Hello girlz ! me voilà avec un nouveau chapitre après je ne sais combien de semaines d'absence, et croyez moi je suis toujours aussi désolée de rallonger mes temps de post ! J'espère que vous me pardonnerez !

Il est 22h11 et le temps m'empêche de répondre à vos reviews tout de suite, mais je rééditerais ce post pour répondre aux anonymes, pour les autres, ce sera comme d'habitude...

Merci encore pour vos reviews qui m'encouragent toujours à vous donner un chapitre de qualité - même si ce n'est pas toujours le cas :( - Certaines commentent aussi mes autres fics qui ne valent certainement pas d'aussi bonne review mais ça me fait toujours plaisir !

Je ne vais pas bavarder plus et vous laisser à la lecture de ce nouveau chapitre qui j'espère vous plaira...Oh une dernière chose, ce PDV d'Edward est en deux partie, celui ci s'étalant sur une trentaine de pages pour être poster en une seule fois


Chapitre 26

« La pire des drogues reste l'amour. Tu m'as rendu à la vie, redonné goût aux émotions. Partout où j'allais, je ne voyais que ta bouche fraîche et mes yeux s'embuaient en ton absence. Un reste d'innocence me donnait le rouge aux joues. A partir de maintenant et jusqu'à ta mort, chaque fois que quelqu'un prononcera ton prénom, il est possible que mon regard se perde un tout petit peu dans le vague. Les autres diront : « il a trop bu », « il a des absences », mais moi, je m'en moquerai, je serais déjà loin, contre toi à Los Angeles entre tes bras dorés, ou à Porto Ercole perdu dans tes longs cheveux salés, à Istanbul et Moscou et Amsterdam contre tes seins crémeux, dans le paradis de l'amour réciproque. Ce rêve impossible auquel tu m'as un jour, de nouveau, donné l'accès. »

Fréderic Beigbéder


Secoué par ce foutu téléphone, je l'attrapais aveuglément alors que je me rendais compte de la place vide laissée par Bells.

« Allô ? »

« Putain Ed, il doit être 13heures chez toi, qu'est-ce que tu fous encore dans ton pieu » reconnus-je la voix d'Emmett

J'étirais un sourire dans mon oreiller, heureux de l'entendre. Son retour à L.A et l'absence de Bells avait rendu nos contacts limités. Il était toujours celui qui appelait, et j'éludais au mieux ses questions pour ne pas l'inquiéter de ma nouvelle reconversion dans les combats extrêmes. J'avais intimé à Jazz un soir où j'étais rentré avec le visage complètement fracassé, de ne rien dire à Emmett, alors qu'il l'avait au téléphone. Juste prétendre que j'avais réussi à trouver un poste dans un lycée pas trop loin.

« Bells est de retour, j'ai pas vraiment dormi »

Je me redressais alors que son rire tonitruant m'éclata le tympan.

« Comment une petite minette de 18ans a bien pu t'épuiser petit frère »

« Cette fille est une folle furieuse »

J'éloignais une seconde fois le téléphone de mon oreille.

« A part ces retrouvailles que j'imagine très brûlantes, comment elle va ? » s'enquit-il avec sérieux

Son retour inattendu, je crois que je ne réalisais pas encore sa présence ici. Dans cet appart. A des kilomètres du centre psychiatrique. Dans mon lit. Elle continuait de me manquer tout en étant près de moi. Pas certain qu'elle m'appartienne encore totalement. La crainte de la perdre une nouvelle fois résidait toujours dans le fond de mes tripes, malgré ses vaines tentatives de me rassurer. Je ne pouvais encore croire que la thérapie avait réussi à colmater ses plaies. Et je ne devrais probablement pas m'attendre à tout ce que tout soit pansé. Je sentais encore en elle cette putain de fragilité qui pouvait la faire basculer à tout moment et l'obliger à envisager de se retrouver au bord d'un pont ou armé d'une lame de rasoir. Je doutais toujours malgré ce bonheur retrouvait depuis deux jours. Bonheur encore à mon goût fragile et qui pourrait finalement se révéler éphémère.

Pourtant toutes ces réticences vis-à-vis de sa guérison, je n'arrivais pas à repousser ce putain de sentiment d'espoir, qui m'envahissait chaque fois qu'elle était là….qui me démolissait chaque fois qu'elle partait. Il m'était impossible de m'arracher à cet optimisme fou et traître que le verdict prononcé en notre faveur, pourrait enfin nous permettre de tourner la page, à défaut de s'en débarrasser totalement et de nous offrir un avenir plus stable et certain. Les doutes et les angoisses mises en veille depuis son retour, j'avais besoin de m'évader après sa si longue et pesante absence. Son rire enfantin, ses yeux brillants, et cette espèce de joie de vivre qui arrivait parfois arriver à percer la noirceur de son âme étaient là près de moi pour le moment, et c'était tout ce qui comptait . Elle était en vie, plus rayonnante que jamais, et tout aussi captivante. Des reflets chatoyants sur sa cascade de boucles épaisses, son visage dégageait pour la première fois la fraîcheur de ses dix-huit années. Son corps avait repris cette couleur blanche moins cadavérique que lorsque j'étais venu lui rendre visite. Sa sérénité transparaissait à travers chaque pore de son corps. Je savais que cette thérapie ne l'avait pas complètement guérie, elle gardait certaines failles, j'étais loin d'être stupide pour croire qu'elle puisse oublier ce qui s'était passé ses douze derniers mois. Mais elle semblait avoir accepter la perte de ses parents, leurs absences...J'avais sans doute été aveuglé depuis son retour par son aspect physique si changé. En quelques heures, ces plaisirs charnels qu'elle avait su m'offrir sans retenue m'avait permis de me vider le corps et l'esprit de six mois de tensions et des angoisses qui m'avaient épuisés si bien physiquement que mentalement. Si je ne m'étais jamais plein de son style débraillé, grunge, qui étrangement me faisait bander – je ne me reconnaissais pas avec cette nana - son côté glamour que j'avais jusqu'alors aperçut qu'au travers de ses apparitions publiques postées sur le net, m'avait définitivement surpris dans la nuit. Je n'avais jamais bandé aussi vite que lorsque je l'avais vu perché sur ses putains de hauts talons. Bavant littéralement devant la volupté de son corps moulé dans une petite robe noire, je n'avais pu nier le connard superficiel qui sommeillait en moi. J'aimais cette manière si hypnotique qu'avait ses seins de s'agiter quand je me mouvais en elle frénétiquement. J'aimais voir son cul charnu claquait contre moi lorsque je la prenais en levrette. Elle maudissait des formes dont je me vantais chaque jour d'en être possesseur. Et mieux encore, j'aimais cette putain de timidité rougissante qui flattait mon putain d'ego.

J'aimais cette putain d'assurance que j'avais acquis auprès d'elle…

Mais finalement, c'était tout ce qu'elle était qui me donnait ce putain de sourire abruti que je percevais dans la glace accroché à côté de moi. Six mois sans elle à se nourrir que de putain de fantasmes…et je pouvais enfin jouir de sa présence enivrante.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

Je ne répondis pas, et allais chercher ses Doc Martens que je lui fis chausser. Je lui passais l'un de mes sweat par-dessus son tee-shirt et lui enfoncer un bonnet sur la tête. Je me couvrais à mon tour puis attraper sa main pour nous conduire hors de l'appartement.

« Où tu nous emmènes ? » rit-elle alors que nous remontions l'escalier de secours qui nous ramenait sur le toit

« Tu verras »

En haut des marches, je poussais brutalement la porte de sortie de secours dont je bloquais la fermeture avec une pierre que je gardais toujours tout prêt. Sur le toit, je couvrais ses yeux et nous fit marcher jusqu'à quelques mètres du bord, avant de laisser tomber mes mains pour voir la vue surprendre son regard. Malgré les flocons qui tombaient sur tout Seattle, les lumières des gratte-ciels et l'éclairage d'un centre commercial situé à quelques kilomètres de la résidence nous permettait de percevoir l'immensité de la ville.

« Dis-moi comment tu te sens ? » soufflais-je dans son oreille

« Libérée…et invulnérable» afficha-t-elle un air sérieux, comme frappée par une prise de conscience

Elle fit quelques pas devant, puis releva les bras. Je laissais un sourire béat s'étirer sur mes lèvres, en l'observant tourner sur elle-même, la tête penchée en arrière pour goûter aux flocons qui fondaient sur sa langue.

Un ange n'avait jamais eu pareille forme humaine...

Je courrais la rattraper quand elle fut prise de vertige.

« Je crois que j'ai trop bu » gloussa-t-elle

« Probablement » ris-je face à ses perles marrons qui scintillaient à la lune

Ses mains liées aux miennes, je la repoussais tout en la retenant.

« Vous dansez mademoiselle Swan ? »

« Il n'y a pas de musique »

« Je connais une très bonne chanteuse qui pourrait nous arranger ça »

Un large sourire aux lèvre et ses rougeurs qui réchauffaient ses joues lui donnèrent cet air malicieux que j'affectionnais tant. Doucement, elle récita les premiers mots de « Diamonds » de Rihanna.

« Shine brought like a diamond » répéta-t-elle deux fois alors que je la ramenais contre moi pour la faire tournoyer sur elle-même. « Find light to be happy, I choose to be happy »

Pétillante malgré le froid qui nous atteignait finalement peu grâce à l'alcool absorbé et l'euphorie qu'il provoquait, je la fis danser saisissant chaque parole qu'elle me dédiait.

