From Past, with love...
Note
Merci beaucoup pour toutes les review, ajouts aux favoris et alertes, j'apprécie le geste et ça m'encourage vraiment beaucoup ! Et je vous remercie tous, si je n'ai pas répondu à votre review, signalez-le moi, ce ne serait pas volontaire !
Merci aux reviewers anonymes qui peuvent me laisser une adresse mail s'ils souhaitent que je leur réponde plus personnellement. Donc merci à Neloise (tu n'as pas activé le paramètre qui me permettrai de répondre à ta review), Caty, doudly, Luna90 (Très contente que cette fic te plaise, merci beaucoup pour ta review !), Marion (heureuse qu'il te plaise, j'en ai fait un personnage un peu étrange je crois ^^ Merci pour ta review)
Je me corrige moi-même et il doit surement rester quelques fautes qui ont échappées à ma vigilance.
Bonne lecture, j'espère que ça vous plaira !
Et merci encore !
Chapitre Quatrième
Mensonge et Promesse
Lorsqu'il se réveilla, il faisait toujours noir dans la chambre, bien qu'un mince filet de lumière traverse la pièce depuis la fenêtre que d'épais rideaux noirs dissimulaient. Par réflexe, il chercha encore ses lunettes, mais ne les trouva pas plus que la dernière fois où il était revenu à lui.
Pestant contre le manque de visibilité qu'il subissait, il balança ses jambes hors du lit et se mit sur pied. Il chancela quelques instants et dût se retenir à son lit baldaquin pour ne pas simplement s'écrouler. Il attendit patiemment que les forces lui reviennent quelque peu dans les jambes. D'après ce que Salazar lui avait dit, cela pouvait être dû à son excès de magie. D'ailleurs... où l'homme étrange était-il donc passé ? Il secoua la tête avant que d'autres pensées désagréables sur sa santé mentale ne l'assaillent à nouveau.
Il avança d'un pas hésitant vers la porte et sortit. Il se retrouva dans un long couloir aux multiples portes ouvragées. Il chemina à pas de loup, observant les bibliothèques exposées contre les murs où les meubles remplis d'objet étranges qu'il préférait ne pas toucher. Il arriva finalement à un grand escalier qu'il descendit avec prudence, bien appuyé contre la rambarde. En bas, à droite, une porte était entrouverte, laissant filtrer une douce odeur de thé.
Il marcha dans cette direction et pénétra une sorte de petit salon aux couleurs chaudes et rassurantes. Un frisson de bonheur lui parcourut l'échine. Sans pouvoir l'expliquer, il se sentait comme chez lui. Peut-être cette pièce lui rappelait-elle simplement la salle où il avait passé tant de temps. Oui tellement de temps à parler de sa vie et à s'apitoyer toujours un peu plus... Il se sentit misérable et ses épaules s'affaissèrent. Nerveusement, il balaya ses mèches de ses yeux, les coinçant derrière son oreille.
Et où était Salazar ? Cette question ne cessait de faire surface encore et encore dans ses pensées. Cet homme si différent de l'image qu'il avait eu de lui à travers mythes et légendes, cet homme qui l'avait écouté et qui en savait plus sur lui que quiconque. Il aurait dû avoir peur, peur que l'homme n'aide Voldemort à le réduire en bouillie. Mais il sentait qu'il ne le ferait pas. Et, pour une fois, il savait que son instinct ne le trompait pas.
Il releva la tête et redressa un peu ses épaules. Une puissante et agréable odeur de thé lui parvint et il tourna rapidement la tête vers l'endroit d'où elle se dégageait. Il écarquilla les yeux. Salazar se tenait dans l'entrée, nonchalamment appuyé sur le cadran de la porte. Il tenait entre ses longues mains fines une tasse fumante. Il la porta délicatement à sa bouche en relevant aristocratiquement le petit doigt de la anse, puis, en prit une gorgée en le fixant. Harry ne l'avait même pas entendu s'approcher de la pièce alors même que l'homme portait ses chaussures. Il perçut cependant son petit sourire que sa tasse ne parvenait à dissimuler. Il haussa un sourcil, incapable de ne pas trahir son amusement presque nerveux face au tableau détonant qu'ils formaient à se fixer ainsi.
