Chapitre 19 - Un coup du destin, par Horace Slughorn
Rosie informa ses parents de sa décision de se marier avec Abel Nott. Ces derniers furent ravis. Sa mère la prit même dans ses bras. Elle envoya ensuite un hibou à Archi pour le prévenir. Elle aurait dû être heureuse de cette nouvelle mais elle était toujours partagée. Avait-elle pris la bonne décision ? Abel Nott était-il l'homme qu'il lui fallait ?
Elle le rencontra encore deux fois avant son retour à Poudlard. Abel continua à se comporter en parfait gentleman. Et Rosie dut s'avouer que leurs baisers étaient plutôt convaincants et qu'ils annonçaient de belles perspectives pour leur future vie à deux.
Ce fut néanmoins avec le coeur aussi lourd que lors de son premier jour de rentrée qu'elle monta dans le train pour Poudlard. Elle s'était souvenue la veille de Mingletown et de toute sa clique et les retrouver ne la ravissait pas du tout. Elle décida pourtant de s'installer dans un compartiment seule car elle avait pensé à une stratégie. Que Mingletown vienne la chercher !
Elle n'attendit pas longtemps avant que la furie de Serpentard vienne la trouver en ouvrant grand la porte de son compartiment. Elle était accompagnée de ses deux gorilles, comme à son habitude. Elles rentrèrent et refermèrent la porte en tirant les rideaux pour que personne ne vienne les déranger. Mingletown décida de mettre un sort de silence dans la petite pièce exiguë.
- Qu'est-ce que ça signifie, Greengrass ? Pourquoi t'es pas dans le wagon des Serpentard ? lui demanda cette dernière, furieuse.
- Bonjour Josepha ! lui répondit Rosie, en replongant la tête dans le livre qu'elle était en train de lire.
Mingletown attrapa son roman et le balança dans la pièce. Puis, elle s'approcha dangereusement d'elle.
- Qu'est-ce qui te prends ? Tu fais la maligne maintenant ?
Rosie inspira profondément. Elle avait longuement réfléchi sur l'attitude à adopter avec Mingletown. Et elle en était venue à une décision.
- Tu as eu ce que tu voulais, non ? s'écria Rosie. Tu es devenue meilleure en classe, tu as été invitée au Club de Slug et par-dessus le marché, tu sors avec Baggs. N'est-ce pas suffisant ?
- Bien sûr que non ! affirma la vipère, indignée. Les Serpentard ne m'adulent toujours pas !
- Mais ils ne m'ont jamais adulé, Mingletown ! lança Rosie, exaspérée. Et ils ne t'aduleront jamais ! C'est dans leur nature ! Ils te détesteront toujours pour ce que tu es ! Cela ne changera pas !
- Ne dis pas n'importe quoi ! Tout le monde t'adore !
- Plus maintenant en tout cas et grâce à toi, merci !
Mingletown se rapprocha de Rosie, lui pointant sa baguette au niveau de son visage.
- Tu vas me montrer plus de respect ou sinon… !
- Ou sinon quoi ? Dis-moi, Mingletown, que comptes-tu faire ? Que je vais bientôt me marier avec Abel Nott, soit, je te laisse l'exclusivité de leur annoncer ! Car, oui, je vais me marier avec Nott.
La Serpentard fut choquée par les paroles de Rosie. Elle ne s'attendait pas à cela.
- Et pour Black, en vérité, je n'en ai rien à faire ! Tu n'as qu'à leur dire que tu as trouvé une pauvre perruque blonde et une robe et que tu as vu la fille qui les portait embrasser Black. Et par-dessus le marché, que c'était moi ! Et alors, que vont-ils penser ? Tu ne crois pas que je réussirai à retourner ton foutu ragot contre toi ? Me crois-tu aussi bête que ça !
- Cela ruinerait ta réputation ! dit Mingletown, d'un air moins assuré.
- Penses-tu ? C'est rester avec toi qui ruine ma réputation, pas ta grandiose nouvelle : "Oh, Greengrass aime Black et lalalère !". On n'a plus 12 ans, Mingletown !