« You and I, you and I, we're like diamonds in the sky…You're a shooting star I see, a vision of ecstasy » crit-elle, en riant

Occupant la grande terrasse, je finis par la faire volontaire buter contre le mur de l'escalier de secours, pour glisser ma langue dans sa bouche, le cœur palpitant sous la vision de son visage angélique et son corps dansant sous la neige. Je n'étais pas simplement dingue d'elle, je n'étais pas simplement dépendant de sa personne, c'était bien plus profond que ça. J'étais viscéralement lié à elle. Depuis le premier jour, depuis le premier instant où elle a débarqué dans ma vie, dans cette salle de classe. J'étais foutu bien avant de le savoir. Enchaîné à ses pieds sans même le vouloir.

« We're beautiful like diamonds in the sky » souffla-t-elle une dernière fois

Ma langue bataillant pour dominer la sienne, elle s'accrocha à ma nuque. Bousculé par le désir de m'enfouir en elle, je baissais rapidement sa culotte qui tomba à ses pieds. Elle releva les jambes pour s'en séparer totalement quand je défis mon pantalon pour libérer mon érection, puis la soulever pour doucement la pénétrer.

« Je t'aime bébé » ressentis-je le besoin de lui souffler contre ses lèvres

« Idem baby boy » souffla-t-elle, le regard vitreux

Mes yeux rivés sur ses lèvres qui soufflaient chaudement contre mon visage, je me concentrais sur le plaisir qui m'attira plus profondément en elle.

Je crèverais si je devais encore la perdre…

Avec autant d'agilité que je le pouvais, j'allais et venais en elle pour apprécier de la sentir si fortement m'enlacer la queue. Je relevais les yeux, et vis le plaisir surprendre ses iris. Elle se contracta aussitôt autour de moi, récoltant ma jouissance au fond d'elle.

« Ed...Ed, est-ce que tu t'es rendormi ? »

« Pour l'instant, elle a l'air …heureuse » finis-je par répondre

Et passionnée...surtout passionnée !

Ce n'était pas tant nos multiples ébats qui m'avait épuisé, mais cette énergie qu'elle avait mis alors que nous abordions en détail nos projets. Jamais je ne l'avais vu si passionnée. Elle débordait d'idées qu'elle avait beaucoup de mal à contrôler. Révéler l'un de mes plus grands secrets à Bells avait été une très mauvaise idée. Elle s'était beaucoup trop emballée à mon goût pour des choses qui ne sortiront par de leur carton. J'écrivais ces trucs pour évacuer certaines pensées…et malgré mon penchant obsessionnel pour l'écriture, je n'étais pas prêt de dévoiler ses textes dont je n'étais pas forcément fier.

Je savais que j'aurais dû simplement fermer ma gueule et lui mentir.

Cette dingue m'imaginait déjà avec Lana Del Rey…Ses antidépresseurs ne faisait qu'aggraver ses délires !

J'aurais pu lui dire qu'enseigner est toujours ce que j'ai fait et que ce serait probablement toujours ce que je ferais, en dépit du désintérêt total pour cette carrière qui m'avait peu à peu habité. J'avais encore en travers de la gorge l'échec du conservatoire, qui m'avait permis de me débarrasser de mes illusions et d'y voir plus clairement dans mon avenir. Ça ne devait pas changer aujourd'hui parce que le nain excité qui me servait de petite amie croyait en moi. Passé des heures à s'échanger des idées sur quelques bouts de papier, avait fait revivre ses stupides illusions de musicien vagabondant à travers les bars de tout le pays pour inspirer le temps d'une soirée, des souvenirs, une émotion, un sourire.

Cette nana me tuera de putains d'espoirs…

Et cette vivacité dont elle avait fait preuve alors qu'elle était à moitié ivre, après cinq heures de routes ne s'était pas seulement porté sur ses bouts de papiers. Tout y passait, sur une dizaine de pages, elle y avait listé tout ce qui composerait notre avenir. Envahi par une soudaine confiance en soi, en ce procès, elle brûlait d'envie que le futur commence maintenant. Ses études à Stanford, notre cohabitation, mais aussi la poursuite des missions humanitaires de Renée. Elle voulait s'investir de nouveau dans ses grandes causes qui l'avaient rendus si fière de sa mère. Si honteuse d'avoir vécu telle une dépravé pendant ces deux dernières années, elle voulait redorer son image auprès d'elle, certaine que sa mère l'observait de là où elle se trouvait.

Tout comme pour ma possible carrière dans la musique – dans laquelle je ne croyais finalement plus, une fois l'ivresse et l'euphorie du moment passées – je m'étais prêté au jeu, imaginant chaque moment passé à ses côtés.

« Mais… »

« Je sais pas…Le procès est dans quelques jours alors je doute encore qu'elle soit complètement prête à éviter de se retrouver à la case départ »

« Est-ce que vous en avez parlez ? »

« On essaie de le faire le moins possible...On prend déjà un énorme risque en se voyant clandestinement »

« Et toi, comment tu te sens ? »

J'étais tenté de lui mentir, comme je l'avais fait avec Bells en lui assurant être prêt à témoigner. Ce qui était totalement faux. Elle n'avait pas besoin de savoir que j'étais complètement terrifié à l'idée de me retrouver sur ce foutu banc des témoins. Que je n'étais pas aussi sûr de supporter les attaques de l'avocate de ce chien. Que je n'étais pas sûr de le regarder dans les yeux, malgré ses six derniers mois où j'avais tenté de me construire une carapace. J'avais peur de perdre mon putain de sang-froid lorsque je devrais voir douze paires d'yeux posés sur le corps nu et méconnaissable de ma femme.

« D'après l'avocat, je vais devoir sérieusement tenir tête aux attaques de la pouffiasse qui le défend »

Cette pétasse m'accusait carrément d'avoir voulu me débarrasser de Sarah et de notre fils pour toucher une assurance vie, et reprendre ma supposée vie de Don Juan. J'étais terrifié à l'idée que cette pute puisse encrer dans la tête du jury que j'avais pu infliger de telles sévices à Sarah, ma puce, que j'ai pu la violé et la mutiler sans une once d'humanité, que j'avais pu poser mes mains sur le cou du petit corps frêle de mon fils, mon bébé, pour le voir s'étouffer jusqu'à ce que son cœur s'arrête. La simple pensée me faisait déjà gerbée.

« Ed, ça va ? » m'appela Em, inquiet de ne plus m'entendre

« Ouais…c'est juste… »

« Cette salope ne pourra rien prouver » voulut-il me rassurer aussitôt. « Tu étais drogué, les marques que tu avais sur les poignets prouvent à eux seuls que tu n'as pas pu intervenir pour défendre Sarah »

« Des tas de maris butent leurs femmes pour récupérer leur assurance vie, Carmen a déjà dit à cette pute que sa fille n'était pas heureuse avec moi » tirais-je mes cheveux en arrière, au souvenir de ma belle-mère envahissante

« Carmen t'a toujours détesté, elle ne supportait pas qu'il puisse t'arriver parfois de délaisser Sarah pour un verre entre potes…Je suis sûr que Sarah ne lui a jamais rien dit, elle t'aimait et acceptait que vous puissiez être finalement qu'amis, elle faisait déjà tampon entre sa mère et toi…Tu aimais Sarah, peu importe les liens que vous entreteniez et le jury en sera convaincu…Est-ce que Kate témoignera ? » s'enquit-il en faisant référence à l'une de mes belles-sœurs

« Mon avocat l'a appelé à comparaître pour contrer les dires de sa mère »

« Cool, t'as pas à t'en faire avec Kate de notre côté »

Des trois sœurs de ma femme, Kate était sans doute la seule qui m'avait intégré. Sa mère nous avait déjà soupçonnés d'entretenir une relation extra-conjugale, Kate étant l'une de mes meilleurs amies.

« Jesse est l'homme qui a commis ces atrocités, le monde en est déjà convaincu »

« Qu'est-ce qu'il en sera des jurés ? »

« Tu as vu cet homme pendant quatre heures, ça n'est pas négligeable…L'ADN n'est pas une preuve indispensable pour certifier qu'il était là…Tes analyses sanguines le montreront…Les…les marques autour du cou d'Anthony le feront aussi » bégaya-t-il gêné d'enfoncer le couteau dans la plaie pour me conforter

Nerveux sous l'appréhension qui me tordait les tripes, je tirais mes cheveux en arrière pour tenter de m'échapper de mes doutes.

Croire que les preuves étaient incontestables, ça m'était presque impossible...

« Doutes pas petit frère, ce fumier sera dans le couloir de la mort dans quinze ou vingt ans...En attendant, il devra partager une cellule avec un des connards de son espèce, qui lui fera goûter aux joies de la sodomie »

Je riais à l'idée, convaincu que chaque souffrance que lui infligera sa peine de prison finira par l'amener à supplier de mourir…comme Sarah l'a supplié de mettre fin aux siennes.

