From Past, with love...

Note

Merci beaucoup pour toutes les review, ajouts aux favoris et alertes, n'hésitez pas un avis je ne suis pas une psychopathe dangereuse et j'aime bien papoter ! Et je vous remercie tous, si je n'ai pas répondu à votre review, signalez-le moi !

Merci aux reviewers anonymes qui peuvent me laisser une adresse mail s'ils souhaitent que je leur réponde plus personnellement. Donc merci à vh132
(merci à toi ! Contente que ça te plaise !), bya-kun (wah, contente qu'il te plaise à ce point ! merci pour tes deux review du coup !) !

Bonne lecture !


Chapitre Cinquième

Eclaircie

Il pensait déjà à sa prochaine rencontre avec le serpent et ressentit un frisson d'appréhension. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas été agité d'autant d'émotions. Il s'autorisa un sourire, petit certes, mais honnête.

Il descendit d'un pas moins traînant que d'habitude les marches du dortoir et rejoignit d'une démarche rapide la Grande Salle. Il vit Dumbledore lui adresser un sourire rassurant auquel il ne répondit pas. Il aimait beaucoup le vieil homme, mais il avait eu du mal à supporter l'abandon qu'il avait ressenti lorsque le plus vieux s'était mis à l'éviter comme la peste.

La blessure, pour autant qu'il la combatte, était là. Fondamentale, parce que cette sensation d'abandon était atroce. Il avait appris à faire rimer mort avec abandon et il savait que c'était injuste. Parce qu'aucun des morts de son entourage n'avaient choisis de partir.

Il voulait apprendre et se protéger lui-même pour ne plus obliger les autres à l'éviter ou à mourir pour lui. Il voulait les protéger de lui-même et les protéger de tout le mal qui pourrait leur être fait.

Malgré son deuil, il avait beaucoup lu cet été, tentant de mémoriser le plus de sortilèges possibles. Mais la restriction de magie chez les mineurs l'avait empêché de les mettre en pratique. Il en avait expérimenté plusieurs depuis son retour à Poudlard, domptant peu à peu le caractère sauvage de sa magie. Il l'avait un peu apaisée et elle échappait plus rarement à son contrôle. Mais que serait Harry Potter sans ses sautes d'humeur dévastatrices... ? Et lorsqu'une émotion le prenait trop violemment il arrivait qu'il y'ait des incidents d'ordre magique… Néanmoins il était satisfait des résultats et de sa légère avance sur les programmes de sortilège et de défense. En potions, il était malheureusement irrécupérable.

Au-delà du sentiment d'abandon qu'il parvenait mal à faire passer, il ressentait une haine certaine envers ce côté manipulateur que Dumbledore affectionnait. Il avait la désagréable sensation de n'être qu'un pion sur un immense échiquier dont le directeur dirigeait chaque mouvement. Le fait qu'il lui ait dissimulé la prophétie l'avait mis hors de lui et continuait à le faire rager. Un homme destiné à mourir avant même d'avoir réellement pu vivre mérite au moins de le savoir. Et de savoir pourquoi. D'avoir la possibilité de profiter, de faire des choix. Mais même le secret de sa mort quasi inéluctable lui avait été dissimulé, le rendant plus amer que jamais. Alors non, il ne pouvait pas encore pardonner au vieil homme tant de mensonges.

Il marcha tout droit et s'installa près de Ron, lui-même assis en face d'Hermione. Il se servit un peu de salade et ajouta un steak à son assiette peu remplie, l'air de rien, sous l'œil attentif de son amie. Ron, lui, s'empiffrait d'un air joyeux à côté de lui, toujours fidèle à lui-même. Harry ne vit pas le sourire triste que lui adressa Dumbledore lorsqu'il aperçut le regard plein de ressentiments de son jeune protégé.

Le repas se passa sans encombre, seule Ginny tenta d'entamer une conversation avec lui. Tentative qui échoua devant le peu de réaction du jeune homme. Il l'aimait bien. Beaucoup même. Mais il savait qu'elle serait déçue si elle voyait vraiment qui il était... Alors son silence la préservait sans doute un peu tout en maintenant malheureusement une illusion tenace. Elle était si douce, si avenante… Pourquoi même ce genre de chose n'avait pas réussi à le relever ?

En remontant au dortoir, Harry se demandait s'il devait rejoindre Salazar ce soir. Rien que le fait de se poser la question lui parut tellement incongru qu'il émit un petit rire. Hermione lui jeta un regard entendu et Ron un le fixa, plein d'incompréhension, mais aucun des deux ne lui posa de questions.

