Oye, oye, i'm back !
J'espère que vous allez apprécier ce nouveau chapitre et que vous allez apprécier les personnages dans cette histoire (qui appartiennent à Hiro Mashima).
Bonne lecture !
Guest : thanks for the review, it make me very happy. i will continue, please be patient, I want to make this story more beautiful. (my English is a little bad but I can expect u understand)
jFANGIRLd : merci pour la review ça fait vraiment plaisir ! J'essaye de garder quelques traits des personnages que je voudrais développer, j'ai bien aimé ce côté là de Juvia et ça collait avec ce que je voulais écrire ici. J'espère que la suite va te plaire également !
2, Timing
Des secondes auraient pu se dérober sous ses yeux qu'elle ne les aurait pas vu passer. Elles défilaient sans perdre de temps, sans se préoccuper de ce que l'on pouvait vivre à chaque instant. Qu'importe l'importance du moment présent, le temps ne s'arrêtait jamais, lui. Chaque seconde avait une durée de vie limitée. Le temps était temporaire, précaire et pouvait se briser. Erratum. Il n'était assurément pas momentané mais éternel.
Et pourtant, les secondes mourraient sans qu'ils ne les voient disparaître.
Arrêt sur image.
Boom boom.
Boom boom.
Son cœur s'affolait face à cet accident. Mais la jeune femme ne savait expliquer ce qui était réellement en train de se passer. Pourquoi son cœur battait-il aussi fort ? Avait-elle peur ? Ou bien... Se serait-elle entichée de cet homme ? Non. Pas si vite... Tout s'était passé trop vite. Mais ce fut un fait. Lorsqu'il se précipita sur la jeune femme, ses yeux se sont retrouvés dans les siens. Tous deux s'égarant dans les nuances de bleu de l'autre. Elle, dans un bleu profond, froid. Lui, dans un bleu océan, sombre.
Et c'est à cet instant que tout a basculé, pour elle.
Ses yeux – longtemps restés plongés dans son regard – se sont peu à peu détaché pour venir parcourir chaque centimètre de son visage que la bleue désirait tant découvrir. Et la jeune femme ne fut, en aucun cas, déçue du détour. Dieu qu'elle le trouvait exquis avec ses cheveux bruns en bataille qui entouraient son visage hâlé. Des mèches retombaient vulgairement sur son front sur lequel se trouvait une cicatrice au-dessus de son œil gauche, à peine visible – mais qui n'échappa en aucun cas aux yeux inquisiteurs de la jeune femme. Son attention se concentra à peine sur son nez fin, aspirant plutôt à descendre sur ses lèvres. Des lèvres fines et sensuelles – qu'elle embrasserait volontiers.
Étonnamment, ni l'un ni l'autre ne chercha à interrompre ce court moment.
Lorsque la bleuté continua son inspection, elle posa son regard sur la chemise à manches courtes qui l'habillait et ce n'était pas ce fameux vêtement qui allait de sitôt la faire sortir de sa transe, bien au contraire. Les premiers boutons détachés de sa camisole ont suffi à la séduire davantage. Elle pouvait entrapercevoir très clairement le début de ses pectoraux ainsi qu'un pendentif – une sorte d'épée qui se confondait avec une croix argenté dotée d'un diamant bleu. La jeune femme arrivait facilement à l'imaginer avec une musculature égalant celle des dieux mythiques grecs, rivalisant sans peine avec Apollon. Et puis peu à peu, sans en avoir vraiment conscience, ses pensées s'obscurcirent lentement. Obnubilée par ce physique exceptionnel – et parfait – la jeune femme s'imaginait déjà des scènes torrides avec lui. Son corps le réclamait, elle le désirait.
Face à cet homme, la femme aux cheveux bleus se trouvait désarçonnée, troublée.
La femme-pluie n'arrivait plus à avoir les idées claires, le contrôle était bien loin de ses pensées actuelles toutes tournées vers un individu en particuliers. Ses yeux cherchèrent à nouveau le contact des siens qui la perturbaient tant de la tête aux pieds. La bleuté voulait percevoir ses ressentis à son égard, ne serait-ce qu'un minuscule signe de sa part. Était-il lui aussi tombé sous son charme tout comme elle l'était ? Peut-être ou peut-être pas, ni elle ni personne n'allait connaître cette réponse. Le court des choses en avait décidé autrement. À peine ses yeux gagnèrent ses lèvres – maintenant entrouvertes – qu'un vêtement se posa sans ménagement sur son délicieux visage, le masquant de part et d'autre.
– Saleté d'exhibitionniste ! Évite de te déshabiller en partant de chez moi, imbécile, lança une voix féminine depuis l'intérieur de l'appartement.
C'était comme si le destin jouait avec elle, finalement.
L'engouement que la femme possédait jusqu'à présent se dissipa rapidement tandis que le temps semblait reprendre son parcours. Pourtant, il ne s'était jamais vraiment arrêté. Sauf pour eux.
Lentement, le regard de la bleu descendit bien plus bas qu'elle ne s'était au préalable autorisée et remarqua soudainement que le bel homme ne possédait qu'un vulgaire caleçon. Suite à ce constat, ses joues se colorèrent rapidement et une chaleur envahie subitement le bas de son ventre. Jamais la jeune femme n'aurait dû regarder à cet endroit-là.
– Oh putain ça m'reprend,s'exclama-t-il, lui-même estomaqué par son comportement – qu'il ne semblait pas contrôler. L'homme attrapa ce qui devait être son pantalon, posé sur la tête, grandement utile face à la situation présente. J'essayerai d'y penser la prochaine fois, à plus.
