Y a quelqu'un ?...

Hum, hum, je suis de retour !

Qui l'eut cru ?!

Euh...alors oui me voilà avec un nouveau chapitre. Je sais pas depuis combien de temps j'ai déserté Fanfiction. Mais disons que ça doit faire un bout de temps, parce que j'ai des rides et des cheveux blancs. Quelqu'uns seulement !

Je ne saurais vous expliquer cet abandon. Mais je peux vous dire que j'ai beaucoup réfléchi à la suite du dernier chapitre. Je sais pas ce que vous en penserez, mais j'ai tenté de transmettre comme d'habitude tout un panel de sentiment, pour vous plaire toujours et encore. Malgré toutes ces années !

Je ne sais qu'en viendra le prochain chapitre. Je poste celui ci, après l'avoir écrit en une nuit. Oui, je suis insomniaque, alors je m'occupe comme je peux. Je me devais de terminer cette histoire. Je l'aime, et puis j'aime écrire. Qui plus est, vous êtes quelques unes à ne pas m'avoir oublié et désirer énormément la suite de cette histoire plus que mouvementée.

J'espère que l'histoire vous plaira toujours autant.

Here we go !


"C'est curieux comme on peut abriter au fond de soi une personne tout à fait différente de celle qu'on a été pendant des années"


"Mademoiselle Swan, quel genre de relation entreteniez vous avec votre professeur ?"

Malgré des questions déjà posées. L'avocate voulu à nouveau m'interroger. Je n'avais jamais rien laissé au hasard. Mais il s'agissait d'un procès difficile, médiatique et une possible peine de mort en jeu. Les enjeux étaient énormes. Rien ne devait être laissé au hard. Les mains agrippées à mon siège, j'essayais tant bien que mal de contrôler mes tics nerveux. Je ne devais pas rougir, ni cligner nerveusement des yeux. Rien qui ne pourrait trahir ce que j'avais vécu réellement avec mon ex professeur et actuel petit ami. Pourtant, je ne pus empêcher les films qui se jouaient devant mes yeux. Remontant silencieusement quelques années auparavant. Le temps passe si vite…

Libérée de ma garde à vue, j'avais couru chez Edward pour prendre une douche. Mon père avait sûrement appris mon arrestation, et j'étais trop fatiguée pour l'affronter. Après ce qui me sembla une très longue marche, je frappais à la porte de la grande villa. Mon second foyer. J'avais su retenir les jours où je pouvais me pointer chez Edward et les jours où je pouvais pas. Mon professeur m'ouvra aussitôt, visiblement soulagé de mon retour.

"Putain Swan !"

J'occultais le fait qu'il ne porte qu'une petite serviette sur les hanches, et le contournais pour rejoindre sa salle de bains.

"J'ai besoin d'une putain de douche"

Je savais exactement quand je pouvais me rendre chez mon professeur, et quand je ne le pouvais pas. J'y avais presque élu domicile dans cette villa. Elle était si similaire au foyer dans lequel je vivais avec Phil et maman. Quant à Edward, j'avais carrément développé tout un panel de sentiments...réchauffants, je dirais. Je savais pas vraiment si je pouvais dire que j'étais amoureuse de lui, après tout nous avons près de 8ans de différence d'âge. Je veux dire combien de nanas ont cru tombés amoureuses de leurs professeurs, alors qu'il s'agissait simplement du fait qu'il représentait une autorité un peu plus cool que les autres. Disons que j'aimais juste les moments qu'on partageait ensemble. Il était un peu comme ma bouffée d'oxygène. Il était quelqu'un que je ne connaissais pas, quelqu'un qui n'avait pas grandi ici. Je sais que c'était illégal de partager quelque chose d'aussi fort avec son professeur.

Putain ! des fois je me détestais de parler comme une cruche !

Mais c'était comme ça que je le ressentais. Edward faisait naître en moi de drôles d'émotions, et même des sensations physiologiques totalement bizarre.

C'était comme si un mille pattes avait élu domicile dans mon estomac !

J'étais contente que les autres n'aient rien remarqué, sauf le fait de passer moins de temps avec eux. Mais il n'y avait aucune chance qu'il sache quoi que ce soit quand à ma relation transgressive. J'avais fait exprès de ne rien changer à mes habitudes.