Il décida de rester avec ses compagnons de chambre ce soir-là, il les avait suffisamment inquiétés comme ça ! Il réfréna donc son envie de se rendre aux appartements de l'étrange serpent.

Alors qu'il sortait de la salle de bain, enfilant un débardeur lâche pour la nuit, Seamus l'interpella, l'air gêné.

– Hé Harry !

Harry tourna un regard neutre sur lui, il n'avait pas oublié l'incident qui l'avait littéralement rendu fou de rage.

– Seamus, asséna-t-il de la voix la plus impassible qu'il put.

L'irlandais lui jetait des regards à la dérobée, mal à l'aise. Ce n'était de sa faute au fond. Il ne pouvait pas savoir, mais Harry n'arrivait pas à juste être aimable.

– Je… Je voulais m'excuser pour ce que j'ai dit la dernière fois. Je n'aurai pas dû te rappeler tout ça alors que c'est sans doute quelque chose de difficile dont tu n'avais pas vraiment envie de parler. Je ne voulais pas te blesser, dit-il d'une voix qu'il essayait de rendre calme malgré le tremblement qu'on pouvait y percevoir.

Nerveux, le jeune homme se frottait l'arrière de la tête et Harry sentit dans le ton de sa voix qu'il était vraiment désolé. Pas pour les bonnes raisons mais c'était déjà ça. Il inclina la tête en signe d'acceptation. L'irlandais eu l'air soulagé.

– Alors bonne nuit, mec ! dit-il d'une voix plus assurée que précédemment.

– Bonne nuit, Seam', répondit Harry avec l'ombre d'un sourire qui rassura davantage l'autre garçon.

Harry s'enferma derrière ses rideaux et soupira profondément. Tout compte fait une petite visite chez l'excentrique ne lui ferait pas de mal. Il se fustigea mentalement devant son manque flagrant de volonté. Il avait tenu sa résolution de ne pas y aller seulement quelques minutes.

Il attendit d'entendre les ronflements de ses camarades de dortoir et attrapa le plus discrètement possible sa carte et sa cape qu'il passa en vitesse sur lui. Il vit sur l'horloge ensorcelée qu'il était déjà presque minuit et se hâta à travers les couloirs du château. Il retrouva dans peine l'aile abandonnée, plus si abandonnée que ça désormais, et passa l'arcane. Aussitôt qu'il fit un pas dans l'antichambre, il se sentit réchauffé intérieurement. Tout dans ces lieux semblait lui crier la bienvenue. Alors qu'il allait activer l'ouverture du passage vers les appartements, il s'arrêta.

Et si Salazar dormait ? Cette pensée, bien que ridicule, le fit hésiter encore un instant. Et si le sorcier ne voulait pas être dérangé à des heures aussi tardives ? Lui-même ne dormait pas, mais ses habitudes d'insomniaque ne concernaient pas tout le monde. Il décida néanmoins d'avancer, si le serpent dormait alors il ferait simplement demi-tour.

Il ouvrit le passage en basculant le bon livre et pénétra les appartements spacieux du fondateur. Il marcha jusqu'au petit salon où Salazar semblait habituellement prendre son thé. Il entra et sonda la pièce du regard. Il n'y avait personne, mais deux tasses de thé chaud trônaient sur la table aux côtés d'une magnifique théière noire finement ornée d'arabesques d'argent. Il tombait peut être mal, Salazar attendait à l'évidence quelqu'un. Oui mais qui ? Un sorcier ayant fait un bon de mille ans dans le temps ne devait pas avoir beaucoup de connaissances encore en vie à l'époque où il avait atterri !

Il recula d'un pas prudent vers la sortie de la salle, tentant de faire le moins de bruit possible. Il guettait le moindre son pouvant le prévenir de l'arrivée du maître des lieux. Il reculait toujours vers la sortie de la salle lorsque, dans l'embrasure de la porte, il percuta quelqu'un. Il sursauta si fort qu'il crut sortir de sa peau. Puis, il reconnut l'odeur caractéristique du fondateur et se détendit en essayant de calmer son pauvre petit cœur. Il apparaissait toujours inopinément ce type-là !

– Alors comme ça on essaye de filer en douce, souffla le serpent à l'oreille de sa proie qu'il avait agrippée par les épaules pour l'empêcher de détaler dans la pièce.

