Bonjour à tous,
Tout d'abord, désolée pour la fin abrupte du chapitre précédent mais voilà, c'était la fin inéluctable que je voulais donner à notre cher Archi T.T J'espère que vous ne m'en voulez pas trop et que ce nouveau chapitre vous plaira. Normalement, il aurait dû être le dernier chapitre de mon histoire mais comme je vous l'ai expliqué il y a quelques temps, j'ai changé son déroulement.
A noter : je me suis luxée l'épaule il y a deux jours et je ne pourrai plus publier aussi souvent qu'auparavant. Pour l'instant, je ne poste qu'avec des chapitres déjà rédigés mais je ne pourrai pas aller très loin et je ne peux pas me permettre une tendinite sur mon bras valide. La reconnaissance vocale n'est également pas encore très fiable sur mon pc... Merci pour votre patience et votre compréhension.
Merci également à tous mes fidèles lecteurs et reviewers.
Bonne lecture !
Chapitre 35 - La mort d'Archibald Greengrass
Rosie resta en état de choc pendant plusieurs jours. Sirius et Griselda tentèrent de la consoler mais elle n'avait plus envie de rien. Elle avait l'impression d'avoir été englouti dans une profonde noirceur, sans pouvoir en ressortir.
Elle s'asseyait sur la chaise à bascule de sa chambre et regardait le ciel par la fenêtre. Elle ne mangeait plus. Au bout de deux jours, Sirius explosa.
- Rosie, cria-t-il, réagis ! Tu ne peux pas rester comme cela toute ta vie. Tu dois manger, tu dois vivre !
Mais elle ne l'entendait pas de là où elle était. Elle vivait dans une bulle où rien ne pouvait l'en faire sortir.
Sirius tenta de la secouer, la prenant par les épaules mais il n'arrivait pas à la faire réagir. La guérisseuse Winger était venue plusieurs fois la voir mais elle lui avait dit que son état était dû au choc et que normalement, elle referait surface, un jour ou l'autre. Sirius était frustré. Il était malheureux pour Rosie, pour la mort de son frère. Mais il n'avait pas envie de voir sa femme dans cet état. D'autant plus qu'ils venaient de se marier. A cet instant, ils auraient dû passer les meilleurs moments de leur vie mais ce bonheur leur avait été arraché.
Finalement, le deuxième soir, il prit une décision qui ne l'enchanta guère : il écrivit une lettre au second frère de Rosie, Alex, le suppliant de venir voir sa soeur, car elle se dépérissait. Il l'envoya en espérant qu'il recevrait une réponse positive.
Très tôt le matin du quatrième jour, Griselda fut réveillée en sursaut. L'alarme anti-sorcier avait sonné. Quelqu'un essayait d'entrer dans son domaine, sans pouvoir y accéder, à cause du serment de fidélité. Elle sortit du manoir pour voir qui pouvait venir la déranger. Elle avait peur que cela puisse être un Mangemort. Mais à son grand soulagement, elle reconnut son neveu qui attendait adosser contre un arbre et regardait en direction du domaine sans pourtant le voir. Elle s'avança vers Alex qui la vit finalement et malgré les dissensions avec sa soeur Agatha, en le voyant les yeux bouffies, et l'air hagard, elle le prit dans ses bras. Ce dernier accepta l'étreinte avec embarras.
- Bonjour ma tante, lui dit-il en chuchotant. Je n'ai malheureusement pas beaucoup de temps. Et mes parents ne doivent pas savoir que je suis ici. Où est Rosie ?
- Elle est ici, dans sa chambre.
Griselda fit apparaître un bout de papier. Sur ce dernier, était inscrit l'adresse du manoir que le professeur Slughorn avait écrit. Alex le lut et le domaine des Jenkins apparut devant lui. Ils entrèrent.