– Nous sommes dimanche, il est précisément seize heures, dix-sept minutes et trente secondes, trente-et-un, trente-deux...etc, annonça le fondateur en désignant d'un simple mouvement la montre qu'Harry portait au poignet. Il fait plutôt frais dehors bien que le soleil persiste en ce doux mois d'Octobre. Et bon sang, les nuages sont absolument splendides ! Quel magnifique ouvrage !
Ouvrage ? Harry releva pensivement le mot avant de s'en désintéresser.
– Merci, Monsieur météo, marmonna-t-il sans chercher à comprendre où il voulait en venir avec ses histoires de nuages, mais appréciant néanmoins la beauté du ciel par la fenêtre.
Les nuages... Il se demandait pourquoi il avait toujours aimé ça. Il se demandait même si apprendre à voler n'avait pas été un désir de s'en approcher un peu plus.
Salazar lui répliqua par un sourire mesquin et se détacha de la porte pour avancer vers lui. Lorsqu'il passa tout près, une légère odeur de camomille et de fraîcheur inexplicable se dégagea de cet étrange personnage.
– J'ai vraiment autant dormi ? demanda Harry d'une voix confuse alors que Salazar s'asseyait avec élégance sur l'un des fauteuils moelleux en croisant ses longues jambes dans le mouvement.
Harry sentit à nouveau ses propres jambes faiblir. Avant même qu'il ne se sente réellement tomber, Salazar était déjà à ses côtés, sa tasse posée sur une table basse, et le guidait en douceur sur un autre fauteuil. Une fois le jeune homme installé, il regagna le sien et reprit sa position initiale, faisant danser et tourner la tasse entre ses longs doigts.
– Maintenant que je suis certain que tu n'échoueras pas sur le sol de manière fortuite, nous pouvons discuter plus sereinement, n'est-ce pas ? dit-il en lui adressant un sourire éclatant. Une tasse de thé ?
– Non merci, souffla Harry.
Il observa, comme fasciné, les volutes de fumée dégagées par la chaleur du liquide dans la tasse de Salazar. Il les observa pour ne pas succomber à la tentation de dévorer des yeux le visage si singulier en face de lui.
Un silence doux s'installa, seulement brisé par le tic-tac léger d'une énorme pendule ornée subtilement d'arabesques dorées.
– Une horloge ? releva soudain Harry. A votre époque, il n'y en avait pas...
– Très exact ! lui dit-il avec un immense sourire. Cette invention est absolument incroyable ! J'ai vu ta montre hier et j'en voulais une à tout prix. J'ai donc erré dans la bibliothèque des heures durant avant de trouver un livre sur les horloges... magiques, évidemment. Cela m'a pris une petite heure pour la construire, avec un petit coup de pouce.
A ces mots, il sortit sa baguette magique, décorée d'entrelacs diablement complexes, la faisant tourner entre ses doigts à la manière d'un poignard avec un air presque féroce. Mais Harry avait blêmi pour une autre raison.
– Vous... Vous vous êtes baladé dans le château ?
– Oui. Je suis chez moi ici. Mais ton inquiétude n'a pas lieu d'être, personne ne m'a vu. Je sais être discret, dit-il avec un sourire en coin.
Oh Seigneur... Harry n'en doutait pas une seconde, il ne pouvait simplement pas s'empêcher de penser à ce qu'il se produirait si Salazar était vu. Surtout vu le climat actuel. La discussion s'acheva sur la pâleur opaline d'Harry et le jeune homme se remit à ruminer tout ce qu'il savait jusqu'à présent.
– J'entends bien que tout cela doit te paraître quelques peu étrange, c'est pour cette raison que je répondrai avec plaisir à toutes tes questions, dit Salazar d'un ton calme comme pour ne pas l'effrayer.