Enfin bref, déshabillée, je me débarrassais de ma nuit affreuse sous l'eau chaude. Je n'y restais qu'une dizaine de minutes avant de me sécher et de passer discrètement dans le dressing. Edward assis sur le canapé du balcon, je l'amusais en défilant jusque lui en petite tenue, exagérant ma démarche et secouant mes boucles. Il rit, avant de coincer sa cigarette dans le coin de sa bouche. Il me tendit une main pour m'amener à le chevaucher. J'avais toujours le coeur qui battait à mille à l'heure quand j'étais aussi proche de lui. Je sais que c'était mal ce que nous faisions. Je n'étais mal à l'aise. J'avais juste l'impression que je lui faisais autant de bien qu'il m'en faisait.

Ses doigts se baladèrent sur mon dos, dessinant de petits mandalas. C'est vrai que ces trucs étaient destressants. J'avais piqué sa cigarette pour relâcher toute la tension. Et nous ne dîmes rien pendant plusieurs minutes. Je sentais que sa queue avait formé une espèce de bosse sous moi, et mon coeur était prêt à rendre l'âme, tant la tension sexuelle entre nous étaient insupportable. Mais je ne dis rien, je me contentais de lui envoyer par le regard, la formidable baise que l'on pourrait avoir si il me prenait sur ce canapé.

J'avais envie de lui ! Vraiment envie de lui !

"Faudrait que tu me rendes ton devoir" m'énerva t-il après quelques minutes d'un silence étouffant

Des tonnes de copies se trouvaient par terre, à l'intérieur. Il y avait deux tas, les corrigés et celles qui ne l'étaient pas.

"Et ne comptes pas sur moi pour te mettre un F" récupéra t-il sa cigarette

"Et pourquoi pas ?"

"Parce que l'Ivy league n'acceptera aucun défaut de ta part"

Je pouffais de rire, avant de me pencher sur lui, de sorte à ce que ma poitrine s'écrase légèrement contre son torse nu, et lui souffler à l'oreille :

"J'ai un casier aussi long que ta queue Masen, et je porte actuellement un bracelet électronique...qu'est ce que tu crois qu'il sera écrit dans mon dossier : "Délinquante, mais excellente élève" ?"

Il me rejeta, sa main enfermant fermement mon cou. Ce mec était la personnification exact du mot sexy. Sa cigarette coincée dans le coin de ses lèvres fines mais gonflées, sa tête penchée sur le côté, ses émeraudes me transpercèrent par leur intensité. Difficilement, je soutenais son regard, passant une main dans mes cheveux pour...pour faire semblant qu'il me troublait pas tant que ça. J'étais certaine que son bras posé entre mes seins pouvait sentir mon coeur me trahir.

"T'es qu'une gamine capricieuse Swan"

"J'irai pas à Yale, Harvard ni Standford Masen, j'ai d'autres projets"

"Comme quoi ? Te shooter jusqu'à en mourir"

"C'est pas ce que tu fais" le blessais-je volontairement

Je détestais qu'il fasse ça. Essayer de me convaincre que je valais beaucoup plus que ça. Alors que c'était pas le cas. Je valais plus rien depuis déjà des mois. La fac ne m'apporterait rien. Mon seul et unique but était de trouver le gars qui m'avait foutu en enfer, et l'y foutre à son tour.

Je repoussais sa main et me relever pour aller m'habiller.

Putain la journée allait être mauvaise !

Cherchant mon téléphone dans toute la pièce, je finis par l'apercevoir sur son bureau.

Mais quel enfoiré !

J'aperçus sur son cahier de note, un petit A+ près de mon prénom.

Edward avait dû réitérer cette tricherie deux fois. Je n'en avais jamais abuser. Seulement parfois, quand mes semaines étaient plus pourries que les précédentes, je n'avais pas la tête à discuter du lien entre justice et l'obéissance aux lois ou si le désir est de nature illimité. Et chaque fois que ça arrivait, Edward jouait toujours la comédie en me refilant l'un des corrigés qu'il avait rédigé des années avant. Afin que personne ne soupçonne ses conneries.

Comme lors de nos répétitions, je feignais l'incompréhension.

"Que voulez vous dire ? Est ce que j'étais genre amoureuse de mon professeur ou une connerie dans le genre ?"

