Bonjour, tout est dans le titre XD ! Bonne lecture !


Chapitre 28 - L'auteur adore les bals masqués

Rosie et Sirius décidèrent de ne pas aller ensemble au bal masqué. Pour l'instant, leur relation ne devait pas être découverte, ils n'étaient pas encore prêts.

Sirius fut invité par le professeur Slughorn. Ce dernier, bien que renié par sa famille, restait néanmoins un très bon élève qui finirait par faire de grandes choses. Le professeur de Potions l'avait d'ailleurs invité à plusieurs reprises mais Sirius avait refusé la plupart de ses invitations. Cette fois, il accepta de venir à ce bal masqué mais non accompagné.

Rosie décida également de venir seule. S'ils ne pouvaient pas être ensemble, ils n'avaient pas envie d'être avec quelqu'un d'autre.

Pourtant, c'était sans compter Regulus. Le lendemain de la réception de leur carte d'invitation, il vint la voir après un cours de Métamorphoses. Sirius fut très surpris de voir son frère mais l'ignora comme à son habitude et partit pour son prochain cours avec ses amis Remus et James.

Rosie regarda le frère de Sirius, étonnée qu'il l'attende à la fin d'un cours. Ils attendirent que tous les élèves soient partis pour discuter. Après de brèves salutations, Rosie parla.

- Que me vaut ta venue ? lui demanda-t-elle d'un air interrogateur.

- Je souhaiterais te parler de la soirée de Slughorn, le "bal masqué".

Il avait prononcé les mots "bal masqué" avec un léger dégoût. Ce genre de fête n'avait pas l'air d'être de son goût.

- Je voulais savoir si tu y allais avec quelqu'un, lui demanda-t-il de but en blanc.

- Non, avec personne. Je pensais y aller seule, répondit Rosie, de plus en plus surprise.

- Moi aussi, s'écria-t-il. Si tu comptes y aller seule, pourquoi n'irait-on pas ensemble à ce bal ?

Il avait commencé à rougir mais malgré sa gêne, il la regardait avec fermeté. Il avait sûrement répété cette scène plusieurs fois dans sa tête.

- Euh… bredouilla-t-elle. Tu me prends un peu de court ?

- Mais réfléchis-y, dit-il comme s'il avait déjà les réponses à tous ses arguments. Tu y vas seule, et j'y vais seule. Je suis un Black, tu es une Greengrass. On est dans la même Maison. Quoi de plus naturel d'y aller ensemble ?

- Oui, mais… les gens…

- Oui, les autres peuvent dire ce qu'ils veulent, les ragots ne m'ont jamais atteint ! Je t'apprécie beaucoup, Rosie. Et je souhaiterais vraiment y aller avec toi !

Rosie ne sut pas comment lui dire non. Elle avait pourtant mille raisons dans la tête :

Je sors avec ton frère !

Je ne ressens pas la même chose pour toi, Regulus !

Tu es un Black et c'est pourquoi je ne veux pas y aller avec toi !

Tu insultes les sorciers nés-moldus et ça a tendance à m'énerver grandement !

Tu es plus jeune que moi !

Tu te fiches des ragots, mais moi pas...

Mais aucune de ces raisons ne serait valable aux yeux de Regulus.

- Euh… d'accord, dit-elle finalement.

Regulus lui fit un grand sourire et partit en direction de son prochain cours. Rosie était mortifiée. Comment allait-elle pouvoir le dire à Sirius ? Elle sentit son parchemin ensorcelé se réchauffer. Sirius avait vu son frère parler avec sa petite amie et voulait maintenant savoir de quoi il en retournait. Elle décida de l'en informer lorsqu'ils se verraient ce soir, après sa tournée de préfète. Ils avaient décidé d'étudier dans son appartement avec Lily et James.

- Quoi ? s'exclama Sirius, hors de lui, lorsqu'il apprit la nouvelle. Comment as-tu pu accepter ça ?

Il était énervé et s'était mis debout en faisant tomber sa chaise. Lily et James qui étaient également assis autour de la table où ils étudiaient décidèrent d'un regard de se retrancher dans la chambre de Lily. La dispute qui s'annonçait ne les concernait pas.

