Bonjour !

Merci encore d'être arrivés jusque là :)

Sarah Black (guest): Je te réponds ici car je ne peux pas t'écrire directement. Merci pour ta review. Je posterai un chapitre par jour, donc, la suite arrivera vite ;). Contente en tout cas que l'histoire te plaise !

Bonne lecture à tous !


Chapitre 11 - Le début des ennuis

De retour dans son dortoir, Rosie observa longuement le bouton de manchette que Sirius lui avait donné quelques heures auparavant : il avait la forme d'un Sinistros. C'est un souvenir, lui avait-il dit. En échange, elle lui avait donné son bracelet sur lequel était gravé ses initiales "RJG". Sirius allait-il faire le rapprochement ? Peut-être que oui, peut-être que non. Ils s'étaient quittés sans rien se promettre. Ils savaient qu'en revenant dans leur vie de tous les jours, ils leur seraient certainement impossible d'être ensemble. Pourquoi cacher leur identité sinon ? Rosie ferma les yeux et se souvint de leurs baisers. C'était la première fois qu'elle embrassait un garçon et elle fut heureuse que ce garçon fut Sirius. Jamais plus ne se retrouverait-elle dans cette situation et elle inspira longuement chassant le poids qu'elle avait sur le coeur. Puis, elle se déshabilla et cacha son costume dans sa minaudière qu'elle déposa dans son sac de cours. En revanche, elle cacha le bouton de manchette sur elle.

Les jours qui suivirent le bal ne furent pas différents des autres : les Gryffondor et les Serpentard se détestaient toujours autant, Rosie traitait Sirius comme à son habitude, lui de même. Quand Rosie l'avait revue le lendemain lors du petit-déjeuner, une partie de son cœur avait espéré qu'il ait fait le rapprochement entre elle et la jeune fille blonde au carré court. Pourtant, cela n'avait pas été le cas : il l'avait saluée de son habituel air neutre. Sa déception fut grande mais elle la fit taire et continua à manger son petit-déjeuner comme si de rien n'était.

Le premier lundi de novembre fut un grand jour pour tous les élèves du cours de potions de septième année. Ils allaient enfin rendre leur devoir sur le Polynectar. Rosie était surexcitée. Son chaudron était placé entre elle et Sirius et elle n'osait plus toucher le liquide marron épais qu'était devenue la potion. Le professeur Slughorn passa devant chaque table pour apprécier la couleur de chaque Polynectar sans dire un mot, et les élèves remplirent un bocal de leur potion et le déposèrent sur son bureau.

- Je vous remettrai votre note la semaine prochaine après avoir analysé vos Polynectar, dit le professeur d'un air joyeux. Je suis ravi de tous les efforts que vous avez fourni pour les réaliser. Et j'attends de vous la même implication pour vos deux prochains projets : le sérum de vérité et le Felix Felicis. Pour le sérum de vérité, vous aurez un mois pour trouver les ingrédients, puis un mois pour le réaliser, comme pour le Polynectar. Votre Veritaserum devra être prêt pour la rentrée après les vacances de Noël. Comme certains ne pourront pas vérifier leur potion pendant vos deux semaines d'absence, je prendrai la liberté de les examiner. Bien sûr, je n'y ajouterai pas d'ingrédients mais au 25ème jour, la potion devra être mélangée 5 fois dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, puis 2 fois dans le sens normal. Je me permettrai donc de faire le nécessaire. N'ayez aucune inquiétude.

- Merci, professeur, répondirent certains élèves.

- Maintenant, venez chercher un chaudron de potion et décomposez-la. Attention, chaque potion est différente et vous ne pourrez pas être aidé de votre voisin. Vous avez deux heures.

Rosie se rendit la première devant les douze chaudrons placés sur le bureau indiqué par Slughorn et en choisit un par hasard. La décomposition d'une potion était l'une de ses activités favorites. Cet exercice lui permettait de révéler ses talents de maîtresse de potions.

Quand elle prit le chaudron entre ses mains, elle ressentit une certaine attirance vers le liquide rose : elle sentait une odeur de livres, de désinfectant et… une odeur subtile de poil de chien ? Sans le vouloir, elle avait été attirée par un philtre d'amour et voulut le remettre sur le bureau pour en choisir un autre mais tous les élèves avaient déjà fait leur choix et par dépit, elle retourna à son bureau, les joues en feu.