"Demain je courais au commissariat pour dire à mon père combien de fois tu m'as baiser!"

Les seins plaqués contre la baie vitrée de son balcon, mon professeur pouffa de rire alors qu'il me coinça pour foutre sa queue raide entre mes jambes. Ce type me rendait fou. Mes neurones étaient littéralement en train d'exploser un à un avec tout ce qui circulait dans mon sang et les sensations brûlantes que provoquait en moi Edward. Je crois qu'on était pas réellement conscient de ce qui se passait. On enfreignait un nombre incalculable de lois rien qu'en se voyant en dehors des cours. Edward était bien partis pour être pendu dans une prison si ça se savait.

"Est ce que tu diras à ton père, combien de fois ta petite chatte a baiser ma queue ?"

Je n'arrivais pas à réfléchir correctement tant c'était si bon de concrétiser des nuits entières de fantasmes.

Il tira mon cul vers lui, de sortes à ce que je penche un peu plus. La buée sur la baie vitrée m'offrait une vue splendide sur son visage froissé par le plaisir.

"Est ce que tu lui diras qu'on a été obligé d'anesthésier ta chatte avec de la coke pour empêcher que tu jouisses trop vite"

La première fois je n'avais pas pu me retenir plus d'une minute tellement c'était bon de le sentir si gros en moi.

Sa queue était impressionnante !

"Vous auriez pu vous sentir proche, après tout vous partagiez le même fardeau"

"Je n'en savais rien jusqu'à notre rencontre à New-York...et puis les habitants de la ville s'est tous mis d'accord pour que mon secret ne soit pas révélé et que je ne sois pas harcelé par des paparazzis...Je ne crois pas que monsieur Masen n'ai su quoi que ce soit à mon sujet et c'était pareil pour moi...il représentait pour moi une autorité que je ne respectais pas à cette période la, de ce fait je ne lui ai jamais accorder une quelconque importance"

"Et si on se tirait une fois que t'auras valider ton diplôme ?" dis doucement mon professeur pour ne pas briser l'accalmie

Coincée entre les jambes d'Edward, j'allumais une énième cigarette.

"Pour aller où ?"

"Je sais pas, on pourrait faire un road trip"

"Tout à coup tu ne me voies plus à l'université ?" souris je à l'abri de son regard

"on pourrait te trouver un autre lycée pour terminer ton année...c'est stupide, je suis stupide"

"Et si on se contentait de se tirer juste de se trou quand on me retirera mon boulet...rien nous retiens ici, on enverra des lettres à nos proches et on vivra notre vie"

Combien de temps pariera la vie avant qu'on se foute en l'air avec une overdose. Je convoitais depuis si lontemps être loger sous terre. Ça finira par arriver. La seule chose qui m'en empêchait, était de venger mes parents. Ça aussi ça finira par arriver. C'était une certitude. Fallait juste que je commence par quelque part. Je finirais par trouver ce chien. Et ce jour là, je me montrerais à la hauteur des exigences du monstre que j'avais entre mes mains.

J'arrêtais soudain les divers scénarios palpitant qui se jouaient devant moi, pour réaliser à quel point je n'etais pas seule dans cette histoire de sentiment néo amoureux. Rien ne retenait Edward, ni ses proches, ni un boulet clignotant au pieds, et malgré tout il n'envisageait en aucun cas partir sans moi. Le millepatte dans mon estomac s'excita tout à coup.

Angie témoigna aussi. Il fallait que des témoins déclarent que j'avais énormément souffert de la mort de mes parents. Que mes antécédents étaient justifiés. Je supportais ce déballage comme une étrangère. Encore aujourd'hui, j'ai dû mal à me souvenir des quelques semaines qui ont suivi le massacre.

"Charlie, le père de Bella avait appelé quelques heures avant pour prévenir qu'ils arrivaient...alors on a tous attendu sur son perron qu'ils arrivent, on n'avait pas prévu de discours et ses conneries de condoléances...Bella avait toujours été une fille très sensible, elle détestait les morts à la tv, elle s'était toujours mise en tête que le jour où son père mourrait, elle ne s'en remettrait jamais...à cause de son métier, elle a toujours imaginer que ce serait lui qu'elle perdrait en premier...Quand son père s'est garé dans l'allée, j'ai couru jusqu'à la voiture...et...et c'était pire que ce que j'aurais pu imaginer...elle était comme….morte...son père a dû la porter jusque dans la maison et puis il la déposer sur le canapé où on s'est senti tellement con de l'entourer"

"A t elle dit quelque chose ?"