Cette dernière resta interloquée encore quelques instants. Elle ne s'attendait pas à ce que Rosie se rebelle aussi rapidement et elle n'avait plus d'arguments à lui donner. Toutes ses preuves n'avaient plus de valeurs. Les deux gorilles, par fidélité pour leur gourou, voulurent attaquer Rosie mais cette dernière avait été plus rapide et avaient déjà lancé des sorts informulés qui ne leur permirent pas de bouger, ni de parler.
- Maintenant, si tu le veux bien, j'ai un roman à terminer ! dit Rosie afin de clore leur discussion.
Puis, comme par magnétisme, les trois Serpentard furent renvoyées illico presto à l'extérieur de son compartiment. Rosie ferma la porte, récupéra son livre et se replongea dedans tranquillement. En réalité, son coeur battait la chamade et elle eut du mal à se remettre de ses émotions. Elle s'était enfin débarrassée de cette vipère ! Désormais, elle ne pourrait plus l'atteindre, peu importait ce qu'elle tenterait de faire. Il lui avait fallu deux semaines en dehors de Poudlard pour réussir à réfléchir tranquillement sur le sujet. Sans les assauts répétés de Mingletown et grâce au sommeil qu'elle avait récupéré dans le manoir, elle avait pu penser à la situation avec plus d'objectivité. Et cela n'avait pas été vain. Bon débarras !
Son ventre se dénoua enfin et elle put profiter de la fin de son voyage sans aucun encombre. Mingletown et sa bande ne revinrent pas l'embêter. Elles n'avaient d'ailleurs pas mis leur menaces à exécution : personne n'était encore au courant de son mariage avec Abel Nott ni qu'elle aimait Sirius Black. Cela aurait pu intéresser certaines personnes mais ces "bombes" n'avaient plus aucune valeur et la vipère avait bien compris qu'elle ne pouvait plus les utiliser, au risque de se faire traiter de rapporteuse ou de cafteuse jalouse. Rosie décida de ne pas manger aux côtés de ses anciennes tortionnaires. Maintenant qu'elle était libre comme l'air, elle pouvait faire ce qu'elle voulait. Ce fait n'échappa pas aux élèves de sa maison qui remarquèrent rapidement que l'amitié entre Rosamund Greengrass et Josepha Mingletown était enfin terminée.
A la fin du dîner, Rosie décida de frapper à la porte du professeur Slughorn.
- Bonsoir, Professeur, lui dit-elle avec un grand sourire.
- Bonsoir, Miss Greengrass, lui répondit son professeur, d'un air ravi. Que me vaut votre visite ?
- Je souhaiterais vous remercier pour le stage à l'hôpital de Sainte Mangouste. Cette expérience était enrichissante ! Maintenant, je sais que je souhaite devenir une Medicomage. Merci !
- Mais je vous en prie, je suis heureux de l'apprendre, dit-il. Comment avez-vous trouvé la guérisseuse Winger ? Une femme exquise, n'est-ce pas ?
- Tout à fait ! Pour vous remercier, ma tante Griselda m'a préparé un petit cadeau pour vous !
- Mais il ne fallait pas, Miss Greengrass !
Mais les yeux de Slughorn pétillaient déjà. Rosie sortit un paquet de sa minaudière et le tendit à son professeur.
- Encore une surprise de sa part ! dit-elle en lui tendant avec un clin d'oeil.
- Merci infiniment !
- Mais je vous en prie, c'est moi qui dois vous remercier. Maintenant, je dois revenir à mon dortoir. Bonne soirée, Professeur !
- Bonne soirée, Miss Greengrass.
Et Rosie se dirigea vers sa Salle Commune, d'un air ravi, tout en fredonnant "Un chaudron plein de passion" de Celestina Moldubec.
