Bonjour à tous, j'espère que vous ne trouverez pas ce chapitre tiré par les cheveux. Moi, personnellement, je trouvais l'idée très sympa héhé. Bonne lecture !
Chapitre 23 - La peste ou le choléra ?
Le lundi qui suivit ces derniers évènements, Rosie fut interpellée par son professeur de potions, à la fin de son cours. Elle jeta un bref regard à Sirius qui hocha presque imperceptiblement la tête et s'avança vers son bureau. Slughorn attendit que tous les élèves soient sortis de sa salle avant de parler à Rosie.
- Miss Greengrass, commença-t-il, j'ai une très bonne nouvelle à vous annoncer.
- C'est vrai, professeur ? s'écria Rosie, d'une voix réjouie.
- Oui, répondit-il en souriant. J'ai discuté longuement de votre cas avec le professeur Dumbledore. Et je vous avoue que vous avez été au cœur d'un grand débat. Même le professeur McGonagall, la directrice adjointe, a dû être conviée car nous ne pouvions pas trancher entre nous.
Il soupira de fatigue. Rosie ne savait pas s'il réagissait comme cela car il se rappelait la bataille ardue qu'il avait dû mener, ou s'il voulait juste se donner un style. Connaissant son professeur et son goût pour le mélodrame, elle pencha pour la seconde option. Elle rit sous cape. Monsieur, je vous connais sur le bout des doigts !
- Nous sommes convenus d'un compromis, dit-il finalement après un long silence. Les professeurs Dumbledore et McGonagall ont totalement compris votre position : pourquoi vous ne vouliez plus dormir dans le même dortoir que votre camarade, Josepha Mingletown. J'ai dû leur avouer vos problèmes familiaux actuels, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.
- Non, ça ira, professeur.
- Toutefois, ils étaient peu enclins à vous proposer un hébergement pour vous seule. Vous savez, les règles sont très strictes à Poudlard : seuls les préfets en chef peuvent avoir leur propre appartement. C'est écrit dans la charte de l'école.
Rosie était déçue. Oui, elle connaissait cette charte.
- Néanmoins, nous avons une solution à vous proposer.
- Vraiment, professeur ?
Le cœur de Rosie bondit. Elle espérait éperdument qu'elle n'aurait plus à dormir dans la même chambre que la vipère. Depuis plusieurs jours, Mingletown ne lui parlait plus et ne faisait pas mine de vouloir embêter Rosie à son grand soulagement. Mais pour combien de temps ?
- Nous avons décidé de vous nommer préfète en chef adjointe ! déclara-t-il avec ravissement.
- Préfète en chef… adjointe ? Qu'est-ce que cela signifie ?
- C'est un poste que nous avons créé pour vous, nous avons le droit de le faire, en cas de besoin, s'exclama-t-il joyeux. En gros, vous deviendrez l'adjointe de Miss Evans.
L'adjointe de Lily Evans-cheveux-de-sombrals ? Rosie regardait son professeur horrifiée. Elle avait compris plus ou moins où il voulait en venir.
- Oui, continua ce dernier ne se rendant pas compte du combat intérieur que menait en ce moment même son élève. En tant que Préfète en chef adjointe, vous aurez droit à partager les appartements de Miss Evans et…
- Comment ? explosa Rosie.
Mais elle se retint d'en dire plus, de peur de braquer Slughorn.
- C'est bien cela, Miss Greengrass, dit-il sans prêter attention à l'intervention de Rosie. Nous avons convoqué Miss Evans ce matin, et elle a accepté avec beaucoup d'entrain cette nouvelle ! C'est une jeune fille délicieuse, vous verrez. Une chambre vous y a été aménagée, et vous pourrez dès ce soir déménager dans ses appartements, qui bien sûr, deviendront également les vôtres. Acceptez-vous notre proposition ?
Son directeur de maison releva la tête vers elle, un grand sourire sur les lèvres. Forcément, lui proposer une telle faveur n'était pas juste une bonne chose, c'était une chance incroyable. Selon lui, Miss Greengrass ne pouvait qu'accepter.