« Et toi ? Est-ce que t'as fait de la place dans ta vitrine ? »

« Le Vince Lombardi sera à nous demain soir mon pote...Et je veux ton cul devant la télé »

« J'ai un programme plus intéressant que de voir le tien faire joujou avec un ballon »

« Tu abuseras de ta petite copine mineure quand ce sera finit connard...Elle criera de toutes façons mon nom une fois qu'elle m'aura vu jouer »

« Rose ne le fait déjà pas »

« Va te faire voir Masen, ma Rose est une femme comblée »

« C'est pour ça que tu tiens tellement à renouveler tes vœux, tu crains tant que ça qu'elle se tire » ris-je en attrapant le carton d'invitation sur ma table de chevet, constatant que la cérémonie avait lieu le lendemain de mon anniversaire

« Je t'appelais aussi pour ça » reprit-il son sérieux. « Elle ne sait rien de cette cérémonie »

« T'es un homme mort McCarthy, tu sais à quel point elle déteste être surprise, surtout par toi »

« Cette fois c'est la bonne…J'ai préparé un truc grandiose…Notre mariage s'est fait en petit comité la dernière fois et les moyens n'y étaient pas….Cette fois, elle aura quelque chose de mieux »

« Em, où sont passés tes couilles ? On croirait que c'est toi la mariée »

« Je t'emmerde Masen, je suis sérieux…Elle ne doit rien savoir de ce qui se trame »

« Tu peux compter sur moi, je dirais rien »

« Cool, bon j'ai autre chose à foutre que de discuter chiffons…Rose et moi, on sera probablement à Phœnix comme prévu »

« Merci Em »

Je raccrochais et gagnais la salle de bains, plus serein après cet appel. Ma gueule de bois moins violente qu'à l'accoutumée, j'attrapais malgré tout un flacon d'aspirine dans l'armoire à pharmacie pour faire fondre un cachet dans un verre d'eau. J'allais ensuite récupérer un boxer et un jogging dans mes tiroirs pour rejoindre le salon où j'entendais la voix grave et monotone qui accompagnait toujours les journaux télévisés.

Je retrouvais ma belle assise en tailleur sur la moquette, fredonnant « Respect » par dessus la voix d'Aretha Franklin qui résonnait dans son casque. Cette nana était la plus blanche des divas blacks. Ses lunettes de vue sur le nez, une cigarette à la bouche, elle noircissait au feutre une page de son journal. Son avalanche de boucles épaisses retenue en arrière par un bandana rouge, elle ne portait qu'une de mes vieilles chemises qui me laissait entrevoir la peau laiteuse de sa poitrine, provoquant instantanément mon appétit sexuel.

« Est-ce que t'as un souci pour rester planter comme un con là-bas ? » retira t-elle son casque, sans lever les yeux

« Comment une nana aussi canon peut être aussi chiante ! »

« La perfection est illusion mon pote »

J'allais m'installer sur le canapé derrière elle. Penché sur son épaule, je dégageais le tissu pour baiser sa peau parfumée.

« T'as l'air en forme pour une nuit d'ivresse » soufflais-je dans son cou

« Je n'ai pas bu tant que ça...J'ai réussi à rester six mois sobre, même si je m'accorde quelques verres, je ne veux plus aller jusqu'à l'ivresse amnésique »

Je laissais une main s'emparer de sa cigarette que j'écrasais dans le cendrier et obligeais l'autre à poser son stylo pour accaparer son attention. Tournée vers moi, je m'emparais de sa bouche avec avidité, la maintenant fermement par la nuque. Elle se redressa et je la ramenais doucement sur mes genoux.

« Bonjour étrangère »

« Salut bel inconnu »

« Est-ce que c'est douloureux ? » caressais-je les bleus qui coloraient ses jambes

« J'avoue t'avoir maudit ce matin de vouloir me remettre dans un fauteuil…Mais je me suis rappelée que c'est moi qui ait quémandé autant d'énergie » enfouit-elle son visage dans mon cou

« J'avais envie que chaque putain de parcelle de toi se souvienne de moi »

« Je ne te quitterais plus » baisa t-elle ma bouche. « Ce moment sur le toit où je me suis sentie si imprégnée par la vie, il me ramènera continuellement vers toi, chaque fois que je douterais »

« Je n'ai aucune raison de m'en faire alors en te laissant partir après demain »

« Aucune »

Nous partagions une longue étreinte chaleureuse avant de nous séparer haletant. Contre moi, nous profitions des bruits de la ville reposant.

« Est-ce que tu finiras par ouvrir ces stores un jour ? » pointa t-elle les volets qui doublaient les vitres sans tain de l'appartement

« Si je te disais qu'ils resteront indéfiniment fermés, comme je ne pourrais plus jamais nous faire livrer une pizza ou me passer de cette clé autour du cou…Est-ce que ça ferait de moi un putain de trouillard »

« Jesse travaillait dans un centre d'appel d'urgence…Ce n'est pas de la paranoïa...Si cette prudence me permet de te garder près de moi »

« Et de toujours t'avoir avec moi » complétais-je

« Alors, on aura toujours raison de se méfier de ce qui nous entoure »

J'embrassais son front, soulagé qu'elle ne perçoive pas cette méfiance comme une faiblesse.

« Tu veux petit déjeuner ou attendre que je nous prépare une soupe chinoise au poulet ? »

« Je vais me contenter d'un café pour l'instant »

Elle se releva et je regardais son putain de cul se dandinait pour rejoindre la cuisine. Elle me servit un café qu'elle vint me tendre puis y retourna. Je récupérais aussitôt son journal à terre, curieux de savoir ce qu'elle avait pu écrire. Trop occupé dans la nuit, je n'avais pas pu m'y intéresser. Le dos tourné, j'en profiter pour ouvrir le calepin à la dernière page noircie.

« J'ai toujours cru qu'il existait deux solutions à ma condition : le suicide ou la folie…J'ai d'ailleurs eu recours à la première -plusieurs fois - pour finir par disparaître dans la seconde pour me sauver de la réalité, mais les deux n'ont pas fonctionné et je sais aujourd'hui en partie pourquoi…Quelque part, j'ai toujours su – depuis ce tout premier moment dans la voiture - que je n'aurais jamais le courage de totalement disparaître, que je n'avais pas réellement envie de le quitter…Quand elle est partie, je m'étais jurée de faire souffrir tous ceux que j'aimais, tout comme elle me faisait souffrir en étant absente, et si un jour je ne parvenais pas à mettre fin à mon agonie, j'aurais fait n'importe quoi pour qu'un idiot tombe amoureux de l'épave que je suis, qu'il ne soit plus capable de vivre autrement qu'auprès de moi, comme j'ai un temps pu ressentir cet amour passionnel avec la coke…Et pour que ce jour-là, je puisse le détruire, l'anéantir, pour que je puisse me débarrasser du mal…Sauf qu'aujourd'hui je comprends que l'idiote, c'est moi...Le fameux coup de l'arroseur arrosé…Je n'ai rien voulu de ses sentiments qui m'ont poussé dans ses bras, qui m'ont ramené à la vie qui je sais me fera tomber encore une fois…C'est arrivé si vite, il s'est ancré en moi si fortement, que je suis incapable d'imaginer le démolir ou le briser, je lui fais mal parfois, mais ça reste indépendant de ma volonté…Je suis comme esclave de lui, de son parfum, de son sourire, de sa force…Je voudrais que ça ne puisse pas me prendre tant aux tripes, mais même simplement l'évoquer me fait pleurer…Je n'ai jamais pu comprendre ce qui s'était vraiment passé dans cette voiture, ce qui l'a amené à être si important en quelques secondes...Il s'est juste pointé dans l'obscurité de ma vie et a tiré sur mes jambes pour m'en sauver, et chaque fois que j'essaie d'y revenir, il recommence encore et encore...Par quelques mensonges, j'arrive parfois à lui échapper, mais peu importe où je suis, peu importe à quel point je suis douée pour lui mentir, il me chasse jusque dans mes cauchemars pour m'en sauver...Pourtant, il est aussi mauvais que moi au fond, nous ne sommes que deux junkies qui se détruisent en s'aimant aussi fort que nous le faisons...Aussi pathétique soit-il de l'écrire, ce connard est une drogue, peut être pas la plus saine comme j'ai pu le penser...Parce que je sais que Jesse nous as rendu tout les deux mauvais...L'extrême nous plaît, cette espèce de limite entre la vie et la mort que nous franchissons chaque fois pour se sentir vivant – pourquoi nous et pas eux – se sentir appartenir à l'autre et puis ce vœu de vengeance qu'il a intégré en nous...Les autres le savent, mais nous sommes tellement pris dans ce truc de fusion et d'amour passionnel qu'ils nous aient impossible de fuir l'autre, de survivre à l'autre...Je l'aime plus quand il me hait, et il m'aime plus quand je suis loin, il ne le sait pas mais je sais que la sensation de me perdre le fait m'aimer plus...Son plus grand défaut reste cette persuasion dont il fait preuve pour me faire aimer la vie, une vie qui finira forcément par me le reprendre un jour…Tout ce que j'espère ce jour-là, c'est qu'elle puisse m'offrir le privilège de partir avec lui

Ps : Je te jure Masen que si tu oses lire cette foutue déclaration à la con, et sourire bêtement comme tu le fais trop souvent...Je t'arracherais ce sourire ! »

J'avais tort de m'obstiner à lire ses pensées...cette petite conne arrivait à me faire chialer même pour me dire qu'elle m'aimait. Je rejetais le calepin, m'assurais d'avoir toujours mes couilles qui aurait pu disparaître face aux larmes qui pourrait me trahir. Quatre-vingt-dix kilos et cette nana était capable de me faire sentir comme une putain de gonzesse. Je rejetais son journal intime sur la table et allais m'asseoir près du bar – l'air de rien - pour la regarder émincer des oignons, après qu'elle ait humidifié ses lèvres. Je suppose que c'était une de ses nombreuses techniques bizarres pour éviter de pleurer.

« Je crois que tu devrais garder cet appart » dit-elle sans se détourner de son couteau

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Ne t'affole pas Masen, je compte toujours sur toi pour emménager à L.A…Mais j'aime cet endroit, j'en aime la chaleur et la vue que nous avons d'ici »

Cet instant sur le toit semblait l'avoir beaucoup touché.