"Rien...pendant des mois, pas un mot...un matin, elle a débarqué au lycée et elle s'est comporté comme si rien ne s'était passé...sauf qu'elle était différente...elle avait le regard dur comme si son corps tout entier hurlait sa haine, elle est devenue "je m'en foutiste", elle séchait les cours, fumait, buvait...totalement à l'opposé de ce qu'elle était auparavant...elle était euphorique puis au fond du trou…c'était inhumain de la voir se terrer au fond de sa chambre et l'entendre pleurer toutes les larmes de son corps...elle hurlait contre les cris de Phil et sa mère, comme si elle revivait éternellement la scène"

Elle ne dit plus rien. Elle me regardait comme pour me dire comment j'avais pu survivre jusqu'à ce jour.

"Je prétends pas comprendre les types comme toi, et je crois que je n'ai pas envie d'essayer de savoir si que t'as amené jusqu'à devenir aussi inhumain...ce qui me réjouis c'est de savoir que ton cul de pucelle se fera toutes les bites de la prison"

L'attente était insupportable. Le procès n'en finissait plus. Je passais la plupart de mes journées ou de mes nuits à l'hôpital psychiatrique. L'appréhension d'une crise d'angoisse ou d'hystérie s'était logée profondément en moi. Je luttais chaque jour pour garder les cris, les larmes, les poings. Je n'en pouvais plus.

Nous entamions le mois de juin, et nous tournions en rond. Je voyais bien le juge lassé du comportement de l'avocate de Jesse. Elle faisait venir témoin sur témoin, sans qu'ils n'aient un quelconque intérêt pour l'affaire. Mais elle se devait de montrer l'image presque puritaine à l'entendre parfois de son client.

Les vitres embuées, nous nous étions retrouvés Ed et moi pour un moment de relaxation sous la douche. C'était la première fois depuis longtemps que nous prenions du temps pour nous regarder, nous toucher ou discuter. J'étais toujours interne de l'hôpital psychiatrique de Phoenix. C'était en quelque sorte ma cellule de crise. Au retour du tribunal, Alkyle me laissait toujours une heure pour décompresser. Généralement, c'était juste une cigarette...parfois des scarifications sur les bras ou les cuisses. J'avais promis à Edward de ne plus le faire. Mais c'était trop dur. Le corps mutilé et inconscient de maman était affiché sur une planche d'un mètre sur un mètre. Les experts décortiquaient les divers techniques de tortures utilisés.

Je les connaissais par coeur...

Je connaissais chaque geste que ce fils de pute a infligé sur le corps de maman

Je connais la taille des lames qui ont transpercés le corps de maman

Le nombre de brûlure qu'il a laissé avec une cigarette.

Les os qu'il a cassé à coups de batte de baseball.

Je sais combien de fois a battu le coeur de maman avant de s'éteindre enfin...

Plaquée contre le mur, Edward s'était posé face à moi. Ça faisait bien dix minutes qu'il m'embrassait comme si j'étais la chose la plus précieuse au monde.

"Je veux que tu sois à moi" finit il par souffler entre deux baisers

"Je suis déjà à toi" souris-je

"Je veux que tu le sois totalement, je veux que tu m'appartiennes de toutes les manières possibles"

Son regard se fit sérieux, intense et presque perturbant. Quelque chose, une pensée lui faisait du mal ou le préoccuper. Je détestais voir son visage devenir aussi dur.

"De quoi tu as peur ?" tirais-je ses cheveux en arrière pour tenter de percevoir quelque chose dans son regard

"Est ce que tu crois que sans tout ce merdier, t'aurais envisager qu'on soit ensemble ?"

