From Past, with love...

Note

Merci pour vos reviews ! Ça me fait très plaisir, vous verrez dans ce chapitre si vous avez bien deviné quant à l'identité de ce personnage mystère ^^

Pour les reviewers anonymes laissez-moi une adresse mail si vous voulez que je vous réponde ! Alors merci à Mao-San et Nana !

Je tiens aussi à préciser que je souhaite donner à cette fic un ton assez doux, donc ne vous attendez pas à un combat épique ou quoi que ce soit avant quelques chapitre. C'est une romance à la base. Oui...? Oui je me répète mais bon, mieux vaut prévenir que guérir xD

Encore une fois, je me corrige moi-même et il doit surement rester quelques fautes qui ont échappées à ma vigilance.

Bonne lecture, j'espère que ça vous plaira !

Rendez-vous en bas !


Chapitre Deuxième

Une Fenêtre sur le Temps

Il s'éveilla dans un silence surprenant, seulement brisé par le doux ronronnement des braises se consumant encore dans l'âtre. Pas de ronflements, aucun bruit de discussions matinales, pas de bâillements intempestifs et sonores. Il se sentait plus reposé que la veille. Il lança un tempus et s'aperçut qu'il n'était que six heures. Il avait le temps de revenir au dortoir et de se préparer, feignant d'avoir passé la nuit avec ses camarades.

Il sortit de la salle, non sans un dernier coup d'œil au tableau. Il semblait le couver du regard. Pas de pitié, juste de la compréhension. Son sourire doux avait repris sa place sur ses lèvres. Mais peut-être Harry imaginait-il tous ces changements étranges ?

Il ne mit que quelques minutes à rejoindre à nouveau la tour des Gryffindors et la Grosse Dame fut de méchante humeur d'être réveillée si tôt. Il l'insulta dans sa barbe lorsqu'elle le laissa enfin passer après un plaidoyer d'un quart d'heure.

Il monta en silence les escaliers et pénétra le dortoir encore baigné par le sommeil de ses occupants. Le soleil commençait doucement à se lever par-delà les montagnes, envahissant la chambre d'une lumière encore tamisée. Il prit quelques affaires et fila à la douche tranquillement. Il entendit les autres commencer à s'éveiller.

Il sortit de la salle de bain et un Ron endormi l'investit à son tour. Il marmonna un vague « bonjour » à l'intention de son meilleur ami.

– Salut, Ron, répondit Harry avec un sourire moqueur.

L'intonation d'Harry n'avait plus cette neutralité effrayante. Sa voix était animée par un il ne savait quoi de différent... Ron se figea dans l'embrasure de la salle de bain et se tourna tel un robot vers Harry, les yeux encore embrumés par le sommeil. Même le brun semblait surpris du changement dans ses tonalités et ses yeux gagnèrent un peu en lumière.

– Bien dormi ? demanda-t-il sans se départir de son sourire qu'il adoucit néanmoins.

Ce n'était pas encore un de ces sourires foutument rayonnant dont il avait le secret. Pas l'un de ceux qui rendaient ses yeux incroyablement lumineux. Mais c'était un début et Ron sentit le poids de son inquiétude s'alléger rien qu'un peu. Il retourna son sourire à son meilleur ami.

– Oui très bien, merci, répondit-il avec entrain.

Ron se détourna, heureux de voir son meilleur ami reprendre vie.

Ils descendirent ensemble plusieurs minutes plus tard et rejoignirent Hermione dans la grande salle. Ils s'installèrent, Ron à ses côtés et Harry en face d'Hermione. La jeune fille était plongée dans un livre et remarqua à peine leur arrivée.

– Bonjour, Hermione, dit-il calmement.

La voix d'Harry la fit immédiatement relever la tête. Elle le sonda, un pli concentré sur le visage. Elle et Ron échangèrent un regard furtif qui n'échappa pas au brun. Puis, elle le fixa et lui offrit un sourire rayonnant. Il allait mieux, peu importe comment.

