Bonjour,
Si vous voulez tout savoir, pour la robe de Rosie, je me suis inspirée de celle de la marque JJ's House, en légèrement moins décolleté quand même. Cherchez "robe velours bleu forme princesse". Malheureusement, je ne suis pas sûre de l'avoir bien décrite ici.
Bonne lecture !
Chapitre 17 - Le prince charmant existe-il vraiment ?
Rosie commença son stage à l'hôpital de Sainte Mangouste comme elle l'avait prévu, le lundi après son arrivée au manoir des Greengrass. Elle avait longtemps préparé ce stage avec son directeur de maison et attendait de commencer avec impatience. Elle arriva à l'hôpital par l'entrée des visiteurs, son sac sous le bras, contenant un parchemin ainsi qu'une plume pour pouvoir prendre des notes. Elle ne savait pas comment cela se passerait, ne connaissant pas Wyrma Winger, la guérisseuse qui devait la prendre en charge. Elle savait juste que cette guérisseuse était renommée et compétente.
Elle frappa avec anxiété à la porte du bureau de la médicomage, puis entra.
- Bonjour, fit-elle à l'attention de Wyrma Winger, une grande femme à la peau couleur caramel, qui avait l'air aimable. Je suis Rosamund Greengrass.
- Bonjour Miss Greengrass. Le professeur Slughorn m'a beaucoup parlé de vous. Prenez place, je vous prie.
Rosie s'assit devant la guérisseuse.
- J'ai compris que vous étiez une élève douée à Poudlard, reprit Winger, et que vous souhaitiez devenir médicomage après vos études.
- Oui, Guérisseuse.
- Ce stage sera vraiment une chance pour vous car vous pourrez voir comment nous travaillons. Vous savez, ce n'est pas donné à tout le monde !
- Je sais et je vous en remercie !
- Je vous en prie. Je connais bien votre professeur et je vous avoue qu'il est difficile de lui dire non quand il insiste un peu. Il a toujours de très bons arguments.
Wyrma Winger avait dit ces mots avec un sourire. Pas d'ironie, ni d'hypocrisie. Rosie respira enfin. La médicomage lui était sympathique.
- Je suis désolée de vous demander cela dès maintenant, dit Rosie, se sentant en confiance. Mais ma mère a prévu un dîner important ce mercredi qui vient et elle souhaite que je ne rentre pas trop tard au manoir.
Elle regarda la guérisseuse avec espoir et de son air le plus sympathique possible.
- Vous savez, je connais très bien votre mère, Miss Greengrass, dit Winger d'une voix souriante. Je sais qu'il est difficile de la contredire quand elle a une idée en tête.
- Oui, en effet, dit Rosie.
- Ne vous inquiétez pas ! Je vous laisserai partir plus tôt ce jour-là.
Sur ce, Wyrma Winger se leva et demanda à Rosie de la suivre. Cette dernière fut soulagée et suivit la médicomage sans poser de question.
Ces trois jours à l'hôpital de Sainte Mangouste furent comme un rêve devenu réalité pour Rosie. Elle n'avait pas de patients à sa charge mais elle suivait différents médicomages selon leur spécialité : un jour, elle était dans le service des Blessures par Créatures Vivantes, un autre, dans celui des Virus et Microbes Magiques et ainsi de suite. Elle apprit plus en trois jours qu'en deux ans à Poudlard. Rosie ne savait pas encore dans quel service elle voulait se spécialiser mais elle avait eu cette chance folle de pouvoir observer le travail de chaque guérisseur. Elle allait profiter de cette expérience jusqu'au bout de ses vacances.
Quand vint enfin le jour de sa rencontre avec la famille Nott, Rosie fut tendue toute la journée. Ses collègues avaient remarqué son agitation mais ils n'avaient rien dit. Quand sonna 17h, l'heure de rentrer chez elle, elle inspira un grand coup et le coeur lourd, partit par la sortie du public pour aller transplaner dans une ruelle à l'abri des regards.