Sur ces simples mots, l'exhibitionniste se dégagea de sa proximité incongrue et s'en alla sans se retourner, sans même échanger ne serait-ce qu'un dernier regard avec la jeune femme dont le visage était toujours coloré d'une jolie teinte rosée. Son cœur avait raté un battement lorsque la voix grave du mystérieux inconnu caressa ses oreilles. Il parvenait vraiment à la faire littéralement fondre malgré elle.
Très vite, son absence permis à la femme aux cheveux bleus de reprendre convenablement son sérieux. La bleue imagina à nouveau comment la situation devait se passer maintenant que l'élément perturbateur était loin derrière elle. Très rapidement, ses paroles préconçues, ses manières et ses mimiques se remirent dans l'ordre prédestiné. Son cerveau à nouveau opérationnel, la femme-pluie s'aventurait à reprendre le cours des choses là où elle les avait laissés suite à l'intrusion de l'inconnu, décidée à laisser – tant que sa raison avait le contrôle – ses précédents ressentis dans le passé et dompter le présent à l'aide du futur que la jeune femme s'était elle-même construit. Et cela commençait maintenant, lorsqu'une femme aux cheveux d'un rouge flamboyant, s'approcha de la porte d'entrée ouverte.
- Mh, bonjour ? Tu dois sûrement être ma nouvelle colocataire, n'est-ce pas ?
Cette question semblait être rhétorique.
La femme aux cheveux bleus ouvrit la bouche pour y répondre mais la rouge l'a prise sans attendre – l'empêchant de prononcer ne serait-ce qu'un mot en la serrant dans ses bras – ce qui la surprit grandement. Jamais personne ne lui avait offert une telle étreinte, surtout pas d'emblée. Sa voix se voulait rassurante, comme si elle sentait que la bleuté était anxieuse et fragile face à leur future cohabitation. Qui était donc cette jeune femme ? En l'espace d'un instant, la femme vêtue de bleu se sentait apaisée pour la première fois.
Trop d'émotions avaient été ressenti pour ce si petit corps.
- Je suis Erza, tout le plaisir est pour moi. Je suis sûre que toi et moi nous allons bien nous entendre.
Immédiatement, la rousse l'amena dans l'appartement et ferma la porte derrière après son passage. En plus d'être rassurante, elle semblait être sûre d'elle, et pourrait sûrement parvenir à transformer quiconque en quelqu'un de vulnérable. La rouge était impressionnante. Après avoir accosté la bleue, jamais elle n'avait cessé de parler. Erza la tenait informée de tout ce qui lui paraissait important concernant l'appartement. La femme aux cheveux flamboyant avait commencé la visite en lui présentant le salon associé à la salle à manger. L'espace était petit mais confortable avec une télévision, une petite bibliothèque – à remplir avec ses propres livres –, une table basse accompagnée d'un sofa de couleur crème d'un côté et une table entourée par quatre chaises de l'autre. À leur gauche se trouvait la cuisine, loin d'être spacieuse, elle comportait suffisamment de place pour y comporter un espace de travail, un frigo – sur lequel se trouvait les plaques de cuisons – et un four. La salle de bains se trouvait à l'opposé de la cuisine, il s'agissait assurément de la plus petite pièce du logement. Très rapidement, Erza montra sa chambre qui n'avait rien d'exceptionnelle puis elle indiqua l'autre chambre restante qui était dédiée à sa colocataire.
- Au fait, quel est ton nom ? J'étais si enthousiaste à l'idée de te rencontrer que j'en ai oublié les formalités, se justifia-t-elle.
- Juvia est son nom, répondit la concernée d'un ton monocorde.
La rousse sourit, visiblement amusée par la présentation assez particulière de la jeune femme puis s'en alla dans sa chambre laissant la bleuté faire de même. Sa valise fut délicatement posée sur le lit. La chambre était – comme le reste de l'appartement – loin d'être spacieuse mais cela lui convenait largement. Sans perdre un instant, elle extirpa ses affaires du bagage pour les ranger dans l'armoire qui leur étaient destiné. Par la suite, Juvia organisa son bureau en y installant son ordinateur portable, quelques carnets et crayons - dans un pot prévu à cet effet - puis s'assit un instant sur son lit.
Finalement, tout avait pu se dérouler comme prévu. La femme aux cheveux bleus avait été en mesure de rencontrer Erza dans les meilleures circonstances qui soient – bien qu'elles étaient différentes de ce qu'elle avait imaginé – faisant l'objet de nouveaux calculs pour la suite. Aucune surprise n'avait pointé le bout de son nez après l'imprévu. La jeune femme n'avait encore jamais repensé à lui jusqu'à maintenant. Son visage gardé en mémoire lui réapparu mentalement lorsqu'elle ferma les yeux. Sa beauté était scandaleuse, même dans ses souvenirs éphémères tandis que le mystère qui l'entourait le rendait attrayant. Son cœur s'affolait et son ventre réagissait vivement à la pensée de le voir nu...
Non ! Juvia devait reprendre ses esprits.
En l'espace d'un instant, elle réussi à se persuader qu'elle ne le revirait plus. Il n'était qu'un simple mirage. Se confortant à cette idée, la femme vêtue de bleu feuilleta le carnet de ses prédictions qu'elle trouva dans sa valise et s'empressa de trouver la page sur laquelle elle avait pris le soin d'y inscrire que : « toutes rencontres vouées à l'amour n'auraient lieux qu'une fois ses études terminées ». Juvia devait donc se faire une raison. Le garçon était voué à rester un mystérieux inconnu.
Oublier son physique de rêve.
Oublier sa voix enchanteresse.
Oublier tout ce que l'on savait de lui... Sans réclamer ce que l'on ignorait.
Mais peut-être que demain ou dans cinq ans, leurs chemins se croiseront à nouveau.
Elle ne pouvait être en mesure de le prédire.
Tout était une question de timing.