Rosie essaya de ne pas montrer les sentiments divers qui se bousculaient dans sa tête : horreur, colère, trahison (oui, oui, la trahison de son professeur qui lui faisait subir cette épreuve), ironie… Elle resta un long moment à regarder son professeur sans rien dire. Mingletown ou Evans ? La peste ou le choléra ? Puis, elle se ressaisit. Elle devait lui répondre… lui répondre maintenant.
- Je vous remercie, professeur, infiniment, dit Rosie, reprenant contenance. Je suis juste un peu surprise. Je ne m'attendais pas à cette proposition.
- Oui, je comprends, Miss Greengrass. Malheureusement, c'est la seule offre que je peux vous faire. L'accepterez-vous ?
Rosie vit que le professeur tenait un badge entre ses doigts, celui des préfets en chef. Son cœur bondit. Ce qu'elle avait envie d'être Préfète en chef ! Elle ne serait toujours pas au même niveau qu'Evans-la-péteuse, mais quasiment… Son ambition fut finalement plus grande que sa raison.
- Alors, d'accord, professeur, dit-elle fermement. J'accepte votre proposition !
Le professeur Slughorn fut aux anges et lui offrit le fameux sésame. Elle le mit de suite sur sa robe, tout en retirant son ancien badge de préfète.
- Toutes mes félicitations Miss Greengrass ! Miss Evans vous attendra à la fin de votre cours de Runes pour vous faire visiter vos nouveaux appartements, indiqua son professeur, toujours avec cet air enjoué sur le visage. Vous pourrez y emménager dès ce soir ! Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée !
Après avoir remercié son professeur, Rosie sortit du bureau de son maître de potions la mine déconfite. Dans tous les plans qu'elle avait imaginé avec Sirius, jamais n'avait-elle pensé avoir pour colocataire sa pire ennemie : Lily Evans. Bien sûr, elle était contente de ne plus dormir dans le même dortoir que Mingletown. Cette dernière la laisserait enfin tranquille. Mais... Evans ? Cri-de-harpie ? Miss-je-sais-tout ? Face de loutre ?
Elles ne se parlaient jamais, sachant tacitement qu'elles se détestaient. Oh oui, elle était sûre que Lily Evans la détestait autant qu'elle. Ses regards de mépris qu'elle lui lançait pendant les cours en disaient long ! Depuis quand avaient-elles ce genre de relation ? Sûrement depuis le début, quand elles s'étaient confrontées sur des sujets scolaires. Elles avaient toujours été en compétition, même les professeurs les avaient incités en ce sens en les comparant sans arrêt, en prenant l'une ou l'autre comme leur préférée… le pire de tous était certainement son directeur de maison : il lui disait qu'elle était son élève préférée à Serpentard mais jamais avait-il dit qu'elle était son élève préférée à Poudlard, puisque cette place était prise par cette garce d'Evans.
Rosie soupira d'exaspération. Elle était heureuse d'être préfète en chef, mais à quel prix ? Elle se dirigea vers la bibliothèque, plus par mécanisme que par volonté, et s'assit sur une des tables libres dans un coin tranquille. Elle sortit son parchemin de runes, son dictionnaire et son livre, puis tenta de lire sa traduction, mais n'y arriva pas, son esprit fusant dans tous les sens.
Elle sentit le parchemin ensorcelé se réchauffer sur sa poitrine. Elle regarda autour d'elle mais personne ne faisait attention à elle. Elle décida de le sortir et vit l'écriture de Sirius. Son cœur se serra. Finalement, leur plan avait fonctionné. Elle devait être heureuse.
"Alors ?" lui demanda-il simplement. Rosie décida de tout lui dire.
"Slughorn m'a nommé préfète en chef adjointe, et grâce à cette position, je pourrai partager les appartement de Lily Evans…"
"Mais c'est fantastique" s'exclama Sirius. "C'est une super promotion !"
"Oui, je sais" écrit-elle simplement.
