Summary : Elle, c'est la fille qui passe inaperçue, celle pour qui la bibliothèque n'a plus de secrets et qui contrôle sa vie pour ne faire aucune vague. Les soirées et l'alcool ne sont pas son truc et les garçons ne l'ont jamais intéressée jusqu'à ce qu'il s'immisce dans sa vie et qu'il bouscule tout.

Lui, c'est le garçon populaire, celui qui plait à toutes les filles. Les études c'est pas trop son domaine, il est plutôt du style à gérer les femmes et les soirées. Et puis elle a débarqué et sa vie a complètement changée.

Inexplicablement, Juvia est attirée par Grey qui n'est pourtant pas – à première vue – l'homme qui lui correspondrait le mieux. Elle en a conscience, vraiment, et se donne tout le mal du monde pour ne pas se retrouver dans son lit, comme le font toutes les autres. Sauf que les choses ne se passent pas comme elle l'espérait.

Une seule erreur et elle se retrouve à sa merci. Piégée, elle perd le contrôle. Lui aussi. Seront-ils capables de vivre un amour passionné et réciproque ou finiront-ils par se détruire ?

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Hiro Mashima et sont issus de son œuvre Fairy Tail. L'univers est alternatif car j'aime assez l'idée d'imaginer la relation de deux personnages dans un tout autre univers. Vous comprendrez alors que les caractères peuvent différer quelques peu, en espérant que cela ne vous dérange pas trop (c'est pour le bien de cette histoire). D'ailleurs, il est possible que le rating de cette histoire change en cours de route (T à M) mais pour le moment il n'y a rien de bien fougueux.

Info : Cette histoire est une sorte de projet personnel, j'aimerais quoi qu'il arrive arriver à son terme. Je pensais republier l'histoire (première publication : Wattpad) quand elle sera finie mais jFANGIRLd m'a convaincue de venir poster mes écrits un peu plus tôt que prévu. J'espère que vous aimerez mes chapitres autant que j'ai pris plaisir à les écrire.

Sur ce, bonne lecture !


1, Rainy Day

Partout où elle allait, le ciel s'assombrissait.

Drip.

Tombant et s'écrasant sur le sol humide, la pluie reliait ciel et terre à l'infini depuis plusieurs jours. Il arrivait, parfois, que la pluie cesse quelques instants – des minutes, sûrement – avant de reprendre avec plus de convictions. Les gouttelettes d'eau se déversaient en continue sur Magnolia au grand désarroi de ses habitants, qui étaient de plus en plus contrariés par cette pluie diluvienne et par les nuages grisâtres qui recouvraient le ciel.

Drip.

Au plein milieu de cette pluie infernale, sur une des grandes avenues qui scindait le centre-ville en deux parties distinctes, on pouvait percevoir une jeune femme aux cheveux anormalement colorés – bleus – sortant de la gare. Elle déambulait lentement à un rythme régulier sous un parapluie rose – et un peu enfantin – tenu par une de ses mains qui se voulait ferme tandis que l'autre tenait le poignet d'une valise. Le bruit émis par ses pas concordait parfaitement avec celui des gouttes de pluie qui s'évertuaient indéniablement à tomber sur le sol avant de disparaître en de minuscules fragments.

Drop.

La jeune femme lugubre n'était pas – à l'inverse de toutes les autres personnes qu'elle croisait au cours de sa misérable existence – décontenancée par cette soudaine perturbation en ce début de septembre. Au travers de cette giboulée, la bleuté semblait plutôt être dans son élément.

La femme-pluie, c'était elle.

Elle ne pouvait qu'être désolée pour les autres qui passaient leur temps à se plaindre de cette pluie infâme, et ce, partout où elle mettait les pieds.

C'est étrange quand même, cette pluie qui perdure, encore. Où est le soleil qui avait été annoncé pour aujourd'hui ? Avait dit une femme qui croisa le chemin de la bleue.

Ses paroles parvinrent à ses oreilles comme un reproche à son égard tandis que la voix s'éloignait, sans lui prêter la moindre attention. Sans doute parce que cette remarque ne lui était définitivement pas adressée.

La jeune femme ne se prêtait plus à ce genre de remarque qu'elle prenait tout bonnement pour elle – depuis son plus jeune âge –, se sentant coupable de ce malheur qui s'abattait sur cette si jolie ville. Parce qu'on l'avait toujours blâmé d'être une source d'ennui malgré la bonne volonté dont elle faisait preuve. Volonté qu'elle avait mis dans tout ce qu'elle avait entrepris lorsqu'elle était un peu plus jeune.

Désormais, tout était différent. Elle ne vivait plus pour les autres, mais pour elle-même. Il pleuvait, c'était un fait – et elle en est toujours aussi désolée. De nombreuses fois, elle avait cherché à chasser la source de ses malheurs de diverses façons, en vain. Elle restait toujours, collée à elle, louant une certaine fidélité que de nombreux humains ne possédaient guère.

Tant pis pour eux. Pour tout ça.

Toujours sous cette averse abondante, la femme aux étranges cheveux arpentait toujours les rues, imperturbable. Toute personne qui passait par là ne pouvait s'empêcher de jeter un regard – aussi rapide pouvait-il être – sur elle, la dévisageant grandement. D'une part, à cause de ses maudits cheveux, particularité dont elle se passerait éventuellement – par-dessus tout, même. La femme aimerait tant passer inaperçue... Et d'autre part, à cause de l'aura sombre et déprimante qui émanait tout bonnement d'elle. C'était quelque chose qu'elle ne contrôlait pas, cette tristesse qui provenait de son petit cœur meurtri.