Le lendemain matin, Rosie arriva à son cours de double-potions avec le même enthousiasme, ce qui n'échappa pas au regard de Sirius. Elle lui lança un "Salut" et il lui répondit l'air étonné. Il voulut lui dire un mot mais fut interrompu par le professeur Slughorn qui entrait dans sa salle de cours et saluait ses élèves.
- J'espère que vous avez tous passé de très bonnes vacances ! Comme je vous l'avais promis avant Noël, j'ai surveillé vos potions de Veritaserum et je dois dire que rien ne s'est mal passé. Maintenant, prenez vos chaudrons et faites vos dernières préparations avant de venir me donner un échantillon pour que je l'analyse.
Tous suivirent les consignes du professeur. Sirius et Rosie virent que leur potion avait pris la couleur d'un liquide ambré. La Serpentard était satisfaite du résultat car c'était tout à fait la couleur que devait avoir le Veritaserum en fin de cuisson. Ils rajoutèrent en dernier quelques poils de licorne puis mélangèrent 3 fois dans le sens des aiguilles d'une montre, puis 3 fois dans le sens inverse. La couleur ambrée du liquide fut plus intense. La potion était enfin terminée. Les deux élèves se regardèrent ravis.
- Parfait ! s'écria le professeur en voyant le résultat. Maintenant, veuillez me verser une bonne quantité dans un bocal à votre nom et déposez-les sur mon bureau, s'il vous plaît.
Quand tous les élèves terminèrent de lui remettre leur travail, il continua.
- Je vais analyser votre travail cette semaine. Mais lors de notre prochain cours, ce jeudi qui arrive, je souhaiterais vous rencontrer chacun, binôme par binôme.
Les étudiants se regardèrent, surpris par la demande de leur professeur.
- Eh oui, malheureusement, mes chers élèves, vous allez devenir mes propres cobayes ! Oui, Miss Gray.
Cette dernière avait levé la main.
- Qu'entendez-vous par devenir vos cobayes, professeur ? lui demanda-t-elle.
- Vous venez de réaliser une potion complexe, le Veritaserum. Je pense qu'aucun d'entre vous n'a jamais subi les effets de cette potion. En tant que potionniste, vous devez connaître les conséquences exactes de l'absorption d'un tel liquide.
Les élèves étaient choqués. Ils venaient de comprendre qu'ils allaient devoir boire la potion qu'ils venaient de réaliser. Plusieurs mains se levèrent pour prendre la parole, dont celle de Rosie.
- Oui, Miss Evans ?
- Mais si l'une des potions s'avère incorrecte, comment allez-vous faire, professeur ? demanda Evans.
- Ne vous inquiétez pas. J'aurai au préalable vérifier vos potions et je ne vous ferai boire que celles qui me semblent dignes d'intérêt.
D'autres mains se levèrent.
- Oui, Miss Greengrass ?
- Professeur, que comptez-vous nous poser comme question lorsque nous boirons cette potion ? Elle avait posé cette question avec anxiété.
- Oh, rien de bien méchant ! Quelques questions de... circonstances ! Ne vous en faites pas !
Rosie le regarda avec les yeux ronds. C'était elle ou le professeur prenait un malin plaisir à les torturer ? Il voyait bien que ses élèves étaient perturbés par son annonce. Chacun devait se demander quel genre de questions leur professeur allait leur poser. Allaient-ils se trahir si, bien sûr, ils avaient des informations à cacher ? Rosie jeta un oeil vers Mingletown et eut un sourire narquois. Cette dernière avait blêmi et Rosie savait que sa supercherie serait enfin mise au grand jour. Même si elle n'était pas satisfaite de devoir boire du Veritaserum, au moins, il aurait le mérite de dénoncer les mauvais agissements de la vipère.
- Allez, assez de bavardages, dit le professeur joyeusement. Ouvrez votre livre à la page 75 sur la potion Oculus.
Les élèves arrêtèrent de se plaindre et écoutèrent studieusement Slughorn.
