Putain Bella…
"I need a gansta, To love me better than all the others do, to always forgive me, Ride or die with me That's just what gangsters do"
Sur la petite scène du restaurant où nous avions décidé de manger, Bella m'avait surprise en montant sur scène. Son corps moulé dans une longue robe en satin rouge, elle avait décidé de me titiller la queue en interprétant Gansta de Khelani. J'étais dingue de sa voix si sensuelle. Personne ne lui arrivait à la cheville. Je n'avais d'yeux que pour son corps dont aurait cru une hallucination tant il vous brouillait la vision.
L'addition payé, je n'ai pas attendu qu'elle ait rejoint notre table après qu'elle ait achevé son interprétation, pour la tirer précipitamment jusqu'à un endroit reculé de la plage où nous nous trouvions. Sur l'une des chaises longues, je l'allongeais doucement pour déchirer le bas de sa robe jusqu'au haut de sa cuisse. Son corps diaphane éclairé par la pleine lune, elle était si belle. Je défis à la hâte mon jean pour libérer mon érection, et me glisser doucement entre ses jambes. Son corps vint aussitôt se courbait pour chercher ma bite qui vint rapidement se glisser entre ses chairs.
Je finis par gicler dans ma main après plusieurs minutes de branlette. Trois mois que je suis enfermé ici, et la baise est ce qui me manque sans doute le plus. J'allais aussitôt m'en débarrasser avant de retourner m'allonger.
Les pas lourds précèdent l'ouverture du verrou de ma cellule, et je sautais aussitôt de mon lit pour sortir rejoindre la cour. Enfermé depuis trois mois, je n'en pouvais plus de tourner en rond dans cette cage. J'avais quelques privilèges, comme la télé, la musique ou des promenades plus longues mais ce n'était pas suffisant. L'endroit était comme la projection direct de la prison dans laquelle j'étais coincé depuis quatre ans. Coincé ici, je n'avais pas le choix d'échapper au silence, aux cris ou aux souvenirs. Quoiqu'il se passe dans ma vie, Sarah et Anthony me hanteront toujours. Et aux séquences sordides qui tournaient perpétuellement en boucle dans ma tête, j'avais ajouté depuis peu les images de vengeance. J'avais approché le diable, je lui avais même vendu mon âme pour assouvir mon besoin le plus sauvage. Le mien et celui de Bella. Je ferais n'importe quoi pour elle.
Peu importe le prix qu'il m'en coûte…
Depuis mon tête à tête avec Jesse, il ne se passait pas une nuit sans que je ne doive affronter les souvenirs de cette nuit de boucherie. A l'instant où je m'étais retrouvé face à lui, j'avais déjà perdu toute humanité. L'envie, le besoin était trop encombrant pour qu'un soupçon de sentiment humain et faible ne perce mon coeur endurci. Mais je ne regrette rien. Les insomnies ne sont qu'une conséquence négligeable. Une fois sorti d'ici, je pourrais me bourrer de barbiturique pour m'octroyer quelques heures de sommeil. Et puis au côté de ma fiancée, plus rien n'aura d'importance. A l'évocation de son nom, les images de notre séjour à Bora Bora surgirent à nouveau. Comme chaque fois que j'étais loin d'elle, le sexe me manquait. Je ne sais combien de fois, j'ai du me branler sous les douches froides de cette prison, au souvenir de son corps qui se désarticulait alors que je la prenais sévèrement sur le yacht que j'avais loué pour nous. Cette fille était le pire des poisons. J'étais prêt à n'importe quoi pour elle.
Dans la cour, j'inspirais aussi fort que possible tout en m'étirant. Plus que quelques jours et je serais enfin libre.
"Masen !" m'appela Ollie, l'un de mes codétenus.
J'avais peu sympathisé avec mes collègues. Je n'étais là que dans un objectif précis. Lorsque nous avions mis en place ce plan avec Bella, je n'avais pas réalisé qu'il s'agirait de mon premier séjour en prison. Malgré tout, je n'avais pas craint mon incarcération. J'avais largement les moyens de me défendre. Physiquement j'étais apte à me défendre.
Moralement…
L'enfer, j'y suis depuis un bout de temps…
Mon collègue me rejoignit, un magazine à la main.
"Qu'est ce que tu compte faire en sortant ?" me montra t'il une énième couverture d'un torchon où Bella apparaissait au côté de Teddy.