– Bonjour, Harry ! S'exclama-t-elle ravie.

Ce jour-là, il mangea un peu plus que d'habitude. Hermione et Ron n'osèrent le forcer à avaler plus.

Le soir-même, il retourna dans son « refuge ». Le seul endroit témoin de sa souffrance et de ses efforts pour se relever malgré le poids de la tristesse. Celui qui lui permettrait de trier ses valises trop lourdes après seulement seize ans de vie terrestre. Celui qui lui permettrait ainsi de ne plus laisser les autres porter sa présence déprimante. Il se soignerait ici, coûte que coûte.

Immédiatement, il reprit sa place dans le fauteuil et observa le portrait. Il était tel qu'il l'avait laissé ce matin. Il l'observa plusieurs minutes puis se leva, commençant à raconter sa journée à voix haute comme si quelqu'un l'écoutait. Il ignorait pourquoi, mais il sentait presque qu'il devait le faire.

– Snape a été encore plus lourd que d'habitude aujourd'hui ! raconta-t-il puis, imitant la voix de son professeur de potions avec un talent certain, il continua : Monsieur Potter vous devriez vous excuser pour l'atrocité sans-nom que vous osez nommer potion de sommeil. Votre stupidité me laisse pantois. Ignorez-vous donc le sens du mot réfléchir ou est-ce votre arrogance génétique qui vous convainc de ne pas suivre correctement les instructions et de gâcher de précieux ingrédients ?

Il rit avec amertume. Et il crut un instant qu'un rire cristallin lui répondait. Il secoua la tête. Il devenait dingue c'était certain. Mais si c'était ça perdre la tête, il acceptait volontiers la folie douce.

– Il me déteste sans doute autant que je le hais. Parce que ce crétin est incapable de voir que je ne suis pas mon père. Et puis cette potion aurait pu être correcte si Malfoy n'y avait pas envoyé accidentellement quelques ingrédients au moment où la mixture instable créait déjà d'énormes volutes de fumées, grogna-t-il, une moue renfrognée jouant avec le coin de ses lèvres.

Il arpenta la pièce, racontant des parcelles de sa vie à haute voix. Ses bons et ses mauvais moments.

Il feuilleta de nombreux livre, émerveillé par leur rareté, les commentant à voix haute. Quand l'air se rafraîchit, le feu s'embrasa à nouveau immédiatement. Il s'installa donc confortablement sur le canapé, les bras croisés au-dessus de sa tête, face au tableau. Il sombra rapidement dans le sommeil.

Comme la veille, il rejoignit le dortoir avant le réveil de ses camarades. Il se sentait encore plus reposé.

Ainsi, pendant quelques semaines, il retourna tous les soirs dans son refuge, parlant de sa vie, posant des questions qui ne trouvaient pas de réponse, observant les expressions du portrait qui ne changeaient peut-être que dans sa tête sans doute déjà bien atteinte. Il parlait, s'emportait, riait, s'agaçait plus rarement. Il se sentait un peu mieux. Et un peu c'était déjà beaucoup. Parfois, cependant, ses phases de déprimes revenaient, semblant l'arracher à lui-même et rafler son cœur au passage. En sortir définitivement serait encore long et difficile.

Il ne trouva aucune utilité d'en parler à Ron et Hermione. Son meilleur ami était bien trop heureux qu'il aille mieux pour poser des questions. Cependant, la jeune fille, elle, avait un naturel plus curieux. Qu'avait-il bien pu se produire dans la vie du jeune homme pour qu'il change si radicalement du jour au lendemain ? N'y tenant plus, elle mena son interrogatoire au dîner, un soir, consciente de ne surement obtenir aucune réponse convaincante de sa part.

– Harry, tu as rencontré quelqu'un récemment ?

PPPFFFRRRRTTT !