Dès qu'elle mit un pied dans le manoir, elle sentit que toute la maisonnée était en effervescence. Les elfes de maison couraient dans tous les sens. Sa mère donnait des ordres à tout ce qui bougeait et faisait virevolter sa baguette : le manoir devait être impeccable. Quand sa mère la vit, elle s'avança vers elle et lui ordonna, plus qu'elle ne lui demanda, d'aller directement dans sa chambre pour se préparer. Quand Agatha Greengrass était dans cet état, il ne fallait pas la contredire. Rosie fila illico presto dans sa chambre où son elfe Alfie l'attendait.
- Bonjour, maîtresse, lui dit-elle.
- Bonjour, Alfie.
- Veuillez retirer vos vêtements, s'il vous plait ! Vous allez devoir prendre une douche !
- Vraiment ? Est-ce nécessaire ?
- Maîtresse Agatha l'a demandé, donc, il faut que vous vous laviez.
Rosie savait qu'elle ne pouvait pas contredire Alfie si c'était un ordre direct de sa mère et alla se laver sans poser de questions. Quand elle revint dans la chambre, elle vit une robe posée sur le lit. C'était une robe longue évasée en velours de couleur bleu sombre. Le décolleté était vertigineux et elle vit que son dos était quasi nu. Les manches lui arrivait au trois-quart de ses bras. Cette robe ne lui correspondait pas du tout, Rosie détestant s'habiller comme une princesse mais elle dut quand même la mettre, sa mère ayant ordonné qu'elle la porte. La robe lui allait parfaitement : elle était assortie à la couleur de ses yeux et mettait en valeur ses formes parfaitement. Elle mettait en avant sa poitrine généreuse et suivait la courbure de ses hanches. Alfie la coiffa en lui brossant longuement les cheveux et lui posa une tiare sur le haut de sa tête.
- Je ne veux pas de cette tiare ! dit brusquement Rosie en tentant de l'enlever.
- Vous devez la mettre, se plaignit Alfie ! C'est un ordre de Maîtresse Agatha !
Cette tiare, assortie de diamants et en argent gobelin, faisait partie de la famille des Greengrass depuis plusieurs générations. Quand elle se regarda dans le miroir, Rosie avait l'impression d'être une princesse déguisée, elle n'aimait pas du tout l'image qu'elle renvoyait. Mais malheureusement, c'était le but recherché par sa mère. Elle se mordit la lèvre inférieure. Pourquoi dois-je subir toute cette mascarade ? pensa-t-elle. Elle accepta néanmoins la tiare. Il n'était pas possible de discuter avec Alfie. L'elfe de maison ne suivait que les ordres qu'on lui avait donné. Si Rosie n'acceptait pas les vêtements que l'elfe lui donnait, cela retomberait sur la pauvre créature. Elle soupira de frustration.
Alfie finit de la maquiller, puis, demanda à sa maîtresse de se mettre debout. Elle sortit des escarpins argentés et les lui mit. Quand Rosie se regarda finalement dans le miroir, elle se dit qu'elle avait néanmoins fière allure. Sa mère avait un très bon goût vestimentaire. Elle se sentait quand même déguisée : ce n'était pas elle.
- Voilà, c'est terminé, Maîtresse Rosamund ! dit Alfie, ravie, les yeux pétillants. Vous êtes magnifique !
- Merci Alfie, soupira Rosie. Je peux descendre maintenant.
- Non, pas tout de suite ! Maîtresse Agatha souhaite que vous fassiez votre entrée quand la famille Nott sera arrivée.
D'exaspération, Rosie faillit jeter la tiare sur le sol. Elle détestait son accoutrement et en plus, elle devait attendre ! Qu'avait sa mère en tête ? Bien sûr, elle le savait au fond d'elle mais c'était beaucoup trop. Heureusement pour elle, son frère Archi frappa à sa porte et entra. Il la regarda de haut en bas, entre fou rire et émerveillement.
- Ne te moque pas, Archi, s'il te plait ! supplia-t-elle.
- Mais tu es très belle, Rosie, affirma-t-il, en s'approchant d'elle et en lui déposant un baiser sur le front.
- Je ressemble à un épouvantail déguisé !
- Mais pas du tout ! Tu feras vraiment grande impression auprès des Nott.
- Oui, malheureusement…
Archi remarqua le désarroi de sa sœur et l'enjoignit de s'asseoir sur son lit, en lui prenant les mains dans les siennes.
