Chapitre 24 - Bonne Saint Valentin, Abel Nott
Avec sa montagne de devoirs de septième année et maintenant ses nouvelles missions en tant que préfète en chef adjointe, Rosie n'eut plus beaucoup de temps pour le reste, au désespoir de Sirius. Elle prenait néanmoins du temps pour passer dans les toilettes du deuxième étage et surveiller la confection du Polynectar en alternant avec le Gryffondor. A chaque fois qu'elle y allait, Mimi Geignarde pleurait dans une des toilettes ou disparaissait de la pièce avec un grand plouf en faisant éclabousser de l'eau partout. Rosie restait toujours aimable avec elle mais l'attitude du fantôme l'exaspérait profondément. Comme le jeune homme l'avait prédit, personne ne vint les embêter dans ces toilettes. La préparation de la potion avançait tranquillement.
Le couple s'était demandé comment ils pourraient se retrouver, maintenant qu'elle ne vivait plus dans la maison des Serpentard. Quand elle était en mission d'inspection des couloirs et qu'elle terminait tard le soir, elle faisait toujours quelques détours pour aller le retrouver dans une salle de classe vide, sous les indications prudentes de Sirius grâce à son parchemin ensorcelé. Elle aimait ces quelques moments où elle le retrouvait en secret. C'était particulièrement excitant mais ces occasions étaient très limitées, une à deux fois par semaine, tout au plus.
Sirius lui avait demandé plusieurs fois de venir la voir dans ses appartements mais elle hésitait : comment faire rentrer Sirius sans qu'Evans ne les voie. Elle n'avait franchement pas envie que la Gryffondor découvre sa relation. Sirius lui avait assurée plusieurs fois que s'ils disaient à la préfète en chef qu'ils sortaient ensemble, elle ne dirait rien mais Rosie avait du mal à le croire car elle ne lui faisait pas encore confiance.
Mais en réalité, elle avait d'autres raisons qui la motivait pour ne pas accepter la venue de Sirius dans sa chambre. En fait, elle avait peur de se retrouver seule dans un endroit aussi intime avec lui. Elle n'était jamais sortie avec un garçon auparavant et se retrouver seule avec le garçon qu'elle aimait sans que rien ne puisse venir les déranger la terrorisait quelque peu. Bien sûr, elle n'avait pas osé le dire à Sirius et avait esquivé ses tentatives mais elle savait qu'un jour ou l'autre, la question se poserait.
Evans, quant à elle, ne se gênait pas pour inviter son petit ami, Potter-le-chieur, dans sa chambre. Rosie les avait surpris plusieurs fois, tard dans la nuit, à s'embrasser et à se caresser dans le salon. A chaque fois qu'elle les surprenait, elle était dégoûtée. Elle n'avait pas envie de les voir fricoter sous ses yeux mais elle ne disait rien, respectant leur accord de paix tacite.
Durant le mois de janvier, elle reçut plusieurs courriers d'Abel Nott, notamment pour confirmer leur rendez-vous du 14 février à Pré-au-lard. Le jeune homme comptait l'emmener déjeuner aux Trois Balais et attendait cette rencontre avec impatience. Rosie lui répondait en essayant de mettre le plus d'enthousiasme possible dans ses lettres mais elle ne se sentait pas très à l'aise quand elle lui répondait. La date fatidique arrivait à grands pas et plus les jours passaient, plus la tension montait d'un cran. Et si cela ne fonctionnait pas ? Si Nott découvrait le pot-aux-roses ? Si quelqu'un perçait au grand jour leur plan machiavélique ?
La veille de la Saint Valentin, Sirius et Rosie se retrouvèrent dans les toilettes de Mimi Geignarde. Il était tard le soir. Rosie avait fini sa ronde de préfète exténuée mais ils s'étaient quand même donnés rendez-vous afin de peaufiner les derniers détails pour le lendemain.