« Je me disais que ce serait cool de pouvoir s'y rendre pour les fêtes, nos parents vivent ici et puis on pourrait être à l'abri des vautours quelques jours par an »

Surpris de ce souhait, j'en fus malgré tout satisfait. Elle se sentait chez elle ici. Un endroit que je possédais. Dans quelques temps, nous allions devoir emménager dans une maison qui lui appartenait, j'étais ravi de savoir que j'avais malgré tout pu lui offrir un pied à terre qui lui plaisait.

« Ouais, je suis d'accord ! »

Ma réponse donnée avec beaucoup trop enthousiasme à mon goût, elle me toisa un instant avant de sourire.

« Masen, tu es pathétique » secoua-t-elle la tête

« Je n'ai rien dit »

« Ton sourire le fait pour toi, c'est encore ton ego d'homme des cavernes, j'imagine…Monsieur est soulagé de pouvoir offrir un foyer confortable à sa nana…Je suppose que tu te sens mieux vis-à-vis de L.A »

« Je me sentirais mieux si tu ne pesais pas autant dans la liste des ados les plus riches »

Son regard lentement relevé vers moi, je regrettais aussitôt mes mots.

Combien avais-je de chance de fuir l'appartement avant que son couteau - beaucoup trop aiguisé à mon goût et dont la lame me narguait – ne me transcende les tripes ?

« J'ai accepté de suivre tes conditions à la con, m'énerves pas Masen ! »

Il arrive parfois que votre esprit et votre putain de bouche soit subitement en désaccord. Vous ordonnez à cette traîtresse de mentir pour sauver votre peau, mais quelque chose ne fonctionne pas ou l'ordre est incapable d'atteindre vos lèvres.

« Toi et moi savons que tu n'en feras qu'à tête, et que je vais devoir supporter les caprices de madame »

Outrée, sa lèvre inférieure tomba.

Je savais que j'aurais dû fermer ma gueule !

Son couteau dans les mains, je tombais de mon tabouret en fuyant vers le salon.

« Masen tu viens de creuser ta tombe » me coursa-t-elle à travers la pièce

« Bébé poses ce couteau, on peut discuter ! »

« C'est pas très intelligent de contrarier une malade mentale dans mon genre »

« Je sais » m'échappèrent ces deux putains de mots

Le regard exorbité, elle étouffa un cri dans sa main avant de courir vers le canapé qui me protégeait. Debout dessus, je retenais ses bras sans difficulté mais avec une légère crainte de savoir qu'elle pourrait s'en dérober pour me saigner.

« Je suis désolé, je voulais pas t'offenser »

« Tu viens carrément de m'insulter de folle furieuse »

« Techniquement tu es celle qui t'es qualifiée de malade mentale, je n'ai fait qu'être d'accord »

« Masen t'es un homme mort ! » rugit-elle en se dérobant de ma poigne

Je réussis malgré tout à la désarmer avant qu'elle me saute dessus et nous fasse tomber à terre. Ce pygmée se révélait carrément être une putain de guerrière. Essoufflé, je réussis malgré tout à la maîtriser en retenant ses poings au-dessus de sa tête, et ses jambes sous moi.

« Hum position intéressante » déboutonnais-je doucement sa chemise

« Va te faire voir Masen ! »

Je me penchais sur son visage, conscient finalement que j'avais pu la blesser.

« Je suis désolé » l'embrassais-je pour la calmer

« Est-ce que tu penses que je suis sérieusement atteinte mentalement…Je sais que j'ai tout un dossier psychiatrique qui le confirme, mais je n'arrive pas à réellement accepter que je puisse agir comme telle parfois »

« J'ai toujours pensé que tu étais juste pleine de colère avant que tu n'entres en cure » dis-je en relâchant ses poings pour me soutenir sur mes coudes. « Mais je pense aussi que t'as une certaine furie en toi, qui te rend dans tes meilleurs jours, si vivante et joyeuse »

Elle releva la tête pour s'emparer brièvement de ma bouche. Toujours aussi avide de la caresser de cette manière, je glissais doucement ma langue entre ses lèvres pour lui soutirer un baiser plus profond. Son corps presque totalement nu cambré contre le mien vint m'aguichait, presque me suppliant de lui offrir le même traitement prescrit à ses lèvres. Hors d'haleine, je dévisageais ses rougeurs si excitantes en empaumant son sein que je pressais entre mes doigts. La frénésie qui malmenait son cœur sous ma main, rendit son souffle chaud plus erratique contre ma peau. Sans la quitter des yeux, je titillais son bouton rose du bout de la langue qui réagit aussi durement que ma queue qui se frottait contre elle. Je laissais Bella ouvrir les jambes pour me caler entre elle, et tenter de me soulager de mon érection. Malgré tout gênés par les frottements douloureux contre la moquette, je nous ramenais sur le canapé où Bells me chevaucha. J'irradiais complètement sous la vue imprenable de son corps nu. Simple spectateur prendre presque une minute, elle glissa une main audacieuse jusqu'à mon entre-jambe qui étirait mon jogging. Elle ne tarda pas à découvrir la tension sexuelle qui redressa ma queue contre mon ventre.

« Enlèves ça » lui ordonnais-je en tirant sur sa culotte à froufrou

Elle se releva aussitôt pour s'en débarrasser puis disparut quelques secondes pour aller chercher le lubrifiant et revenir sur mes genoux.

« Est-ce que mademoiselle va pouvoir me supporter après cette nuit ? » caressais-je ses petites lèvres tout en pressant son clitoris

Je souris alors qu'elle se contenter d'hocher timidement la tête. Le gel froid dans le creux de sa main, je gémis en l'observant l'étaler sur toute ma longueur. Empressé de pouvoir la posséder, je m'enfonçais un peu plus dans le canapé puis la ramener contre moi. Ses bras sur mes épaules, elle souffla chaudement contre mes lèvres en roulant des yeux, lorsque je l'amenais à m'empaler doucement. Le feu fut aussitôt plus agressif alors qu'elle m'embrassait si bien la queue. Je ramenais mes mains contre son cul quand je finis par la combler totalement, puis la fit aller et venir lentement contre moi. Sa chemise jetée à terre, elle garda une main tendue sur mon épaule, pour pouvoir se soutenir. Malgré l'envie d'atténuer rapidement le feu, j'avais toujours besoin de prolonger le moment pour profiter de ce putain de plaisir dévorant. Chaque toucher, chaque baiser, chaque sensation était amplifiée, décuplé avec elle. Sa poitrine ronde ensorcelante suivait ses déhanchements. Elle était juste parfaite ! Mon cœur s'affola plus qu'il ne l'était lorsque je l'entendis se plaindre en baissant les yeux vers le point de notre connexion. Je l'arrêtais aussitôt alors qu'elle voulut titiller son clitoris frénétiquement pour appeler sa jouissance. Elle se pencha finalement au-dessus de moi pour tenter de m'embrasser malgré ses jérémiades. J'aimais la voir perdre tout contrôle. Mais ma poigne sur son cul finit par se faire plus écrasante au fil du putain de plaisir qui me rongeait. Je la jetais brutalement contre le sofa sans accoudoir où je maintins ses jambes contre elle pour la baiser plus durement.

« Edward » hurla-t-elle

Je m'assurais qu'elle aille bien malgré ma perte de contrôle. Je protestais dans un « Fuck » alors que ma queue exigeait plus de brutalité. L'une de ses mains crochetait le canapé quand l'autre se retenait contre le dossier. Cette vision ne fit qu'accroître mon plaisir douloureux. Ses seins ballotant signalaient clairement la fureur que je mettais dans ce putain de rapport. A bout de souffle, je finis par jouir longuement en elle alors qu'elle se contractait autour de moi. Je me laissais tomber par terre pour reprendre mon souffle.

Debout, je suivais Bella jusqu'à la salle de bain. Elle jeta son bandeau à terre et nous nous glissions tous les deux sous l'eau chaude où je m'accordais un temps sans bouger, juste mes bras autour de sa taille, et ma bouche contre son cou.

Le silence n'avait rien d'effrayant à ses côtés...

Nous finîmes par en sortir une dizaine de minutes après, se revêtant de vêtements légers et regagner la cuisine où Bells continuait de préparer de notre déjeuner.

« Quand maman a débarqué à Phœnix, avec seulement un diplôme de lycée et moi sous le bras…

Elle savait qu'elle devait assumer entièrement ces décisions de devenir mère célibataire » me confia-t-elle en découpant quelques morceaux de poulet. « Je ne m'en souviens pas mais j'ai quelques photos de nous dans un foyer pour jeunes mères célibataires où nous avions créché pendant 2 ans…Elle refusait de me confier à une nounou, elle disait qu'elle avait vu un jour un documentaire sur les maltraitances infantiles, et que depuis elle ne pouvait pas avoir confiance en une baby-sitter…Elle a été serveuse dans un bar pendant tout son cursus universitaire, elle a fini par trouver un appartement ou plutôt une sorte de cagibi avec un loyer exhorbitant quand j'avais deux ans, ensuite on a fini par trouver quelque chose de mieux quand elle a touché son premier salaire en tant que professeur des écoles, j'avais 6ans je crois…Il nous arrivait d'avoir quelques mois de loyers en retard ce qui nous valait une coupure d'eau et d'électricité, mais elle n'a jamais tenu à ce que je manque de quelque chose ou que je rate un avion pour aller voir Charlie…Puis Phil est arrivé »

« Tu ne m'as jamais dit comment ils s'étaient rencontrés ? » piquais-je une carotte dans son saladier

Elle esquissa un sourire au souvenir...Malgré tout, je détestais ces regards qui la ramenaient vers le passé. Ce passé qu'elle enviait toujours.