"Tu n'as pas l'air ravie…"
"Tu sais bien ce que je pense de Lily Evans…"
"Tu ne devrais pas t'inquiéter, elle peut être sympa quand elle s'y met !" la rassura-t-il.
"Oui, mais on se déteste, ça ne pourra jamais marcher entre nous"
"Bien sûr que si ! Tu verras ! Tout se passera bien ! Et puis, c'est une sacrée chance ! Tu es enfin débarrassée de Mingletown et on pourra se voir plus librement"
Rosie souffla doucement. Sirius avait raison. Si elle ne pouvait pas devenir l'amie de Lily Evans, au moins, pourraient-elles se supporter. Et elle n'avait pas à traîner avec la Gryffondor, juste à partager son appartement.
"Tu as raison ! Merci pour cette idée !"
"J'ai toujours des superbes idées."
"Tu veux dire des idées farfelues."
"Non, elles sont toujours très intelligentes vu qu'elles sortent de mon cerveau"
Rosie sourit. Sirius était toujours positif et savait lui remonter le moral quand il le fallait. Son cœur battit plus fort. Ce qu'elle avait envie qu'il soit là, à ses côtés.
"Tu me manques" écrit-elle.
"Tu me manques à moi aussi."
"Bon, je dois retourner à ma traduction de runes" indiqua-t-elle, au bout de quelques instants.
"Bon courage !"
Elle rangea ensuite le parchemin dans son décolleté et commença à relire plus sérieusement son parchemin.
La journée passa très rapidement. Rosie jeta plusieurs coups d'oeil vers Evans pendant le déjeuner ainsi que pendant leurs cours en commun mais rien dans son attitude n'indiquait qu'elle était ravie ou non d'avoir Rosamund Greengrass comme colocataire.
Son badge de préfète en chef ne resta pas longtemps inaperçu. Rosie l'avait épinglée fièrement sur son uniforme et laissait aux Serpentard le loisir de l'admirer. Rogue fut le premier à l'interpeller.
- C'est quoi ce badge que tu as là, Rosie ? lui demanda-t-il, d'un air dégoûté, pendant le déjeuner.
Quelques têtes se tournèrent vers elle, dont celles de Baggs et Mingletown qui étaient assis, l'un à côté de l'autre, non loin d'elle.
- C'est mon badge de préfète en chef adjointe ! clama-t-elle fièrement.
D'autres Serpentard s'étaient approchés d'elle pour admirer le fameux sésame.
- Comment ça se fait que tu es devenue préfète en chef adjointe ? s'écria Rogue, à nouveau.
Il avait l'air de plus en plus écœuré. Rosie en fut ravie.
- Promotion spéciale du professeur Slughorn ! s'exclama Rosie, joyeuse.
- Wow, félicitations Rosie ! lança une Serpentard de sixième année.
- Enfin, un Serpentard préfet en chef ! s'écria un autre élève. Cela faisait longtemps !
Bientôt, tout un attroupement se forma autour d'elle. Les autres maisons tournèrent la tête vers la table des Serpentard. Ils essayaient de comprendre pourquoi ils faisaient tout ce raffut. Brusquement, le professeur McGonagall perça les rangs et arriva au milieu de la foule, vers Rosie.
- S'il vous plaît, lança-t-elle d'un air agacé, veuillez vous rasseoir !
- Mais professeur, lança une quatrième année de Serdaigle, Rosamund Greengrass est préfète en chef !
- Oui, je sais, Miss Collum ! soupira le professeur. Veuillez reprendre votre déjeuner, je vous en prie.
Et à force de persévérance et à la fin, de menaces, le professeur arriva à faire rasseoir tous les élèves qui s'étaient attroupés autour de Rosie. Elle lui parla ensuite directement.
- Toutes mes félicitations, Miss Greengrass, dit McGonagall, d'un air pincé.
- Merci Professeur ! s'écria Rosie, ravie que le professeur la félicite.
- J'espère que vous serez à la hauteur de vos nouvelles fonctions !
- Vous pouvez compter sur moi !