Pourtant, plus il attendait et moins il comprenait ce qu'il se produisait. Et il avait peur sans pouvoir mettre le doigt sur ce qu'il craignait. Salazar lui offrit un sourire indulgent, comme s'il lisait dans ses pensées. Impossible aussi de croire que ce sourire compatissant était celui-là même qui l'avait fait revivre quelques instants ce mois-ci. Bon sang ! Tout était si étrange…
– Pourquoi avoir construit une telle machine ? demanda-t-il, réellement intrigué, et tant pis si les questions n'arrivaient pas dans un ordre logique !
– Pour pouvoir surveiller mes appartements. Le tableau agit comme une sorte de miroir à travers le temps. Il me permettait d'observer qui entrait et de quelle manière cette personne agissait. L'idéal étant que, si ce portail spatio-temporel avait fonctionné dès le début, j'aurai pu faire un bond dans le temps et empêcher l'intrus de se servir des connaissances accumulées ici grâce à des années de recherches. Cependant, jamais personne n'a, semble-t-il, pu ouvrir cette pièce et si quelqu'un a un jour eu connaissance de son emplacement jamais il n'y a pénétré, commença-t-il, les sourcils légèrement froncés.
Harry hocha la tête pour faire signe qu'il comprenait.
– Mais tout cela, c'était avant qu'un certain jeune homme ne parvienne à investir si facilement l'antichambre de mes appartements, continua-t-il doucement. Tu ne semblais pas vraiment savoir où tu étais. Ma machine n'a simplement pas marché au moment où j'ai voulu…passer te rendre une petite visite de courtoisie. J'ai seulement pu te contacter par son biais en utilisant un lien psychique et non corporel. J'ai pu suivre ton esprit et communiquer avec toi dans un de tes rêves.
L'explication de Salazar ne parvint cependant pas à satisfaire la curiosité d'Harry. Un certain éclat dans les yeux du maître des serpents démentait volontairement chaque mot qu'il prononçait et un léger pli amer tordait ses lèvres fines. Menteur ?
Si Salazar ne lui mentait pas, il lui dissimulait au moins quelques vérités. Mais chaque trace de mensonge semblait être laissée à dessein.
Le fondateur lui lança un regard appuyé. Il avait dû voir l'espace d'une fraction de seconde le doute du jeune homme et l'accusation muette.
Ils échangèrent un regard. « Les serpents mentent Harry Potter » semblaient dire ces incroyables yeux argentés. Oui, Salazar lui mentait. Il y avait pourtant dans ses yeux la promesse d'une réponse. La promesse que certaines choses étaient bien mieux lorsqu'elles étaient momentanément tues. Et la demande muette de ne pas demander ce qu'il cachait. Bien sûr, Harry comprit mais ne dit rien. Mais lui aussi il fit une promesse. Celle de découvrir coûte que coûte le fin mot de cette histoire. Pour le moment, les faits étaient là. Et les digérer ne serait pas si aisé !
– Très bien, finit-il par dire lentement.
Tout à coup, il se souvint que Ron et Hermione devaient se faire un sang d'encre.
– Oh non ! Mes amis doivent s'inquiéter… A tous les coups ils vont penser que je me suis jeté du haut de la tour d'Astronomie, gémit-il en se prenant la tête dans les mains.
Il n'entendit pas Salazar se lever et s'asseoir à ses côtés sur le bras du fauteuil.
– Vous n'aurez qu'à leur dire que vous avez rencontré quelqu'un, ce ne serait que tellement peu mentir, souffla-t-il à son oreille revenant à un vouvoiement qui paraissait simplement indécent dans sa bouche.
Harry sursauta et se releva brusquement du fauteuil, la main plaquée sur son oreille où sa peau avait dangereusement frissonné. Salazar se releva et éclata d'un grand rire. Un rire tout à fait charmant et mélodieux. Pourquoi chaque foutu son qu'il sortait ressemblait-il à une habile note de musique ?