- Tiens, Sirius, dit Rosie en lui tendant une robe d'une étudiante de Serpentard. J'ai réussi à récupérer cette tenue à la blanchisserie sans que les elfes de maison ne se doute de quoi que ce soit. Je me suis faite passer pour Mingletown. Tu sais que les elfes ne savent pas à quoi on ressemble.
Sirius prit le vêtement et l'examina.
- C'est vrai qu'elle a une forte poitrine, cette Mingletown, dit-il en dépliant la chemise, d'un air sérieux.
- Arrête de dire n'importe quoi, l'invectiva Rosie, légèrement énervée.
- Et tu as réussi à récupérer un de ses cheveux ?
- Oui ! s'écria Rosie, ravie.
Elle sortit de son sac un petit bocal avec de longs cheveux blonds.
- C'était trop facile ! Pendant son cours de Soins pour les Créatures Magiques ce matin, je suis allée dans notre dortoir et j'ai pris quelques cheveux sur sa brosse. Tu sais qu'elle les brosse pendant 30 minutes chaque soir ?
- C'est une cinglée !
Rosie haussa les épaules. Sirius fourra la tenue ainsi que le bocal de cheveux dans un sac que Rosie lui avait ensorcelé avec un sort d'extension.
- Comme prévu, continua Rosie, j'ai arrosé son lit, sa table de chevet et sa brosse à cheveux d'une potion qui la rendra malade. Demain matin, elle se réveillera avec un énorme mal de tête et une forte fièvre. On ne sera pas inquiétés par sa présence à Pré-au-Lard.
- Génial ! Et ses gorilles ? demanda Sirius.
- Oh ne t'inquiète pas ! Mary et Victoria ne partent jamais loin quand leur chef est souffrante. Elles se sentent perdues. A mon avis, elles resteront aux côtés de Mingletown pour la soigner et tenter de gagner ses faveurs.
- Mais qu'elles sont pathétiques !
Rosie prit un grand bocal et mit du Polynectar à l'intérieur. Elle donna le pot à Sirius qui le ferma et le rangea dans son sac.
- Maintenant, tu as tout ce dont tu as besoin pour demain, dit-elle en lui souriant.
Sirius inspira profondément. C'était maintenant à lui de jouer pour que le plan fonctionne. Il regarda Rosie et eut l'envie soudaine de l'embrasser mais il ne le pouvait pas car ils savaient que Mimi Geignarde les épiait. Demain, c'était la Saint Valentin, et Rosie lui avait dit qu'elle lui avait préparé une surprise. Il espérait que ce serait une invitation dans sa chambre. Depuis qu'ils sortaient ensemble en cachette, il avait l'impression de la voir encore moins souvent qu'avant. C'était rageant et frustrant.
- Et si nous y allions ? demanda Rosie. Il est tard.
- D'accord.
Sirius rajusta son sac et sortit le parchemin qui lui permettait de voir toutes les personnes qui étaient à Pouldard.
- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises ! lança-t-il en pointant sa baguette sur la carte du Maraudeur.
Et la carte indiqua toutes les personnes qui étaient encore debout à Poudlard.
- Je vais t'accompagner jusqu'au cinquième étage, dit Sirius en examinant la position des différents noms indiqués sur le vieux parchemin. Au revoir Mimi !
Ils entendirent un "Au revoir mon Sirius adoré ! Reviens me voir quand tu veux !" puis sortirent des toilettes.
Rosie le suivit en silence. Ils s'arrêtèrent plusieurs fois, laissant le temps à Sirius de vérifier s'ils étaient bien seuls, puis ils arrivèrent enfin dans le couloir des appartements de la préfète en chef adjointe. Sirius l'accompagna jusqu'à sa porte. Il jeta un dernier coup d'œil sur la carte, ne vit personne et sans plus attendre, prit la Serpentard dans ses bras. Ils s'embrassèrent tendrement au début, puis, plus passionnément. Il devenait plus insistant et Rosie le ressentit. Elle le repoussa doucement.
- Tu dois me laisser maintenant, Sirius, dit-elle dans un souffle.
- J'ai envie de rester avec toi, lui chuchota-t-il à l'oreille.