« Quand maman avait assez d'argent pour de l'essence, nous partions à San Diego pour profiter de la plage…Ce jour-là, c'était un samedi, je me souviens avoir passé une très mauvaise semaine, comme toutes les autres d'ailleurs»

« Pourquoi ? »

« J'étais la bête de foire de mon lycée, grosse et mal fringuée »

« Est-ce que ta mère le savait ? »

« Non…enfin je crois que si…J'ai toujours voulu lui cacher, elle se préoccupait déjà de tant de problèmes qu'elle n'avait pas besoin de savoir que sa fille se faisait maltraitait…Mais elle a fini par comprendre je crois…Nous n'étions que tous les deux pour mon anniversaire, je préférais rester sous le comptoir de son bistrot plutôt que d'aller jouer au parc avec les autres enfants, et puis j'aimais rejoindre Forks, parce que là-bas…J'avais Angie, et les autres, ils n'ont jamais fait de différences…Pour me conforter, maman me répétait chaque soir que elle me trouvait belle, et qu'un jour je finirais par repousser les garçons »

« Elle n'a pas tort »

« J'avoue devoir payer d'avoir ses courbes salivantes » ria-t-elle en m'adressant un clin d'œil.« Enfin, où j'en étais ? »

« La rencontre avec Phil »

« C'était les vacances d'été, maman et moi partions une fois de plus pour San Diego...J'imitais la voix niaise de Britney Spears…Ce qui était plus facile qu'aujourd'hui, ma voix n'était pas aussi cassée »

« Et masculine »

Son couteau vint aussitôt me pointait.

« Elle me regardait et a brûlé une priorité, une voiture nous as percuté, mais y a eu peu de casse, enfin pas de casse physique juste matériel...Maman savait qu'elle était entièrement en tort, mais ça l'a pas empêché de sortir de la voiture et d'aller hurler aux oreilles Phil, qu'il était un abruti fini qui ne devrait pas être au volant en étant un danger public pareil...Au lieu de s'énerver, Phil se contenta de sourire en la regardant crier...Fallait la voir agir comme une ado quand il lui a dit qu'il ne regrettait rien de cette rencontre plutôt explosive, parce que ça lui avait sûrement permis de rencontrer sa future femme...C'était à vomir, mais elle a craqué et ils se sont revus »

« Est ce qu'il t'a plu à toi ? »

« A cet époque-là, j'étais quelqu'un de très renfermé, mon surpoids me donnait d'horribles complexes, j'en souffrais même de devoir aller en cours, parce que les autres se moquaient inlassablement de moi...Lui était beau, fort et musclé, les sportifs jugent toujours les personnes obèses, alors j'étais plutôt réservé avec lui...Et un jour, il m'a demandé de venir avec lui, j'ai été surprise de nous voir nous retrouver dans une salle de sport, j'ai toujours détesté ça, il m'a demandé pourquoi je mangeais autant, est ce que c'était dû au divorce de mes parents ou d'autre chose, je lui ai simplement répondu que je n'ai jamais été accepté à l'école, même en primaire et que la nourriture est vite devenue une compensation de mon absence de confiance en moi…il m'a raconté son histoire, et le fait que lui aussi ait vécu les mêmes moqueries, mais que ça l'avait pas empêché de devenir l'un des meilleurs joueurs de sa génération...J'en ai bavé pendant la première semaine »

« Pas pour rien…J'imagine que sa célébrité était le mauvais côté des choses ? »

« Quand on sortait du cadre des grands évènements, et que ça touchait à notre vie privée, c'était hyper énervant, les photographes nous suivait jusqu'à la sortie d'une boutique, ils mitraillaient nos gestes les plus anodins comme si nous n'étions pas humain…La première année où nous avons emménagé avec lui a été flippante, j'étais très discrète et je détestais faire la une de ces torchons parce que mon beau-père qui n'avait que quelques années de plus que moi, était aussi l'un des joueurs les plus doués… Mais c'était plutôt fun à part ça...Étant une dingue de musique, être invité à des shows comme les MTV Music Awards ou autre cérémonie dans le genre, c'était super »

« Est ce que ça t'effraie tout cet engouement médiatique ? »

« Quand j'étais avec Phil, il arrivait à relativiser...maintenant, je sais pas, on verra »

Je me relevais et allais enlacer sa taille pour chasser ses craintes.

« Tout ça pour te dire que j'ai toujours aimé faire plaisir à ceux qui m'entourait, ce n'est pas une manière pour moi d'exposer cet argent mais d'en faire profiter ceux que j'aime pour qu'on puisse passer de bons moments »

« Je sais »

Installés sur la moquette, nous finîmes par passer à table une heure plus tard. J'étais affamé et chanceux qu'une cuisinière aussi talentueuse soit ma petite amie. Je ne sais comment, nous finîmes par faire un concours de chant en rot tordant. Tout ce que j'avais à dire, c'est que l'organe vocal de cette nana pouvait être effrayant mais très impressionnant.

Nous passions une partie de l'après-midi, calés l'un contre l'autre, alors qu'elle me montrait enfin le cadre impressionnant de la propriété que lui avait légué Phil. Mon putain d'ego me prit à la gorge quand je découvrais que celle-ci s'étalait sur plus de 600 mètres carrés sur les hauteurs de Sunset Trip, et possédait une superbe vue panoramique sur l'ouest de Los Angeles, Santa Monica et Catalina Island. Ce type devait être le mec le plus altruiste que je connaisse. La conception de la maison faisait en sorte de maximiser l'accès à la vue de telle sorte que tous les espaces de vie principaux donnaient sur elle. La maison était divisée en deux, séparée ainsi par la piscine rectangulaire, qui mesurait près de 75pieds de long. L'entrée du pavillon était un pont de verre, situé au-dessus de la piscine. Cette maison était un véritable havre de paix.

La fin de notre enfer semblait proche, et nos projets presque concrets.

J'étais rassuré de savoir que le prix de ce palace représentait autant que ce j'avais mis dans l'achat de cet appartement. C'était comme se retrouver à un même pied d'égalité.

La date de sa comparution pour témoigner contre Jesse prévue quelques semaines après qu'elle discute de la nature de notre relation devant le jury, nous avions décidé qu'il serait mieux qu'elle retrouve L.A pour recevoir les cartons que lui enverrait Charlie, déballer seulement quand le procès sera définitivement terminé.

Le reste de l'après-midi fut consacré à empaqueter mes affaires. Mon retour à Seattle n'était pas planifié avant certainement trois mois. J'aimais mieux pourtant m'avancer sur le déménagement afin que je puisse rapidement rejoindre Los Angeles. Je n'avais qu'une hâte, c'était de pouvoir m'y installer de nouveau, malgré la nostalgie qui m'envahirait à l'idée de retrouver les endroits où j'avais promené Anthony ou déjeuner avec Sarah.

Mon téléphone sonna alors que nous terminions de scotcher le carton qui contenait quelques souvenirs de ma famille dont je n'avais pas pu me séparer. Je répondais alors que mon portable signalait le nom de J.J.

« Salut tarée »

« Coucou sexy boy…Est-ce que t'es toujours à Seattle ? »

« Ouais pourquoi ? »

« Dylan et Franck se battent ce soir et je me disais que tu voulais voir ça »

Je ne comptais pas y participer mais juste parier. Seconde source de mes revenus depuis que j'avais pénétré le milieu.

Je coupais le micro de mon téléphone pour en parler à Bells.

« Si t'étais sûre que les chiens qui te coursent, ne te verraient pas ce soir, est-ce que tu sortirais ? »

« Pourquoi faire ? »

« Voir deux types se battre à mains nus »

« Masen, si tu comptes » me menaça t-elle

« Ce n'est pas moi...Je me contenterais de parier, c'est tout »

« Si » recommença t-elle

« Rien que ça, je te le promets »

« Comment sais-tu que ces chiens ne m'intercepteront pas ? »

« J.J protège ses affaires avec une fouille au corps à l'entrée et confisque les téléphones...Si quelqu'un te reconnaît, il ne pourra rien prouver »

Elle hésita une seconde, me fusillant du regard, méfiante, mais finit par abdiquer.

« Je serais là J.J »

« Cool, à ce soir chéri »

Je raccrochais et m'approchais de ma belle qui tenta de s'échapper.

« Je sais que voir deux types s'entre-tuer te plaira »

« Tant que ce n'est pas toi qui est sur ce ring...A quelle heure doit-on y être ? »

« Vingt trois heures »

« Je vais aller préparer le dîner puis on ira se préparer »

Gavé par un succulent poulet au curry, nous nous étions retrouvés devant la glace pour nous préparer à partir. J'avais appelé Jazz pour qu'il nous retrouve avec Lili, ici, dans une heure. Je n'étais pas sûr qu'ils puissent apprécier ses combats bestiaux mais ça pourrait nous permettre de se retrouver autour d'un verre. Loin de m'éterniser devant le miroir, je m'installais sur l'un des placards à serviette, observant ma belle se préparait. Sa masse de cheveux lui demandant toujours trop de temps. A peine vêtue d'une lingerie en dentelle bleu marine, j'avais du mal à contrôler une énième érection.

« Tu sais ce qui serait cool, c'est que ces combats puissent intégrer des nanas »

« Pour que tu puisses démolir le visage d'une pute en toute légalité » ris-je en piquant sa clope

Je n'avais pas repris la cigarette, mais ressentir le parfum narguait mon abstinence, m'amenait à faiblir. Le stress du procès finirait de toutes façons par me refoutre une cigarette dans la bouche.

« J'aurais été une légende » releva t-elle les yeux, imaginant déjà l'acclamation de son public

« Un surnom en tête ? »

« Hum...un truc qui annoncerait déjà la couleur »

« Pittbull »

J'éclatais de rire alors qu'elle m'adressait son majeur.