– Il est plus que temps d'aller rassurer vos amis, jeune Monsieur Potter, ajouta-t-il.
Il remarqua ce retour au vouvoiement formel et cela le déstabilisa un instant avant qu'il ne se reprenne. Harry hocha la tête et souffla un grand coup. Il tenta de calmer le tremblement de ses jambes et avança vers la porte. Puis s'arrêta soudain. Non mais quel idiot !
– Euh… Comment sort-on d'ici ? marmonna-t-il embarrassé.
Un petit rire amusé lui répondit. Il se tourna et constata que Salazar était nonchalamment appuyé contre le fauteuil. Cet espèce…de dégénéré avait attendu qu'il se retrouve comme un crétin à chercher la sortie !
– Je me demandais à quel moment tu constaterais que tu ignores comment sortir de cet endroit. Suis-moi, jeune homme ! S'exclama-t-il, une lueur malicieuse dans les yeux.
Le retour au tutoiement ne le surprit même pas. Cet homme semblait réellement... dans son monde. Le concerné marcha d'un pas vif vers l'une des deux porte du petit salon.
Harry le suivit sans dire mot. Ils traversèrent à nouveau cet étrange et interminable couloir. Jusqu'au moment où Salazar s'arrêta brusquement devant l'une des étagères longeant le mur. Harry faillit lui rentrer dedans devant ce brutal arrêt et lui lança un regard noir. L'homme tira l'un des livres vers l'avant et un léger bruit de grincement se fit entendre jusqu'à ce que l'étagère coulisse pour laisser place à une ouverture dissimulée.
– Très original, vraiment, se moqua Harry.
Il se déplaça de deux pas sur le côté permettant au jeune brun de se faufiler par ce passage secret. Salazar lui adressa un clin d'œil.
– Il est parfois bon d'être un peu vieux jeu. Je vous en prie, après vous, déclara-t-il dans une allure pompeuse exagérée rendue ironique par son petit sourire en coin un brin narquois.
– N'est pas Lord qui veut...
Harry franchit l'entrée en lui lançant une œillade noire. Il était tellement sophistiqué que le jeune homme se sentait un peu gauche à ses côtés.
Il pénétra la pièce et s'aperçut qu'il se trouvait dans cette petite salle chaleureuse qu'il avait maintes fois visitée. Un doux sourire éclaira son visage sans qu'il ne puisse le retenir. Il ne vit pas l'homme lui lancer un regard à l'éclat presque attendri.
– Ceci est, comme tu t'en doutes très certainement, l'antichambre de mes appartements. Il est étrange que tu n'aies pas trouvé l'accès à mes appartements depuis cet endroit. Sans doute parce que tu ne l'as pas vraiment cherchée, réfléchit-il à voix haute. Toute entrée et sortie officielle se fait par là. Les passages secrets me sont réservés (il lui adressa un clin d'œil). Et aussi longtemps que tu le souhaiteras, considères mes appartements comme ta propre maison.
Il s'inclina un peu en prononçant ses paroles et, malgré son air détaché, Harry sut que son offre était tout ce qu'il y avait de plus sérieux. Il ne saurait dire pourquoi mais cette proposition, même venant d'un parfait inconnu, lui donna une étrange sensation de chaleur dans la poitrine et il adressa à l'homme un sourire rayonnant, plein à craquer de reconnaissance. Surpris, le fondateur papillonna un peu sous l'excès de joie dans le regard du plus jeune.
– Alors je pourrais revenir…
…vous voir. C'était ce qu'il aurait voulu dire.
– Euh… regarder de plus près les livres, bafouilla-t-il à la place.
Non mais quelle excuse minable ! L'autre lui offrit un sempiternel sourire malicieux.
– Mais bien évidemment, non seulement vous pouvez mais vous devez surtout venir voir les livres de plus près, dit-il lentement en appuyant avec insistance sur le mot « livres ».