Harry recracha brutalement le jus de citrouille qu'il s'apprêtait à avaler, arrosant au passage copieusement Ron qui se trouvait devant lui et qui, contrairement à Hermione, n'avait pas eu le réflexe d'éviter le geyser, trop absorbé par son assiette.

– Hein ? demanda intelligemment Harry alors qu'il fixait Hermione d'un air incrédule.

Ron s'essuya en maugréant et tourna à son tour un regard interrogateur vers Hermione. Harry, sans lui lancer un regard, agita sa baguette pour nettoyer son meilleur ami. Ron le remercia en lui resservant un verre de jus de citrouille qu'Harry s'empressa de saisir pour se donner une contenance.

– Je te demandais si tu avais rencontré quelqu'un récemment ou si une fille te plaisait, répéta-t-elle lentement comme pour permettre aux deux autres d'assimiler sa phrase.

Il la regarda, écarquillant les yeux au fur et à mesure qu'elle parlait. Il se sentit gêné sans raison.

– Pourquoi veux-tu savoir ça ? répondit-il, éludant la question.

Cela fit rouler les yeux à Hermione qui le toisa avec son air qui voulait dire « C'est évident, non ? » alors que non ce n'était pas évident du tout.

– Et bien tu sembles aller relativement mieux depuis quelques semaines et je me disais qu'une fille aurait pu éventuellement te sortir de ta déprime passagère…, dit-elle peu certaine d'employer les bons mots pour la première fois de sa vie face à l'air sceptique d'Harry.

Il continua de la fixer sans rien dire. Il décida simplement de ne pas répondre et piqua un bout de viande de sa fourchette et l'enfourna, mâchant nerveusement, sa main toujours crispée autour de son verre. Pourquoi Hermione était-elle si diablement intelligente ? Seulement, elle le prendrait pour un dingue s'il lui disait qu'il avait rencontré un tableau et que la personne du portrait lui avait parlé dans un rêve et que, depuis, il se sentait mieux. Elle ne le croirait pas s'il lui disait que lui parler était la seule chose qui le détendait. Bienvenue dans lalaland…

Dit comme ça, tout paraissait encore plus dingue. Il était foutu, ça c'était certain. Sans être persuadé que c'était réel, il préférait s'enfoncer dans cette illusion réconfortante plutôt que de ressentir à nouveau la torture de la solitude. Alors oui, on pouvait dire qu'il avait rencontré un tableau. De plus ce n'était pas une fille mais un homme…

– … Ou bien c'est un garçon… ? ajouta-t-elle d'un ton détaché.

Cette fois se fut son bout de viande qui passa de travers. Merde ! Elle lisait dans ses pensées !? Il piqua un fard et baissa la tête pour tenter de le dissimuler tout en toussant pour déloger le morceau coincé dans sa gorge.

– Tu sais Harry, il n'y a pas de raisons d'avoir honte, dit-elle remarquant son trouble et relevant son menton de ses doigts. Si elle est rejetée par les moldus, l'homosexualité est acceptée chez les sorciers. Elle ne pose aucun problème. Elle n'est pas plus rependue que chez les moldus, mais elle est courante et banale.

Il déglutit difficilement. Elle était vraiment trop intelligente pour son propre bien. Il vit Ron hocher vivement de la tête, confirmant les dires d'Hermione.

– Je sais tout ça Hermione, mais non, je n'ai rencontré personne, répondit-il néanmoins en lui faisant un micro sourire.

Ce n'était qu'un demi-mensonge. On ne pouvait sûrement pas considérer un tableau comme une personne à part entière… Et puis Harry ne s'était jamais posé la question de savoir s'il était gay ou non. Aucun garçon ne l'avait vraiment attiré jusque-là et c'était tout ce qu'il savait. De toute façon il ne croyait pas à ses histoires d'homosexualité ou hétérosexualité. Il pensait juste qu'un jour on tombait sur cette personne et qu'à ce moment-là le sexe de celle-ci devenait un détail. Il savait bien qu'il s'agissait d'une vision que l'on pourrait qualifier de niaise, mais il s'en contre fichait. Lui se plaisait à penser ça et cela ne changerait pas. D'autant qu'il n'aurait sans doute jamais le temps de vérifier sa théorie. Un sourire amer prit place sur ses lèvres et il se retint de ne pas rire de dépit. A ce stade, de telles pensées, ça ne pouvait être autre chose que de l'auto-sabotage !

