Bonjour à tous !
Encore un peu de patience avant le mariage tant attendu :)
J'espère que vous aimerez ce passage chez la famille Jenkins !
Bonne lecture !
Chapitre 33 - Chez la famille Jenkins
Le lendemain matin, les élèves de septième année lancèrent un dernier regard vers l'école dans laquelle ils avaient passé leur scolarité pendant sept ans. Rosie se sentit nostalgique. Elle y avait vécu des moments difficiles mais sa dernière année avait été de loin la plus importante et la plus décisive de toutes. Elle tenait la main de Sirius. Elle le regarda, lui aussi était aussi mélancolique qu'elle. Ils se sourirent et se donnèrent un dernier baiser dans l'enceinte de Poudlard. Puis, ils montèrent dans les calèches en direction du Poudlard Express.
Ils se trouvèrent un compartiment vide. Accompagnés de Lily, James, Remus et Peter, ils déposèrent leur affaires et s'assirent sans un mot. C'était la première fois que Rosie s'asseyait avec des gens qu'elle appréciait dans le train. Mieux valait tard que jamais, comme disait le dicton.
Sirius avait enroulé son bras derrière son épaule et elle déposa sa tête contre la sienne.
- Tu vas vraiment me manquer pendant deux semaines, lui chuchota-t-elle.
- Tu me l'as déjà dit au moins… une centaine de fois ! s'écria Sirius, entre lassitude et rire.
- Tu exagères ! Enfin, peut-être pas ! Je suis contente que tu puisses venir me voir.
- J'ai surtout hâte de rencontrer ta tante, elle a l'air d'être un sacré personnage !
- Oh, oui, elle l'est ! Elle a ses petites excentricités, mais tu verras, tu l'adoreras !
Le visage de Sirius s'assombrit.
- Tu crois vraiment qu'on peut l'impliquer dans notre histoire ? demanda-t-il brusquement avec sérieux.
- Non, tu verras, ça ira, le rassura-t-elle.
Rosie connaissait les réticences de Sirius. Sa tante Griselda avait publiquement annoncé qu'elle ne renierait pas sa nièce. Elle avait ensuite été rejetée par la communauté sorcière des sang-purs. Quelques-uns de ses restaurants en Grande-Bretagne avaient des difficultés financières, la clientèle étant devenue moins nombreuses en l'espace de quelques semaines. Néanmoins, sa tante avait tenu à maintenir sa position. Abriter sa nièce, organiser son mariage dans sa propriété, inviter Sirius, tout cela, elle les avait proposés d'elle-même en son âme et conscience. Malheureusement, avec la montée en puissance de Voldemort, il devenait dangereux de prendre parti ouvertement pour le camp adverse.
Rosie savait que sa tante avait fait le nécessaire pour que son domaine devienne incartable. Elle avait également lancé tous les sorts de protection imaginables pour ne pas être inquiétée. Enfin, protection sorcière ultime, elle avait nommé un Gardien du Secret. Toutefois, elle restait une cible et désormais, elle ne quittait que très rarement son domaine, donnant des ordres de là où elle était.
- Ne t'inquiète pas, reprit Rosie. Ma tante sait ce qu'elle fait. Elle a beaucoup de ressources.
- Si tu le dis !
Rosie enfouit son nez dans son cou et le serra dans ses bras. Sirius avait enlacé sa main gauche dans la main droite de Rosie et il la baisa. Ils se regardèrent et s'embrassèrent.
Ils entendirent un soupir d'exaspération. Ils relevèrent la tête et virent Remus qui les regardait d'un air dégoûté.
- Vous pouvez pas faire ça ailleurs que sous mes yeux ? lança Remus, crispé.
- C'est pas notre faute si tu t'es installé devant nous, Lunard ! le taquina Sirius.
- Je ne peux pas m'asseoir en face de Peter, se plaignit son ami. Lily et James sont assis devant lui et n'arrêtent pas de se bécoter.
- Cela n'a pas l'air de déranger Peter ! Ni Lily et James, d'ailleurs !