Depuis cette sortie de boite où les paparazzis pensaient nous avoir pris sur le fait, main dans la main, le monde entier savait que nous étions en couple. Une fois la révélation publiée, le tout était de savoir depuis quand nous étions ensemble. Tantôt, j'étais le professeur manipulateur et pervers, tantôt nous étions juste deux victimes qui s'étaient consolés ensemble. Je me souviens encore quelques mois auparavant, lorsqu'inquiet je ne cessais de me demander ce que les gens en pensaient. Mais Jesse derrière les barreaux, je n'avais plus à m'inquiéter des possibles conséquences qu'aurait engendré notre liaison pendant le procès. Notre différence d'âge n'était pas le problème. Ou du moins, pas celui dont on entendait le plus parler. Non, le problème, c'est que j'ai pu représenter un jour une autorité, une éthique morale. Bella n'était que mon pantin, terriblement éprise et vulnérable.
Si seulement ils savaient qu'il est difficile pour Bella d'être docile…
Devant la photo, je serrais les poings. Ces deux enfoirés défrayait la chronique depuis des semaines.
Je jure de tuer ce fils de pute une fois dehors…
Et Bella ne semblait plus n'avoir aucun respect vis à vis de moi. Combien j'avais dû supporter les voir à la télé, bras dessus, bras dessous, sortant d'un énième resto. Une fois dehors, je reglerais le compte de ce connard. Bella était ma propriété. Tout ce qui animait son mètre soixante m'appartenait. Je devais être seul provocateur de ses joies ou de ses peines. Le seul. J'avais déjà prévenu à de nombreuses reprises ce fils de pute, si il tentait quelque chose avec Bella. Mais pour lui je délirais, il ne cessait de m'assurer que Bella était une enfant qu'il protégeait. J'étais même certain qu'il employait ces mots juste pour me rappeler sans cesse que j'avais abusé d'une jeune fille. Encore une fois, c'était mal connaître Bella.
Le lendemain, j'étais déjà prêt lorsque le gardien vint me chercher pour me libérer. Je passais mon sac par dessus mon épaule et quittais ma cellule, toujours accompagné des gardiens. Traversant le couloir, je fus soutenu par une horde d'applaudissement. Je savais ce qu'ils saluaient tous. Ma vengeance. Jesse n'était pas mort, mais il était à présent coincé dans un hôpital de la région, coincé dans un corps qui n'était plus en capacité de marcher, d'entendre, de parler, ni même de se nourrir seul ou de chier sur un trône. A présent, il n'avait d'autre choix que subir les souvenirs. Et si on avait tenté de m'incriminer moi d'abord pour avoir exécuté mes fantasmes, la justice n'avait rien pu prouvé. L'un de mes collègues de prison qui était condamné depuis un bout de temps pour quelques homicides et qui serait empoisonné dans quelques années, avait décidé d'endosser le crime. Je crois que c'était plus l'idée d'avoir massacrer l'un des tueurs en série les plus cruels, que pour m'aider. Mais avouons que ça arrangeait bien mes affaires. J'avais évoqué l'éventualité d'être jugé avec Bella pour ce que je ferais si on le découvrait. C'était encore une fois plus aberrant que jamais de m'avoir foutu dans la même taule que ce fils de pute. Enfin bon. Il était impensable que je fasse plus des quelques mois de prison prévus. Nous serions incapable de supporter une telle distance. Alors que nous finalisons les derniers détails de notre plan, Bella s'était arrêté soudainement de faire les cents pas sur la pelouse de son jardin. Les yeux rivés sur les miens, je savais quelle issue elle donnerait à ce tournant de notre histoire.
Dehors, je restais un instant sur le pas de porte pour réaliser enfin qu'une page se tournait. Jesse était hors d'état de nuir. Et Bella n'aura plus jamais à dormir avec un flingue sous son oreiller.
"Ed ?" m'appela Emmett, qui était venu me chercher dans une range rover aux vitres teintées
Je montais aussitôt pour que nous partions. En une heure et demie, nous pûmes rejoindre Los Angeles. Avant de rejoindre Forks où je savais être Bella, j'avais besoin de quelques instants sur la tombe de Sarah et de mon petit ange. Je ne lui avais jamais rien promis, même lorsque j'avais touché le fond. J'ai plongé dans le chagrin et j'ai pas lutté. Je me suis laissé faire sans broncher, sans me battre pour eux. Le deuil n'existe pas. Je doute qu'un jour on puisse arrêter d'avoir le coeur qui saigne aux souvenirs, aux images. Est ce que je peux vraiment te dire adieu ma princesse ? La douleur était encore trop à vive pour me dire qu'un jour je puisse me réveiller sans penser à toi, à notre petit bout de chou. Dans quelques heures, je vais en épouser une autre, et je sais pas trop ce que tu peux en penser. Tu sais comme je déteste faire parler les morts. Je l'aime, d'un amour différent de ce j'avais pour toi. J'aurais juste voulu qu'elle et toi puissiez vivre dans le même monde.