Elle s'assit à côté de Sirius qui avait choisi une potion ambrée qui ressemblait à un élixir d'euphorie. Il commençait d'ailleurs à ressentir les premiers effets et avait un air hilare sur le visage. Il lui sourit, puis, tenta de travailler avec assiduité, en vain. Rosie pouffa de rire et se mit au travail.

La journée de cours se passa sans encombres.

Toutefois, un accident se produisit ce jour-même alors qu'elle sortait de son cours de Runes pour se rendre dans la Grande Salle. Elle n'y fit pas attention sur le moment. Néanmoins, quand elle y réfléchit quelques jours plus tard, elle s'aperçut qu'il n'avait pas été anodin et avait été lourd de conséquences.

Le professeur Babbling avait demandé à ses élèves de lui rendre avant la fin de la semaine une traduction d'un texte complexe en runes et certains étaient ressortis du cours révoltés par le peu de temps qu'ils avaient pour rendre ce devoir. Rosie était dépitée. Toutefois, elle ne réchignait pas devant le travail et avait accepté sans se plaindre.

Elle marchait tranquillement en direction de la Grande Salle lorsqu'elle fut brutalement bousculée par deux grands élèves de Poufsouffle. Ses affaires furent éparpillées sur le sol. Elle ne les connaissait que de vue et les invectiva avec force et fracas : "Regardez où vous marchez !" avait-elle crié.

Le garçon et la fille, certainement des cinquième année (mais elle n'en était pas certaine), la toisèrent du regard. Rosie en fut surprise : c'était la première fois que des élèves plus jeunes se permettaient de la regarder de façon hautaine, surtout des élèves d'une autre maison et d'autant plus, appartenant à Poufsouffle.

- Et la politesse, vous connaissez ? leur demanda-t-elle d'un air impérieux.

Les deux élèves ricanèrent et firent mine de partir. Rosie, excédée, releva sa baguette et lança :

- Cinq points en moins pour Poufsouffle, et pour chacun d'entre vous !

Les deux élèves rirent de plus belle et partirent en courant.

- Hé attendez ! cria-t-elle. Je n'ai pas terminé ! Vos noms !

Mais ils avaient déjà disparu. Que se passait-il ? se demanda Rosie. D'ordinaire, elle inspirait la peur et le respect auprès des élèves plus jeunes mais ces deux-là n'en avaient eu que faire. Perplexe, elle ramassa son sac et ses affaires éparpillées. Elle maudit encore plus ces moins-que-rien de Poufsouffle. Si je les tenais ! Puis, n'y pensant plus, elle se dirigea vers la Grande Salle pour aller dîner.

Deux jours après cet incident, Rosie se rendit compte qu'elle avait perdu sa minaudière qu'elle gardait cachée dans son sac de cours. Elle s'en était rendue compte lorsqu'elle étudiait dans la bibliothèque. Elle souhaitait réviser son cours de potions et avait rangé ses notes dans son petit sac. Malheureusement, il était introuvable. Lorsqu'elle découvrit sa perte, son sang se glaça : dans cette minaudière, en plus d'y comporter ses notes et son devoir de Runes, il y avait également les différents courriers que lui avaient envoyés sa mère et son frère Archi, ainsi que son costume du bal d'Halloween. Elle fouilla plusieurs fois son sac mais ne trouva pas la minaudière. Elle décida de le renverser sur la table pour mieux vérifier mais Mme Pince l'invectiva car elle faisait du bruit et gênait les élèves qui travaillaient silencieusement. Rosie regarda autour d'elle et ne vit que deux Serdaigle et un Gryffondor étudiant à quelques tables d'elle et lança un regard noir à la bibliothécaire. Néanmoins, il y avait plus grave : elle avait perdu son petit sac.

Elle décida de ranger ses affaires et de se diriger dans son dortoir. Peut-être l'avait-elle laissé dans un de ses tiroirs ? Ou peut-être était-il tombé au pied de son lit ?

Quand elle accéda à son dortoir, essoufflée, elle fouilla ses tiroirs, son placard, son lit… mais ne trouva rien. Son ventre se tordit de peur : ce sac contenait des objets et des courriers très importants pour elle.

