From Past, with love...
Note
Merci beaucoup pour toutes les review, ajouts aux favoris et alertes !
Merci aux reviewers anonymes qui peuvent me laisser une adresse mail s'ils souhaitent que je leur réponde plus personnellement. Donc merci à bya-kun ( on aimetait bien savoir ce qu'il fait de ses nuits :p Et je suis d'accord pour le Frau/Teito ! Contente que ça te plaise toujours ! Merci !), X (heureuse que ça te plaise, merci :D), Marion (merci ! j'espère que la suite te plaira toujours !), Kathreen (j'ai prévenu dès le début que je ne comptais pas en faire une fic pleine d'action pour le moment, je pose la relation au fil des jours, des semaines et des mois... ^^ Mais contente que ça te plaise malgré tout ! Merci !), Asmodya ( Super ! Contente que ça te plaise ! Merci ^^), luna (Optimiste toi ! 1/1000 xD Merci pour ta review en tout cas, heureuse que ça te plaise !), Linn ( Contente que ça te plaise, je suis d'accord pour le Edward/Jacob ! Merci =D)
Bonne lecture !
Chapitre Sixième
Camomille et Dentifrice
– Monsieur Potter, réveillez-vous, murmura une voix tout proche de son oreille.
Quelque chose de doux effleura son visage, quelque chose qui sentait la fraîcheur et la camomille. Un rire grave lui parvint aux oreilles lorsqu'il leva une main pour atteindre ce qui le chatouillait gentiment au niveau des côtes cette fois. Il ouvrit lentement les yeux et tomba sur le visage de Salazar. Trop près ! Il s'enfonça le plus qu'il le put dans son oreiller, rougissant un peu. Il n'avait pas l'habitude de telles proximités hormis avec Hermione qui était très portée sur les marques d'affection en tout genre.
– Vous devez vous lever, vos camarades risquent fort de s'inquiéter de ne pas vous voir dans le dortoir en se réveillant.
Harry acquiesça et demanda l'heure d'une voix rendue rauque par le sommeil.
– Il est sept heures, vous n'avez que très peu dormi, j'en suis désolé.
Il gémit de frustration.
– A vrai dire, j'aurai pu me permettre de dormir un peu plus, je n'ai cours qu'à dix heures les lundi matin, marmonna-t-il d'humeur grognonne.
– Mille excuses de vous avoir tiré du lit trop tôt! s'exclama Salazar sans avoir l'air désolé du tout avec un pli moqueur au coin des lèvres.
Harry lui lança un regard qu'il voulut haineux mais qui échoua lorsqu'il étouffa un bâillement et que ses yeux se mirent à briller lui donnant l'apparence la plus candide qu'un humain pouvait afficher.
– Rendormez-vous ! Lança le plus vieux en s'éloignant d'une démarche enjouée.
– Pas la peine, je n'arrive jamais à me rendormir le matin une fois réveillé.
– Dans ce cas, venez donc petit-déjeuner avec moi ! lança Salazar en tournant les talons d'un mouvement vif.
Harry acquiesça et se sortit péniblement du lit. Il suivit l'homme qui courrait presque, babillant encore une fois sur la météo. En entrant dans le petit salon, un détail fit plisser les yeux du jeune homme. Par tous les Dieux, qu'est-ce qu'une machine à café moldue faisait-elle ici ? Et pas n'importe laquelle ! L'une de celles imposantes qui peuplent les bureaux, les cinémas et les hôpitaux !
– Mais qu'est-ce que… ? Demanda-t-il sans comprendre d'où sortait cette machine.
– J'ai suivi votre conseil et je dois admettre que ce breuvage est délicieux ! Et cette invention est tout simplement incroyable, un simple sort m'a permis de la trafiquer pour qu'elle fonctionne ici! Café à volonté ! N'est-ce pas merveilleux ?
– Mais comment ?
– Les elfes l'ont discrètement subtilisé dans la nuit pour moi.
– Vous êtes un voleur.