J'effaçais les larmes, puis me relever pour quitter le cimetière.
"Est ce qu'elle est au courant de quelque chose ?" demandais-je enfin à Emmett, alors que nous nous installions dans notre jet l'heure d'après
"Pas le moins du monde, elle pense venir à un dîner pré-nuptial pour Rose et moi"
Dès lors que je m'étais retrouvé en prison, j'avais missionné mes proches pour préparer mon mariage avec Bella. Tout cela dans une extrême discrétion. Rien ne devait fuité. Je sais que Bella détestait participer aux évènements qui l'obligeait à se percher sur de hauts talons ou à avoir les seins jusqu'au menton, mais là c'était différent.
"Quel genre de mariage, tu voudrais ?" lui demandais-je alors que je m'allongeais sur le ponton de notre yacht
Poitrine à nue, son cul moulé dans un string rouge, elle vint s'allonger à son tour contre moi. Il était 10h du matin, et ma queue réclamait déjà son corps. Nous n'avions même pas encore petit déjeuner. Le temps ici n'avait pas d'emprise sur le déroulement de notre journée. Ses coudes posés près de mon visage, ses boucles me protégèrent des rayons agressifs du soleil. Mes mains vint se posèrent aussitôt sur son cul charnu.
"Quelque chose de simple, juste toi et moi, et peut être quelques uns de nos proches" dit elle doucement. " Je ne veux pas me marier l'année prochaine, je voudrais qu'on puisse faire ça cette année"
"Tout le monde croira que tu es enceinte" souris-je en caressant ses lèvres des miennes
"Rien à foutre" dit elle avant de glisser sa langue entre mes lèvres
"Vos désirs sont des ordres madame Masen" empoignais-je son cul, animé par un besoin urgent de la baiser
"Dis le encore"
"Tout ce que vous voudrez madame Masen"
Désireux de faire encrer en elle des souvenirs impérissables et capable de foutre en l'air tous les autres, je m'étais rendu chez sa meilleure amie Angela pour récolter quelques infos. C'était la première fois que je me retrouvais avec elle seule, et la tension était palpable. Il fallait que Bella se sente au dessus des nuages, juste une soirée. Juste le temps d'une soirée, il fallait qu'elle ne soit pas atteinte par toutes les merdes qui pourrissent son monde. Dès lors, j'avais chargé Rose et Alice de réaliser ça. Je n'en avais rien à faire des difficultés ou des délais. Tout devait être prêt pour son anniversaire. Désireux de vouloir garder tout cela secret. C'était chose compliqué quand vous vous apprêtiez à épouser la nana qui ne peut mettre un pieds en dehors de chez elle, sans que les vautours ne soient là pour la photographier manger un chewing gum ou faire ses courses. Plusieurs fois je lui avais demandé d'aller vivre à Seattle, mais elle n'en faisait qu'à sa tête. Elle voulait être au plus près de la prison, au cas où quelque chose se produirait.
Prêt, j'ajustais une dernière fois mon smoking puis quittais la voiture. Les lumières de la villa me permirent aussitôt de l'apercevoir dans le salon. Caché dans la pénombre, je l'observais une minute.
Elle était si belle…
Elle était belle, par sa façon de penser. Elle était belle, par les étincelles dans les yeux lorsqu'elle parlait de quelque chose qu'elle aimait. Elle était belle, pour sa capacité à faire sourire les personnes autour d'elle, même si elle était triste. Non, elle n'était pas belle pour quelque chose de si éphémère que son physique. Elle était belle au plus profond de son âme. Elle est belle disait Fitzgérald
Apprêtée dans une longue robe blanche en satin, je jalousais Jasper qu'il l'avait surpris en voulant la faire danser. Presque absente, elle rit dans ses bras.