Peter observait le couple en face de lui d'un air avide. Il avait la bouche grande ouverte. Lily et James étaient imbriqués l'un dans l'autre. Où se trouvait la bouche de l'un ou de l'autre ? Rosie les regarda tous les trois légèrement outrée. Les deux garçons pouffèrent de rire, tant à la vue de la tête que faisait Peter que celle de Rosie. Cette dernière se remit de son choc.
- Désolée, Remus, sourit-elle. On ne faisait pas attention.
- C'est rien. Alors, tu es prête pour ton mariage ?
- Pas du tout ! La semaine prochaine, je rencontrerai ma couturière, je ne sais pas si elle aura le temps de faire une robe de mariée en aussi peu de temps mais je ne m'inquiète pas ! Enfin, cela ne doit pas vraiment t'intéresser que je te parle de ma robe.
- J'avoue, c'est mieux que de vous voir vous embrasser, rit-il.
- J'ai cru entendre parler de robes de mariée ? demanda Lily, qui s'était enfin décrochée des lèvres de James, et qui la regardait d'un air intéressé.
Ils éclatèrent de rire.
Quand le train arriva enfin sur le quai 9 ¾, les élèves descendirent retrouver leurs familles qui les attendaient. Rosie savait que personne ne serait sur le quai pour venir la chercher. Elle eut un pincement au coeur mais ce n'était pas grave. Elle savait où elle devait aller. Elle dit au revoir à ses amis et entraîna Sirius un peu à l'écart pour lui donner un dernier baiser.
- A dans deux semaines, ma Rosie ! s'écria-t-il.
- A dans deux semaines, mon amour !
Puis, elle se dirigea dans le lieu prévu pour le transplanage, puis transplana vers le manoir de sa tante. Elle arriva sur un chemin isolé au milieu d'une forêt, et marcha tranquillement vers le grand portail du manoir. Elle avait su deux jours auparavant que le Gardien du Secret de sa tante n'était nul autre que son professeur de Potions. Et ce dernier lui avait donné l'adresse. Elle n'eut donc pas de difficultés à entrer dans le grand domaine.
Sa tante ouvrit en grand la porte de son manoir quand elle vit sa nièce arrivée sur le grand chemin qui menait vers la maison et la prit dans ses bras.
Griselda Jenkins était une grande femme élancée aux longs cheveux châtains clairs qui aimait porter de longues robes fleuries vaporeuses. Du haut de ses 35 ans, c'était une très belle femme.
- Ma chère Rosie ! lui dit sa tante Griselda, en la serrant fort.
Rosie resserra son étreinte. Comme il était réconfortant d'être dans les bras d'un membre de sa famille.
- Comment s'est passé votre voyage ? demanda-t-elle.
- Très bien, ma tante !
- Et vos examens ?
- Je pense avoir bien réussi. J'avoue, maintenant, je souhaiterais ne plus y penser pour profiter enfin de mes vacances !
- Oui, tout à fait ! J'ai demandé à Glass, notre elfe, de vous préparer votre chambre. Vous pouvez y déposer vos affaires.
- Merci beaucoup de m'accueillir, tante Griselda ! Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous faites pour moi !
- Ne dites pas n'importe quoi !
Sa tante lui fit un grand sourire. Brusquement, elles entendirent une petite voix fluette crier "Rosiiiiiie !" et une fille blonde cendrée de 8 ans tomba dans les bras de l'ancienne Serpentard.
- Bonjour ma Elsa chérie ! lança Rosie en serrant sa cousine dans ses bras.
Elsa, la fille unique de sa tante Griselda, adorait littéralement sa grande cousine.
- Lâchez-là un peu, Elsa, la tança sa mère. Notre Rosie vient juste d'arriver. Elle ne disparaîtra pas de sitôt !
- Mais elle m'a tellement manquée !
- Tu m'as manqué, à moi aussi ! renchérit Rosie.
Elsa la lâcha enfin et prit la main de Rosie dans la sienne. Son oncle Otto n'était pas encore revenu de son travail.