– Les elfesont subtilisé l'engin.
– Alors vous êtes un escroc et un lâche qui envoie les autres faire le sale boulot à sa place.
– Vous me flattez, Monsieur Potter, déclara-t-il avec un grand sourire en réalisant une courbette gracieuse.
Harry esquissa un geste de la main pour balayer les inepties de l'homme qui ne se départait pas de son sourire fier. Il roula des yeux et se détourna, faussement agacé, alors qu'il ne pouvait retenir le sourire inexplicable qui fleurit sur ses lèvres.
Ils s'installèrent à la table du salon et entreprirent de prendre un petit-déjeuner copieux. Ils mangèrent en silence sous le regard bien trop pétillant de Salazar.
Harry se leva et se dirigea vers sa chambre en lançant un regard méfiant à l'adulte qui n'avait pas bougé de sa chaise.
Il ouvrit une porte attenante à celle de la chambre et observa avec curiosité le bassin qui servait de baignoire. Il était en tout point semblable à celui de la salle de bain des préfets. Il émit un sifflement impressionné et se hâta de se débarrasser de ses vêtements pour entrer dans l'eau du bassin gardée à bonne température. Il ne s'attarda pourtant pas et se sécha en vitesse avec une serviette moelleuse et immaculée qu'il noua autour de sa taille. Puis, il se dirigea vers un lavabo et entreprit de dompter de ses doigts ses cheveux un peu trop longs. Il sursauta lorsqu'il arrêta plus précisément son regard sur son reflet. Il s'appuya de ses deux mains sur le rebord du lavabo et se pencha pour mieux voir. Ses yeux ! Il ne s'était jamais vu aussi vivant depuis longtemps comme si le pétillement infernal des yeux de Salazar avait fini par gagner les siens !
Soudain, il sortit de son observation en voyant dans le miroir qu'il n'était plus seul dans la pièce. Il se retourna, vif, la main crispée sur sa baguette. Il soupira en voyant que ce n'était que cet espèce de serpent cinglé qui s'appuyait nonchalamment dans l'embrasure de la porte. Il se pinça l'arête du nez en expirant puissamment.
– Non mais qu'est-ce que vous fichez ici ? grogna-t-il en se tournant à nouveau vers le miroir.
L'homme avança vers lui d'une démarche féline si caractéristique à l'étrange personnage qu'il était.
– Oh vous savez, je vais, je viens, là où me guident mes pas, jeune homme, balaya-t-il d'un mouvement de main vague l'air profondément moqueur. Et cet endroit a été, est et restera toujours chez moi.
Harry secoua la tête de dépit et saisit sa baguette pour matérialiser une brosse à dent. Il vit du coin de l'œil Salazar s'approcher, l'air curieux.
– Qu'est-ce que cette petite brosse ? demanda-t-il, un air véritablement intéressé sur le visage.
Il rappela aussitôt à Harry Monsieur Weasley dans ses meilleurs jours. Le charisme en plus. Il semblait fasciner par le petit objet.
– Oh ça, c'est un petit objet moldu que tous les sorciers de nos jours utilisent. Il s'agit d'une brosse à dent. Non mais… Attendez ne me dites pas que vous ne connaissez pas ?! S'exclama-t-il soudain, percutant l'époque d'où venait le sorcier.
Salazar lui prit l'objet des mains, le tourna et le retourna entre ses doigts fins. Il le lui rendit et d'un mouvement de la main, il en recréa un identique sous les yeux stupéfaits du jeune homme. Sans baguette !
– Comment avez-vous fait ça ? murmura-t-il impressionné.
– Tu veux parler de la magie sans baguette ? Je t'apprendrai si tu veux, c'est complexe mais une fois que l'on a saisi le bon filon, il suffit simplement de l'exploiter, répondit-il avec un sourire confiant.
Harry hocha la tête avec enthousiasme. Enfin quelque chose qui pourrait lui servir pour survivre face à Voldemort. Une minute…Depuis quand s'imaginait-il survivre… ? Il fut coupé là dans ses réflexions.