Griselda l'emmena directement dans la chambre de Rosie et Sirius. Elle avait prévenu ce dernier en envoyant un patronus qui l'avait devancé. Quand ils entrèrent dans la chambre, Sirius avait tiré les rideaux. Rosie dormait encore mais d'un sommeil troublé, ses paupières n'arrêtant pas de sursauter.
Alex toisa le nouveau mari de sa soeur. Il était la cause du déshonneur de Rosie et de sa famille. En voyant son air glacial, Sirius comprit qu'il ne lui pardonnerait pas de sitôt, voire jamais. Il recula et laissa Alex s'approcher de Rosie.
Ce dernier avança vers sa soeur et s'assit au bord du lit.
- Rosie, dit-il doucement, en lui secouant légèrement les mains, c'est moi, Alex !
Rosie ne réagissait pas. Alex posa une main sur sa joue gauche et baisa son autre joue. Il tenta ensuite de démêler ses cheveux qui n'avaient pas été coiffé par sa propriétaire depuis un moment.
- Quelle tête tu fais ! rit-il doucement. Ce n'est pas digne d'une Greengrass !
En entendant son rire et son nom, Rosie commença à s'éveiller. Elle reconnaissait cette voix. C'était celle de son frère Alex. Elle ouvrit les yeux et vit le visage qui ressemblait fortement à son jumeau Archi. Pendant une demi seconde, elle eut un sursaut de joie mais le sentiment s'évapora, remplacé par un profond désespoir. Elle avait reconnu Alex. Et enfin, au bout de presque quatre jours, elle réagit enfin. Elle se redressa et prit son frère dans ses bras en pleurant à chaudes larmes.
Alex ne dit rien. Lui aussi pleurait. Rosie s'accrochait à lui comme à une bouée.
Sirius les regardait, l'air triste. Il était soulagé qu'elle réagissent enfin après tout ce temps, mais il était attristé car il n'avait pas su la faire réagir. Il devint subitement jaloux d'Alex et sentit son coeur s'enflammé. Mais la colère se dissipa aussi vite qu'elle était arrivée. Il avait honte de ce qu'il avait ressenti. Ne pouvant en supporter plus, il sortit de la chambre. Griselda le regarda avec inquiétude.
Au bout de quelques minutes, les larmes de Rosie se tarirent un peu. Elle serrait désormais simplement son frère, appréciant sa proximité et sa chaleur. Elle n'avait jamais été proche d'Alex comme elle l'avait été d'Archi, mais elle l'aimait tout autant. Lui seul pouvait comprendre sa profonde tristesse. Alex l'avait compris aussi. C'était la raison de sa venue. Il n'aurait jamais transgressé les ordres de sa mère si ce n'était pas pour Archi.
- Comment est-il mort ? demanda Rosie finalement.
Alex ne sut comment lui dire mais il lui devait la vérité.
- Il y a quatre jours, alors que je rentrais de mon long voyage en Europe pour Gringott's, j'ai transplané dans la ruelle où nous avions l'habitude de prendre Archi et moi pour rentrer chez nous. Et c'est là que je l'ai trouvé… sans vie...
Sa voix se brisa mais il continua à parler.
- Je savais qu'il était mort depuis peu car nous avions discuté ce matin-même alors qu'il était au Ministère, par la cheminée. Je lui confirmais que je rentrais. Et il avait prévu de passer la soirée avec moi. Il est sûrement mort quand il rentrait de son travail. Il n'y a eu aucun témoin.
Rosie était horrifiée. Elle n'imaginait pas la réaction d'Alex, transplanant et tombant sur son frère, mort…
- Mais est-il vraiment mort… de… magie ?
Rosie pensait au sort impardonnable de mort. Son sang se glaça.