- Je sais, mais pas ce soir ! Il est tard et surtout, on doit être en forme pour demain.
Sirius soupira longuement. Ils s'embrassèrent à nouveau, puis, à contrecœur se quittèrent.
Le lendemain matin, dans la Grande Salle, Rosie put constater que Mingletown n'était pas montée prendre son petit-déjeuner. Ses deux complices n'étaient pas là non plus. Elle vit Baggs manger seul mais ne s'assit pas à côté de lui. Elle l'écouta discuter avec un de ses camarades Serpentard grâce à son habituel sort d'amplification de son.
- Josepha est malade, dit-il à son camarade d'un air triste. Du coup, notre sortie à Pré-au-Lard est tombée à l'eau ! En plus, c'est la Saint Valentin !
- C'est dommage ! s'écria son interlocuteur, compatissant.
- Oui, du coup, je vais rester dans la Salle Commune et attendre de voir si elle va mieux. Peut-être devrais-je l'emmener à l'infirmerie ?
Rosie fut satisfaite. Elle avait eu la confirmation que sa potion avait fonctionné. Sans que personne ne la voie, elle écrivit sur le parchemin ensorcelé.
"M est malade, la voie est libre."
"Parfait !" répondit Sirius, tout simplement.
Quand l'heure de partir pour Pré-au-Lard arriva, Rosie resta un peu plus longtemps dans la Bibliothèque où elle s'était réfugiée. Elle voulait laisser du temps à Sirius pour se préparer. Il était 11h, elle devait rencontrer Abel Nott à 11h30. Elle décida de le faire attendre un peu et de descendre après son heure de rendez-vous.
Sirius, quant à lui, fut dans les premiers à partir pour le village sorcier. Il avait abandonné ses amis en leur disant qu'il avait une course pressante à faire. James, Remus et Peter avaient été très surpris mais ils n'avaient rien dit. Ils avaient remarqué que leur camarade ne passait plus autant de temps avec eux et qu'il cachait certainement quelque chose. Il avait d'ailleurs totalement accaparé la carte du Maraudeur ce qui signifiait que ses activités secrètes étaient louches. Ils étaient curieux de savoir ce qu'était ce quelque chose, ou plutôt "qui" il cachait car selon eux, c'était forcément une fille. De toute façon, James avait rendez-vous avec Lily Evans au salon de thé de Madame Pieddodu et si Sirius avait vraiment une relation avec quelqu'un, il irait sûrement là. Donc, il découvrirait assez tôt qui était l'heureuse élue.
Sirius se cacha derrière une des maisons du village et regarda autour de lui : personne n'était en vue. Il sortit la potion et y ajouta un des cheveux de Mingletown. Elle devint immédiatement épaisse et prit une teinte marron, ce qui n'était pas très ragoutant. Il fit une mine de dégoût mais se lança quand même et but la potion d'une traite. Elle était fort déplaisante : âcre, avec le goût et la texture de la morve. Il faillit déglutir mais réussit à tout garder. Quand il eut fini, il se sentit soulagé mais totalement écœuré. Brusquement, tout son corps se mit à chauffer et à se déformer. Il diminua en taille d'une tête, se sentit très serré au niveau de sa chemise et ressentit une sensation bizarre dans son bas-ventre. Il voulut y jeter un œil mais décida de ne pas regarder, par égard pour Rosie, même s'il en avait grandement envie. Il se déshabilla ensuite pour porter les vêtements de la Serpentard, qui lui convenait mieux en taille. En revanche, il n'aimait pas être en jupe et quand il sentit un vent glacial lui traverser les jambes, il frissonna.