Le dîner continua dans une ambiance moins tendue pour Harry. Ce fut en remontant dans le dortoir que tout dégénéra. Seamus et Dean discutaient dans un coin et Ron et lui se joignirent à eux, naturellement. Ils avaient l'habitude de papoter de choses et d'autres avant de monter se coucher. Le métis et l'irlandais étaient penchés sur un exemplaire de la Gazette du Sorcier. Ron et les deux autres se mirent à parler de l'actualité. Harry lui, se perdit dans ses pensées, égarant le fil de leur discussion, ne prêtant aucune attention aux inepties de ce journal, quand soudain un bout de conversation le fit remonter à la surface.

–…les évènements de Juin dernier font apparemment encore parler d'eux ! s'exclama Dean.

– En même temps la mort de l'un des plus dangereux criminel de tous les temps ça a de quoi marquer, commenta Seamus en s'enfonçant tranquillement dans son fauteuil.

Harry sentit son cœur se serrer à cette pensée. Sirius…

Seamus lui adressa un sourire.

– Dans un sens, ce doit être un soulagement pour toi Harry qu'il soit mort. Tu dois même être reconnaissant envers celui qui l'a tué ! lança-t-il. Enfin je veux dire, que c'est un de ses foutus Mangemorts qui l'a fait mais… Ce salopard voulait ta peau, n'est-ce pas ?

Un voile passa dans le regard d'Harry, il serra les poings. A la périphérie de son regard, Ron se redressa quelques peu, la mine horrifiée.

– Tout va bien, Harry ? demanda Seamus d'un air soucieux, inconscient du fait que ses paroles étaient la cause de cette soudaine immobilité chez Harry.

Harry avait pâli et il luttait pour ne pas sauter au cou de Seamus. L'étrangler lentement pour avoir osé insulter l'unique membre de sa famille qu'il avait eu la chance d'aimer. Mais que trop peu. Et tout était de sa faute. Il avait tué Sirius par son impulsivité et sa naïveté. Un mélange de chagrin et de colère l'emporta au loin, ne laissant de lui qu'une enveloppe charnelle livide. Il l'avait tué. Et il l'avait tué avant même qu'il n'ait pu prouver son innocence. Jamais il n'aurait été réhabilité de son vivant. Jamais plus il ne marcherait en homme libre. Par sa faute.

Ron se releva brusquement.

– Il n'aime pas beaucoup en parler Seamus, tu peux comprendre ça, dit-il d'un ton brusque tout en saisissant Harry par le bras.

Ce dernier se sentit décoller du fauteuil, aveuglé par la vague de sentiments qui montait en lui. Incontrôlable. Et lui qui pensait qu'il allait mieux...

Ron le traîna sans ménagement hors de la salle commune.

– Harry, mon vieux, calme-toi par Merlin ! J'ai bien cru que tu allais tuer Seamus ! Tu aurais vu ton regard… Seamus ne savait pas, même si ce qu'il a dit était dégueulasse, il ne savait pas, tenta Ron, l'incitant au calme.

Ron avait raison, mais Harry ne parvenait pas à se calmer. Un halo de poussière magique commença à l'entourer peu à peu, provenant de ses mains, puis de ses bras, remontant le long de son corps. Il écarta le roux de lui d'un mouvement brusque qui l'envoya à terre, conscient que ces émanations pouvaient être dangereuse pour quiconque dans les environs. Il n'arriva même pas à s'excuser. Sa colère suintait par tous les pores de sa peau. Il fallait qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose pour se calmer. Et il sut tout de suite où aller.