Et pourtant, la bleuté contrôlait tout. Absolument tout. Que ce soit les petits détails comme les grands. L'imprévisible ne la connaissait pas. Pas encore, du moins. Mais depuis qu'elle était en âge de comprendre, la femme de la pluie calculait tout ce qui était calculable, et même ce qui ne l'était pas. Elle avait pour habitude de penser que chaque détail avait son importance et qu'en oublier ne serait-ce qu'un seul serait une erreur de la plus haute importance. Et si quelque chose changeait dans sa vie, alors elle reprenait tous ces calculs. C'était indéniable.

Ses bottes étaient trempées et éclaboussaient de part et d'autre le sol goudronneux qui embrassait la semelle de ses chaussures à chacun de ses pas. L'intempérie était toujours présente au-dessus de la tête, jubilant sûrement de voir toutes ces personnes courir, presser le pas à cause de ce mauvais temps. Tout le monde, sauf elle.

Malgré toute cette agitation permise par la pluie qui s'abattait désormais avec plus d'énergie, la femme au parapluie rose restait impassible, ne prêtant aucune attention à toutes ces personnes qui remuaient sans cesse. Eux qui semblaient pourtant la regarder quelques minutes plutôt et qui ne semblaient plus la voir à présent, comme si elle était devenue invisible. Peut-être était-ce dû à ses vêtements plongés dans l'obscurité répandue par l'épaisse couche de nuages. Une barrière de cumulus qui ameutait le ciel, pourtant si bleu et si joyeux, d'habitude. Ce décor mélancolique et rempli de tristesse avait réussi à la dissimuler sans trop de difficulté. Cette tempête maussade s'imposait à elle comme une certitude, une vérité – ou une fatalité, selon elle –, comme si la pluie constituait son âme, depuis toujours et à jamais.

Et on en revenait toujours aux mêmes points. La pluie et elle.

X

Traverser la gare en évitant consciemment les gens d'une grâce qui n'était égale qu'à elle-même et parcourir les rues une à une sans avoir à presser le pas ne semblaient avoir été qu'un jeu d'enfant. Lorsqu'elle se retrouva enfin devant la porte vitrée d'un immeuble, tout pris une tournure différente. L'appartement. L'université. Elle réalisait enfin ce qui allait lui arriver – ou du moins, ce qu'elle avait prévu – oubliant en l'espace d'un instant, le son des gouttes de pluie qui heurtaient son joli parapluie. Sous sa chevelure bleue, tout le contexte – imaginé, travaillé et analysé depuis des mois pour ne pas dire des années – se remettait peu à peu en place comme elle l'avait imaginé. Il lui suffisait de pénétrer dans l'antre du bâtiment, d'atteindre l'appartement qui lui avait été désigné, de s'y introduire et de se présenter à sa colocataire en paraissant normale. Jusque-là, rien de bien compliqué, non ?

Ou peut-être que cela devenait compliqué dans la mesure où vous n'étiez pas vraiment diplomate avec les autres. Parce que communiquer et avoir tout bonnement des amis – bien qu'elle en eût un, jadis – n'était pas inscrit dans son profil comme étant sa spécialité. Faire peur ou amener les autres à vous détester – sans trop savoir pourquoi, d'ailleurs – ça, elle savait parfaitement le faire. Il suffisait de le lui demander, ou d'attendre patiemment de la voir œuvrer.

Faire une collocation était un vrai défi pour la jeune femme qui se décida – après avoir reconsidéré ses plans – d'entrer dans le hall de l'immeuble. Persuadée que ce n'était pas fait pour elle, refuser toutes les offres de cohabitation lui parurent être une excellente idée. Se lier d'amitié avec quelqu'un s'avérait être très difficile, car toutes personnes – ou presque – qui avaient essayé de la côtoyer ne serait-ce qu'une journée l'avaient lâchement abandonné. Trop déprimante, paraissait-il. Alors voilà, on évitait ce genre de locution parce qu'à force, ça faisait mal. Mais ce fut impossible. Il ne restait plus que des colocations et cet immeuble universitaire qui était le plus proche de sa faculté.

Oh. Malheur !

Tant pis si son cœur saignait à nouveau. Tant pis si la colocation se passait affreusement mal. Si sa colocataire était bordélique, bruyante ou invivable. Tant pis. Parce qu'elle ne s'attendait pas à quelque chose d'exceptionnel. L'amitié au bout du couloir qu'elle allait traverser, n'était qu'une illusion propagée par son subconscient qui se permettait sans doute de croire qu'après toute la misère qu'elle avait vécue depuis son plus jeune âge, elle aurait quand même droit au bonheur. Même lorsqu'il s'agissait d'un fait non établi par son carnet de prévision. L'ascenseur l'éleva jusqu'au deuxième étage. Sa colocation arrivait vite, trop vite peut-être, mais la jeune femme ne semblait pas apeurée ou stressée. Peu à peu, son esprit se remplissait de phrases pré-préparées pour l'occasion, lorsqu'elle se dirigea vers l'appartement qu'elle convoitait, son nouveau logement.

L'appartement 35.

En ouvrant cette fameuse porte, elle savait ce qu'elle y trouverait. Sa nouvelle vie à l'université l'attendait patiemment dans ce logement ainsi que cette colocataire dont elle ignorait tout. Tout était prévisible selon ses calculs.

Tout, sauf ça.

Rien ne se passa comme prévu.

La dite porte qui se dérobait avec violence sous ses yeux surpris. Un torse musclé qui entrait en collision avec son corps frêle.

Et son cœur qui s'y perdait face à cet imprévu...

Tout avait été sous contrôle jusqu'à ce qu'elle percute cet homme mystérieux et imprédictible.


PS : Excusez-moi si des fautes se dressent ici et là, l'autocorrection c'est pas toujours simple.

Mes publications ne seront surement pas linéaire mais je ferais au mieux.

A bientôt pour la suite de l'aventure !