peu plus jusqu'à provoqué ma déchéance et un profond dégoût pour la vie. J'en avais expérimenté le côté dépendant et nuisible ces derniers mois, avant même de tester l'effet d'euphorie. Sur son corps, en elle, j'avais retrouvé tout ce que j'avais recherché dans mon ancienne addiction : le désir, la désinhibition, la dimension puissante du plaisir, la quête d'apaisement. Bella était un putain de puissant stimulant, dont je ne pouvais me passer aujourd'hui.
PDV Bella
« Teddy, c'est encore moi et tu ne réponds toujours pas, je m'inquiète de savoir que tu me caches quelque chose...Erika n'a pas non plus appelé, tu crois que c'est mauvais ?...Enfin bref, je t'appelle aussi parce qu'il est 15heures20, j'ai pris mon oxycodone vers 11heures et j'ai d'horrible picotement dans la cuisse et j'ai l'impression de manquer d'oxygène, je suis sérieusement tentée par une autre prise, alors appelles moi vite »
Me posant difficilement contre l'arbre qui faisait face à l'étang, je raccrochais à la fin du cinquième message que je laissais sur la boite vocale de mon tuteur. J'avais décidé de m'isoler quelques minutes, alors que les filles McCarthy barbotaient dans l'eau avec leurs parents, Jazz et Lili.. Même dans une ambiance aussi chaleureuse, j'avais besoin de m'éloigner quelques instants. Au risque de trop souvent m'apitoyer sur mon sort, j'avais souvent l'impression d'être une marginale, exclue du monde...Sauf quand Edward est là. Pourtant le déjeuner avait plutôt été agréable. Rose McCarthy, était loin du cliché de la blonde superficielle mannequin, qu'en faisait le portrait les journaux people. Simple dans sa personnalité, elle avait su très vite me mettre à l'aise, alors qu'Edward m'avait abandonné. Autour d'une table bien garnie, elle avait voulu connaître en détail ma rencontre avec mon ex professeur. Elle, comme son mari, furent étonnés par la proximité qui s'était vite instauré entre nous. La jeune femme m'avait alors expliqué qu'Edward avait fui tout contact social, devenant carrément un hermite, ces deux dernières années. Il est vrai que notre fusion et notre flagrante complicité étaient encore surprenante à comprendre, même pour moi.
Edward avait définitevement foutu un gros bordel dans ma vie, et dans ma vision de l'avenir. Jean Guéhenno, écrivain français, disait « L'amour est cette merveilleuse chance qu'un autre vous aime encore quand vous ne vous aimez plus vous même ». C'était exactement ce que je ressentais aujourd'hui. Traînant la culpabilité de ne pas avoir pu sauver mes parents d'un monstre, puis supporter l'abîme que j'étais, je n'avais aucune raison de sourire face au reflet que je renvoyais dans la glace. Et le centre de rééducation m'avait bien fait comprendre ça. Alors voir une étincelle brillait dans son regard, savoir que c'était pour moi qu'elle étincelait autant, c'était inespéré, particulièrement quand on sait que lui aussi a vécu une perte importante. Inespéré, mais aussi angoissant, je ressentais une panique pas possible à l'idée de le décevoir. J'étais loin d'être une de ses personnes qui respiraient la vie, mais qui plus est j'étais aussi quelqu'un de coincé dans un passé, ce qui m'empêche de vivre aujourd'hui normalement. Mon sentiment de sécurité brisé par l'intrusion meurtrière de Jesse McDonald, il me fallait beaucoup de temps avant de me sentir « protégé » dans une maison, consacrant des heures à placer des verres près de la porte, afin que je puisse entendre quelqu'un pénétrer chez moi, mais aussi des armes dans chaque recoins de la maison. Je subissais chaque jour la perte de mes parents. Il m'était aussi impossible aujourd'hui de regarder un film, sans