– Par Salazar ! Je n'ai jamais autant flippé de ma vie ! s'exclama Harry, relevant le visage vers le plus vieux en se tordant le cou.

Salazar haussa un sourcil sarcastique et Harry se rendit compte de son erreur. Oups, mauvaise expression… Il lui lança un regard noir, l'empêchant de sortir la remarque un brin moqueuse qu'il s'apprêtait à lui asséner à coup sûr. Cependant, il affichât un insupportable air flatté qu'il força pour agacer le plus jeune. Le Survivant déglutit difficilement en s'apercevant de leur proximité anormale.

– Je t'attendais, déclara simplement le serpent en le poussant gentiment vers le petit salon, conscient de sa gêne.

Harry se figea, interloqué, tandis qu'ils s'asseyaient face à face autour de la table et des deux tasses fumantes.

– Je ne savais pas moi-même que j'allais venir alors comment vous pouviez le savoir ?

– Je suis un sorcier, Harry, lui dit-il sur le ton de la confidence et lui lançant un regard intense.

– Oh, incroyable ! s'exclama Harry, en rentrant dans son jeu avec un sourire. Vous ne dormez jamais ?

– Jamais.

– Comme les vampires ? demanda-t-il soudain, pris d'un doute et surtout alerté par la lueur bien trop amusée dans les yeux de l'homme pour qu'il soit sérieux.

– Comme les vampires, souffla le plus vieux d'un air mystérieux en se penchant au-dessus de la table.

– Vous vous foutez de moi, n'est-ce pas ? Soupira Harry après un instant à fixer le serpent.

– Evidemment, répliqua-t-il d'une voix mortellement sérieuse.

Harry haussa un sourcil et Salazar lui renvoya un regard innocent.

– En fait, je suis insomniaque. En quelques sortes, ajouta-t-il en émettant un rire de gorge. J'aime autant le jour que la nuit et il m'est difficile d'arrêter un choix sur la période que je dois sacrifier pour mon quota de sommeil. Et comme je n'aime pas faire les choix qui me déplaisent je préfère simplement ne pas dormir parfois.

Harry sourit, un peu amer à cette réflexion. Dans sa bouche, ça paraissait simple de faire un choix et Harry se surprit à l'envier. Lui il ne voulait pas mourir mais, apparemment, il ne pouvait même pas faire ce choix.

– Donc vous carburez au thé pour tenir, déduisit Harry en désignant d'un signe de tête la théière. Vous êtes un drogué. A la théine.

Salazar émit un petit rire grave et prit une gorgée du liquide brûlant, fermant les yeux de délice.

– Et à quoi occupez-vous vos nuits si vous ne dormez pas ?

Salazar ouvrit à nouveau les yeux, jaugeant le jeune homme en face de lui. Harry ne se rendit compte trop tard de l'ambiguïté de sa question et plissa les yeux, priant pour que cela passe inaperçu. Mais c'était sans compter le regard perçant du serpent qui lui appuya malicieusement sur le nez de l'un des longs doigts fins en secouant la tête d'un air désapprobateur.

– Tut tut tut ! lui dit-il. Tu n'as pas envie de savoir, crois-moi.

Il lui fit un clin d'œil et Harry loucha un peu sur le doigt qui écrasait toujours son nez sans ménagement et qu'il dégagea d'un geste faussement agacé de la main.

– Vous avez raison, je crois que je n'ai pas envie de savoir ! confirma-t-il avec humeur.

Salazar lui sourit.

– Un jour, peut-être, je te montrerai, ajouta-t-il, masquant le sous-entendu de sa phrase d'une petite moue innocente.

Harry détourna le regard, pas certain de la conduite à adopter, ce qui fit à nouveau doucement rire le fondateur.

– Pour résumer, vous êtes une sorte de vampire insomniaque aux activités nocturnes louches et présentant une addiction au thé, dit Harry d'une voix lente.

Salazar prit le temps de l'observer un moment avant de répondre calmement, s'enfonçant davantage dans sa chaise et croisant élégamment ses jambes sous la table.