Il se mit à courir, à en perdre haleine, vers son refuge. Il adapta sa foulée chaotique en longues enjambées, tentant de réguler sa respiration anarchique.

– Harry ! Attends ! cria Ron derrière lui.

Mais il ne se retourna pas. Il ne contrôlait plus sa magie et cela pouvait être dangereux si quelqu'un l'approchait.

Il mit un certain temps à se rassembler pour prononcer correctement le mot de passe le sifflant avec rage entre ses dents serrées. Jamais il n'avait été aussi proche de ce qu'avait été Tom Riddle, un être rempli de tristesse et de colère. Il entra comme une furie dans la salle. Il saisit un livre posé sur une étagère et le jeta violemment au sol. Il perdait totalement le contrôle.

– Merde ! rugit-il d'une voix rauque de douleur et de colère.

Il se dirigea droit vers le tableau et chercha. Il chercha furieusement le moindre indice lui prouvant qu'il n'avait pas juste rêvé cet homme, qu'il était réel. Que ce rêve n'en était pas vraiment un.

Les larmes dévalèrent ses joues. Des larmes de rage après lui, après Seamus, après tout ceux qui ne croyaient pas en l'innocence de son parrain, après celui qui lui avait arraché ses parents, après celui qui ne cessait de hanter ses pensées.

Il frappa du poing le mur en face de lui dans un élan de haine. Un creux apparût à l'endroit où il avait frappé. Sa magie renforçait sa puissance physique. Il ne ressentit même pas la douleur lorsque les jointures blanchies de ses doigts se déchirèrent sous le choc.

Il avait les mains posées à plat de chaque côté du tableau et sa magie semblait le faire irradier. Il observa l'homme et fixa ses yeux d'argent. Il le regardait de son air si compréhensif. Si doux…

Il ferma les yeux, ne supportant plus de les ouvrir sur ce monde où sa vie n'avait aucun sens. Il sentit le désespoir naître, plus fort que jamais. Et il formula lentement une unique prière, comme un leitmotiv dans sa tête : "Que quelqu'un m'aide, n'importe qui... Quelqu'un, je vous en supplie".

Il était si seul, si perdu. A bout de souffle.

Soudain, il eut un brusque mouvement de recul en sentant un changement dans l'atmosphère. Il recula davantage quand l'homme du tableau se releva avec grâce de sa place au pied du saule pleureur et avança vers lui. Il lui souriait avec de plus en plus de douceur à mesure qu'il avançait dans la perspective de la peinture. Par Merlin, ce tableau était censé être inanimé !

Harry fit quelques pas en arrière, titubant sous la surprise, et l'homme avançait toujours sans cesser de le fixer. Il avait une démarche féline et son sourire s'accrût lorsqu'il tendit la main vers Harry. Le jeune homme crut rêver lorsqu'une main apparut, jaillissant du tableau. Ce dernier se mit brutalement à scintiller et un bras suivit cette main. Puis un visage, un buste et, enfin, un corps tout entier s'extirpa du tableau, perché sur le bas du cadre comme s'il s'était agi d'un perchoir.

Harry recula prestement tandis que l'homme sautait au bas du tableau comme on descendrait du rebord d'une fenêtre. Il se redressa avec vivacité et observa ses mains, comme fasciné. Puis, soudain, il releva la tête, souriant de toutes ses dents blanches.

– Bonjour, Harry ! Ou devrais-je dire « bonsoir » ? s'exclama-t-il d'un air joyeux en tournant sur lui-même, observant les lieux d'un air guilleret.

L'individu avait un accent étrange, chantant, mélodieux, presque noble. Peu certain de l'attitude à adopter, Harry chercha sa baguette dans sa poche, évitant les mouvements large de l'autre en se décalant brutalement sur le côté pour ne pas se trouver dans son champ d'attaque. Pourtant il savait… Non, il sentait qu'il n'aurait pas à s'en servir. Il remit donc sa main en place et décida de parler et d'exprimer une question parmi la petite centaine qui lui trottait en tête. Et ce ne fut pas son idée la plus fameuse.