ressentir un effroyable lien avec mon passé. Mes films préférés, ne l'étaient plus d'ailleurs : Gladiator, Ma meilleure ennemie, La ligne verte, Requiem...Tous ces films qui représentaient l'amour, la perte, l'exécution, la drogue, me renvoyaient douloureusement à ce que je vivais. Chacun de mes gestes est dirigé par l'image constante d'être suivi, surveillé par l'assassin de mes parents. Et puis, il y avait aussi mes "jeux" suicidaires, chaque pensée qui avait rythmé mes jours depuis la mort de ma mère était focalisé sur une nouvelle idée, afin d'attenter à ma vie. Mon esprit commandé par une éternel sentiment d'autodestructrion, il m'était impossible de voir autrement mon avenir que dans un cerceuil. Edward était là maintenant, il m'aimait assez pour ne plus pouvoir se passer de moi...et je crois qu'aujourd'hui, j'ai la nette impression que c'est une mauvaise chose. Contrairement à hier, où j'avais l'assurance que lui à mes côtés, j'étais capable de vivre plus sainement qu'avant, aujourd'hui j'avais des doutes. Est ce que mon amour pour lui l'emporterait sur ce monstre enragé et dévastateur qui s'était développé en moi ? Serais-je capable de préférer une vie à ses côtés, plutôt que près de ma mère ? Je n'en avais aucune idée, et ça me terrifier.
« Est-ce que ça va ? » entendis-je la voix de Rose derrière moi
Effaçant rapidement les larmes qui avaient coulés, face aux cicatrices et à mes reflexions, j'esquissais un sourire en me retournant, pour masquer mon état.
« Est-ce que je peux m'assoir ? »
« Oui »
« Donc tu ne pleurais pas avant que je n'arrive ? »
« C'est l'été, donc rhume des foins » mentis-je maladroitement
« Curieux pour une fille qui vient de l'Arizona »
Amusée, elle passa un bras par dessus mes épaules pour me serrer contre elle. Je ne pus m'empêcher à cet instant de me demander si ma mère me voyait être consoler par l'une des plus grandes mannequins.
« Dis moi ce qui se passe chérie »
« Rien de bien intéressant, je me remémorrais juste les semaines que j'avais passé avec Edward, dans cet étang...j'ai encore un peu de mal à croire que je l'ai enfin retrouvé » abusais-je une seconde fois. « Edward n'aime vraiment pas cette fille, n'est ce pas ? » lui demandais-je
« Tu veux savoir le nombre de fois où ils se sont vus, en deux mois de relation, très peu, et je peux t'assurer que ça n'était pas par envie, Edy craquait parfois, quand il ressassait ses idées noires, alors il pensait qu'en étant auprès d'elle, il pourrait s'éloigner quelques heures de ce qu'il le bouffait, sans faire appel à la drogue...même si il y arrivait rarement » m'avoua-t-elle
« Tu crois sincèrement que je peux rivaliser avec cette fille, parce qu'il a beau me rassurer, j'ai l'impression que je serais jamais à la hauteur...J'angoisse à mort déjà à l'idée de ne pas pouvoir le combler, comme l'a fait Sarah »
« Ah là là, tant de stress inutile mademoiselle Swan...Je n'ai jamais vu un homme aussi obsedé par une femme, qu'Edward l'est par toi, tu as fait partie de notre quotidien pendant 4mois sans jamais être là, Bella aime ça, Bella fait comme ça, si Bella était là, elle dirait ci »
« Désolée »
« Et tu peux l'être » dit-elle sur le ton de la plaisanterie. « Edward est dingue de toi, j'en suis même à me demander si Emmett m'aime autant » ria t-elle. « N'idéalises pas l'amour qu'il y avait entre Sarah et Edward, ça ne servira qu'à te bourrer de perpétuel doute qui boufferont votre relation »
Le corps longtemps déchu de son essence, j'avais fini par la retrouver sur les lèvres de mon amour. Alors peut être que ça voulait dire quelque chose. Peut être que ça suffisait à répondre à mes questions.