- Que voulais-tu que je fasse, Sirius ? demanda Rosie d'une voix plaintive après que les deux Gryffondor soient partis.

- Tu aurais pu refuser, cria-t-il.

- Mais je ne pouvais pas ! Il m'a pris par surprise ! Tu voulais que je lui donne quoi comme raisons ? Que je sors avec toi ? Que je ne le supporte pas quand il fait ses blagues débiles sur les sorciers qui ne sont pas de sang-pur ?

- Non mais je suis sûr que tu aurais pu trouver quelque chose ! Tu es toujours si ingénieuse pour tout le reste !

- Pourquoi tu es si énervé, Sirius ? Je ne comprends pas.

- Parce que tu vas sortir avec mon frère, par Merlin !

- Mais je ne vais pas sortir avec lui ! s'exclama Rosie de plus en plus en colère. On va juste à la soirée de Slughorn, ensemble, en tant qu'amis !

- Oui, c'est ça ! Et tu crois que Regulus va y aller sans arrière-pensée ? Bien au contraire !

Rosie soupira d'exaspération.

- On y va juste en tant qu'amis, c'est tout ! Tu n'as pas à t'en faire ! Tu as si peu confiance en moi ?

- Mais non, j'ai confiance en toi mais pas en lui !

Rosie essaya d'amadouer Sirius en s'approchant de lui et en posant ses mains sur son torse.

- Je te promets qu'il ne se passera, rien !

Sirius inspira profondément. Il prit les mains de Rosie dans les siennes.

- Je suis tellement jaloux de lui, dit-il d'une voix frustrée. Il pourra parader à tes côtés, et moi, je ne pourrai vous regarder que de loin. Cela me rend fou !

- On ne paradera pas ensemble ! le rassura Rosie. On n'aura même pas à rester ensemble ! Si je le quitte pendant la soirée, il n'y aura pas de problèmes. On y va vraiment en tant qu'amis.

- D'accord, répondit finalement Sirius, toujours avec une pointe de frustration dans la voix. Alors, je serai obligé de te voler un baiser pendant la soirée !

- Quoi ?

- Oui, on s'éclipsera derrière un rideau et on s'embrassera, s'écria-t-il d'un air narquois.

- Tu es sérieux, là ?

- Oui, très sérieux !

- Tu aimes jouer avec le feu, Sirius ! On n'en a pas besoin !

- Moi j'en ai besoin !

Il s'approcha d'elle et l'embrassa avec fougue. Il commença à la caresser et ses mains se dirigèrent petit à petit vers des endroits politiquement incorrects.

- Sirius, arrête ! le supplia-t-elle.

- Pourquoi ? Hier, tu as bien voulu que je mette ma main là !

- Oui, mais pas ici !

- Alors, allons dans ta chambre !

- Je dois avancer sur mon devoir de Runes ! Tu sais que j'ai pris énormément de retard !

Sirius soupira de frustration. Elle n'avait pas encore accepté d'aller plus loin que des baisers et quelques caresses. Il était patient mais était en train d'atteindre ses limites. Rosie le ressentit.

- On en a déjà parlé, Sirius ! lui dit-elle, en prenant sa tête dans ses mains. Tu sais bien, c'est encore trop tôt pour moi !

- Oui, je sais… Étudions alors ! répondit-il, revêche.

Rosie n'aimait pas le voir aussi déçu et furieux mais elle avait été claire avec lui. Pour l'instant, elle n'était pas prête à sauter le pas. Elle souhaitait le faire quand ils auraient terminé leurs études à Poudlard, prétextant qu'ils avaient d'autres choses à penser pour l'instant que de se lancer dans une relation charnelle : il leur restait à peine trois mois avant leurs ASPIC, Rosie avait beaucoup de matières à réviser et elle devait exceller si elle voulait devenir Médicomage. Sirius la comprenait, lui aussi devait s'appliquer en cours car il voulait devenir Auror, tout comme James. Néanmoins, il était de plus en plus frustré. Son meilleur ami, lui, avait passé le cap avec sa petite amie depuis longtemps et ils étaient en septième année, tout comme eux. Il savait que ce n'était pas une compétition mais quand même...