Sur ces derniers mots, la directrice des Gryffondor retourna s'asseoir à la table des professeurs. Rosie reprit son déjeuner sans oublier de jeter un œil vers Baggs et Mingletown. Celle-ci avait blêmi et touchait à peine son assiette. Cela t'apprendra à me menacer, Mingletown ! lui lança Rosie, d'un air revanchard, dans sa tête.
Quand sonna la fin du cours de Runes, Rosie était déjà moins enthousiaste. Elle appréhendait son entrevue avec Evans-face-de-Troll. Non, elle devait éviter de l'insulter maintenant qu'elles allaient devenir colocataire. Elles n'avaient jamais discuté ensemble. Qu'allait-elle bien pouvoir lui dire ? C'est avec le ventre tendu qu'elle sortit de la classe et vit Evans qui l'attendait.
- Salut ! lui lança-t-elle sans un sourire.
Evans n'avait pas l'air ravi d'avoir une colocataire. Cela pouvait se comprendre. Rosie décida de prendre sur elle.
- Salut ! lui dit-elle en réponse, avec un demi-sourire sur les lèvres.
La Gryffondor avait déjà tourné les talons sans l'attendre. Rosie commença à être exaspérée. Mais elle devait se reprendre et faire bonne figure. Si Evans n'était pas contente, c'était son problème, pas le sien. Elle la suivit.
La préfète en chef prit les escaliers et elles montèrent cinq étages avant d'arriver dans un grand couloir rempli de portes fermées, de tableaux de paysages et comme toujours, d'armures de chevalier. Rosie n'avait pas l'habitude de se promener au cinquième étage de son école, n'ayant pas de cours à ce niveau. Elle regarda par les fenêtres et admira la vue. Cela allait la changer de ne plus dormir dans les cachots. Elle aimait sa Salle Commune mais ne put s'empêcher d'apprécier ce nouveau traitement de faveur. Elle continua à suivre Evans qui se dirigeait vers le fond du couloir. Enfin, elles arrivèrent devant une porte fermée.
- Tu dois placer ton badge de préfète en chef sur la porte, comme ça, lui dit-elle d'une voix neutre.
Evans plaça le fameux badge dans un renfoncement de la porte et elle s'ouvrit après un cliquetis comme par magie. Et Rosie entra dans sa nouvelle maison. Elle resta époustouflée pendant quelques secondes sur le palier. L'appartement était gigantesque : il y avait un salon à droite avec un grand canapé et deux fauteuils à l'air confortable devant une cheminée en pierre. Sur la gauche, il y avait une grande table et plusieurs chaises de style victorien. Le tout était très cosy avec ses tapis sur le sol et ses tableaux de paysage paisibles. Rosie savait que l'appartement avait été aménagé selon le goût de l'occupante et elle devait avouer que Lily Evans avait bon goût en matière de décoration.
- Ne reste pas plantée là, à l'entrée ! lui lança Evans.
- Oui, oui, s'écria Rosie en rentrant dans la pièce et en fermant la porte derrière elle.
- Voici le salon où tu pourras te détendre et travailler. Tu as là une bibliothèque avec tous les livres dont les septièmes années ont besoin.
Evans avança au fond de la pièce pour lui montrer la fameuse bibliothèque qui faisait au moins 6 mètres de long sur 2 mètres en hauteur. Rosie fut impressionnée et ne put s'empêcher de toucher un livre dont la reliure était belle.
- Là, tu as les toilettes et ici la salle de bain. Nous devrons malheureusement la partager.
- D'accord, dit Rosie simplement.
- Et voici nos chambres ! Moi je dors dans celle qui est à droite de la cheminée, toi tu auras la pièce à gauche. Je crois que tes affaires y sont déjà. Tu peux aller y jeter un œil si tu veux.