Dans ses bras, j'y restais une heure ou deux, avant de rejoindre Jazz. J'avais besoin de lui parler de quelque chose, où lui seul pouvait m'aider. Notre conversation plus qu'éprouvante, j'avais décidé d'aller amuser les petites soeurs McCarthy en cuisinant un gâteau d'anniversaire pour les 25ans d'Edward. Je n'étais pas certaine que ça l'enchante. Les anniversaires deviennent jour de deuil quand ils vous rappelent une année de plus que vous passerez sans la personne que vous aimez. Mais Lili, Emmett et Rose avaient insistés. Pas d'humeur à la fête, Edward avait refuser que sa famille organise quelque chose, il y a deux semaines. Mon retour, notre réconciliation semblaient pour eux une belle occasion d'y remédier. Et après plus d'une heure de préparation, les filles s'adonnèrent à une décoration très colorée du gâteau au chocolat qui s'étalait sur deux étages. Emmett et moi étions de grands gourmand, alors il était nécessaire de faire les choses en grand.
"Il vient d'arriver" nous prévint Lili, excitée
Le coeur paniqué, tout ce que j'espérais c'est qu'il puisse me dire que tout était terminé entre son infirmière et lui. Silencieux, nous attendions qu'il vienne à nous, pour lui dédicacer en chanson un heureux "Happy Birthday". Surpris, il finit par sourire, ce qui me soulagea.
"Vous avez osé" dit-il à la fin de notre chanson.
"Profites petit frère, on a des tas de choses à fêter" lui répondit Emmett
Ca reste à prouver, du regard, je tentais bien que mal de chercher celui d'Edward, espérant y trouver la réponse à mes nombreux doutes.
"Regardes tonton Edy, il est beau notre gâteau" s'exprima Léo, qui était debout sur le plan de travail
"C'est Bella qui nous as aidé"
"J'avais deux excellentes assistantes"
"J'ai hâte d'y goûter" se lécha-t-il les lèvres, pour appuyer ses dires
"Allons poser tout ça dans le salon" finit pas dire Rose
J'imaginais qu'elle voulait nous laisser, son beau-frère et moi. La cuisine désertait, Edward fit quelques pas vers moi, gardant tout de même une distance entre nous. Il s'inquiétait surement de savoir si j'étais toujours en colère.
"Est-ce que c'est fini ? Entre elle et toi, je veux dire" demandais-je timidement, effrayée par la réponse
"Définitevement fini"
Mon souhait de la veille exaucé, je tendais une main vers lui - qu'il attrapa - pour le tirer vers moi et le coincer entre mes jambes.
"Mon coeur et ma queue sont à toi, ne t'inquiètes jamais de ça" souffla t-il contre mes lèvres
"Je t'aime baby boy"
Ma bouche entre-ouverte, il y aventura sauvagement sa langue pour me soutirer un baiser. De manière pathétiquement amoureuse, je pouvais juste dire qu'un de ses baisers me prouvait juste qu'être vivante, c'était jouissif. Haletant, nous finîmes par nous séparer afin de rejoindre le reste de la famille. Dans une ambiance chaleureuse et bonne enfant, je profitais d'une soirée distrayante pour oublier mes maux. Bercée par les bras de mon homme, qui flatter à plusieurs reprises mon cou de baisers, je riais aux blagues de mauvais goût d'Emmett, qui se moquait très gentiment de mes rougeurs provoqués par quelques détails sur notre nuit passée avec Edward.