Arriva enfin la soirée de Pâques du professeur Slughorn. Malgré le dégoût de certains étudiants pour ce genre de fête, les élèves de Poudlard, même ceux qui n'étaient pas invités, ne parlaient que de ce nouvel évènement. Certains espéraient être invités par ceux qui l'avaient été. Par petite vengeance personnelle, Sirius décida d'inviter une fille de sixième année de Serdaigle pour venir l'accompagner. Rosie avait été hors d'elle mais s'était rapidement calmée sachant qu'elle l'avait bien cherché en acceptant l'invitation de Regulus.

Le soir du bal masqué, Rosie s'habilla d'une robe rouge courte moulante. Elle décida de porter un masque blanc avec des motifs argentés qui lui cachait la moitié du visage ainsi qu'une perruque blonde aux cheveux longs. Elle mit des sandales hautes de couleur argentée et sortit de l'appartement, affublée de sa minaudière habituelle.

Elle descendit les escaliers pour se retrouver dans le couloir du professeur Slughorn. Regulus l'attendait à l'entrée du couloir et la reconnut. Il lui fit un sourire et admira sa tenue en la regardant de haut en bas. Il n'avait rien à lui envier car il était chic dans son costume noir avec une cape noire et un haut de forme sur la tête. Son masque était blanc. Rosie remarqua qu'il portait aussi des gants blancs.

- Bonsoir Regulus, lui dit-elle.

- Bonsoir Rosie, lui répondit-il, toujours avec un grand sourire. On y va ?

Il lui offrit son bras et avec quelques réticences, Rosie y déposa sa main. Ils marchèrent vers les appartements de leur directeur de Maison. La plupart des invités étaient déjà là. Les Storming Spiders jouaient l'un de leurs meilleurs tubes et des gens dansaient en plein milieu du salon de Slughorn. Ce dernier avait une nouvelle fois aménagé son grand salon de sorte que la pièce ressemble à une grande salle de bal, comme lors de la soirée de Noël.

Rosie regarda autour d'elle pour trouver Sirius. Elle le vit enfin parler avec une personne qui ressemblait fortement à James vu sa coupe de cheveux. Il avait l'air d'avoir abandonné sa compagne. La Serdaigle dansait comme une dératée sur la piste de danse. Elle avait certainement accepté d'aller au bal juste pour voir le groupe de musique. Pourtant, cela n'avait pas l'air de frustrer Sirius.

Ce dernier avait un verre à la main. Il portait un costume noir, avec un noeud papillon noir et une chemise blanche. Il portait un masque en forme de Sinistros, le même que celui qu'il portait lors de la soirée d'Halloween et avait attaché ses cheveux en catogan. Même s'il était masqué, Rosie le reconnaissait parfaitement. Qui aurait pu avoir ce visage avec cette mâchoire légèrement carré, ce nez pointu, ces cheveux bruns mi-longs et cette stature ?

Il releva la tête vers elle. Et Rosie ressentit le même courant d'électricité qui l'avait traversé lorsqu'ils s'étaient regardés lors du bal masqué d'Halloween. Il ne la lâcha pas du regard, hypnotisé par la jeune fille blonde à la robe rouge et aux yeux bleus.

- Je vais nous prendre quelque chose à boire, dit brusquement Regulus, sortant Rosie de sa rêverie.

- D'accord, merci !

Regulus partit vers la table du buffet, Rosie décida de saluer le professeur Slughorn qui discutait avec un jeune homme aux cheveux gras qui ressemblait fortement à Rogue.

- Bonsoir, professeur ! lança-t-elle vers le professeur.

Slughorn plissa les yeux, puis la reconnut et lui fit un grand sourire.

- Bonsoir, Miss Greengrass ! Vous êtes magnifique dans cette tenue, ne trouvez-vous pas, Monsieur Rogue ?