- Il n'avait aucune blessure apparente. Sa baguette n'était même pas sortie. Il a été pris par surprise. Les aurors ont confirmé ce que je pensais. Il est mort du sortilège de la mort. Malheureusement, il n'y avait personne dans la ruelle, personne pour confirmer ce qui s'était passé. Je suis ensuite allé trouver nos parents pour leur annoncer la mauvaise nouvelle. Mère était bouleversée… elle n'est pas très bien en ce moment. Elle ne sort quasiment plus de sa chambre. Père est revenu en catastrophe de son voyage en Inde. Il s'occupe personnellement d'elle. Et je t'ai ensuite écrit car tu devais savoir. Désolé si mon mot était bref, mais comme tu le sais, je ne suis pas censé communiquer avec toi.
- Mais pourquoi est-il mort ? s'écria Rosie, perdue. Archi n'aurait jamais fait de mal à personne !
Alex resta silencieux. Il était réticent à continuer. Rosie lui pressa la main et lui sourit pour le rassurer. Il pouvait tout lui dire.
- Je pense qu'il a été approché par… des Mangemorts, dit Alex, hésitant.
Le coeur de Rosie battit plus fort. Sa tante Griselda l'avait prévenue.
- Tu connais les idées de nos parents, n'est-ce pas ? Pourtant, nous n'avons jamais voulu nous impliquer dans n'importe quelle organisation, ni nous engager dans une bataille contre d'autres sorciers. Nous préférons rester neutre. Mais Archi a fait connaître son opinion ouvertement. Il était contre les agissements de Tu-sais-qui. Il aurait dû se taire.
Le visage d'Alex s'assombrit.
- Mais tu le connaissais, n'est-ce pas ? continua Alex. Il était têtu comme une mule. Je lui ai dit que c'était une mauvaise idée, qu'il devait garder un profil bas, mais il n'a pas pu s'en empêcher… Je pense que des Mangemorts n'ont pas dû aimer sa prise de position et ont voulu faire un exemple.
Son frère commença à trembler. Rosie le reprit dans ses bras. Les larmes recoulaient sur ses joues. Il était anéanti.
- Je suis là, lui souffla Rosie.
Elle lui caressa les cheveux et l'embrassa sur la joue. Elle avait besoin de réconfort, mais Alex semblait en avoir encore plus besoin.
- Merci de m'avoir averti et d'être venu aujourd'hui, lui dit-elle.
Il lui sourit faiblement.
- Malheureusement, je vais devoir te quitter, s'écria-t-il. Je ne pourrai plus te parler… en tout cas, le moins possible… tu sais que je ne peux pas… désobéir à Mère…
- Je comprends, Alex ! dit Rosie, avec tristesse.
- Son enterrement aura lieu demain à 11h dans le cimetière des Greengrass. Je sais que Mère ne veut plus te voir. Je lui ai demandé de te prévenir, tu sais. Et elle a failli me lancer un sort impardonnable dès que j'ai prononcé ton prénom. Néanmoins, tu as le droit de savoir et aussi de venir, je pense. Car c'était autant ton frère que le mien.
Rosie reprit Alex dans ses bras en pleurant de plus belle. Elle le remercia. Alex partit quelques minutes plus tard.
Elle voulut sortir de son lit mais sa tante l'en empêcha. Elle était encore trop faible de n'avoir quasiment rien mangé depuis plusieurs jours. Sa tante appela immédiatement l'elfe de maison, Glass, qui apporta rapidement une soupe de légumes ainsi que des biscuits secs. Rosie accepta malgré elle la nourriture qu'on lui proposa. Elle n'avait pas faim mais elle savait que son corps en avait besoin.
- Où est Sirius ? demanda enfin Rosie avec affolement.
Sa tante hésita. Il avait été très affecté par l'état de sa nièce.
- Je crois qu'il est sorti prendre l'air, répondit Griselda au bout de quelques instants. Je vais aller le chercher.
Rosie hocha la tête d'un air reconnaissant, puis continua sa soupe qui n'était finalement pas si mauvaise en fin de compte.
Griselda sortit de la chambre et alla chercher Sirius. Ce dernier était assis sur le canapé dans le salon. Il avait l'air éperdu. Elle s'approcha de lui et lui posa une main sur l'épaule.
- Elle vous demande, dit-elle simplement.