"Que ce soit dans cette vie ou dans une autre, je suis une mauvaise fille...Regardes moi, je baise avec un homme qui tente de foutre en taule l'assassin de sa femme, si tout ce merdier ne serait pas arrivé...tu serais venu voir tes parents un jour de Thanksgivings ou de nouvel an, on se serait rencontré et vu la tension sexuelle qui règne constamment entre nous, j'aurais eu aucun scrupule à ce qu'on baise dans le dos de ta femme" voulus-je lui soutirer un sourire

"Tu sais c'est quoi ton problème...tu es trop sûre de toi" pointa t-il son doigt sur mon épaule

"Et le tien et de ne pas avoir assez confiance en nous"

"Epouses moi" lâcha t-il soudainement

"Bébé...c'est tout ce que je mérite ?" fut tout ce que je répondis

C'était insensé...et à la fois magique. J'étais une littéraire, j'avais grandi avec des tas d'histoires d'amour idyllique, les écrits envoûtants et passionnants de grands auteurs qui provoquent en nous des espoirs et désespoirs. Ce serait stupide de croire que deux êtres puissent s'aimer de manière aussi intense, en souffrir mais braver tous les interdits. C'est d'ailleurs les interdits qui déterminent le degré d'intensité des sentiments. On s'ennuie avec des sentiments à la vanille. On a besoin de violence, de barrière. Quelque chose qui mette à mal ce foutu coeur. On a besoin de ce qui nous fait du mal et nous tourmente pour savoir ce que l'on veut.

Je voulais Edward. De toutes les manières possibles.

Il partit et un instant je crus l'avoir blesser. Mais il revint à peine quelques secondes après avec un étui en velours bleu et un genou à terre.

"Tu dis que j'ai pas confiance en nous...mais c'est un peu plus compliqué que ça, avant de te connaître, j'étais plus bas que terre parce que non seulement j'avais perdu tout ce qui rythmait mon existence mais aussi parce que je pensais que plus rien ne me ramener à la vie, j'avais envie de mourir chaque seconde vécue loin de ma famille, pas le moins du monde j'aurais pu imaginer qu'un truc pareil puisse me tomber dessus"

"C'est moi le truc ?"

"La ferme Swan !...je t'aime du plus profond de mon coeur mais je peux pas m'empêcher de m'inquiéter du jour où on me reprendra tout, rien n'est éternel et ça je l'ai bien intégré, j'angoisse à l'idée qu'un jour on puisse t'enlever à moi, j'angoisse à l'idée que tu partes avant moi, mais je te fais une promesse, si un jour tu venais à partir avant moi, alors sois certaine que je te rejoindrais dans la seconde qui suit parce que je refuse de vivre dans un monde où tu n'y es pas"

C'était le moment de renifler comme une gosse. Les larmes aux yeux, je clignais des yeux pour laisser couler le long de ma joue. J'aimais cet homme du plus profond de mon âme. Chaque petite cellule morte de mon corps vibrait pour lui.

Si c'était pas insensé !

"Isabella Swan veux tu m'appartenir que ce soit dans ce monde ou dans un autre ?"

"Oui Edward Masen"

Je retirais la bague de ma mère rapidement, pour la remplacer avec la mienne.

La mienne !

Je ne m'attardais pas sur le bijou, et me jetais au coup de mon fiancé. Je refoulais la danse de joie qui se jouait dans ma tête, pour enrouler mes jambes autour de sa taille, et l'embrassais fougueusement. Nous fîmes l'amour alors que notre bulle s'envola au dessus des nuages.

Posée entre les jambes d'Edward, sur le canapé de ma suite, je fis jouer les reflets scintillants de la bague avec le lustre du salon. Ce n'était pas un solitaire comme les bagues extravagantes des Kardashian ou de ces pétasses de "desperates housewives" dont on regarde la vie ennuyeuse à la télé. C'était un anneau en or blanc serti de petites pierres blanches.

"Est ce qu'elle te plaît ?" chuchota mon amour à l'oreille

Je ne dis rien. Je me contentais juste de caresser son visage avec le mien. Je n'ai pas hésité un seul instant à lui dire oui. Le mariage avait toujours eu un véritable sens pour moi. J'avais toujours imaginé que j'appartiendrais de toutes les façons possibles à l'homme que j'aimerais. J'imaginais que notre histoire serait intense, dure et douloureuse. C'était ce que je voulais. Une passion aussi courte soit elle, m'emmènerait dans les recoins à la fois les plus futiles de ma personnalité, jusqu'à la noirceur de mon âme.

Qu'étais-je capable de faire par amour ? Qu'étais-je capable de supporter ?