– Comment utilisez-vous cette petite chose ? demanda Salazar en observant la brosse à dent sous tous les angles.
– Vous voulez dire que vous ne vous laviez pas les dents à l'époque, demanda Harry avec une légère grimace.
Salazar lui jeta un coup d'œil désespéré avant de soupirer.
– Nous avons des sorts pour cela, un de nettoyage et l'autre de rafraîchissement Vous avez vu mes dents hier, avaient-elles l'air d'être négligées ? répliqua-t-il en esquissant un sourire éclatant accompagné d'un clin d'œil aguicheur.
Non Salazar avait des dents parfaitement alignées et blanches. Tellement que ça en paraissait légèrement surréel. Un peu comme ces gens dans les pubs de dentifrice. L'image lui arracha un sourire et il étouffa un léger ricanement en baissant son visage vers le lavabo.
– Idiot, dit simplement le fondateur en lui ébouriffant les cheveux comme s'il avait deviné le fil de ses pensées.
Harry releva la tête et observa ses fossettes tandis qu'il riait. Il râla mentalement en constatant que même avec sa propre taille pourtant largement dans la moyenne, Salazar faisait quasiment une tête de plus que lui et l'obligeait à lever les yeux pour le regarder.
– Bon, je vais vous apprendre alors, déclara le jeune homme avec un air amusé.
Il fit apparaître un tube de dentifrice d'un mouvement de baguette.
– Voilà, vous prenez votre brosse à dent comme ça, vous la passez un peu sous le jet d'eau et vous mettez un peu de dentifrice… Non attendez, pas trop, juste un peu ! S'exclama-t-il lorsque le fondateur appuya un peu trop fort sur le tube en répandant plus de pâte dans le lavabo que sur la brosse à dent.
Ils passèrent ainsi plusieurs minutes dans la salle de bain au-dessus du lavabo. Et ça faisait longtemps qu'Harry n'avait pas ri comme ça. Salazar avait l'air d'un enfant un peu brouillon et du dentifrice lui coulait du menton tandis qu'il tentait de comprendre quel genre de mouvement il fallait effectuer pour nettoyer ses dents au mieux.
– Vous vous compliquez vraiment la vie pour rien, dit-il en regardant sa brosse à dent d'un air effaré.
Il s'interrompit en voyant les crachotements de dentifrice qu'il provoquait et plaqua une main horrifiée sur sa bouche.
– C'est dégoûtant et ça pique, articula-t-il dans un marmonnement presque incompréhensible.
Harry éclata de rire face à sa mine dépité tandis que l'aîné tentait de reproduire les gargarismes qu'avaient fait le plus jeune en se rinçant la bouche un peu plus tôt. Il envoya ainsi de l'eau un peu partout, renforçant l'hilarité de l'autre. Un puissant mage désarçonné par une simple brosse à dent, quelle ironie !
– Vous savez, c'est une sorte de rituel du matin et du soir, tout le monde en a pris l'habitude, finit-il par dire alors que le fondateur s'essuyait la bouche avec une petite serviette. Vous embêtez pas, si vous préférez vos simples sorts, faites comme bon vous semble !
– C'est un défi ? demanda Salazar en relevant vivement la tête le regard pétillant.
– Comme vous voulez, répondit évasivement le plus jeune en quittant la pièce pour se laisser tomber sur son lit.
Il n'entendit pas Salazar le suivre, pourtant, lorsqu'il l'appela à voix basse, il lui répondit, assis dans le fauteuil à quelques mètres de lui.
– Salazar ? Comment se fait-il que vous ne parliez pas comme… enfin comme à votre époque ? demanda-t-il soudain, réalisant quelque chose. Votre langage devrait être plus euh... châtié.
Il entendit un rire provenant du fauteuil.