Ses boucles lissées, elle disparut quelques instants dans la penderie pour aller chercher une jupe stretch noire et une chemise en denim. Mentalement tenu en laisse, je m'empêchais de lui sauter dessus alors qu'elle enfilait ses vêtements. Insatiable, j'étais capable de la retenir prisonnière aux barreaux du lit, et d'abuser de son corps des heures entières.

« Swan, je t'interdis de faire ça » la prévins-je alors qu'elle relevait une jambe sur le banc posé prêt de la corbeille à linge sale, prête à enfiler des bas

« Quoi ? Ça ? » enfila-t-elle lentement le bout de tissu aux bords en dentelles, son stupide sourire coquin dans le coin des lèvres

Je détestais cette nana...elle et ses putains de gambettes !

« Recommences ! » ordonnais-je, l'érection douloureuse

Elle sourit en retirant le collant et recommença.

« Encore ! »

« On va être en retard » rit-elle

« Une seule fois »

Elle obéit avant de passer dans sa jupe qui ne fit qu'étirer mon boxer. Son cul parfaitement moulé dans le tissu, je mordais dans ma main, réunissant tout mon self-control pour ne pas la défoncer contre le mur.

Elle finit par se recouvrir avec sa chemise qu'elle boutonna presque jusqu'en haut pour éviter le décolleté vulgaire. Cette pudeur était une des choses que j'appréciais chez elle. Son physique certainement enviées par des milliers de nanas, et d'hommes, elle ne l'exposait jamais pour plaire.

Ce corps m'appartenait après tout !

La sonnerie de la porte d'entrée retentit quand elle enfila ses converses et son perfecto. J'allais ouvrir pour éviter de faire patienter Jazz. Une accolade virile accordé à mon meilleur ami, je réceptionnais ma Lili. Trop souvent renfermé, je regrettais le temps où j'assumais mon rôle de grand frère. J'étais sûr au fond de moi, que nous finirions tous par nous retrouver, après que la culpabilité de Jesse soit reconnue publiquement.

Je lui indiquais où se trouvait Bella pour rester seul avec Jasper.

« Très jolies marques » caressa-t-il du doigt les griffes tracées dans le bas de mon dos, alors que je récupérais deux bières dans le bas du frigo

« Dégages tes pattes Hale » repoussais-je sa main

« Alors comment c'était avec beau papa ? »

Au dernier souvenir de la poigne ferme que Charlie appuyait contre ma main, je fus partagé. Techniquement les choses s'étaient bien passées, j'avais pu ainsi mettre les choses au clair et défendre Bells de toutes les charges qu'il portait contre elle. Mais lui répéter que je n'avais été qu'un enfoiré qui se dopait sous les yeux de sa fille, ne jouait pas en ma faveur et malgré même le fait que je puisse traverser le deuil, qui ne me disculpait pas à ses yeux.

Mais j'étais encore perplexe au rappel des mots que nous avions changés une fois seuls dehors.

« Je ne suis indifférent à ce qu'il vous ait arrivé » avait-il commencé en se grattant la barbe, soutenant difficilement mon regard, visiblement gêné de l'avouer. « J'ai vu…J'ai vu le corps de Renée, et je n'ose imaginer ce que vous avez dû subir…Mais vous et ma fille, je reste convaincu que ça n'est pas une bonne idée »

« Je ne replongerais pas si c'est ce qui vous inquiète…Je suis sevré depuis presque un an et malgré les derniers mois, je n'ai pas voulu y avoir recourt »

« Combien de fois y avez-vous pensé pourtant ? »

Vaincu, je baissais instantanément les yeux.

« Vous n'êtes pas ce qu'il y a de mieux pour elle…Je ne remets pas en cause votre….Je sais que vous l'aimez malgré ce que je veux bien croire…Mais vous partagez son passé, vous partagez ce lien avec cet homme et je reste convaincu qu'elle finira par en abuser, par vous obliger à la laisser s'enfoncer de nouveau…Un verre juste pour que ça passe, un rail juste pour oublier…Ne vous méprenez pas monsieur Masen, j'aime ma fille et je ne pourrais jamais l'abandonner…Mais, je l'ai perdu comme j'ai perdu sa mère »

« Elle s'est surpassée dans cette cure » la défendis-je, furieux qu'il soit si ancré à ses doutes comme l'était mon père

« Que se passera-t-il quand elle devra confronter ce chien ? Quand elle verra que ce connard n'a aucun regret ? »

« Sauf votre respect monsieur Swan…Vous ne connaissez pas votre fille, vous ne savez pas ce par quoi elle est passée, ni ce qu'elle a enduré pour vous convaincre aujourd'hui qu'elle allait bien, quoique vous puissiez imaginer…J'ai confiance en elle, elle n'est pas idiote, vous savez, elle sait que ce petit bâtard n'a rien d'humain, et ne cherchera pas à provoquer un quelconque sentiment de culpabilité…Je ne vous assure pas qu'elle ne pleurera pas ou n'explosera pas dans une crise d'hystérie, mais elle y survivra pour que ce connard qui a cru nous détruire voit qu'elle a pu se relever, il n'y a que comme ça que nous achèverons ce connard…Je sais que ce lien que nous avons, joue en ma défaveur mais je suis aujourd'hui conscient de la perfidie dont elle peut faire preuve pour obtenir ses plaisirs destructeurs, et je ne la laisserais sans doute plus me tromper, parce que je l'aime justement et que je ne veux pas la voir disparaître »

Content d'avoir pu le contredire et lui assurer que Bella n'était plus une junkie invétérée, j'étais retourné à l'intérieur pour rappeler à Bells que nous devions partir.

Malgré tout, je réalisais aujourd'hui qu'il pourrait avoir raison malgré toute la détermination dont j'avais preuve lors de cette conversation. J'étais capable de n'importe quoi pour la rendre heureuse ou la soulager un peu de son fardeau.

« Carlisle était là-bas » avalais-je une gorgée de ma bière

« Tu veux dire à Forks ? » s'étonna mon meilleur ami

« La clinique a eu besoin de renfort, et lui a accouru »

« Tu peux pas lui en vouloir d'aider ces gens, malgré ce qu'ils lui ont fait, son boulot prime sur le reste…Qu'est ce qui s'est passé ? »

« Bells a voulu s'expliquer avec son père, qu'on a découvert marié et futur papa »

Cet idiot s'étouffa avec sa bière, qu'il finit par rejeter dans l'évier.

« Tu te fous de ma gueule ! »

« Bells va avoir un petit frère » ris-je à son étonnement, et au souvenir de la crise de jalousie qu'avait fait Bells, une fois les pleurs passés

« Comment elle a réagi ? »

« Comment veux-tu qu'elle réagisse, elle n'a pas arrêté de joindre son père sans succès, et quand on finit par aller jusqu'à lui, elle découvre qu'il est en fait marié depuis presque six mois, et que sa belle-mère attend déjà un bébé »

« Merde ! Les retrouvailles ont dû être fun »

« On a failli repartir, mais je l'ai convaincu qu'elle devait mettre les choses au clair, que ça lui permettrait peut-être de comprendre pourquoi son père l'a écarté de cette manière »

« Et ? »

« On a du se rendre à l'hôpital pour le revoir, son demi-frère avait fait une crise d'appendicite…Enfin bref, quand on est rentré dans la chambre, il était là »

« Carlisle ? »

« Hum »

« Comment il a réagi devant tes ecchymoses ? »

« J'ai prétexté avoir défendu un type qui se faisait agresser la veille…Bells l'a invité à se joindre à nous pour qu'on puisse tous les deux éclaircir les choses »

« J'imagine que t'as pensé n'avoir rien à te reprocher…enfin, vis-à-vis de ton vieux ? »

« Bells s'est excusée de la crise d'hystérie qui a précédé son overdose l'an dernier, et ce connard a carrément prétendu ne pas lui en vouloir, qu'au contraire il lui était reconnaissant d'avoir pu m'aider à me sortir de mon addiction et de faire mon deuil…Son visage crachait sa putain d'hypocrisie »

« Peut-être qu'il a fini par changer d'avis, après tout il s'est passé six mois depuis la dernière fois où vous vous êtes vus »

« Tu ne l'as pas vu réagir froidement avec elle…Il la pense encore cinglée, je l'ai vu »

« Est-ce que vous en avez parlé ? Je veux dire juste à deux »

« Maman l'a appelé, lorsque que je t'ai dit à l'hôpital que je te rappellerais plus tard…On s'est retrouvés tous les deux dehors, et il a tenté de m'expliquer qu'il avait encore doute vis-à-vis d'elle…Elle vient de quitter les services psychiatriques, qu'est-ce qu'il lui faut de plus pour accepter qu'elle était prête à laisser tomber ses addictions et ses envies suicidaires »

« Tu ne peux pas lui en vouloir d'être sceptique vis-à-vis de votre relation…Chaque fois qu'elle s'est retrouvée en danger ou en institut, tu coupais tout contact et te refermer sur toi-même...Tu peux pas en vouloir à Carlisle et Esmée de penser que cette nana est à l'origine de cette distance »

« Ils ne lui laissent aucune chance »

« Arranges toi alors pour faire le premier pas, et leur montrer qu'elle n'a rien de nuisible »

Ses a priori visiblement toujours encrés malgré les efforts que produisaient Bells, j'étais convaincu que rien ne pourrait faire changer d'avis mon père vis-à-vis d'elle. Il avait déjà appris qu'elle souffrait d'un désordre émotionnel qui la forçait à suivre un traitement. Je n'avais aucune chance de contrer ses putains de préjugés. Je savais qu'il attendait de pieds ferme une rechute, ou l'une de ses surprenante crise d'hystérie, pour ainsi me prouver que j'avais tort de croire en elle.