- Nous profiterons de ce soleil magnifique pour souper dehors ce soir ! s'écria sa tante, ravie, en entrant dans la grande maison. J'ai confectionné une nouvelle recette de soupe froide à base de concombre que j'aimerais vous faire goûter !
- Avec plaisir !
Rosie s'installa dans l'une des chambres des invités que lui avait préparé sa tante. Elle la connaissait par coeur ayant passé de nombreux étés ici. Elle avait toujours aimé venir en vacances dans les Cornouailles, c'était l'un des meilleurs endroits en Angleterre pour venir se ressourcer. Les balades au bord de la mer, sur les collines escarpées de la côte, étaient apaisantes et vivifiantes. Et elle adorait la cuisine de sa tante. Celle-ci, malgré ses deux elfes de maison, prenait toujours le temps de concocter de bons petits plats pour sa nièce. Rosie était en général sa première testeuse.
Elle prit une douche et s'habilla d'une robe légère, de sandales ouvertes et d'un châle brodé. Elle descendit ensuite retrouver sa tante qui était installée dans sa véranda et lisait avec attention la Gazette du Sorcier.
- Des mauvaises nouvelles ? demanda Rosie en désignant le journal.
- Non, pas aujourd'hui, lui dit sa tante, légèrement inquiète. Cette histoire avec ce… Vous-Savez-Qui… je ne sais pas où cela nous mènera, Rosie.
- Vous pouvez l'appeler par son nom. Je le fais pour ma part !
- Je ne sais pas si c'est une bonne idée ! Cet être est vraiment… fou ?...
- Oui, totalement !
- Je m'inquiète un peu pour ma soeur et votre famille.
Rosie sentit son ventre se tordre. Elle eut peur subitement.
- Est-il arrivé quelque chose ? lui demanda Rosie, fébrilement.
- Non, pas à ma connaissance mais vous savez que vos parents, notamment votre mère, se sont toujours ouvertement positionnés pour l'élévation des sang-purs dans notre société.
- Oui, je sais, dit Rosie, malheureuse.
- J'ai surtout peur pour vos frères. Que vont-ils leur demander de faire ?
Le sang de Rosie se glaça.
- Croyez-vous qu'ils deviendront partisans de Voldemort ?
- Peut-être… je ne sais pas…
- Ce serait une telle erreur ! Et trop dangereux à la fois ! Je ne vois pas du tout Archi et Alex se battre pour cet infâme sorcier. Cela n'a jamais été leur genre.
- Malgré tout, il semblerait que ce mage noir utilise des moyens très convaincants…
Rosie eut soudainement très peur pour ses deux frères. Si Voldemort les voulaient dans son camp, accepteraient-ils ou refuseraient-ils ? Quel serait la meilleure décision pour eux ? Aucune des deux s'ils tenaient à leur vie. Elle savait que ses frères refuseraient d'être partisans d'une telle cause. Mais auraient-ils seulement le choix ?
- N'y-a-t-il pas un moyen de les protéger, ma tante ? demanda-t-elle suppliante.
- On ne peut protéger ceux qui ne le souhaitent pas, lui répondit Griselda Jenkins, en soupirant profondément.
Rosie sentit ses larmes commencer à monter. Sa tante lui prit la main et lui fit un sourire rassurant.
- Ne vous inquiétez pas, dit-elle, tout se passera bien.
- Oui, je l'espère sincèrement.
- Bon, parlons d'autres choses ! s'exclama-t-elle, d'un air plus réjoui. Tout d'abord, de votre mariage et de ce qu'il nous reste à préparer avant la cérémonie. Et pendant le souper, je souhaite que vous me racontiez tout sur ce fameux Sirius Black qui a volé votre coeur ! Je veux tout savoir !
Rosie sourit et dans un élan d'amour, embrassa sa tante sur la joue.
Les deux semaines furent éprouvantes pour Rosie. Elle ne savait plus où donner de la tête. Elle n'avait jamais organisé un mariage de sa vie et ne savait pas que ce serait aussi exténuant. Il fallait penser à 10.000 choses : qui inviter, créer les cartons d'invitation et les envoyer, préparer la décoration, choisir les fleurs, louer l'ameublement, faire le placement des tables, comment accueillir les invités, recruter les serveurs, choisir le menu, commander la nourriture et les boissons, préparer une liste de musique… et tout cela sans compter choisir sa robe, ses accessoires et son maquillage pour cet événement spécial.