Dans mon malheur, j'avais trouvé le candidat parfait pour répondre à ces voeux fait en rêvassant sur mes bouquins. Nous fîmes l'amour une seconde fois. A cheval sur sa queue, mon amour me fit aller et venir avec ardeur, mais cela ne lui suffit plus. Il me rejeta et m'obligea à me foutre à quatre pattes sur le canapé. Il réinvestit aussitôt mon intimité et devint comme fou. Nos deux corps claquaient et résonnaient partout dans la suite. Je n'étais qu'un objet. Il me baisait durement. C'était pour lui, juste pour lui. J'aimais jouer avec lui, quand il était si égoïste. Je me retournais et plaquais la main contre son torse, pour le repousser violemment. Sa queue, grosse et nerveuse me pointait durement. Edward aussi. Je sautais par dessus le canapé, nue et transpirante pour aller boire un verre. Mon coeur battait à m'en déchirer la poitrine. Les verres du bar se brisèrent tout à coup tous au sol. Edward était furieux. Dos à lui, je sentis sa queue me cherchait. Il bloqua d'une main ma hanche gauche, et maintenu mon cou de l'autre. Il me pénétra d'un coup de rein, bref, dur. Face au miroir du bar de la suite, je vis son regard vissait sur mon cul. Il adorait ça. Il releva les yeux et croisa mon regard. Il était possédé. Le diable n'avait pas pareil allure. Il me baisa dans des coups de reins profonds et violents. J'allais jouir. Malgré toute la haine que je lui portais à cet instant. Je pouvais jouir. Parce que j'aimais qu'il soit égoïste. J'aimais être sa chose. J'aimais réveiller le connard qui sommeillait en lui.

"J'y crois pas !"

Edward et moi nous tournions soudainement vers notre gauche, là où se trouvait ma tutrice.

Elle voulut quitter aussitôt la chambre, mais Edward se rua sur elle pour l'empêcher de sortir.

"Je te conseille de dégager d'ici si tu veux pas te retrouver en prison"

"Elle est majeure" fut tout ce que répondit Edward

"Je t'en supplie Clara, personne doit le savoir" suppliais-je ma tutrice en enfilant un peignoir, les mains tremblantes

"Putain Swan, tu peux pas savoir dans quelle merde tu t'es foutue !" se moqua cette connasse, un sourire dans le coin des lèvres

Ses yeux pétillaient. Depuis le début, elle désirait plus que tout me foutre à nouveau en prison. Je ne sais pour quelle raison.

"Edward empêche la de sortir" lui ordonnais-je en lui envoyant son jean

Si elle quittait cette chambre, c'était toute ma vie qui était foutue. Le jury ne croirait plus en la culpabilité de Jesse. Cette petite pute allait leur dire ce qu'elle vient d'interrompre. Les jurés nous accuseraient d'avoir comploter. On ne serait plus crédible.

Je ne pouvais pas laisser faire ça ! Pas après avoir tant attendu !

Paniquée, je cherchais mon téléphone pour joindre Teddy. Il connaissait Clara. Tous deux étaient présents au centre de détention. Il saurait arranger la situation. Comme il le fait toujours. Sans lui donner plus de détails, je voulais juste qu'il s'amène au plus vite à l'hôtel.

Clara ne dit rien. Au contraire, elle se contentait de sourire en allant se poser sur le canapé. Comme si quoi que nous puissions faire, notre secret était déjà en train d'exploser nos vies. Elle jubilait. C'était comme si elle avait attendu ce moment pendant des mois. Soudain, je ne fis plus attention à Edward. J'étais paniquée, terrorisée à l'idée que cette pétasse réussisse à faire acquitter mon bourreau. C'était ce qui allait arriver. C'était sûr. A la minute où les gens sauront que la petite fille éplorée se tapait son professeur de lycée, c'était tout ce qui était associée à mon image de petite chérie d'Amérique qui brûlera : l'innocence, l'honnêteté…Jesse sera relâché et je n'aurais plus jamais l'occasion d'enfermer cet enculé.

Nerveuse, mon coeur s'essoufflait sous l'angoisse. J'allumais une cigarette alors qu'Edward attrapa mon visage pour embrasser mon front. Je le laissais faire, trop tremblante pour le repousser. Clara ne dit toujours rien. Teddy mit trop longtemps à arriver. Je lui ouvris la porte et le serrer brièvement dans mes bras pour le saluer.