Rogue bredouilla un oui embarrassé. Cela semblait lui faire mal de faire un compliment à une personne. Rosie ne lui en tint pas rigueur. Elle avait l'habitude avec lui.

- Bonsoir, Severus, et merci beaucoup professeur !

- Nous parlions de l'avancée de Monsieur Rogue sur son devoir de potion, le Felix Felicis, dit Slughorn.

- Sirius et moi avons bien avancé sur notre devoir également, dit Rosie, d'un air ravi.

- Sirius ? s'écria Rogue, suspicieux.

Le sang de Rosie se glaça. Elle avait oublié d'appeler Sirius par son nom. Elle tenta d'effacer sa bourde en changeant de sujet.

- Avez-vous entendu parler de la dernière potion inventée par la guérisseuse Winger ? demanda Rosie.

- Oui, bien sûr ! s'exclama le professeur d'un air ravi. Elle va vraiment révolutionner les guérisons d'accidents par les créatures magiques.

- Tout à fait ! Vous savez que j'entretiens une correspondance avec la guérisseuse depuis mon stage, professeur, et tout cela, grâce à vous ! Je ne vous en remercierai jamais assez.

- Mais je vous en prie, Miss Greengrass, se réjouit Slughorn.

Regulus arriva enfin avec deux verres. Il en tendit un à Rosie. Il avait relevé son masque pour pouvoir boire et ils trinquèrent tous ensembles, les trois élèves de Serpentard ainsi que leur professeur.

Au bout de quelques minutes, Rosie décida de laisser les deux garçons et Slughorn. Sirius l'observait toujours de loin et elle avait capté son regard intense. Elle prétexta qu'elle voulait danser, posa son verre vide sur une table et se dirigea sur la piste de danse d'un pas nonchalant. Sirius la regardait toujours mais cette fois avec un sourire en coin. Elle se plaça au milieu de la dizaine de danseurs qui s'échinaient et commença à danser sur le rythme de la musique.

Elle releva les yeux vers Sirius et lui sourit. Elle continua ensuite à danser sans plus faire attention à lui. D'autres hommes avaient remarqué la belle blonde qui se déhanchait sur la piste et certains avaient commencé à s'approcher d'elle. Sirius le remarqua et son coeur s'enflamma. Comment ses gueux pouvaient-ils tourner autour de sa petite amie ? Il serra le poing et sans réfléchir une seconde de plus, commença à s'avancer sur la piste, d'un pas ferme, comme s'il entrait dans une arène.

Lorsque Rosie rouvrit les yeux, quelle ne fut sa surprise quand elle vit que Sirius était juste devant elle à un mètre. Elle se rendit compte qu'elle était entourée d'hommes qui essayaient de se faire remarquer. Un jeune homme blond habillé d'un costume d'époque du début du siècle se mit devant elle. Il lui fit un grand sourire et commença à se déhancher au même rythme qu'elle. Rosie s'affola, elle décida de ne pas faire attention au garçon et se tourna sur le côté. Il fallait qu'elle trouve une fille afin de danser avec elle et faire partir tous ces hommes. Malheureusement, il n'y avait pas beaucoup de filles sur la piste de danse. Elle vit quand même la Serdaigle, celle que Sirius avait emmené à la fête et se dirigea vers elle.

La jeune fille brune à la robe noire et au masque doré fut surprise de voir une fille blonde se mouvoir à côté d'elle mais elle n'y fit pas attention. Rosie s'approcha encore. Cela n'avait pas l'air de faire fuir les hommes, bien au contraire. Cela avait l'air de les exciter encore plus. Sirius s'était approché aussi et était à deux doigts de la prendre par le bras. Mais il se retenait.

Un homme brun téméraire passa devant Rosie et posa carrément sa main sur sa hanche en dansant sur le même rythme qu'elle. Rosie poussa sa main mais il avait posé son autre main sur l'autre côté de sa hanche. Ç'en fut trop pour Sirius. Il attrapa par le col l'homme qui avait osé toucher sa petite amie et le repoussa sans ménagement. L'homme ne se laissa pas faire et le poussa aussi.