- Ne t'inquiète pas ! dit-il.
- Tu sais bien que je vais devoir accepter ce mariage ! s'écria-t-elle, au bord des larmes.
- Peut-être, lui répondit-il, d'une voix rassurante. Mais de quoi as-tu peur ? Il ne t'arrivera rien ! Cet Abel Nott, il n'est pas si monstrueux que cela ! Peut-être qu'il te plaira !
- Tu parles ! Je me rappelle de lui ! Il ressemblait à un demi-géant dégingandé !
- Je crois qu'il a changé, tu sais ! On m'a dit qu'il avait du succès auprès de la gente féminine !
- Tu dis ça pour me remonter le moral mais je sais qu'il ne me plaira pas !
- Ne dis pas ça ! Tu ne l'as pas encore rencontré ! Tu auras peut-être une belle surprise !
Rosie le regarda d'un air suspicieux. Comment pouvait-il être aussi décontracté ? Bien sûr, ce n'était pas lui qu'on allait marier de force !
- Je sais ce que tu penses, Rosie, lui dit-il en lui serrant les mains. Mais tu sais que dans notre famille, il ne nous sera pas possible de faire un mariage d'amour. Pour ma part, je le sais depuis des années !
- Mais je ne veux pas être une simple femme au foyer comme Mère, se plaignit Rosie.
- Tu n'es pas obligée de rester à la maison ! Je suis sûre que ton futur mari pourrait accepter tes ambitions de sorcière !
- Non, vraiment, je ne pense pas ! En tout cas, ce n'est pas ce que Mère m'a dit.
- Ne t'inquiète pas ! Tu es majeure et tu as le droit de faire ce que tu veux ! Ecoute, je serai là, à tes côtés. Si vraiment, ça ne va pas, je serai là pour t'aider, d'accord ?
- D'accord !
Elle prit son frère dans ses bras, reprenant un peu de courage. Puis, Alfie demanda à son maître de descendre dans le salon, les invités allaient bientôt arriver.
- On se voit tout à l'heure ! lui lança-t-il, en lui faisant un clin d'œil.
Rosie alla s'asseoir sur son fauteuil devant la cheminée de sa chambre et essaya d'attendre patiemment l'arrivée des Nott. Mais son esprit bouillonnait et son ventre se tordait à chaque bruit qu'elle entendait. Elle avait du mal à garder son calme. Peut-être qu'en me préparant une potion de détente, j'irai mieux ? se demanda-t-elle. Malheureusement, ses pensées n'allèrent pas plus loin car son elfe de maison lui indiqua qu'il était temps qu'elle descende. Ce qu'elle fit.
Elle descendit les grands escaliers du manoir des Greengrass avec grâce (elle marchait surtout doucement en se maintenant à la rambarde, de peur de tomber à cause de ses hauts escarpins) et elle vit la famille Nott qui l'attendait en bas des escaliers avec ses parents. Ils levèrent la tête quand ils l'entendirent arriver. Monsieur et Madame Nott lui firent un grand sourire, leurs regards étaient plutôt avenants ce qui rassura quelque peu Rosie. Elle leur répondit par un sourire timide. Puis, son regard se tourna vers leur fils, Abel. Ce dernier avait bien mûri depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu quatre ans auparavant. Et elle comprit ce qu'avait dit son frère : il était grand, certes, mais il n'était plus le jeune homme qui avait grandi trop vite. Fort heureusement, il s'était un peu épaissi au niveau des épaules et il avait plutôt fière allure dans son costume. Son visage était plus masculin que dans les souvenirs de Rosie : mâchoire carrée et pommettes hautes. Il était blond avec des yeux bleus profonds. On pouvait le qualifier de bel homme. Rosie ressentit un petit picotement au niveau de son ventre. Étrange.
Quand elle arriva en bas de l'escalier, elle s'avança vers les Nott avec un grand sourire sur le visage et leva la main vers eux.
- Bonjour ! dit-elle cordialement. Je suis Rosamund, enchantée de vous connaître.