- Pourquoi ? Je ne sers à rien, répondit Sirius, malheureux.
Il avait enfoui sa tête dans ses mains.
- Ne dites pas ça, le consola Griselda. Cela a été un choc pour elle. Son frère était… très important. Seul Alex pouvait la comprendre. C'était son frère jumeau.
- Je sais, dit Sirius d'une voix dépitée. Je n'ai pas à être jaloux de lui car je sais tout ça. Malgré tout, j'ai tellement eu peur de la perdre à jamais. Et Alex, lui, a réussi à faire ce que je ne pouvais pas faire. Je me sens tellement inutile...
- Vous ne pouvez répondre à tous ses maux, Sirius ! Vous n'êtes... qu'un être humain.
- Et c'est bien ça, le problème !
- Non, ne dites pas cela ! Allez la rejoindre. Elle a besoin de vous maintenant !
Sirius la regarda d'un air incertain. Griselda ne lui en voulait pas. Son attitude était normale. Elle eut de la peine pour lui.
- Elle vous aime ! Et elle a besoin de vous à ses côtés. Soyez là pour elle.
Griselda avait raison. Sirius respira profondément, puis se leva. Il remercia la tante de Rosie par un sourire et se dirigea vers la chambre.
Quand il entra, Rosie avait terminé de manger. Dès qu'elle le vit, elle repoussa le plateau qui était posé sur ses cuisses et tenta de se lever. Mais elle était encore trop faible et trébucha. Sirius accourut pour la rattraper. Elle tomba dans ses bras et s'accrocha à lui.
- Tu ne dois pas te lever, la gronda-t-il.
Il tenta de la remettre dans son lit mais elle le serrait fermement dans ses bras. Elle pleurait.
- Je suis désolée, dit-elle entre deux sanglots. Tu t'es inquiété pour moi, je suis vraiment désolée, je ne voulais pas, mais… c'était trop dur.
- Ne t'excuse pas, répondit Sirius, bouleversé.
Ils s'assirent sur le lit et il la laissa pleurer toutes les larmes de son corps. Quand enfin elle se calma, ils restèrent néanmoins dans les bras l'un de l'autre. Sirius avait enfoui sa tête dans le cou de Rosie et lui donnait de doux baisers pour remonter jusque sur ses joues encore baignées de larmes. Rosie releva la tête et le regarda enfin dans les yeux. Ils s'embrassèrent enfin, passionnément. Ils avaient besoin l'un de l'autre.
Après une bonne nuit de sommeil et la reprise d'une alimentation normale, Rosie avait bien meilleure mine le lendemain matin. Elle se prépara pour aller à l'enterrement de son frère et se regarda dans le miroir. Elle portait une robe noire toute simple avec des escarpins noirs. Elle avait encore maigri, cela se voyait car elle flottait dans son vêtement mais cela n'avait pas d'importance. Sirius voulut l'accompagner mais elle l'en empêcha car elle ne voulait pas aggraver la situation. Elle ne savait pas comment sa mère réagirait à sa venue mais elle avait décidé de l'affronter, peu importe ce qui se passerait. Elle l'insulterait, peut-être lui lancerait-elle un sort ou ferait-elle un scandale ? Elle partirait certainement de la cérémonie en l'ignorant royalement. Même sa tante avait décidé de ne pas venir à la cérémonie afin de ne pas gâcher l'enterrement de son neveu.
Même si Rosie n'avait pas envie de se cacher, elle décida de mettre une cape et de cacher son visage sous un voile. Elle transplana à 11h à l'entrée du cimetière dans lequel les Greengrass étaient généralement enterrés, dans le Hampshire. Des sorciers étaient déjà attroupés dans une partie du cimetière. Elle décida de s'approcher d'eux. Personne ne fit attention à elle. Tous avaient les yeux rivés sur le cercueil en bois de frêne qui trônait au milieu de tous. Un maître de cérémonie officiait au milieu de la vingtaine de personnes qui avaient fait le déplacement.