"Qu'est ce qui se passe ?" s'enquit-il en voyageant le regard entre Edward et moi. "Clara !" fut il surpris

"Figures toi que j'ai surpris ta petite protégée en train de se faire baiser par son professeur" se releva t-elle pour faire face à Teddy

Teddy me fusilla du regard. Il m'avait prévenu. Il m'avait dit d'arrêter de voir Edward le temps du procès. Il trouvait ça trop dangereux. Comme tout mon entourage. Ils disaient qu'un connard de journaliste finirait par nous surprendre, et que ça ficherait tout le procès en l'air.

Clara dû percevoir quelque chose dans le regard de mon ex tuteur, parce qu'elle éclata aussitôt dans un rire sonore...et diabolique.

"Putain Teddy, elle t'a sucé toi aussi pour que tu cautionnes ça"

"Tu ne diras rien Clara !" lui ordonna t-il. "Personne n'a besoin de savoir qu'ils baisent ensemble" dit durement mon ex tuteur

"Mais t'es con ou quoi...Ils ont menti devant le juge !"

"Les portraits robots coïncidaient avant qu'ils ne se connaissent, leurs relations n'a rien à faire dans ce procès...si tu divulgues ce secret, c'est tout le procès qui sera remis en cause...Bella a besoin que justice soit faite, ils ont besoin tous les deux de voir leur bourreau derrière les barreaux"

"Comment tu peux être aussi…" elle ne finit pas sa phrase, cherchant un quelque chose qui pourrait se rapprocher au mieux de ce qu'elle pensait du comportement de Teddy. "Est ce que cette petite pute te paie ?" me pointa t-elle du doigt. "Je veux dire avec tout l'héritage qu'elle a sous le cul, elle doit bien t'offrir un petit billet pour que tu sois si mielleux avec elle"

Teddy bouillonnait. Je détestais qu'il soit si touché par les mots de cette pute. Teddy s'était toujours battu pour ce qu'il jugeait être bien pour nous. Je n'étais pas la seule qu'il protégeait de près contrairement à ce que tout le monde pensait.

"Je te demande un délai, le temps que les jurés rendent leur verdict...ensuite tu feras ce que tu veux"

"Tu fais chier Teddy !"

Cette petite pute en pinçait pour Teddy. Je l'ai soupçonné un temps puis je me suis dit que cette fille n'avait pas de coeur. Elle représentait une de mes cibles. Quelqu'un que j'abattrai une fois que mon monde sera libéré de mon principal démon. Une fois Jesse coupable et enfermé, j'attaquerai le centre de détention. J'en avais parlé à Jasper et il m'avait aidé une première fois en pointant le doigt sur ce lieu d'enfer à travers un petit article dans son journal. Ce n'était qu'un début. La prochaine fois je visais la fermeture définitive de cet endroit.

"Tu perds rien pour attendre, des connasses dans ton genre, j'en ai dressé à la pelle" m'adressa Clara à quelques millimètres de moi

"Sois pas aussi jalouse, j'ai toujours fait ce que j'en voulais des mecs...T'as vu ce visage, qui pourrait résister à cette gueule d'ange" lui soufflais je la fumée de ma cigarette en pleine face

Elle se jeta aussitôt sur moi, m'envoyant violemment au sol. Teddy intervint immédiatement mais pas assez rapidement pour qu'elle m'assène un crochet au visage.

Je n'avais jamais vu les étoiles d'aussi près !

"Dis adieu à ton taf pétasse, je porte plainte contre ton cul pour coups et blessures, j'espère que t'as des économies, je veux des indemnités" réussis-je à dire alors que je tombais dans les bras d'Edward.

Elle hurla alors que j'ordonnais à Edward t'appelait une ambulance. Teddy appela la police sans que je n'ai quoique ce soit à dire. C'était presque terrible qu'il comprenne si bien non seulement la gravité de ce qui aurait pu arriver, ce qui pourrait encore arriver, mais le désir primaire et partagé de voir Jesse derrière les barreaux.