Monsieur et Madame Nott se présentèrent également en lui serrant la main. Puis, ce fut le tour d'Abel. Il lui prit la main et à la grande surprise de Rosie, la baisa. Il effleura à peine le dos de sa main de ses lèvres mais elle ressentit comme de l'électricité. Elle se figea mais se reprit rapidement. Elle ne put néanmoins empêcher son rougissement. Que lui arrivait-il ?
- Enchantée de vous connaître, Rosamund, lui dit Abel d'une belle voix grave.
- Tout le plaisir est pour moi, dit-elle par mécanisme.
- Et si on allait dans le grand salon ? s'exclama son père. Nous allons vous présenter le reste de la famille.
Et ils se dirigèrent tous vers le salon des Greengrass. Abel lui proposa son bras. Rosie fut surprise par ses belles manières et accepta en posant sa main sur son avant-bras.
Quand arriva le dîner, Monsieur Nott fut installé à côté de la mère de Rosie, Madame Nott à côté de son père, et Abel juste en face d'elle. Ses frères s'étaient installées à sa gauche et à sa droite. Malgré le côté très formel de la disposition de la table, le fils Nott n'avait pas l'air de se sentir gêné et adressa un grand sourire à Rosie lorsqu'il s'installa.
Ils parlèrent de choses et d'autres pendant le repas. Rosie fut surprise de passer une bonne soirée : Abel n'avait pas l'air d'être si bête qu'il avait semblé l'être à Poudlard. Il était même plutôt intelligent. Il travaillait dans l'import export de meubles asiatiques et était devenu en très peu de temps le directeur adjoint de la branche internationale de son entreprise. Il parlait une dizaine de langues, ayant un don pour cela et apprenait aujourd'hui le mandarin et la langue des gobelins, le gobelbabil.
- C'est une langue rude, dit-il en réponse à une question d'Alex. Mais dans mon milieu, il est nécessaire de la connaître. Je suis souvent en affaires avec les gobelins. Et apprendre cette langue me permettra de mieux les comprendre.
- Je n'ai jamais été bon en langues étrangères, s'exclama Alex. Mais j'aimerais bien savoir parler le gobelbabil. Cela me servirait bien dans mon travail. Parfois, quand mes collègues gobelins ne parlent que dans leur dialecte, je me sens un peu exclu...
- Alors, dans ce cas, je vous conseille la méthode de Radruk !...
Rosie sentit un coup sur sa jambe. Elle tourna son regard vers Archi, qui la questionnait sans paroles. "Alors ?" semblait-il dire avec ses yeux. Rosie haussa des épaules d'un air "Je ne sais pas encore, on verra !". Son frère lui fit un clin d'oeil et hocha la tête vers Abel. Puis, il haussa deux fois les sourcils comme pour dire "Il est pas mal, tu ne trouves pas ?". Elle lui répondit avec un sourire en penchant la tête sur le côté "Oui, peut-être !".
Après cet échange silencieux, Rosie tenta de reprendre le cours de la conversation. Mais elle était trop préoccupée par son observation d'Abel Nott. En effet, il était plutôt beau garçon, avait de très bonnes manières et sa conversation semblait intéressante. Elle avait ressenti quelques soubresauts dans son ventre quand il avait posé les yeux sur elle. Malgré tout, elle le trouvait un peu trop parfait. Elle essayait de superposer l'image de l'adolescent dont elle se rappelait lorsqu'il était encore à Poudlard sur ce jeune homme mais elle n'y arrivait pas. Il était devenu une toute autre personne.
- … Miss Greengrass ? demanda Nott, à son attention.
Rosie n'avait pas remarqué qu'elle l'observait toujours et se reprit, légèrement gênée.
- Oui… ? demanda-t-elle, reprenant ses esprits.
- Je me demandais si vous alliez bien, répondit-il dans un sourire. Car vous étiez très pensive.
- Hum… oui, ne vous inquiétez pas ! Et appelez-moi Rosamund, s'il vous plaît !
- D'accord.
Il lui fit un grand sourire et elle put apprécier ses belles dents blanches.
Le dîner continua tranquillement. Arriva enfin le digestif qu'ils décidèrent de prendre dans le grand salon.
- Et si je vous faisais visiter nos serres, Monsieur Nott ? demanda la mère de Rosie.
- Oui, cela me plairait vraiment, répondit ce dernier.