– Certainement. Bien que je puisse prouver aisément que je ne suis en aucun cas un vampire. Tout d'abord, vous ne seriez pas en train de boire un thé avec moi à une heure où un vampire normalement constitué est en chasse. Deuxièmement, je crois bon de vous rappeler qu'un vampire serait surement en train de déguster le délicieux nectar qui coule dans vos veines et non du thé. Troisièmement, je peux vous assurer que j'adore le soleil et que les crucifix et l'ail ne me repoussent pas bien que je ne sois friand ni de l'un ni de l'autre. Et, pour finir, observez mes canines, elles sont certes peut-être un peu pointues, mais que puis-je contre l'hérédité et ses mystères ! Cependant, elles ne sont en aucun cas les lames effilées que possèdent les vampires, énonça-t-il d'une traite sans se départir d'un léger sourire.

Pour prouver ses derniers dires, il sourit de toutes ses dents, laissant le soin au jeune homme d'observer ses canines qui, effectivement, étaient vraiment pointues. Un silence paisible s'installa, ponctué du tic-tac réconfortant de l'énorme pendule.

– Pourquoi être venu ce soir en particulier ? demanda soudain Salazar.

Sa voix avait perdu de son ton moqueur et malicieux et tout dans son être dégageait une force tranquille. Ce brusque changement perturba Harry plus qu'il ne le laissa apparaître. Il se rendit compte qu'il ne savait pas réellement dans quel but il était venu se perdre ici. Il ne voulait simplement pas dormir. Il voulait discuter avec quelqu'un pour qui tous les artifices qu'il mettrait en place pour se cacher seraient vains. Mais il ne parvint pas à l'exprimer et les mots restèrent douloureusement bloqués dans sa gorge tandis qu'il baissait les yeux sous le regard perçant de l'homme qui continuait à siroter tranquillement son thé. Quand Harry releva la tête, il ne perçut que de la compréhension dans le regard du plus vieux et cela le détendit immédiatement. Ce regard lui était familier bien qu'il l'ait jusque-là perçu essentiellement d'un tableau…

– Pourquoi pas ? répondit-il avec un sourire que lui rendit l'homme.

– Parce que si ce que j'ai lu sur moi dans vos livres d'histoire est vrai, vous vous rendez dans l'antre dangereuse d'un fou instable et imprévisible, passionné de sacrifices humains et d'idées très... particulières, dit-il d'un ton presque menaçant que démentait son sourire carnassier.

– Vu comme ça..., dit Harry avec un sourire encore plus large. Je dois être un peu suicidaire. J'ai le goût du risque.

– Prenez donc un gâteau, proposa d'une voix douce Salazar en conjurant une boîte avec l'air de dire « en parlant de goût du risque…. ».

Il l'ouvrit et en sortit un qu'il lui tendit.

– Tenez, dit-il doucement.

– Non merci mais je n'ai pas faim, refusa poliment le jeune sorcier.

–Tu es maigre comme un clou, prends-le, insista-t-il et sa voix était un peu plus ferme, revenue à un tutoiement impérieux.

Bon, Harry savait qu'il n'avait pas tort mais il n'avait vraiment pas faim.

– Prend-le, répéta le mage.

– Non merci, répéta Harry.

– Mange ! ordonna Salazar mais l'ordre était atténué par le léger sourire qui ourlait le coin de ses lèvres.

– Non, renchérit Harry.

– Si !

– Non !

– Si !

– Non !

– Non ! Finit par dire Salazar en lui lançant un regard éloquent.

– Si !

– Aha !

Harry s'aperçut trop tard de son erreur et un sourire victorieux prit place sur les traits du fondateur devant l'air dépité du plus jeune qui accepta le gâteau de mauvaise grâce. Il le grignota en râlant.

– Comment est-ce que vous obtenez tout ça ? Je veux dire, si vous avez une cuisine avec des réserves de nourriture, elles doivent être périmées depuis mille ans, non ?

– Vraisemblablement non, puisque tu en dégustes une partie et que tu n'es pas encore mort, très cher ami cobaye, répondit le sorcier sur le ton de la conversation en regardant distraitement ses ongles.

Harry observa son gâteau avec horreur en l'éloignant à toute vitesse de sa bouche jusqu'à ce que Salazar éclate de rire. Il s'était encore payé sa tête et Harry avait marché comme toujours. Pire, il avait couru.

– Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas eu trop de difficultés à contacter les elfes de maisons des cuisines de Poudlard. Ils ont pour ordre majeur d'obéir au chef de Poudlard. Or, étant fondateur de l'école, je suis redevenu, à l'instant même où tu m'as fait venir ici, directeur légal du château. Ils doivent donc m'obéir en premier lieu. Je leur ai conseillé de se comporter comme avant et de ne laisser échapper sous aucun prétexte cette information. Albus Dumbledore agira toujours comme directeur du château. Il semble y faire du bon travail.