Dans les lettres de sa mère et de son frère, y était mentionné son probable mariage avec Abel Nott. Or, personne à Poudlard n'était au courant.

Dans sa minaudière, il y avait également la robe qu'elle avait porté le 31 octobre, ainsi que la perruque et son masque. Si quelqu'un trouvait son costume et que cette personne avait été présente au bal masqué, elle ferait directement le lien entre elle et Sirius.

Les Gryffondor et les Serpentard se détestaient depuis des générations et les élèves de ces deux maisons évitaient toute relation amoureuse entre eux au risque d'en subir de graves conséquences. Si par malheur cela arrivait, les deux élèves seraient mis au banc de leur maison respective. Rosie se souvenait de Jenny McCarthy et Simon Gilliam l'année précédente, deux septièmes années. Ils étaient sortis ensemble et avaient tenté d'afficher leur relation. Gilliam, Serpentard, avait été la risée de sa maison pendant plusieurs semaines, subissant railleries et moqueries. L'histoire s'était terminée par un lynchage publique du pauvre garçon dans la Salle Commune dont les professeurs n'avaient pas eu vent. Il avait dû terminer sa dernière année en cours par correspondance.

Il était donc hors de question pour Rosie que son baiser avec Sirius soit connu publiquement. Au-delà d'être une Serpentard et lui un Gryffondor, le statut de Sirius Black était très particulier : il était connu dans leur maison comme étant le plus grand traître à son sang. Si Rosamund Greengrass, une sang-pur, sortait avec lui, en plus d'être mise au banc de sa maison, son nom serait sali à jamais. Et bien sûr, ses parents en seraient avertis car ses camarades prendraient un malin plaisir à les en informer.

Rosie continua de chercher son sac pendant près d'une heure mais ne trouva rien. Elle osa même fouiller les affaires de ses autres camarades. Elle lança également un "Accio Minaudière" pour voir si elle pouvait le récupérer mais le sortilège ne fit pas effet, à son grand désespoir. Cela signifiait que quelqu'un l'avait en sa possession et qu'il avait fait en sorte qu'elle ne puisse pas le retrouver.

De ce fait, elle écarta de sa liste l'égarement de son sac. Si elle l'avait juste perdu, elle l'aurait récupéré d'une manière ou d'une autre. Mais puisqu'elle ne pouvait pas le retrouver, cela signifiait qu'il avait été volé.

Devant ce constat, son ventre se tordit encore plus, son coeur battit frénétiquement dans sa poitrine et son visage devint aussi blanc qu'un fantôme.

Elle réfléchit quelques instants et arriva à la conclusion suivante. Une seule personne était capable de voler son sac et elle se prénommait Josepha Mingletown.

Elle descendit dans la Grande Salle pour voir si Mingletown y était présente. Cette dernière était bien là avec ses deux gardes du corps, Mary et Victoria. Elle se comporta avec Rosie comme à son habitude : hypocrite, imbue d'elle-même et prête à la rabaisser à tout moment. Rien n'indiquait dans son comportement qu'elle était au courant de son hypothétique mariage avec Nott, du bal masqué, ni de son baiser avec Sirius. Soit elle jouait bien la comédie, soit elle n'était pas l'auteur du vol.

Trois jours plus tard, Rosie n'avait toujours pas retrouvé son sac et était de plus en plus désespérée. Elle commençait à paniquer mais elle ne pouvait en parler à personne, ni se faire aider par quelqu'un. Elle n'avait pas d'amis à qui se confier.

Un soir, elle était seule à travailler sur son parchemin de Runes dans la Salle Commune (elle avait dû recommencer son projet depuis le début). Elle entendit des coups sur la lucarne. Elle releva la tête et vit l'un des hiboux de l'école. Elle lui ouvrit et ce dernier se dirigea vers elle, et lui déposa un parchemin. Elle était surprise mais n'oublia pas de remercier l'oiseau avant d'ouvrir le courrier cacheté.

"Je connais tes plus noirs secrets. Si tu ne veux pas qu'ils soient dévoilés, rendez-vous samedi soir à minuit dans la Salle des Trophées. Personne ne doit être au courant. Sinon, tu en subiras les terribles conséquences."

Quand Rosie finit de lire le mot, son sang se glaça. Sa minaudière avait été retrouvée par quelqu'un et cette personne avait fait le lien avec elle.