- J'aimerais bien les voir également, renchérit Madame Nott.
- Alors, allons-y ! dit son père. Les garçons ?
Et son père enjoignit ses fils à les suivre. Rosie remarqua que ses parents et ceux d'Abel n'avaient pas été très subtils pour partir de la pièce afin de laisser seuls quelques instants leur fille et fils respectifs. Abel s'en rendit compte également mais ne dit rien. Ils se retrouvèrent seuls dans le salon. Rosie se sentit subitement embarrassée et chercha un sujet pour briser la glace mais ne trouva rien. Son compagnon prit la parole au bout de quelques instants.
- Comment se passe votre stage à l'hôpital de Sainte Mangouste ? demanda-t-il. J'ai appris que vous y travailliez pendant vos vacances de Noël.
- Tout se passe bien, merci, répondit Rosie, ravie de pouvoir parler de l'hôpital. Je découvre de nouvelles choses chaque jour. La guérisseuse Winger m'aide vraiment à me sentir à l'aise.
- Je vais peut-être vous poser une question indélicate mais pourquoi avoir décidé de faire ce stage ? Vous n'y étiez pas obligée.
Rosie l'observa. Il était assis sur l'un des grands fauteuils du salon et la regardait d'un air interrogatif. Elle décida de lui dire franchement ce qu'elle comptait devenir afin de voir sa réaction.
- Je souhaite devenir Médicomage, après mes études à Poudlard, affirma-t-elle. J'ai toujours voulu devenir une guérisseuse, ce métier me passionne : m'occuper des patients, faire des recherches sur les blessures, trouver la bonne potion ou le bon remède, les guérir… Le sujet est tellement vaste et si intéressant.
- Je vois, dit-il d'un air pensif.
Rosie inspira profondément, elle devait lui poser la question qui la taraudait depuis longtemps et devait en avoir le cœur net maintenant.
- Abel, dit-elle doucement. Je dois vous faire une confidence : l'annonce de mon mariage avec vous par mes parents a été assez abrupte. Je ne m'y attendais pas. Nous ne nous connaissons pas, vous voyez.
- Oui, en effet, répondit-il, dans un sourire, il la regarda dans les yeux.
- Hum…, continua-t-elle, d'un air hésitant, comme vous le savez, je souhaite devenir Médicomage et… si nous nous marions… accepteriez-vous mon métier ?
Elle observa sa réaction pour voir s'il allait mal réagir. Mais son visage resta impassible. Sa question ne semblait pas l'étonner. Enfin, il lui sourit.
- Pourquoi vous empêcherai-je de faire ce que vous souhaitez ? demanda-t-il.
- Je ne sais pas, vous savez, dans les mariages, on ne peut pas faire tout ce qu'on veut, lui répondit-elle.
- Oui, c'est vrai que si vous me demandiez mon accord pour partir un an au fin fond de l'Amazonie, peut-être que j'y mettrai mon veto. Mais ce n'est pas le cas, n'est-ce pas ?
- Non.
- Je trouve que devenir Guérisseuse est une très belle ambition. J'ai appris que vous étiez très douée dans vos études et je ne pourrai pas vous empêcher de faire carrière dans ce domaine si cela était votre désir.
Subitement, le cœur de Rosie fut plus léger. Si elle se mariait avec Abel Nott, il ne l'empêcherait pas de réaliser son rêve le plus cher.
- Est-ce que ma réponse vous convient ? continua Abel.
- Hum… oui.
- J'ai cru comprendre que vous aviez des réticences sur notre mariage, d'où cette rencontre. Dites-moi, Rosamund, vu que nous parlons franchement. Ai-je réussi à vous convaincre ?
Il lui posa cette question les yeux plein d'espoir. Rosie en fut surprise.
- Mais, vous, Abel, cela ne vous dérange pas de vous marier avec moi ? Nous ne nous connaissons pas.
- Je vous avoue que moi aussi, j'ai eu quelques doutes au début, sourit-il. Mais ils ont disparu dès que j'ai posé les yeux sur vous aujourd'hui.
Rosie fut gênée par le côté direct du garçon. Il l'observait sans ambiguïté.
- Consentiriez-vous à me prendre pour époux ?