Rosie les observa du coin de l'oeil et reconnut quelques amies de sa mère. Elle les détestait car ces femmes n'étaient là que pour lécher les bottes de la grande Agatha Greengrass. Archi ne leur importait pas. Elle vit néanmoins quelques anciens camarades de Serpentard de son frère. Une jeune femme pleurait bruyamment à chaudes larmes sans se soucier des regards désapprobateurs des amies de sa mère. Rosie eut une soudaine sympathie pour cette personne. Enfin quelqu'un qui avait l'air sincère !
Ses parents et son frère Alex se tenaient au milieu de l'assemblée. Sa mère pleurait silencieusement sous son voile. Son père restait stoïque et avait placé une main protectrice sur l'épaule de sa femme pour la soutenir. Alex se tenait crispé à leurs côtés mais il était tout aussi effondré. Rosie le connaissait assez pour remarquer son inhabituelle droiture. Elle voulut s'avancer pour le prendre dans ses bras. Mais elle se retint. Elle n'avait pas envie que sa présence soit détectée. Cela ferait une scène, dont les amies de sa mère se délecteraient.
Elle resta donc en retrait, sous sa capuche et regarda le cercueil de loin. Les larmes lui montèrent aux yeux presque aussitôt. Elle ne reverrait plus jamais son frère Archi, elle ne l'entendrait plus la taquiner sur sa tenue ou sa coupe de cheveux, il ne lui prodiguerait plus des conseils, ni ne la soutiendrait si besoin. Il ne serait plus là, tout simplement.
Elle pleura finalement, ne pouvant plus retenir ses larmes.
A la fin du discours du maître de cérémonie, le cercueil se souleva pour aller se poser dans le trou qui lui avait été creusé. Puis, chacune des personnes jetèrent de la terre ou une fleur sur le cercueil. Rosie décida d'y aller la dernière. Pour l'instant, personne ne l'avait remarquée et elle préférait que cela reste ainsi.
Brusquement, elle vit Walburga Black, la mère de Sirius. Elle était derrière sa mère et jeta comme tous un peu de terre sur le cercueil. Rosie eut un élan de haine pour cette femme qui avait tant fait souffrir son mari. Elle l'observa de là où elle était : Walburga Black était toujours aussi belle malgré son âge. Cela faisait quelques années que Rosie ne l'avait plus revue, elle semblait néanmoins avoir pris quelques rides supplémentaires, surtout aux coins de ses yeux et de ses lèvres. Elle portait une grande cape et un chapeau noir. Tout dans son attitude montrait l'arrogance et le mépris qu'elle avait pour les gens autour d'elle. Elle était juste derrière son amie, Agatha. C'était peut-être la seule ici qui ne lui faisait pas honte. Elle serrait la main de sa mère, comme pour la soutenir dans cette épreuve. Mais que savait Walburga Black d'Archi ? Le connaissait-elle un peu ? Le coeur de Rosie s'enflamma. Elle la détestait, pour ce qu'elle avait fait à Sirius, pour ce qu'elle était pour sa mère, pour tout ce qu'elle représentait.
Rosie l'observait toujours lorsque cette dernière releva la tête et posa un regard dans sa direction. L'avait-elle reconnue ? Il semblait que non puisqu'elle se détourna et partit sans rien dire.
Les sorciers et sorcières partirent vers la sortie du cimetière après être passé une dernière fois devant le cercueil. Rosie ne s'avança que lorsqu'elle fut la dernière. Elle lança la rose rouge qu'elle avait caché sous sa cape et dit ses adieux en silence à son frère tant aimé.
Elle essuyait encore ses larmes lorsqu'elle remarqua que Walburga Black attendait à la sortie du cimetière, seule. Tous les autres sorciers étaient partis, même ses parents et son frère. Ils n'avaient pas dû la voir, ce qui fut un soulagement. Il n'y avait pas eu de scandale le jour de l'enterrement d'Archi.