– Qu'…qu'est-ce que c'était que ce…ce machin ? balbutia-t-il en désignant d'un large geste le tableau qui achevait de scintiller.

– Ah ça ? répondit l'autre en regardant à son tour l'objet. Ça doit être un passage intra-spacio-temporel. J'ai cru mourir en le traversant ! Pas vraiment agréable comme sensation. J'aurais été déçu que mon cadavre reste coincé dans un flux temporel. Le gâchis !

Il parlait de sa mort avec un tel détachement qu'Harry peina à croire qu'il venait de manquer de se tuer en travers ce... Ce quoi ?

– Un…un quoi ? demanda Harry, pas certain de comprendre la notion ni la montagne de catastrophes en chaîne qu'elle entraînerait à coup sûr.

L'homme se tourna à nouveau vers lui, lui décochant un sourire amusé.

– Absolument aucune idée Harry, je viens tout juste de l'inventer ou plutôt de le faire fonctionner et ce n'est pas... naturel, répondit-il d'un ton vif.

Harry le regard, interloqué, toute colère oubliée. L'homme avisa soudain le sang qui coulait de sa blessure au poing et se précipita sur lui, s'accroupissant tout en saisissant sa main ensanglantée.

– Ouh... vilaine plaie ! S'exclama-t-il avec une légère grimace compatissante, en passant l'un de ses longs doigts fins sur le dos de sa main, évitant soigneusement les endroits où la peau était à vif.

Harry rougit au contact de la peau chaude de l'homme contre la sienne.

– Pourquoi tant de colère, jeune homme ? ajouta-t-il à voix basse en remontant ses yeux scrutateurs sur le visage du plus jeune.

Harry recula, abasourdi, brisant le contact. L'homme laissa le jeune sorcier lui échapper, laissant la main fraîche glisser entre les siennes sans la retenir.

Cela ne pouvait être vrai ! Cet homme l'observait depuis tout ce temps depuis son tableau ! Et puis d'abord, comment en était-il sorti ?

– Qui êtes-vous ? demanda-t-il d'une voix mesurée, dévisageant l'inconnu.

L'homme se pinça les lèvres, l'air contrarié. Il se releva prestement. Un silence seulement entrecoupé par la respiration saccadée du jeune homme s'installa. Puis, l'homme soupira et effectua une légère révérence.

- Salazar Slytherin, pour vous servir, se présenta-t-il d'une voix onctueuse.

A suivre...


Blabla de J' :

M'étonnerait pas que vous soyez étonné quant au caractère de Salazar x) Alors je m'explique maintenant sur ce point ! C'est un personnage dont on ne sait que très peu de choss,e hormis le fait qu'il soit fondateur, versé dans l'alchimie, les potions et les arts noirs, il est un mage très puissant au même titre que les autres fondateurs. Il est un Legilimens accompli et un célèbre Fourchelang.

On ne sait rien de son caractère, ce qui laisse pas mal de marge de manœuvre pour le personnage. On sait qu'il est parvenu à récupérer un Basilic et qu'il possédait une salle secrète dans le château : La chambre des secrets. A peu de choses près voilà ce qu'on peut tirer des livres de J. K, Rowling. Pour le reste ben... je me suis faite plaisir haha ! Harry n'a pas besoin d'un personnage austère alors il sera peut-être un peu haut en couleur ^^ Vous verrez bien !

Voilà, voilà ! N'hésitez pas à laisser un avis je mords toujours pas =) Merci d'avoir lu !

Lots of Love,

Jelyel

PS : chapitre corrigé le 16 Septembre 2015

PS : chapitre revu et corrigé pour lui mettre un coup de propre !