Rosie avait été l'élève la plus intelligente de sa maison et avait dû faire face à bon nombre de défis. Mais celui-ci était de loin le plus épuisant ! Fort heureusement, sa tante était là pour la guider dans ses choix. Griselda avait préparé toute une liste de choses à faire dans l'ordre chronologique et Rosie s'y référait à chaque fois qu'elle avait un doute sur ce qu'elle devait faire.
Sa tante avait insisté pour lui payer son mariage mais Rosie avait catégoriquement refusé. Elle et Sirius bénéficiaient de quelques fonds, ayant hérité elle de ses grand-parents, et lui de son oncle. Bien sûr, ces fonds n'étaient pas illimités et insuffisants pour subsister toutes leurs vies. Ils devraient travailler. Mais leurs moyens financiers étaient largement suffisants pour qu'ils puissent payer leur mariage et ensuite, vivre confortablement. Rosie avait néanmoins accepté que sa tante paie la nourriture et les boissons, cette partie étant de son domaine.
Le jour de l'arrivée de Sirius, Rosie se prépara avec un poids sur le ventre. Ils n'avaient jamais été si longuement séparés depuis qu'ils étaient ensemble. Et elle appréhendait un peu leurs retrouvailles. Elle lui avait donné rendez-vous à l'entrée de la forêt qui bordait le manoir des Jenkins. Quand 11h30 sonna, elle le vit apparaître devant elle. Cependant, il s'arrêta à quelques mètres d'elle et lui demanda :
- Quel animal t'a foncé dessus la première fois que tu es rentrée dans la Forêt Interdite la nuit ?
Il était très sérieux. Rosie fut surprise mais lui répondit néanmoins.
- Un sanglier qui mangeait des châtaignes !
Sirius se détendit quelque peu. Il lui demanda néanmoins de lui poser une question personnelle.
- Que t'ai-je donné après que l'on se soit embrassés la première fois ?
- Un bracelet dont les initiales RJG étaient gravés.
- Oui, c'est ça !
Elle s'approcha enfin de lui et le serra dans ses bras.
- Avons-nous besoin de tant de précautions ? demanda-t-elle d'un air exaspéré.
- Oui, toujours, maintenant ! répondit Sirius tristement. Et je pense que la prochaine fois, tu devras me poser une question un peu plus difficile !
Elle le regarda d'un air bougon mais son désappointement se dissipa vite. Elle huma son odeur si reconnaissable. Qu'il était bon et réconfortant de l'avoir auprès d'elle ! Ils se tinrent la main et marchèrent vers le manoir de sa tante. Sirius lui raconta ce qu'il avait fait ces deux semaines chez les Potter. Il avait commandé son costume pour le mariage et avait préparé et envoyé les invitations, sa tâche qui lui avait été attribuée. Rosie lui montra un papier sur lequel était indiqué l'emplacement du manoir, Sirius le lut et brusquement, le manoir des Jenkins apparut devant lui. Ils entrèrent dans le grand domaine.
- Bonjour, Sirius, enchantée de vous connaître, lui dit Griselda Jenkins en s'avançant vers lui sur le perron de la maison.
- Tout le plaisir est pour moi, répondit Sirius poliment avec un grand sourire. Je vous remercie de m'accueillir chez vous.
- Mais je vous en prie ! Dès que j'ai appris que vous aviez conquis le coeur de ma nièce, j'ai tout de suite voulu vous connaître !
Griselda l'examina de haut en bas et lança un regard malicieux à sa nièce.
- Maintenant, je comprends pourquoi elle est tombée amoureuse de vous, continua sa tante en appréciant ce qu'elle voyait.
Rosie devint couleur pourpre.
- C'est plutôt elle qui a conquis mon coeur ! s'écria Sirius en regardant sa fiancée d'un air amoureux.