Harry hocha la tête précipitamment et s'enfuit aussi vite qu'il le pouvait en lançant un :
– Alors, à bientôt !
Il crut entendre un léger rire derrière lui, mais il n'osa pas se retourner et croiser le regard de son aîné. Il ne comprenait ni ses agissements ni les siens. Lui qui ne faisait jamais confiance aux gens. Pourtant, toutes les cellules de son corps lui criaient de se fier à cet homme inconnu qui, de surcroît, n'était nul autre que le grand Salazar Slytherin.
Il se surprenait à se sentir calme en présence de l'homme. Comme apaisé de savoir qu'il n'avait pas à se cacher derrière des faux semblants et que cet étrange personnage ne le jugeait pas. Il semblait comprendre. Bien sûr, il adorait Ron et Hermione et ils étaient irremplaçables dans son cœur, mais jamais ils ne comprendraient.Pourquoi cet homme, qu'il ne connaissait ni d'Adam ni d'Eve, lui paraissait si proche de lui et si éloigné à la fois ?
Sa personnalité excentrique, bien que surprenante, était rassurante et l'avait mis à l'aise. Et l'homme, même s'il n'en avait pas totalement conscience, l'avait aidé. Il se sentait reconnaissant et comme redevable. Qu'est-ce qui, chez Salazar, avait réussi à le faire se sentir mieux quand tout ce qu'avait pu lui dire ses proches avait glissé sur lui sans jamais l'atteindre ?
Il secoua la tête et passa le reste du chemin à réfléchir à une excuse à servir à ses deux meilleurs amis qui avaient sans doute alerté tout le dortoir.
Il se stoppa devant le tableau de la Grosse Dame, appréhendant la prochaine conversation avec Ron et Hermione. Il avait quand même disparu quasiment deux jours sans laisser la moindre information. A tous les coups, Hermione songeait soit au suicide soit à l'enlèvement soit au rendez-vous secret avec un amant ou une amante caché-e… De réjouissantes hypothèses en perspectives qui annonçaient un interrogatoire en règle. Il soupira de dépit et prit une grande inspiration avant de murmurer le mot de passe au tableau qui pivota pour le laisser passer. Il glissa tout d'abord sa tête par l'ouverture et tenta de se faufiler sans que ses meilleurs amis ne l'aperçoivent depuis les fauteuils près du feu. Alors qu'il s'apprêtait à monter à pas de loup les escaliers en colimaçon menant au dortoir, une voix implacable le cloua sur place, un pied en suspens au-dessus de la marche :
– Harry James Potter !
Il déglutit bruyamment et s'aperçût du silence dans lequel s'était plongée la salle commune habituellement bruyante des Gryffindors. Il pivota lentement sur lui-même et plaqua un sourire forcé sur ses lèvres.
– Bonjour, Hermione, couina-t-il d'une voix à peine audible.
Il surprit le regard compatissant de Neville qui caressait distraitement Trevor, son horrible crapaud, dans un coin de la pièce. Non mais sérieusement, qui voudrait d'un truc dégoulinant, laid de surcroît, comme animal de compagnie ? Il prit une moue un peu écœurée en surprenant le regard plein de tendresse que Neville adressa à sa chose.
– Explications ! Claqua la douce voix de sa meilleure amie le ramenant à une réalité éloignée du crapaud, de la bave, des pustules et autres joyeusetés.
– Très bien, fit-il d'un ton résolu avec la tête du condamné à mort qui monte sur l'échafaud.
Il désigna d'un mouvement las de la tête l'escalier du dortoir, lui faisant comprendre qu'il voulait discuter en privée, loin des oreilles indiscrètes. En effet, toute la salle avait les yeux braqués sur lui et cela l'irrita au plus haut point.
Ils montèrent les escaliers en silence, Harry en tête et Hermione traînant un Ron retissant derrière elle. Le brun n'avait jamais vraiment compris pourquoi les filles pouvaient pénétrer le dortoir des garçons mais pas l'inverse. Il comprenait que des garçons puissent avoir de mauvaises intentions et soient animés par des motifs douteux pour se rendre au dortoir des filles. Mais l'inverse pouvait être vrai aussi, non ?