Quand arriva le cours de potions suivant, Rosie vit que leur professeur avait installé des bancs à l'extérieur de sa classe. Chaque binôme devait s'y asseoir et y attendre leur tour. Elle s'installa à côté de Sirius qui ne lui parla pas plus qu'à son habitude. Rosie remarqua Mingletown qui faisait les cent pas à côté d'Evans-face-de-rat. Cette dernière ne disait rien et lisait tranquillement un livre sur les Runes. Son petit ami, Potter-le-râleur, discutait tranquillement avec son ami Lupin-le-miteux. Il était étrange que Sirius n'ait pas décidé de se joindre à eux. Il semblait pensif. Elle l'observa du coin de l'oeil : il était étrangement plus sombre qu'à son habitude. Etait-il stressé de boire du Veritaserum ? Avait-il des choses à cacher ? Rosie fut perplexe mais ne dit rien.
Slughorn commença à appeler les noms de ses élèves.
- Monsieur Albert et Monsieur Lupin !
Ces derniers avancèrent tranquillement dans la salle de cours du professeur. Rosie ne vit pas ressortir Albert et Lupin quand le professeur ouvrit à nouveau la porte au bout de dix minutes pour appeler les étudiants suivants. Ils étaient sûrement sortis par une autre porte afin de ne pas parler du test qu'ils avaient subi.
- Monsieur Baggs et Miss Davis !
- Miss Evans et Miss Mingletown !
Cette dernière n'avait plus d'ongles à ronger, remarqua Rosie. Ils attendirent particulièrement longtemps avant que le professeur n'appelle les deux élèves suivants.
- Miss Gray et Monsieur Rogue !
- Miss Greengrass et Monsieur Black !
C'était enfin leur tour. Le ventre de Rosie fit un soubresaut mais elle chassa vite la sensation et plaqua un sourire impeccable sur son visage. Ils entrèrent dans la salle de potions et s'installèrent en face du bureau du professeur sur deux chaises.
- Bonjour Miss Greengrass, Monsieur Black !
- Bonjour, Professeur, dirent en choeur le binôme.
- Je dois vous féliciter pour votre travail. Votre potion est parmi les plus parfaites de tous les septièmes années ! Je l'ai analysée et je peux d'ores et déjà dire que vous aurez un O.
Le coeur de Rosie bondit de joie. Quand elle jeta un oeil vers Black, elle le sentit un peu moins enthousiaste. La peur de boire le Veritaserum, peut-être…
- Maintenant, je me dois de confirmer cette note en vous faisant boire un peu de cette potion. Bien sûr, je ne vous poserai pas de questions difficiles, juste quelques interrogations qui vous obligeront à me dire la vérité et qui me confirmeront la qualité de votre travail. Etes-vous d'accord ?
Sirius et Rosie ne pouvaient pas refuser et ils hochèrent la tête pour montrer leur assentiment.
- Et si nous commençions par vous, Monsieur Black ?
Le professeur lui tendit une coupe et Sirius la prit d'un air hésitant. Puis, sans poser de questions, il la but d'une traite. La potion ne mit pas longtemps à faire effet : au bout de quelques secondes, le regard de Sirius fut vide. Il était prêt à répondre aux questions de Slughorn.
- Très bien ! s'exclama Slughorn, ravi. Il nota quelque chose sur un parchemin. Comment allez-vous, Monsieur Black ?
- Cela pourrait aller mieux, professeur.
- Comment cela ?
- Je vais bien, physiquement, dit-il d'une voix neutre. Mais je n'ai pas vraiment le moral.
- Pourquoi ça, mon cher ?
- Il est difficile de vivre sans famille. Je me plais avec mon ami James mais je me sens seul.
- Oui, je comprends. Avez-vous quelque chose de suspicieux à m'apprendre ?
Rosie regarda son professeur et vit la lueur de curiosité dans ses yeux. Son professeur prenait vraiment un malin plaisir à poser ses questions.
- J'ai caché une souris morte dans le sac d'une Serpentard de troisième année car elle avait craché à mes pieds quand je suis passé devant elle.
- Quoi d'autre ? demanda Slughorn, un sourire aux lèvres.