Griselda eut immédiatement un élan d'affection pour le couple.
- Venez ! Ne restez pas sur le pas de la porte ! s'exclama-t-elle en joignant ses mains. Je vais vous présenter mon mari Otto, ainsi que ma fille Elsa.
Ils passèrent une très bonne première soirée. Sirius savait très bien se tenir en société, souvenir de son éducation chez les Black. Griselda et Otto apprécièrent le caractère agréable et les traits d'esprit du garçon ainsi que sa connaissance approfondie sur l'actualité. Il avait un avis sur tout et semblait dans son élément. Rosie les écoutait, agréablement surprise, et jouissait du moment présent. Depuis qu'elle sortait avec Sirius, elle vivait sur un petit nuage mais son rêve avait pris des proportions encore plus grandes quand il l'avait demandée en mariage. En le voyant si bien s'entendre avec son oncle et sa tante, elle se dit qu'elle avait eu raison d'accepter. Sirius était vraiment l'homme de sa vie. Il capta son regard et lui sourit en lui prenant sa main, posée sur la table. Elle avait vraiment beaucoup de chance.
Ce soir-là, lorsqu'elle s'apprêtait à se déshabiller pour se coucher, elle sentit le parchemin ensorcelé se réchauffer sur sa peau. Elle le sortit immédiatement. Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient plus échangés de petits mots et cela lui manquait. Elle l'avait glissé dans son soutien-gorge dès que Sirius avait posé les pieds dans le manoir car elle savait qu'il essaierait de la contacter.
"Cela te dit qu'on se retrouve dehors, à côté de la cabane à outils ?" lui demandait-il.
"Oui, bien sûr, j'y serai dans dix minutes" répondit-elle.
Rosie garda ses vêtements mais mit un châle sur ses épaules et prudemment, elle ouvrit la porte de sa chambre. Sirius dormait à l'autre bout du manoir. Et il mettrait autant de temps qu'elle pour arriver jusqu'à la cabane en bois.
Elle ne fit aucun bruit, ayant ensorcelé ses chaussures pour qu'ils soient silencieux et sortit tranquillement dans le jardin. Elle sentit l'air frais de la nuit et se réjouit d'avoir pris son châle.
Elle marcha silencieusement vers la cabane et trouva Sirius qui l'attendait. Elle lui sourit et l'embrassa dès qu'ils furent assez près l'un de l'autre. Ils n'avaient pas eu le temps d'avoir un moment d'intimité depuis qu'il était arrivé et ils en profitèrent.
- Et si on marchait un peu ? lui proposa Sirius au bout de quelques minutes.
- Oui bien sûr !
Il lui prit la main et l'entraîna dans le grand jardin. Ils marchèrent pendant un long moment. Rosie se demanda si Sirius n'avait pas quelque chose à lui dire car il était silencieux et avait le regard fermé.
Puis, quand il fut satisfait, il la lâcha et se retourna pour lui faire face.
- J'ai quelque chose à te montrer ! lui lança-t-il sérieux.
- Euh… d'accord, répondit Rosie, légèrement inquiète.
Elle l'observa, perplexe. Puis, brusquement, Rosie fut interloquée. En l'espace de quelques secondes, Sirius s'était transformé en un énorme chien noir. Puis, il s'assit devant elle sur ses pattes arrières. Le chien leva la patte comme pour lui demander de s'approcher d'elle.
Elle reprit finalement ses esprits et s'approcha de lui prudemment. Elle lui prit la patte, la caressa. Son poil était extrêmement doux mais ses coussinets étaient frais. Le chien ne bougea pas. Elle avança et toucha son pelage noir soyeux et admira sa belle couleur grâce à une presque lune dans le ciel. Elle approcha son nez de son cou et reconnut l'odeur de Sirius. Ce n'était pas une odeur de chien commune. Non, c'était vraiment son fiancé. Elle serra brusquement son cou et posa sa tête sur son dos. Elle ne put s'empêcher de parler.
- Je ne savais pas que tu étais un animagus, Sirius.