Vers 23heures, quand Rose décida qu'il était temps d'y aller, pour coucher ses petits diablotins, nous montions Edward et moi, pressés par une envie brûlante de s'adonner à des plaisirs devenus addictifs. Dans ses bras, je me débarassais de mon débardeur alors qu'il refermait la porte du pieds. Allongée doucement sur le lit, je dévorais du regard le corps de mon amant alors qu'il retirait son tee-shirt. Son empressement eu le don de me faire rire, alors qu'il me dégagea de mes baskets et m'arracha violement de mon short, qu'il jeta derrière lui. Mon rire mourut rapidement, quand ses mains entreprenantes se glissèrent sous mon soutien-gorge créant un brasier dans mon bas ventre, qui prit vivement de l'ampleur dans le reste de mon corps. Je me cambrais légèrement quand sa main gauche vint chercher l'attache de ma brassière derrière mon dos pour la dégraffer. C'était la seconde fois que je me retrouvais presque nue sous son regard désireux, et pourtant je ne pus m'empêcher de piquer un fard. Pendant deux longues minutes, il câjola ma poitrine de baisers, avant de continuer sa descente. Le feu me consumant rapidement, je gémis plusieurs fois son nom, le suppliant d'y mettre fin. Prise de spasme dans le bas du ventre, alors qu'il prenait un certain plaisir à me torturer, il finit par ôter mon tanga qui rejoignit mes autres fringues. Et comme ci je ne souffrais pas déjà assez, sa bouche vint titiller avec un certain sadisme mon clitoris.
"Edward" me plains-je
J'agrippais les draps, alors que ses lèvres continuaient de chatouiller mon bouton pendant une lente minute. Remontant doucement à moi, je défis ma poigne autour des draps, pour saisir la nuque de mon bourreau et le ramener contre mes lèvres. Mes mains quittant sa nuque, je tente de déboutonner son jean avant qu'il ne se relève et s'en débarasse totalement.
"J'espère que t'as gardé le lubrifiant" dis-je le regard vissé sur son érection
"Sur la table de nuit" répondit-il alors qu'il s'était à nouveau fait une place entre mes jambes
Dans un mouvement rapide, je pris soudainement la place de dominante.
"Je veux jouer aussi" murmurais-je à son oreille, avant de me délecter du parfum de sa peau
L'aguichant de petits baisers que je laissais sur son torse, je l'entendis dans un petit cri rauque appréhendait ma prochaine destination. C'était la première fois, que j'avais tant envie de faire plaisir à un homme. La fellation m'avait toujours rebuté, même avec Jake, mais avec Edward, ça me semblait naturel et attrayant. Ma main entourant son membre, je le vis me fusiller du regard. Chacun son tour mon pote !
Audacieuse, je pointais le bout de la langue pour exciter son gland, avant de recouvrir totalement de ma bouche, sa queue.
"Putain Bella"
Excitée par ses plaintes, je pris soin de lui faire endurer une souffrance plaisante, avant de me relever. Attrapant le gel rose, posé sur la table de chevet, j'en déposais dans le creux de ma main, avant de la passer derrière moi et de l'étaler sur sa queue. Le lubrifiant bien réparti, je me débarassais des traces restés sur ma main avec un mouchoir que je tirais de la boite, mise la table. Les mains posées à plat près du visage de mon ange, il m'amena doucement à empaler sa bite. La pénétration bien plus agréable que notre première fois, je me laissais aller lentement, faisant résonner dans la pièce un long souffle rauque. Sa queue totalement recouverte, je me relevais avec une putain d'électrisante sensation d'être entièrement bien possédé.
"T'es parfaite !" me complimenta mon amant, alors que je passais mes cheveux sur mon épaule gauche
Flattée, je me penchais pour l'embrasser, nous arrachant à tous les deux un gémissement. Prenant appui sur son torse, il guida doucement mes mouvements de bassin. C'était autre chose de se retrouver en position de dominante ! Le regard prisonnier du sien, je m'habituais lentement à sa présence imposante. Le feu au corps, j'avais l'esprit totalement retouné par cette étreinte puissante. Du regard, Edward me demanda la permission d'aller plus vite, n'y tenant plus. Me penchant très légèrement, il prit en coupe mon cul avant de soulever son bassin et de me donner un coup de rein plutôt brutal, puis un second et un troisième. Il devint incontrôlable et la vitesse à laquelle il me défonça en était déconcertante. Son nom que j'expirais rauquement, semblait le stimuler et lui donner plus de puissance. Fou furieux, il finit par inverser nos positions. Transpirant tous les deux, il prit mon visage dans sa main pour me donner un baiser amoureux avant de se relever. Il retint mes jambes contre lui, et me pénétra de nouveau, avec toujours cette cadence sauvage et bestiale, sans me lâcher du regard. L'extase s'emparant violement de mon corps, mon esprit fut envahi par une sorte d'hallucination psychédélique, comme ci j'étais totalement défoncée. Me resserant plusieurs fois autour de mon amour, je finis par jouir une seconde avant lui.