« Est-ce que son vieux a essayé de te buter dès qu'elle avait le dos tourné ? » se moqua cet enfoiré

« Je n'ai jamais aussi craint la mort qu'en pénétrant dans sa baraque…Ce type gardait déjà tout un attirail lorsque Bells vivait avec lui »

Il éclata de rire alors que je frissonnais au souvenir de la peur qui m'avait habité tout au long du dîner. Certain qu'il pourrait sortir un fusil du dessous de la table pour me tirer dans les couilles.

« J'imagine que vous n'avez rien dit de votre futur cohabitation, vu que tu es toujours en vie »

« Bells a essayé, mais s'est très vite ravisée quand on vu son père me flinguait du regard…On a joué le désaccord, j'ai prétexté ne pas vouloir poser pieds dans un palace pour le bien de mon ego, ce qu'il a salué difficilement »

« Et comment elle se sent elle ? »

« Pour l'instant, elle a l'air d'aller…bien»

« Mais… »

« Je sais pas…Le procès est dans quelques jours et je suis inquiet à l'idée qu'elle puisse faire marche arrière"

J'étais carrément terrifié !

« Elle avait l'air d'être profondément sereine quand on s'est vus la dernière fois »

« J'ai encore du mal à la cerner, je préfère attendre la fin du procès pour me prononcer »

Cachée sous un bonnet, Bells et Lili vinrent nous rejoindre.

« Est-ce que les gonzesses peuvent arrêter de papoter pour qu'on puisse y aller »

« Ta gueule Swan et marche devant ! »

Je récupérais mes clés, et vérifiais l'alarme pour que nous puissions partir. Marchant devant comme je le lui avais ordonné, je ris quand Jazz crocheta mon bras en mordant dans sa main à la vue du cul que roulait ma petite amie.

« Merde ! Masen, ta chance est une véritable injustice ! »

Je poussais ce connard dans un éclat de rire vers la sortie et nous prenions l'ascenseur pour rejoindre le parking. Jasper monta devant avec moi pour éviter le flash d'un photographe, qui pourrait nous porter préjudice.

Impossible de se garer près du bar, je dus m'arrêter dans l'avenue adjacente. Bella enfonça son bonnet un peu plus sur la tête alors que nous courrions pour rejoindre rapidement le bar. Comme prévu, deux monstres de stéroïdes nous fouillèrent. Le bar assuré par un des serveurs employés par J.J, nous passions par l'arrière-boutique pour gagner le sous-sol. Le souterrain très profond et vaste avait permis à mon amie d'y installer un fight club et un second bar où nous pouvions d'ici avoir une vue pleine sur le ring construit au milieu de la cave. Les paris ne commençaient que dans une demi-heure, je décidais de nous installer sur une des tables tout près de la scène, saluant au passage quelques têtes. Assis, je calais instinctivement Bells sous mon bras et ramenais l'une de ses jambes par-dessus les miennes pour marquer ma possession devant une table de branleurs qui la baisaient du regard. Ces enfoirés s'en détournèrent aussitôt, quand je les entendais souffler mon nom et le souvenir de mon dernier fight.

« Est-ce que t'es prêt à parier Jazz ? »

« Laisses tomber Masen, je m'en passerais de tes conseils foireux »

« T'es sûr ? »

« C'est quoi l'histoire ? » s'intéressa Bells en allumant une cigarette

« Il y a un temps où la vie de ses deux-là était rythmés de paris tous les uns plus débiles que les autres, mais quand ils s'agissaient de paris sportifs, Ed prétendait toujours mieux savoir qui était l'équipe gagnante...sauf que ce petit malin poussait Jazz à faire des paris qu'il savait pertinemment mauvais » expliqua Lili

J'éclatais de rire au souvenir des centaines de dollars que j'empochais chaque fois sur son dos.

« Je connais les types qui se battront ce soir » tentais-je de le persuader de m'écouter, en appelant une serveuse

« Lâches l'affaire Masen, j'écouterais mon instinct pour cette fois »

Certains que cet enfoiré le ferait en se basant sur le physique des connards qui allaient se battre, je jubilais déjà à l'idée de lui soutirer l'argent qu'il mettra sur la table. C'est J.J qui vint prendre notre commande, je lui présentais Jasper et Lili, puis nous discutions un instant du combat de ce soir avant qu'elle ne reparte vers son bar. Toute l'heure qui précéda le combat, Jazz et moi partagions avec Bells et Lili nos paris les plus cons. Tout et n'importe quoi valait qu'on empoche quelques dollars, surtout quand ils s'agissaient encaisser l'argent de l'autre. Baiser une nana repoussante, quitter seul un rencart en plein dîner et sans payer…tout y passait en ayant la plupart du temps une cible féminine.

« Georgia a fini par trouver où crécher ce connard et a payé un type pour que chaque jour il puisse lui balancer un sceau d'eau à n'importe quelle heure de la journée » révéla ce petit enfoiré, mort de rire

Après avoir été trompé par Chloé, et quelques mois avant que je ne rencontre Sarah, je m'étais amusé à jouer de chaque pétasse que je rencontrais. Georgia était l'une d'entre elles, tout dans l'apparence, rien sous sa tignasse blonde. J'avais toujours eu du respect pour les femmes avec lesquelles je sortais, mais Chloé m'avait foutu un sacré coup, alors j'avais décidé de me venger sur l'ensemble de la population féminine, et Georgia fut l'une de mes victimes. Jasper m'avait alors défier pour savoir de quoi j'étais capable. Je n'avais qu'à prétendre l'inviter à dîner et fuir avant de payer l'addition salée.

Bella et Lili furent tout aussi hilare.

« Pendant combien de temps ? » demanda Bella

« Une semaine, et il a fini par savoir semé le gars…mais Georgia est revenue à la charge, et a envoyé une pute pour l'aborder et le mettre dans son lit, la nana a fait croire qu'elle n'avait pas pris son pieds et que ce petit con était un éjaculateur précoce…Fallait le voir débarquer le lendemain fou furieux, il a essayé d'en baiser une autre et elle aussi était une des complices de Georgia »

« Cette nana était une hystérique coriace » maugréais-je au souvenir

« Ce petit con est allé jusqu'à chercher un remède sur un forum de petits pubères de 13ans, et savoir comment repousser son éjaculation »

En larmes, le fou rire incontrôlé de Bella me vexa. J'espérais que l'alcool y soit pour beaucoup. Ce connard était carrément satisfait de me descendre.

Une main sur la cloche accroché au dessus son bar, J.J détourna mon attention en annonçant le début des paris. Dylan et Franck firent en même temps leurs entrées dans le club. Connus de tous, une foule d'ivrogne et de parieurs se scinda en deux pour soutenir son favori, en brayant leurs noms.

« Je veux parier aussi » souffla Bells à mon oreille

« Je crois que j'aurais aimé pouvoir démolir l'un de ces connards ce soir, pour t'entendre me soutenir » m'emparais-je de sa lèvre inférieure pour l'embrasser

« Ne rappelles pas la salope qui a trouvé ça sexuel de te regarder anéantir ce Derek Cole…Tu sais que c'est malsain »

« Tu pues le désir à plein nez » effleurais-je sa jambe pour remonter sous sa jupe

Elle frissonna légèrement. Ses lèvres entre-ouvertes laissaient échapper un souffle chaud contre ma bouche, qu'elle ne quittait pas des yeux.

« Tu n'as rien à me prouver, j'ai encore en tête ton dernier exploit »

« Une prochaine fois Swan, les paris sont plus amusants quand ils nous mettent tous les deux en scène » me rappelais-je des centaines de paris que nous avions fait pour occuper nos soirées

Je quittais notre table avec Jasper après avoir déposé un baiser sur ses lèvres pour rejoindre le bar où J.J empochait les derniers paris. Certain de mon coup, je misais deux milles dollars sur Dylan malgré ses soixante-dix kilos. Franck en pesait vingt de plus mais n'avait pas combattu depuis plus d'un mois, parti en mer pour pêcher. J'avais appris par Kellan que ce petit gringalet de Dylan avait malgré tout renforcé ses techniques de combat. Il n'y a avait finalement aucun intérêt à peser si lourd, si vous ne saviez pas vous battre. Je jubilais en observant Jasper sortir deux cents dollars qu'il misa sur Franck.

Les paris enregistrés, Claudio, le vieil arbitre toujours appelé lors de ses combats, annonça le début du combat en présentant le curriculum vitae des deux gladiateurs. Sa main dans la mienne, je ramenais Bella aux premiers rangs. Là où le spectacle était toujours plus intéressant à voir, à ressentir, à entendre. Jasper et Alice se contentait de rester derrière. Devant moi, Bella posa nos mains liées sur sa taille, où je sentais son cœur battre frénétiquement. Ce plaisir incendier n'était sans doute pas bon pour elle. Mais os plaisirs les plus violents avaient toujours eu quelque chose de malsain, destructeur…Et c'était peut-être ça qui nous en rendait si dépendant. Ce besoin de toujours ressentir cette douleur si puissante et agréable au fond des tripes.

Franck marqua le début du combat en essayant d'assommer Dylan qui esquiva à temps, évitant ainsi que son adversaire soit le dernier visage vu. Comme je l'avais prédit, Dylan fut techniquement plus intelligent et je sentis Bells serrait ma main plus fort quand il déboîta la mâchoire de Franck. Branché sur ses battements de cœur qui s'emballaient toujours un peu plus, son corps tout entier se contractait à chaque impulsion électrique que lui envoyait la scène qui se jouait face à elle. Elle réagissait comme ci j'étais littéralement en train de la baiser. Contaminé par ses réactions physiologiques, je finis par me retrouver dans le même état.