Rosie les regardait horrifiée. Mais que faisait Sirius ? Il ne fallait pas qu'il fasse une scène pour elle. Elle décida de s'éclipser sans que personne ne la remarque. Toutes les personnes de la piste de danse entouraient les deux hommes et ne faisaient plus attention à elle. Elle se dirigea vers le fond du salon et regarda de loin la dispute. Les garçons ne se battaient pas mais se toisaient de haut. Elle vit que Sirius avait la main sur sa baguette, rangée dans son costume.

Brusquement, le professeur McGonagall arriva sur la piste et demanda aux gens de s'écarter.

- Mais que se passe-t-il ? lança-t-elle d'une voix furieuse.

La musique s'arrêta immédiatement. Tous les invités se tournèrent vers les deux jeunes hommes.

- Il ne se passe rien, professeur, entendit Rosie de loin.

C'était Sirius qui avait parlé.

- On s'est juste bousculé ! continua-t-il.

- Oui, tout à fait, renchérit le garçon brun.

Il y eut un long silence. Le professeur McGonagall se demandait certainement quelle attitude adopter. Enfin, le professeur Slughorn intervint. Il se plaça au milieu de la piste.

- Ce n'est rien, Minerva. Ce n'est qu'une bousculade, n'est-ce pas, jeunes hommes ?

- Oui, répondirent-ils en choeur.

- Donc, voilà, rien de grave ! Que la musique reprenne !

Et sans plus attendre une seconde supplémentaire, les Storming Spiders reprirent leur chanson. Les gens commencèrent à se détourner de l'échauffourée. Sirius, quant à lui, sortit de la piste de danse, énervé. Mais il fut retenu pour l'autre garçon qui lui chuchota quelques mots dans l'oreille. Le Gryffondor hocha la tête et partit vers le buffet. Rosie fut légèrement inquiète. Que lui avait dit le garçon ? Et pourquoi Sirius avait assenti ? Cela ne présageait rien de bon.

Rosie décida de se cacher derrière l'un des lourds rideaux opaques du salon et envoya un message à Sirius avec son parchemin ensorcelé.

"Je suis au fond du salon, derrière le rideau en velours noir."

Elle n'attendit pas longtemps car au bout d'une minute, il arriva discrètement en soulevant le rideau.

- Pourquoi tu as fait ça, Sirius ? chuchota-t-elle d'un air furieux.

- Et pourquoi, toi, tu te déhanchais comme ça ? lui balança-t-il encore plus en colère.

- Mais je dansais juste !

- Tu ne voyais pas tous ces hommes ! Ils traînaient autour toi comme des chiens en rut !

- Oui, mais tu savais que je pouvais me défendre.

- Oh, à peine ! Tu l'as vu le dernier, il t'a touché !

- Franchement, Sirius, tu n'aurais pas dû. J'espère que personne n'a fait de relation entre nous.

- Je m'en contrefiche, franchement ! Ils n'ont pas à te regarder comme ça.

Rosie s'approcha de Sirius et posa ses mains sur son torse comme elle avait l'habitude de le faire quand elle voulait le calmer.

- N'y pense plus ! dit-elle d'une voix tendre. Ne t'ai-je pas promis un baiser à ce bal ?

- Oui, c'est vrai ça, répondit Sirius, plus calmement, en enserrant la taille de Rosie de ses mains. Et avec ce que tu viens de faire, tu me dois bien ça !

- J'ai été une mauvaise fille ?

- Oh oui !

Ils s'embrassèrent, passionnément, sans prêter attention à la musique au loin et aux brouhaha des invités. Ils avaient l'impression d'être seuls.

Brusquement, Rosie sentit qu'ils n'étaient plus dans le noir, quelqu'un avait tiré le rideau derrière lequel ils se trouvaient. Rosie rompit son baiser et regarda qui avait bien pu les surprendre.

- Tiens, tiens, quelle surprise ? Black en train d'embrasser qui ? Rosamund Greengrass, l'idole des Serpentard ? Intéressant !

Rosie et Sirius furent abasourdis de voir un Severus Rogue les observer, les yeux étincelants et l'air narquois.