Il sortit un miroir de poche pour s'admirer : il était la copie conforme de Josepha Mingletown. Il se lança un sourire narquois. Il avait déboutonné plusieurs boutons de sa chemise pour mettre en avant sa poitrine, sans soutien-gorge. Il hésita, regarda autour de lui, ne vit toujours personne et sans vergogne, se toucha les seins. Oui, Rosie a raison, elle a vraiment une grosse poitrine ! s'exclama-t-il, dans sa tête. Au bout de quelques instants, il reprit ses esprits et arrêta de se caresser pour aller surveiller les gens qui passaient dans la rue principale de Pré-au-Lard. Nott n'était pas encore arrivé. Il avait rendez-vous avec sa fiancée devant les Trois Balais. Sirius se demanda comment il allait l'aborder, et surtout comment il allait pouvoir l'entraîner dans la ruelle sombre dans laquelle il se trouvait. Son plan n'était pas encore bien ficelé, pourtant, il avait été si sûr de lui face à Rosie.
Au bout de cinq minutes, le sorcier arriva enfin. Rosie l'avait bien décrit et comme il put le constater, il était bien plus bel homme que dans ses souvenirs. Il le regarda avec haine. Cet homme avait souillé les lèvres de sa petite amie et il lui en voulait énormément. Il inspira profondément, réfléchit à une stratégie d'approche, puis, balaya ses cheveux en arrière, se pinça les joues pour les rosir et plaqua un beau sourire sur son visage. Il ressortit le miroir de poche pour voir l'effet donné. Il fut satisfait, et sortit de la ruelle vers Abel Nott.
Ce dernier ne faisait pas attention aux gens qui l'entouraient et lisait un journal.
- Bonjour, dit timidement une voix à côté de lui.
Nott releva la tête et vit une ravissante jeune fille le regarder avec des yeux plein d'admiration.
- Bonjour, répondit-il, légèrement surpris et surtout flatté qu'une telle fille vienne l'aborder.
- Tu es Abel Nott, n'est-ce pas ? demanda-t-elle.
- Oui, comment tu connais mon nom ?
- Je me rappelle de toi, tu étais dans ma maison !
La jeune fille minauda devant lui et plaça ses mains dans son dos pour mettre en avant sa poitrine généreuse. Sa cape était grande ouverte, et elle était simplement en chemise. Nott ne put s'empêcher de jeter un œil sur le décolleté qui s'offrait à lui. La peau de la jeune fille était blanche et immaculée. Il eut brusquement chaud.
- Oui, vraiment ? se reprit-il, embarrassé, en essayant de la regarder dans les yeux mais c'était une erreur car elle le regardait d'un air concupiscent. Il se figea.
- Cela ne m'étonne pas que tu ne te souviennes pas de moi, dit-elle avec un grand sourire. J'ai beaucoup changé !
Elle se rapprocha de lui. Le jeune homme recula d'un pas. Il regarda autour de lui, mais personne ne faisait attention à eux. Rosie n'était pas encore arrivée. Il devait se débarrasser de la fille avant que sa fiancée n'arrive mais comment faire ?
- Tu cherches Rosie, n'est-ce pas ? demanda-t-elle, toujours avec cet air avide sur le visage.
- Oui… dit Nott surpris et de plus en plus gêné. Tu la connais ?
- Oui, c'est ma meilleure amie et elle m'a demandé de venir te chercher.
- Comment ?
- Oui, elle souhaite te faire une petite surprise ! Tu m'accompagnes ?
Nott hésita. Ce que la fille lui disait lui semblait soupçonneux. Pourtant, elle était plutôt convaincante dans cette tenue. Il décida de la suivre. Malgré ses mœurs légères, la jeune fille avait l'air inoffensive. Il était un adulte, il saurait maîtriser la situation si besoin. La blonde l'entraîna dans une ruelle peu fréquentée. Abel Nott regarda si Rosie était là mais il ne la vit pas.
La fille s'arrêta brusquement au bout de quelques mètres et se retourna subitement pour le prendre dans ses bras. Elle commença à se frotter contre lui. Abel Nott réagit rapidement en tentant de la repousser mais la jeune fille avait de la force.
- Mais que fais-tu ? demanda Nott, choqué.
- Je te veux ! lança-t-elle d'une voix lubrique.
- Mais lâche-moi, s'écria-t-il.