Elle prit la direction de la sortie avec appréhension, il était clair maintenant que la mère de Sirius l'attendait. Rosie s'approcha de la sorcière avec prudence. Celle-ci se retourna et la détailla du regard de haut en bas. Quand Rosie fut assez proche, elle souleva son voile, et se posta devant Walburga Black. Elle tenta de garder un air neutre sur son visage mais elle sentait monter la colère en elle.
- Rosamund… Black ? demanda la mère de Sirius, un air curieux sur le visage.
Mais Rosie ne fut pas dupe.
- En effet ! répondit-elle la tête haute.
- Quel triste jour pour rencontrer pour la première fois sa belle-fille ! s'écria Walburga, d'un air ironique.
- Ce n'est pas la première fois que nous nous voyons ! corrigea Rosie.
- C'est vrai mais je vous vois vraiment pour la première fois ! dit-elle d'une voix neutre et calme, à la limite de l'agréable. Vous savez… Rosamund… quand vous étiez enfant et que vous jouiez avec Sirius dans ma maison, j'ai toujours pensé que vous feriez l'épouse parfaite pour lui !
Rosie ne réagit pas.
- Puis, il nous a trahi, continua-t-elle, cette fois avec de la colère dans la voix. Saviez-vous que mon fils, Regulus, avait une inclinaison pour vous ?
Rosie ne put cacher sa surprise cette fois. Elle la regarda les yeux ronds.
- Oui, il vous a admiré pendant longtemps et il m'a demandé de faire une proposition à votre famille.
- Mais Regulus a à peine 16 ans !
- Oh, nous nous marions jeunes chez nous, rit-elle d'un air acerbe.
Rosie savait que le père de Walburga l'avait eue à 13 ans ! Comment pouvait-on marier de force des enfants aussi jeunes ? Quelle famille ! Son coeur s'enflamma à nouveau !
- Mais vous étiez déjà fiancée à Abel Nott, s'écria Walburga. Quand j'ai appris sa débauche, j'ai bien dit le fond de ma pensée à votre mère. Comment un homme peut-il se comporter ainsi ?
Rosie imagina bien le genre de discours que la mère de Sirius avait tenu devant sa mère.
- Quand vos fiançailles ont été rompus, c'était enfin l'occasion pour mon fils de vous montrer son attirance pour vous. Je l'ai fortement poussé à vous inviter pour la soirée du Club de Slug. Il était tellement ravi ! Vous auriez dû voir son visage ! Si innocent et si pur !
Regulus, pur ? Rosie avait du mal à le croire, connaissant le Serpentard.
- Vous lui avez brisé le coeur, Rosamund, dit Walburga toujours de cette voix ironique. Et pour vous marier avec qui ? Cet infâme traître à son sang ?
Rosie serra les poings.
- Sirius n'est pas un traître, s'exclama Rosie d'une voix forte. Il est juste honnête avec ses propres sentiments !
- Je vois qu'il vous a lavé le cerveau ! s'écria Walburga, d'un air méprisant. Je suis bien heureuse de ne pas avoir demandé votre main à vos parents ! Quelle honte de plus cela aurait été pour notre famille ?
- L'honneur des Black, ironisa Rosie.
Walburga Black la regarda d'un air dédaigneux.
- Votre mariage ne tiendra pas ! lui lança-t-elle, acerbe. Le traitre profitera de vous comme il le fait toujours de ses proches et il vous jettera dès qu'il n'aura plus besoin de vous ! A ce moment-là, vous serez seule à jamais car il vous aura délaissé. Et vous vivrez malheureuse toute votre vie !
- Vous avez des dons de voyance, maintenant, Mrs Black ? se moqua Rosie, bien qu'elle sentit une sueur froide couler dans son dos.
- Ne riez pas avec moi, jeune fille ! Je le connais bien mieux que vous !
Sur ces derniers mots, elle se détourna de Rosie et transplana, laissant la nouvelle Mrs Black avec ses pensées pour elle.