Hors d'haleine, il se retira et s'effondra contre moi, rendant ce que j'avais pris pour un énième trip, une étreinte réelle. Sans vraie raison, nous éclations de rire.
"L'orgasme dure peut être moins longtemps qu'une dose d'héroine, mais pour rien au monde je préferais une défonce à ton corps" finit-il par dire
Touchée, je le serrais fortement contre moi, avec quelques larmes débordantes. Edward valait la peine que je m'éternise encore un peu ici. Je finirais par mourir un jour, tout le monde meurt, alors il fallait qu'on vive notre truc jusqu'où bout.
"Je t'aime si fort" murmurais-je, la gorge nouée
"Je t'aime aussi mon ange...Je vais aller nous préparer un bain"
Il déposa un baiser dans mon cou et se releva. Je profitais de son absence, pour aller consulter mon téléphone tomber à terre. Aucun appel de Teddy et ça devient très inquiétant.
"Est ce que ça va ?" me demanda Edward, en enlaçant ma taille
"Teddy n'a pas appelé"
"Ton tuteur ?"
"Hum, c'est pas son genre"
"Il s'occupe surement d'un autre jeune"
"Non, il a dit que j'étais son seul cas pour l'instant"
"Je suis sûr que c'est rien de grave"
Jetant mon téléphone sur le lit, je suivais Edward jusqu'à la salle de bains, pour plonger dans le bain relaxant qu'il avait fait couler. Installé derrière moi, il croisa ses bras par dessus mes épaules. Me tournant vers lui, je reposais ma joue contre son épaule, fermant les yeux pour me prélasser de longues minutes, alors que mon homme caressait ma peau.
"Promets moi que tu ne recommenceras plus" me demanda-t-il en relevant mon poignet gauche, bandé
"Tu me donnes une raison de ne plus fuir la vie" le pensais-je sincèrement. "Aors je te le promets" le rassurais-je
Il déposa un baiser sur mon front, avant de reposer mon poignet contre moi.
"Comment ça c'est passé avec Tanya ?" lui demandais-je, après quelques minutes de silence
"Y a eu des cris, quand je lui ai parlé de toi, elle savait déjà qui tu étais"
"Comment ?" ouvris-je les yeux, surprise
"En cure, j'ai gardé une photo de toi, et elle l'a trouvé...Elle t'a tout de suite reconnu, à croire que je suis le seul ne pas avoir su qui tu étais"
"Et c'est pour ça que je t'aime" ris-je. "Tu crois qu'elle pourrait le dire à quelqu'un ?"
"Non, elle est en colère et a surement envie de me tuer, mais elle ne ferait surement pas ça"
"Est ce que ça te fait peur, l'idée que je puisse être si exposé ?"
"C'est pour toi que je m'inquiète...Ces paparazzis vont te prendre en photo, il nous as pris photo..."
"Ne dis rien, s'il te plait" l'interrompais-je
Il m'était insupportable de me rappeler que ce chien avait photographié ma famille, à des buts purement meurtriers. Dans quelques jours, quelques semaines, je devrais à nouveau faire face à ma vie devant, et particulièrement aux paparazzis. Qui me dit que l'un d'entre eux, n'a pas les mêmes intentions que McDonald.