Ils s'installèrent donc dans un silence pesant sur un terrain neutre, soit le lit de Ron qui lançait un regard qui voulait dire « je m'excuse d'avance de ce qui va t'arriver ». Harry fuyait Hermione du regard, Hermione le fixait, Ron semblait hésiter à fixer l'un ou l'autre de ses amis de manière définitive et se libéra de son dilemme en prenant la sage décision de ne fixer ni l'un ni l'autre, préférant ainsi se perdre dans la contemplation du vide. Puis Hermione explosa.
– Cela fait presque deux jours que tu as disparu ! tempêta-t-elle et Harry aurait pu jurer que sa colère rendait sa chevelure encore plusimposante que d'habitude. Pas un mot, pas un seul signe de vie ! J'ai bien cru que tu étais mort, que tu t'étais jeté du haut de la tour d'astronomie !
« Bingo pour le suicide ! » pensa Harry.
– Voldemort, ce sale… ce sale serpent aurait pu trouver n'importe quel moyen pour te capturer et te torturer ! Continua-t-elle à hurler.
Raté Hermione, ce n'était pas ce serpent qui l'avait occupé ses deux derniers jours. Il s'abîma dans ses pensées et perdit le fil des hypothèses farfelues qu'elle lui servait à un débit défiant celui que Salazar lui avait offert.
– J'exige des explications immédiates ! Conclut-elle, un peu plus calme.
Il s'en voulait de l'avoir inquiétée à ce point bien qu'il ne l'ait pas fait volontairement.
– Respire Hermione, tout va bien. Je suis là, entier, vivant et en pleine forme, dit-il en prenant la jeune femme dans ses bras avec douceur.
Elle se tint raide au début de l'étreinte puis soupira et se détendit en marmonnant contre les idiots qui disparaissaient et ne prévenaient pas leurs amis attentifs à leur bien-être. Il posa son menton sur le haut de sa tête, effectuant des cercles apaisants dans son dos. Il finit par se détacher d'elle et il aperçut le soulagement de Ron à la vue de la jeune fille enfin calmée. Harry avait toujours eu ce genre d'effet catalyseur sur elle et le roux lui en était éternellement reconnaissant, lui-même n'arrivant pas à contenir la furie qu'était leur Hermione dans ses pires moments. Harry observa son amie et vit les larmes de soulagement briller dans ses yeux noisettes. Il serra les dents, coupable, le cœur au bord des lèvres.
– Je…, commença-t-il, mais il ne put continuer car il ne savait absolument pas quoi dire pour expliquer sa disparition.
Hermione et Ron le fixaient, attendant la suite qui tardait à venir. Il soupira et décida d'être honnête sur son ressenti.
– Ecoutez, je crois que ne me suis jamais senti aussi détendu depuis quelques semaines, mais je ne me sens pas prêt à vous en expliquer les raisons. Je pense que je ne les comprends pas moi-même. Je veux attendre de voir comment les choses évolueront pour moi avant de vous révéler quoi que ce soit. Je vous fais une confiance absolue, vous êtes mes deux meilleurs amis et ce que j'ai de plus cher. Mais c'est quelque chose qui me concerne moi et moi seul et j'aimerai résoudre tout cela seul, dit-il rapidement bien qu'il sache que son discours était loin d'être clair.
Ron le regarda avec une curiosité qu'il n'essaya même pas de cacher, tenant de deviner ce que pouvait bien cacher son ami. Le silence se creusa et Harry jeta un coup d'œil inquiet vers Hermione qui ne pipait plus un mot.
– J'en étais sûre, tu as rencontré quelqu'un ! piailla soudain Hermione, toute excitée, en sautillant légèrement sur place.