Alertée, la sécurité de l'hôtel vint retenir Clara dans un coin de la suite, le temps que la police n'arrive. Edward s'était rapidement caché sous le lit pour éviter que la police ne prenne au sérieux les dires de cette salope. En cas de fouille, j'espérais que la police n'aille pas chercher sous le lit.

La pression sembla retomber. L'idée que j'avais quelque chose contre cette pute, me soulagea. J'avais une chance qu'on ne croit pas à ce qu'elle pouvait dire. Teddy pouvait témoigner des sévices vécus au centre. Je pouvais non seulement faire avorter ses plans de détruire ma vie, mais aussi de l'éloigner définitivement de mon existence. La pression relâchée, je fus prise d'un flot de larmes que la police interpréta comme la conséquence du choc émotionnel. Je déposais plainte, en leur promettant de signer demain ma déposition. Clara cria de fouiller la suite. La police refusa. Ils ne voulaient pas m'importuner plus que ce qu'ils faisaient déjà. Ils avaient de la peine pour moi, pour ce que j'avais vécu. Un des ambulanciers dû recoudre à la colle mon arcade, et me conseilla de mettre de la glace cette nuit afin de minimiser l'oedème.

Il fut plus d'une heure du matin, quand tout ce cirque cessa pour me laisser seule. Teddy était bien sûr furieux, mais je me contentais de le serrer dans ses bras, pour le remercier d'avoir sauver nos vies, à Edward et moi. Il était fatigué. Je sais qu'il était fatigué de me voir si têtue. Il voulait me voir avancer, cesser mes enfantillages comme il disait si souvent. Il me trouvait trop irresponsable. Et je le sentais lassée de devoir sauver mon cul à chaque fois. J'étais comme ça. Les risques n'existaient plus depuis que j'avais tout perdu. Je n'avais plus peur de rien. Je me préoccupais peu de ce qui m'arrivait ou arrivera. Je vivrais ma vie comme je l'entends, peu importe ce qu'il en sera. C'était comme ça.

Seuls, Edward était sorti de sa cachette pour s'allonger sur le lit. Je l'y laissais une minute pour rejoindre la salle de bains. Face au miroir, je constatais les dégâts faite par cette garce. Je n'avais qu'une hâte, c'est de pouvoir pleurer devant le juge et lui faire cracher le moindre centimes qu'elle gagnait. Edward me rejoignit. Il se posa sur le banc et j'allais m'installer automatiquement entre ses jambes. Il ne dit rien. Son regard sérieux et dur se vissa sur mon oeil amoché. Il le caressa du bout des doigts. Je ne grimaçais pas. Sa main était froide, et me fit du bien. Pendant la bagarre, j'avais vu comme il aurait voulu broyer le visage de Clara. Je savais qu'il pouvait être dangereux. Il m'avait suffi de voir un seul de ses combats, pour comprendre que mon petit ami n'était plus une chose fragile. Il aurait pu tuer Clara si Teddy n'avait pas été là. J'aurais pu la tuer si Teddy n'avait pas été là. La violence était devenue une partie intégrante de notre personnalité. Le contrôler serait à la venir un défi au quotidien. J'approchais finalement mon visage de celui de mon fiancé.

Mon fiancé…

Sa bouche s'ouvrit aussitôt pour accueillir mes lèvres. Son corps était raide contre moi. J'aimais le sentir aussi dur. Je savais alors que notre ébat serait violent. Il pris en coupe mon cou pour me garder près de lui. Mon coeur battit à nouveau terriblement. J'étais dingue de ce type. Personne nous empêcherait de baiser. C'est comme si nos baises étaient l'élément essentiel à notre survie. On s'aimait durement. Le sexe était quelque chose de primordial. On s'aimait de la même façon. Doucement il glissa ses mains jusqu'à mon cul pour me porter jusqu'au lit. Posée délicatement sur les draps, Edward se releva pour libérer sa queue qui me pointa de nouveau durement. Il ne chercha pas à enlever ma culotte, mais se contenta juste de l'écarter. Il me força à écarter les jambes pour accueillir toute sa longueur. Je relevais les bras pour crocheter les bords des draps derrière ma tête. Il défit mon peignoir pour afficher ma poitrine nue et relevé.

"Baises moi bébé, baises ta femme comme tu n'en as jamais baisé aucune autre" lui ordonnais-je doucement, droit dans les yeux