"Faut qu'on en parle ma puce"
"Ca me fait peur" pleurais-je
"Je sais bébé, mais tu seras entourée pendant le procès, et je serais pas loin"
"Tu me jures que tu m'abandonneras pas"
"Je te le promets, on vivra ça ensemble"
Resserant sa prise autour de moi, il me berça longuement avec des mots doux pour apaiser mes sanglots. Appréciant le son éraillé de sa voix, alors qu'il avait fini par me souffler les paroles de "Lovesong" d'Adèle, mes sanglots finirent par se taire et me laisser profiter longuement de son étreinte chaleureuse. Dans notre monde à nous, nous avions quand même dû sortir du bain alors que notre peau se fripper.
A peine vêtue, allongée et calée contre mon homme, nous avions discuter pendant presque une heure de nos souvenirs à deux, évitant soigneusement de parler du procès ou de ce qui s'en rapprocher. Je sentais qu'Edward voulait y revenir mais je ne me sentais pas capable de lui parler de ma rencontre avec Jesse McDonald. J'avais aussi éluder discrètement les questions au sujet de la rentrée prochaine. Je ne lui avais pas encore dit que dans quelques semaines, j'allais devoir rejoindre la Californie, malgré le fait que j'avais hâte de m'y retrouver. Nous ne savions pas encore de quoi serait fait notre avenir à deux. Allions-nous devoir supporter une relation longue distance, si il décidait de rester ici ? J'espérais que non, mais c'était très égoiste de lui demander de me suivre, alors qu'une partie de sa famille vivait ici.
Les caresses de mon amant devenant de plus en plus entreprenantes, il nous fut impossible de réprimer un second désir.
Le lendemain,
Allongée au bout du lit, j'avais passé une horrible nuit blanc, et cette fois mes cauchemars n'y étaient pour rien. Habituellement, l'oxycodone arrivait à faire effet pendant 12heures d'affilés, sans que je ne ressente jamais une sensation désagréable dans mon membre, mais depuis hier c'était différent. J'avais d'affreux picotement dans le mollet, d'intenses et longues décharges électriques dans la cuisse, sans compter les essoufflements qui m'avaient empêché de respirer normalement. Edward avait fini par se réveiller, quand j'avais tenté de me lever et de marcher, pour chercher mon gilet où se trouvait mes pilules.
"Bébé, qu'est ce que tu fais ?"
"Rendors toi, c'est ma patte folle qui fait des siennes" dis-je au bord des larmes
Intrigué par le ton de ma voix, il avait allumé la lumière, inquiet quand il me vit.
"Je vais t'emmener aux urgences" paniqua-t-il en cherchant son jean
"C'est pas nécessaire, je vais prendre un autre cachet et ça ira" l'arrêtais-je
"Tu souffres le martyr, tu peux pas rester comme ça"
"Ca passera, tu sais pas où j'ai foutu ce flacon !" dis-je furieuse
"Bella"
"Aides moi à trouver mes pilules, pour qu'on aille se rendormir !" criais-je presque
Obéissant, il finit par trouver mon flacon orange. Hésitante sur le dosage, je finis par avaler deux gélules, avant d'aller me rendormir. Je devais me faire opérer dans deux jours, mais ça semblaient s'aggraver et j'étais terrifié à l'idée de développer une gangrène, alors il fallait absolument que je contacte le Dr. Johan.
"Est ce que ça va ?" me rejoigna Edward, pour enlacer ma taille
"Un peu mieux" le serrais-je contre moi
Edward remonta le drap jusqu'à ma taille, quand on frappa à la porte.
"Salut les amoureux, Bella, ton tuteur est là, il t'a apporté ça" déposa Emmett un sac à dos sur mon lit. "Et vous devriez vous pressez, ton père arrive Bella, et papa maman aussi, Edy"
"Quoi ?" repoussais-je brutalement Edward, pour me lever
"L'avocate Calvin arrive pour vous parler du procès" dit-il avant de sortir
* Je viens de me rendre compte, que je n'ai jamais donné de précision sur le job que pouvait faire Jazz ? Je me trompe n'est pas ? Parce qu'il me semble que je n'ai jamais dit ce qu'il fait dans la vie notre blondinet. Vous le saurez un peu plus tard.
xoxo