Je m'emparais rapidement de nouveau de la main de Bella pour aller récupérer mes gains, alors Claudio annonçait Dylan comme vainqueur, après une bonne demie-heure.

« Fais gaffe en sortant » me prévins J.J

Jasper et Lili sur nos pas, je balançais mes clés dans les mains de mon meilleur ami. Mes ardeurs pourrait sans doute nous causait un accident. Comme à notre arrivée, nous nous précipitions dans la voiture, cette fois installés à l'arrière. Oubliant la présence des parasites qui nous accompagnait, je passais un bras par dessus les épaules de Bells pour me pencher sur ses lèvres que j'accaparais dans un baiser profond. Je glissais discrètement ma main entre ses cuisses fermées puis écartais son string, pour presser son clitoris. L'une de ses mains vint crocheter ma nuque pour qu'elle puisse taire ses plaintes dans ma bouche. Ses hanches soulevées, j'en profitais pour pénétrer un doigt en elle, puis un second. Elle enfonça aussitôt ses doigts dans mon jean.

« On serait mieux une fois à la maison » réussit-elle à dire en ravalant un couinement

« Je ne veux pas perdre de temps dans tes putains de préliminaires »

Sa jupe beaucoup trop serrée limita mes mouvements en elle. Je réussis malgré tout à obtenir sa jouissance le long de mes doigts que je portais à sa bouche pour que nous le léchions tout les deux. Je la gardais contre moi, alors que le flottement de sa jouissance la quittait doucement.

Dans le parking souterrain de la résidence, je tirais Bells derrière moi pour que nous puissions rapidement rejoindre l'ascenseur. Jasper et Alice nous suivait toujours, se moquant de notre empressement. La porte déverrouillée, Bella se débarrassa de ses chaussures alors que je refermais derrière nous.

« Deuxième porte dans le couloir, à gauche » dis-je à Jasper, en portant ma belle jusqu'à notre chambre. « Je veux oublier que c'est ma sœur que tu baises dans cette chambre, alors je veux rien entendre » le prévins-je avant de claquer la porte derrière nous

Seuls, je jetais ma tigresse sur le lit qui ria alors que je déboutonnais ma chemise en tirant dessus. Ses mains sur l'élastique de sa jupe, elle s'en extirpa doucement sans que ses perles marrons ne me lâchent une seule seconde. Prêt à lui sauter dessus, Pink ?...Pink vint m'interrompre dans mon élan.

« Je vais tuer ce type ! »

« C'est toi qui l'a prévenu que tu ne voulais rien entendre...Slut Like You est plutôt une bonne chanson » se moqua Bells, dans un fou rire

« Rappelles moi qui baise l'autre ? »

« Pour l'instant personne, et je risque d'aller dégager Lili de ses bras pour qu'il me prenne à sa place si tu restes hors de ce lit ! »

Extirpé de mes pompes et de mon jean, j'allais donner une leçon à cette petite conne. Allongé contre elle, je m'emparais avec gourmandise de ses lèvres roses où j'y insinuais ma langue. Les six derniers mois étaient un enfer et les probables trois autres mois sans elle allait être un véritable supplice ! Incapable de me détacher de ses lèvres, elle se cambra alors que je mordais sa lèvre inférieure pour la garder contre moi, tout en la débarrassant de sa chemise.

« Je crois que je vais crever » souffla-t-elle contre mes lèvres alors que je marquais de nouveau son cou

« De quoi ? » abordais-je sa poitrine avec envie, tirant sur son soutien gorge pour embrasser plus de peau

« D'amour » répondit-elle théâtralement ce qui nous fit rire tout les deux

Je me relevais et allais me pencher sur son visage. Un sourire aux lèvres, elle caressa ma lèvre fendue qui saignait une fois de plus, sous la ferveur de nos baisers.

« Vous ne m'aimez pas assez pour en mourir Isabella »

« Avez-vous déjà essayé de sauter d'un pont monsieur Masen »

« Oui »

« Vous souvenez-vous de ce que vous avez ressenti suspendu au dessus du vide »

Je hochais la tête pour simple réponse.

« C'est ce que je ressens chaque fois que je suis auprès de vous, cette perpétuelle impression de pouvoir mourir d'une crise cardiaque tant mon cœur s'affole en votre présence »

Touché malgré cette déclaration beaucoup trop mélodramatique à mon goût, je me jetais sur ses lèvres. Nos mains entreprenantes finirent par prendre les choses en main, pour nous débarrasser des derniers bouts de tissus portés. Toujours inquiet de lui faire mal ou de la savoir pas assez lubrifier, je pris le temps de la caresser plus intimement, m'extasiant devant son corps qui se tortillait. Prête à me recevoir, je fis une lente ascension en elle. Collé contre son corps brûlant, nos souffles finirent par se confondre alors que je me mouvais doucement en elle pendant plusieurs minutes. La cadence ne me suffisant plus, je me redressais sur mes mains, pour la baiser plus brutalement. Le son de nos corps claquant l'un contre l'autre avait quelque chose de fascinant. Ses mains sous ses genoux, j'appréciais l'entendre toujours un peu plus fort. Je ralentis juste deux minutes avant de reprendre plus sévèrement pour la sentir m'enlacer la queue plus étroitement. Envahi par la jouissance, je poussais instinctivement encore une fois en elle avant de me retirer doucement. Ma belle se releva pour récolter avec son ongle le liquide qui couvrait ma queue, et le porter à sa bouche.

« Tu es le diable Swan ! »

Elle ria en me repoussant pour rejoindre la salle de bains où je la suivais. Débarrassés de toutes souillures, je sortais de la chambre, secouant la tête alors qu'un vieux titre de Britney Spears prenait la relève pour couvrir probablement tous bruits nuisibles. Comment pouvait-on faire l'amour sur la voix d'une nana pareille ! Dans la cuisine, j'ouvrais la porte du sellier pour récupérer la tarte au citron meringuée et retournais dans la chambre où Bells s'était glissée sous les draps. Je la rejoignais et posais le dessert sur mon torse pour le partager.

« C'est une bonne chose que ce psy t'aie libéré une semaine avant, j'aurais pas supporté te voir seulement le jour du procès »

« Teddy n'arrêtait pas de se contenter de dire que tu allais bien, sans me donner plus de détails, et je savais que c'était simplement pour me rassurer...J'avais besoin de savoir où nous en étions, est ce que tu m'en voulais de t'avoir quitté si vite »

« Tu m'avais promis que ça irait mieux, il n'y avait aucune raison que je nous abandonne »

Assise en tailleur face à moi, elle se pencha pour m'embrasser avant de pouffer de rire.

« Qu'est ce qui y a ? »

« Est-ce que tu crois qu'il est aussi endurant que ça ou que c'est juste pour frimer...Peu importe, j'ai toujours été jalouse de Lili »

« Swan ne commences pas ! »

J'allais vraiment finir par croire que ma nana avait des vues sur mon meilleur ami.

« J'aime son air candid, il a l'air si innocent »

« Jasper ? Innocent ? »

J'éclatais de rire, me rappelant le passé de séducteur de cet enfoiré, avant qu'il ne pose ses mains sur ma sœur.

« Jasper sait juste cacher son jeu, ce type est le plus gros connard que la terre ait porté...Est-ce qu'il t'a dit qu'il avait déjà baisé la mère d'une de ses ex, et que l'ex en question les as vus dans son lit »

Elle me débarrassa de l'assiette vide, et me chevaucha pour s'allonger contre moi.

« Le bad boy sexy ou le blondinet aux faux airs innocent ? Le dernier serait certainement beaucoup plus sain pour moi, mais j'ai toujours eu un faible pour le bad boy sexy » retraça t-elle mes hématomes sur ma clavicule. « Il est le seul capable de me faire croire que les monstres ont peur de lui »

« Ils le sont » glissais-je une main dans ses boucles. « Est-ce qu'on peut aborder une minute le procès ? » déviais-je brutalement notre conversation pour recueillir quelques infos

« On peut »

« Le parjure est la seule manière de nous sauver d'une possible accusation de complicité ou de je ne sais quoi d'autre, qui décridibiliserait l'identification faite à New York, comment comptes-tu l'éviter ? »

« Je ne nierais pas notre amitié...Erika a appelé lorsque tu dormais ce matin et il est possible que je n'ai pas à comparaître pour discuter de la nature de notre relation...Nos portraits-robots coïncident alors que nous nous vivions sur deux états différents, tout comme nos déclarations, et le mode opératoire...Avant qu'on ne se rende à New York, j'étais en taule sans aucun contact avec l'extérieur...Cette pétasse n'a aucun intérêt à m'interroger »

« Donc, il n'y a aucun souci à se faire ? »

« On a été prudent...Personne ne sait, ni pour nous, ni pour ta paternité »

« Est-ce que tu vas devoir justifier ton avortement ? »

« Cette pute veut me faire passer pour une irresponsable hystérique et dangereuse...Elle se servira certainement de ça, pour m'enfoncer un peu plus...Imaginer que cette salope puisse m'accuser du meurtre de maman est carrément gerbant » reposa t-elle son visage contre moi, pour cacher son regard embué

« Ce procès flinguera la carrière de cette salope, on a pas à s'inquiéter »

Confortée, un fou rire la fit convulser contre moi alors que les Spice Girls annoncèrent la suite du show.

« Écartes les jambes Swan, ce connard est carrément en train de se foutre de mes performances ! »


*Le Vince Lombardi est le trophée reçu à la finale du Superbowl

J'espère que ça vous a plu...

xoxo Junessa