Il essayait de la repousser à nouveau mais il n'y arrivait pas. La jeune fille colla sa poitrine contre son torse. Il sentit qu'elle ne portait pas de soutien-gorge et son corps réagit sans qu'il puisse le contenir. La blonde le sentit, son ventre étant collé contre le haut de son entrejambe, et avec un sourire revanchard, elle lui prit une de ses mains pour la poser sur un de ses seins dénudés. Il ne savait pas à quel moment elle avait réussi à déboutonner complètement sa chemise. Puis, elle lui baisa le cou. Il en fut électrifié et son corps réagit encore plus.
- Mais arrête ! S'il te plaît, gémit-il, plaintif.
- Non, je ne peux pas, Abel Nott, lui chuchota la jeune fille dans l'oreille. Et subitement, elle lui lécha le lobe ce qui le fit gémir encore plus.
Maintenant, il avait ses deux mains plaquées sur ses seins. C'était sûrement pour l'empêcher d'approcher plus près mais on n'avait plutôt l'impression qu'il la caressait. Il perdait la tête et ne savait plus ce qu'il faisait.
Brusquement, il entendit du bruit sur sa gauche, proche de l'entrée de la ruelle et un hoquet de stupéfaction. Il tourna la tête et à sa plus grande horreur, il vit Rosie le regarder avec des yeux plein d'effroi. Elle s'enfuit sans dire un mot.
Nott se réveilla finalement de sa léthargie et eut enfin la force de repousser la jeune fille blonde. Il la fit tomber par terre mais ne s'en inquiéta pas et courut après Rosie.
Elle était en train de prendre le chemin de retour vers son école. Il la pourchassa. Rosie courait vite. Juste avant de voir Nott dans la ruelle, cette dernière s'était mise de la potion dans les yeux afin de faire croire qu'elle pleurait. Elle courut vite et sortit du village sorcier. Au bout de quelques minutes, elle entendit des bruits de pas derrière elle, et ralentit légèrement sa cadence. Nott l'attrapa enfin sur un chemin où il n'y avait personne.
- Rosie, s'il te plait ! s'écria-t-il d'une voix plaintive. Ce n'est pas ma faute !
Rosie se retourna vivement et lui asséna une gifle monumentale. Nott resta interloqué. Sûrement, personne ne l'avait jamais frappé auparavant.
- Comment ça, ce n'est pas ta faute ? hurla-t-elle hors d'elle, elle était maintenant en larmes. Tu étais en train de caresser les seins d'une fille ! Je t'ai vu.
- Oui, c'est vrai, bredouilla-t-il, désolé.
- Et tu oses dire que ce n'est pas ta faute ! continua-t-elle de cette même voix furieuse, légèrement tremblante. Tu vas me dire que tes mains sont tombées par hasard sur sa poitrine ! Comment as-tu pu me faire ça ? Alors qu'on vient à peine de se fiancer !
- C'est elle qui m'a obligé à la toucher, tenta-t-il de dire.
- Ne retourne pas la faute sur elle, Abel ! Je t'ai vu ! Je ne peux plus te faire confiance ! Comment as-tu pu ?
Rosie éclata en sanglots. Nott tenta de la toucher mais elle le repoussa brutalement.
- Je suis humiliée, cria-t-elle d'une voix désespérée. Je ne veux plus te voir ! Plus jamais !
- Mais Rosie, écoute-moi, je…
- Non, je ne veux plus te parler ! C'est fini entre nous Abel ! J'avais quelques doutes au début de notre relation ! Maintenant, ils sont confirmés ! Adieu !
Et sur ces derniers mots, elle se retourna et courut vers Poudlard.
Nott resta pétrifié sur place. Il venait de faire une très grosse erreur. Il hésitait entre courir après elle ou rentrer s'enfermer chez lui. Il décida de choisir la seconde option, dégoûté et extrêmement honteux. Il ne fit pas attention au jeune homme aux cheveux bruns mi-longs et aux yeux gris qui passa en sifflant à côté de lui pour se diriger vers son école.