J'écrasais ma cigarette, puis masquais mon haleine avec un spray à la menthe, avant de faire quelques pas en direction de la villa. Elle me vit aussitôt. Figée, elle hésita un instant avant de courir hors de la villa. Elle s'arrêta à nouveau, comme pour se demander si elle ne rêvait pas. C'était devenu fréquent chez elle, particulièrement la nuit. Ses terreurs nocturnes étaient impressionnantes. Elle courra vers moi et s'arrêtait juste à temps pour que j'enferme son visage entre mes mains et que je me jette sur ses lèvres. Les règlements de compte seraient pour après. Pour le moment, il fallait juste que je m'imprègne à nouveau d'elle. Les regards de mes proches m'importent peu à cet instant, j'avais juste besoin d'embrasser ma femme. J'avais presque oublié à quel point ses lèvres pouvaient faire de moi une torche humaine littéralement. Contre sa bouche, je ne contrôlais plus rien. Ce n'était pas suffisant pour rattraper notre longue séparation. J'en voulais encore plus.
Mon ange…
Il fallait qu'elle sache à quel point elle m'avait manqué, même après l'avoir éloigné ces dernières semaines. Contre mes joues, je sentis ses larmes qui vinrent se mélanger à notre baiser. J'aurais pu l'embrasser toute une nuit, si je n'avais pas été humain. Elle quitta mes lèvres mais resta malgré tout dans mes bras.
"Rentrons" fus tout ce que je fus capable de dire
Je la poussais vers la villa, entouré des miens qui me saluèrent. Carlisle me salua simplement d'une accolade froide, mais je m'en préoccupais peu. Dans le salon, nous nous installions et je perçus immédiatement la tension qui tenter de se dissimuler sous des airs de retrouvailles légères. Le monde entier savait pourquoi j'étais entré en prison. La presse n'avait pas réellement d'avis sur la préméditation de mes actes. Mes parents oui. Surtout Carlisle.
"On va vous laisser discuter avant de passer à la suite" dit enfin Rose
Rose me lança un regard entendu. Je me relevais, et attrapais doucement la main de ma fiancée. Dans la chambre, j'allumais la radio alors que Bella s'avançait vers le balcon. Je refermais la porte à clé puis retirer ma veste pour la poser soigneusement sur la chaise de bureau et rejoignais ma belle.
Elle voulut me gifler, je l'arrêtais aussitôt.
"Je refuse de croire que tu m'en veux parce que j'ai refusé tes visites, alors que t'avais l'air heureuse de forniquer avec ton Holligan" l'agressais-je, déjà à bout de nerfs en repensant à ce que j'avais dû enduré en prison par sa faute
Elle sourit, pouffa même de rire. En colère, je l'attrapais pour la jeter contre la table de chevet. La lampe se brisa au sol, son crâne cogna le mur. Mes mains autour de son cou, je la forçais à me regarder.
"Tu m'appartiens Swan, même en prison ton cul m'appartient" soufflais je contre ses lèvres
"Tu m'as rejeté, j'avais besoin de compagnie" me provoqua t'elle volontairement en replaçant l'une de ses mèches de cheveux, ce qui souleva sa poitrine ronde
Fou de rage, elle réussit quand même à me foutre en érection. Je remontais ma main pour coincer ses joues et la forcer à me regarder.
"Tu tiens si peu à lui, pour vouloir que je le bute" souris je contre ses lèvres. "C'est tout ce que je mérite après avoir t'avoir venger"
Elle défit avec urgence ma ceinture, et baisser mon caleçon pour libérer ma queue. Je la laissais faire avant de finir par coincer ses mains.
"Est ce que tu crois que j'ai vraiment envie de baiser une salope qui ne me respecte pas" dis je contre ses lèvres. "Est ce que ce fils de pute t'a touché ?" voulus je qu'elle me rassure
"Pas même pour me donner un chewing gum" finit-elle par être sérieuse
Elle était à moi, et elle savait que je ne plaisantais pas avec ça. Elle me tira vers elle pour m'embrasser. Impatient, je la relevais de la table de chevet pour la retourner et l'obliger à se pencher de nouveau sur celle ci. Je relevais sa robe, écarter son string et glisser ma queue en elle. Et ce fut comme si tout avait repris sa place. Le monde pouvait à nouveau tourner rond. L'enfer était toujours là, mais le feu était moins vif. Notre baise ne dura que le temps d'un morceau. La soirée n'avait pas encore commencé. J'avais hâte de la faire mienne, et cette fois de manière plus officielle. Je me rhabillais, alors qu'elle me regardais faire, adossé au mur.
"Rhabille toi, Angela doit arriver d'une seconde à l'autre"