Rosie ne se le fit pas dire deux fois. Elle se précipita dans sa chambre et découvrit une pièce de 15 mètres carrés avec un grand lit à baldaquin, une table de chevet, une table pour se maquiller avec un grand miroir, ainsi qu'un bureau et une chaise. Sa grande valise était posée sur son lit, prête à être déballée. Le tout était tout aussi confortable que le reste de l'appartement. Son cœur s'apaisa. Enfin, elle allait dormir sur ses deux oreilles, plus aucun de ses camarades Serpentard ne viendraient la déranger ou fouiller dans ses affaires. Elle inspira profondément, de soulagement et de bonheur cette fois.
Elle retourna ensuite dans le salon où Evans l'attendait. Elle s'était assise sur la grande table. Rosie décida de la rejoindre.
- Comme le professeur Slughorn te l'a expliqué, commença-t-elle de sa voix toujours atone (Rosie sentait qu'Evans était tendue mais ne dit rien), tu m'aideras pour les devoirs de préfet en chef. Tiens, je t'ai préparé une liste de choses que tu pourrais commencer à faire. Sur ta table de chevet, tu trouveras le règlement spécial des préfets en chef.
Rosie prit le papier mais fut trop excitée pour arriver à le lire.
- Je me lève tous les jours à 7h du matin, sauf le week-end, continua Evans. Donc, si cela ne te dérange pas, j'aimerais pouvoir aller à la salle de bain à cette heure-là.
- Cela me va, répondit Rosie. Je me lève toujours plus tôt, donc, ça ira pour moi.
Evans hocha la tête et ne dit plus rien. Rosie ne sut pas quoi dire non plus. Mais elle savait que c'était à elle de briser la glace. Elle n'avait pas envie de devenir son amie mais elles devaient pouvoir se côtoyer sans s'écharper. Elle sentait déjà une certaine tension émanée de la jeune fille. Cette dernière n'était franchement pas ravie mais se retenait, gardant toute bienséance.
- Evans… ou… comment dois-je t'appeler ? demanda Rosie en prenant la parole.
- Tu peux m'appeler Lily, répondit-elle simplement.
- Alors, appelle-moi Rosie. Je sais que tu n'es pas ravie que je sois là…
- Mais non, pas du tout ! s'exclama Evans de sa voix de crécelle.
- Arrête ! s'écria Rosie. J'essaie de te parler honnêtement, là, donc sois franche avec moi aussi !
Evans fit la moue mais se tut.
- Tu n'es pas ravie que je sois là, reprit Rosie, et je t'avoue que je ne suis pas non plus contente de cet arrangement ! Moi aussi, j'aurais préféré avoir mes propres appartements. Une Serpentard et une Gryffondor sous le même toit ! Je ne sais pas ce qu'ont pensé les professeurs en prenant cette décision !
- Ils voulaient certainement tenter une expérience, dit Evans ironiquement.
- Oui, possible… renchérit Rosie. Enfin…
Rosie inspira profondément et se décida.
- Pendant notre vie commune, j'aimerais qu'on mette de côté nos différends. Je sais que tu ne m'aimes pas et moi non plus, je ne t'apprécie pas. Mais même si on ne deviendra jamais les meilleures amies du monde, on n'a pas besoin de se chamailler à longueur de journée !
- Oui, tu n'as pas tort, approuva sa camarade, se détendant un peu.
- On peut au moins se saluer et se respecter. J'imagine que ce ne sera pas bien difficile.
- Non, en effet… on peut essayer en tout cas !
Evans lui fit un demi-sourire, entre ravissement et dégoût. Rosie essaya de sourire aussi mais n'y arriva pas mieux, ce qui fit rire son interlocutrice.
- Désolée ! dit Evans, en riant. Mais je crois qu'on fait bien la paire, toutes les deux.
Rosie ne put s'empêcher de sourire, cette fois, de façon sincère.
- Bon, je vais déballer mes affaires ! lança la Serpentard.
- Et moi, aller dîner ! A plus tard alors !
Et Evans partit de l'appartement. Subitement, Rosie se sentit bien. Elle profita de l'absence de la Gryffondor pour essayer l'un des fauteuils moelleux. Elle en apprécia le confort et se dit que Slughorn n'avait pas eu une si mauvaise idée finalement !