Harry hocha la tête. Un silence agréable s'installa.

– Vous devriez essayer le café.

– Le « café » dites-vous? Qu'est-ce que le « café » ? demanda Salazar en se penchant, intrigué, vers le plus jeune.

Harry ouvrit des yeux incrédules, il avait tendance à oublier que l'homme venait de mille ans en arrière.

– Il s'agit d'une boisson chaude, la caféine contenue dedans a des vertus énergisantes. Un peu comme la théine en fait.

Salazar lui offrit un grand sourire, heureux d'avoir appris quelque chose de nouveau.

– Fabuleux, j'aimerai beaucoup goûter du café ! S'exclama-t-il en se levant d'un bond de sa chaise.

– Ce n'est pas la boisson favorite des anglais, mais si vous demandez aux elfes je suis sûr qu'ils pourront faire quelque chose pour ça, répondit Harry, laissant un sourire flotter sur ses lèvres face à l'enthousiasme du plus vieux.

Harry sentit la fatigue commencer à peser, il étouffa un long bâillement et cligna des yeux plusieurs fois. Salazar lui lança un regard amusé et un léger silence s'installa.

– Au lit, jeune homme ! déclara-t-il soudain en fondant sur ledit jeune homme.

Il souleva Harry et le balança par-dessus son épaule en avançant d'un pas vif hors de la salle, ne semblant pas le moins du monde gêné par le poids de sa victime Le trajet se déroula dans le plus grand bruit, entre les vociférations de Harry et les « lâchez-moi espèce de sale dégénéré ! » et les « je ne suis pas un sac à patate ! ». Cette dernière plainte fit s'arrêter le plus âgé et reposer sa charge en douceur sur le sol. Harry l'observa avec suspicion, certain qu'il n'avait pas fini de l'emmerder. Et il se trompait pas, Salazar fondit à nouveau sur lui et le souleva cette fois à la manière d'un prince soulevant sa délicate princesse. Cela fit pâlir puis rougir le plus jeune et l'homme lui lança un regard moqueur.

– Est-ce mieux, Princesse ?

– Non. Je veux marcher, maugréa-t-il en le fusillant du regard.

Salazar lui lança un sourire joyeux et continua sa marche, l'air de rien, portant une « princesse » récalcitrante et grognonne.

Il le mena jusqu'à la chambre qu'il avait occupée lorsque Salazar était… eh bien sorti du tableau. Bon sang…!

A mesure que le lit s'approchait, il sentit la fatigue l'envahir peu à peu, formant une masse cotonneuse dans son esprit. Le Slytherin le déposa lentement sur le bout du lit et souleva le drap et la couverture légère, lui faisant signe de se glisser dessous. Le jeune homme protesta pour la forme mais se blottit néanmoins dans la literie fraîche.

Le silence s'installa et Salazar souffla la bougie qui vacillait dans l'obscurité de la pièce. Harry l'entendit se diriger d'un pas léger vers la sortie.

– Bonne nuit, Harry Potter, dit-il doucement et l'inflexion dans sa voix fit deviner au jeune homme le sourire qui ornait ses lèvres.

– Bonne nuit, Salazar Slytherin, répondit-il vaguement sur le même ton avant de plonger dans le sommeil sans même s'en rendre compte.

A suivre...


Blabla de J' :

Voilà pour ce cinquième chapitre !

Alors aujourd'hui j'ai deux questions ! Une première dans le but de briser un préjugé et la seconde par curiosité.

Alors première question : connaissez-vous des hommes/garçons hétéros qui lisent des fics slash (léger ou non) et qui l'assument ? Parce que je n'en connais pas, d'où l'idée générale qu'il n'y a que les filles et les hommes branchés hommes qui lisent des fic slashs. Est-ce que vous confirmez ou avez-vous déjà croisé des gens qui peuvent prouver le contraire ou êtes vous vous-même la preuve du contraire ? ^^

Seconde question : j'ai demandé pour les pairings du fandom HP les moins représentés, alors maintenant grâce à Hemkomst, j'aimerai bien savoir quels pairings sont sous représentés sur vos fandoms préférés mais hors HP bien sûr ?

Merci d'avoir lu en tout cas, j'espère que ça vous a plu !

Lots of Love,

Jelyel !

PS : chapitre revu et corrigé au 16 Septembre 2015, j'en ai maaaaaarre, tout à revoir dans ces chapitres :'(