- C'est moi qui ai coincé Miss Teigne en haut de la grande commode de la salle des Trophées.
- Oui ? rit le professeur. Et ?
- J'ai vendu de la bouse de gnome à la place d'un philtre d'amour à un Poufsouffle de cinquième année.
- Vous êtes un sacré chenapan, Monsieur Black !
Le professeur ne se retint plus de rire. Même Rosie avait pouffé de rire à la mention de la dernière mauvaise blague du Gryffondor.
- Merci pour ces informations. Maintenant, veuillez boire ceci ! Cela fera disparaître les effets de la potion.
Sirius prit le verre que lui tendit le professeur et le but. Son visage redevint normal, il avait retrouvé son air habituel. Brusquement, il blêmit.
- Professeur ! s'écria Sirius. Allez-vous me punir pour ce que je vous ai raconté ?
- Ne vous inquiétez pas, Monsieur Black. Vos petites farces ne sont pas grand chose. Seul peut-être votre camarade de Poufsouffle aura un léger mal de ventre mais rien de bien grave ! Ce n'est pas comme cette Josepha Mingletown à qui j'ai pu soutirer des informations fortes intéressantes !
Le regard du professeur se tourna vers Rosie et son ventre se tordit. Il allait lui en vouloir, Rosie en était certaine ! Slughorn avait dû capter son air horrifié car il la rassura.
- Ne vous inquiétez pas, Miss Greengrass, dit-il. Je sais pourquoi vous avez fait ce que vous avez fait. Je ne vous en tiendrai pas rigueur et je peux vous assurer que vous ne serez plus inquiétée par Miss Mingletown.
Le ventre de Rosie se détendit et son coeur fut soudain plus léger.
- Merci, Professeur ! dit-elle, soulagée.
Sirius avait suivi l'échange avec intérêt et devait se demander de quoi ils parlaient mais il ne dit rien.
- C'est à votre tour, maintenant, Miss Greengrass ! dit Slughorn en poussant une coupe devant elle. Ne vous inquiétez pas, tout ira bien !
Rosie inspira une grande bouffée d'air, prit la coupe et la but. La sensation d'étrangeté fut immédiate. Elle se sentit vidée de tous sentiments, plus de honte, de colère, de tristesse. Elle était légère comme une plume. Son regard devint neutre, le professeur commença son interrogatoire. Elle sentit le regard de Sirius rivé sur elle mais cela ne la gênait pas.
- Ma chère Miss Greengrass, comment allez-vous ?
- Je vais très mal, professeur, répondit-elle de sa voix atone.
Son directeur de maison et Sirius sursautèrent, ils ne s'attendaient pas à cette réponse.
- Mais pourquoi donc, mon enfant ?
- Car je vais devoir me marier à la fin de l'année avec Abel Nott.
- Vraiment ? fit son professeur de plus en plus surpris.
- Oui, c'est un mariage que m'a imposé mes parents. Si je ne les écoute pas, je serai déshéritée des Greengrass. Je dois donc me plier à leurs volontés.
- Quelle triste nouvelle ! N'aimez-vous pas votre fiancé ?
- Non, je ne l'aime pas car j'en aime un autre.
- Ah oui...
Slughorn semblait moins assuré. Il sentait que la discussion allait dans une direction vers laquelle il ne voulait pas aller. Il voulait bien titiller ses élèves et connaître la vérité sur leurs petites manigances mais son objectif n'était pas d'aborder des sujets trop personnels. Il voulut mettre fin à l'interrogatoire mais il n'en eut pas le temps car les questions suivantes ne vinrent pas de lui.
- Qui t'a donné le bouton en forme de Sinistros ? demanda Sirius brusquement.
- C'est toi qui me l'as donné.
Sirius réfléchit quelques instants, puis posa une dernière question.
- Qui aimes-tu ? demanda-t-il, abruptement. Il s'était tourné vers Rosie et la regardait avec intensité.
Rosie se tourna également vers lui et de son air neutre, lui clama :
- C'est toi que j'aime, Sirius Black.