Harry piqua soudain un fard phénoménal lorsque la phrase d'Hermione fit écho à celle prononcée par Salazar un peu plus tôt :
« Vous n'aurez qu'à leur dire que vous avez rencontré quelqu'un, ce ne serait que tellement peu mentir »
Il rougit davantage si c'était possible et porta une main nerveuse à son cou à l'endroit où le souffle du sorcier avait chatouillé sa peau. Il regarda Ron et vit qu'il le fixait avec une compréhension dans les yeux qui l'horrifia. Mais bon sang, qu'est-ce qu'ils allaient encore s'imaginer ces deux-là ?!
– Tu confirmes par ton silence ! s'exclama Hermione en s'amusant à le regarder passer par des nuances de rouge intéressant.
– Mais non ! Mais qu'est-ce que…, commença-t-il en balbutiant légèrement, ratant sa tentative de l'interrompre dans son délire.
– Ne t'inquiète pas, tu nous présenteras cette personne quand tu seras prêt, il n'y a aucun problème, dit-elle d'une voix de grande sœur qui lui fit craindre le pire. Viens Ron, laissons Harry réfléchir tranquillement, il doit avoir un tas de choses à penser.
Ron se laissa traîner avec un air partagée entre la compassion pour son ami qu'ils plantaient, bouche bée dans une posture digne d'un crétin, et l'envie de balancer un gros « félicitation » à Harry.
C'est Hermione qui le fit à sa place, apparemment elle semblait motivée à lui faire payer son absence en le gênant le plus possible. Elle lui lança un clin d'œil et lui donna une tape amicale dans le dos, si forte qu'elle aurait sans doute pu tuer sur le coup le frêle Colin Crivey avec une attaque pareille. Elle babilla à toute vitesse en se dirigeant vers la sortie, flanquée de Ron qui ne comprenait plus grand-chose.
Lorsqu'elle disparut, un silence s'installa dans la pièce. Harry resta figé un moment puis haussa les épaules. Au moins cette excuse était inspirée de la vérité et serait donc plus difficile à détecter qu'un mensonge. Et puis au moins, à part les interrogatoires et plans en tout genre pour découvrir de qui il s'agissait, il ne risquait pas grand-chose. Il devrait juste faire preuve d'une discrétion à toute épreuve et toujours se balader muni de sa précieuse carte du maraudeur et de sa cape d'invisibilité.
Il se dit qu'encore une fois cette année risquait de ne pas être ennuyante et promettait d'être riche en rebondissement.
A suivre…
Blabla de J' :
Alors concernant mes questions, tout d'abord je tiens à vous remercier d'avoir été si nombreux à y répondre !
Pour la question du pairing que vous appréciez et qui est le moins représenté, les réponses ont été diverses et variées ! Peut-être que des auteurs en mal d'inspiration y trouveront des idées fraîches. Alors en tout cas, le palmarès du sondage est le suivant :
1) HP/Salazar avec 7 voix !
2) HP/Charlie, HP/LV à égalité avec 4 voix chacun !
3) HP/Fenrir, HP/Blaise, HP/Théodore avec 3 voix chacun !
4) HP/Bill, HP/jumeaux, HP/Remus, HP/Cédric, HP/Marcus Flint avec 2 voix chacun !
5) HP/Sanguini , DM/ Sirius, HP/Godric, HP/Olivier D., Olivier D./Marcus F., Severus/Sirius, HP/Rabastan, HP/Neville, HP/Bellatrix, HP/Tom Riddle, HP/Regulus, HP/Sirius, HP/ Rabastan, HP/AD jeune, HP/Victor Krum, HP/Grindelwald, HP/Luna Lovegood avec 1 voix chacun !
Mais qu'attendez-vous pour nous écrire des fics sur ces merveilleux pairings ? :P
Voilà ! J'espère que ce chapitre vous aura plu !
A bientôt ! :D
Lots of Love !
Jelyel.
PS : chapitre remanié le 16 septembre 2015 et tout propret (normalement haha)! LOLILOL trop mdr de xD quoi... (oui je déteste me corriger moi-même !)