– C'est grâce à toi et un peu à moi aussi. Je t'ai entendu parler pendant plus d'un mois, utiliser certaines expressions, certains mots. Et, comme j'ai une intelligence supérieure à la moyenne, j'en ai déduit leur sens et les aies mémorisé, dit-il d'un ton joyeux sans une once de prétention.
Il s'agissait d'une simple constatation. Harry hocha la tête et ne répondit rien. Il se redressa et ramena ses jambes contre son torse.
– Mais je crois que je conserve un accent un peu différent du tien, non ? dit-il, hésitant, appuyant volontairement sa diction particulièrement soignée.
– Un peu, répondit-il avec un sourire. Un peu plus noble, je dirais...
Il restait vague mais l'idée était là. Le fondateur avait une diction telle que lorsqu'il parlait sa voix devenait basse, impossible à ignorer et envoûtante... Même lorsqu'il parlait de quelque chose de banal, il était impossible de ne pas l'écouter. C'était comme écouter une chanson familière, mélancolique, belle à en pleurer, chaleureuse... Harry le faisait volontairement parler plus que de raison rien que pour ça. Mais, ça, il n'allait certainement pas le lui dire. Ses regards le trahissaient assez sur son incrédulité face à tout ce que l'homme faisait.
– Vous m'avez dit que je vous avais appelé, qu'est-ce que vous entendiez par-là ? Lâcha-t-il d'une voix faible.
Salazar se releva, vint s'asseoir près de lui et lui donna un léger coup d'épaule qui fit pencher le plus jeune sur le côté. Harry le lui rendit en souriant franchement. Le sorcier avait voulu le détendre un peu en sentant le moral du survivant chuter au même rythme que le flux de questions se précipitaient à nouveau dans sa tête. Il tourna le visage du brun vers lui et plongea son regard dans le sien. Il sembla y voir tout un tas de choses et son regard perdit son éclat amusé.
– Tu te trompes, Harry, souffla-t-il.
Harry ferma les yeux, coupant le contact visuel. Il avait la désagréable impression d'être tellement transparent que Salazar lisait en lui comme dans un livre ouvert.
– Tu as tort de penser que tes émotions sont des faiblesses. Elles ne sont que douceur, te couper d'elles te tuerait. Elles sont tes forces, si tu le décides, si tu les assumes. Et, par tous les dieux, comment peux-tu croire que tu n'es plus digne de vivre seulement parce que tu as perdu des êtres qui t'étaient chers ?
Le silence se fit dans la pièce tandis qu'Harry baissait la tête.
– Ils sont morts parce qu'ils t'aimaient et préféraient te voir vivre à leur place plutôt que de vivre une vie entière en supportant ton absence.
Il sentit les larmes lui monter aux yeux et Salazar lui releva le menton en douceur laissant à nouveau leur regard se croiser. On ne lui avait jamais laissé ce choix. Et lui ? Il devait juste supporter leur absence à eux sans broncher ?!
– Alors il ne faut pas m'aimer, dit-il sèchement en détournant de nouveau la tête.
Salazar raffermit sa prise et passa une main douce sur sa joue, faisant sursauter le jeune homme.
– Oui, interdire aux autres de t'aimer, en voilà une brillante solution. Voldemort a été privé d'amour et tu sais pertinemment ce qu'il est devenu. Aucun Homme ne peut vivre privé d'amour sans sombrer dans la folie, répliqua-t-il sur le même humains ne sont pas taillés pour être seuls.
Harry releva la tête vers lui, les yeux écarquillés, il n'avait pas pensé les choses comme ça.
– Inverse une minute la situation, si ton ami Ron avait été le Survivant, s'il avait voulu t'éloigner de lui par peur de te perdre. L'aurais-tu laissé faire ?
– Non, murmura Harry.
– Ils prennent les risques sciemment, ils savent ce qu'ils encourent, mais il s'agit d'une guerre. Et dans une guerre il y a forcément des morts. La mort devrait toujours être un choix aussi beau et honorable que celui qu'ont eu tes parents et même ton parrain en hésitant pas une seconde à t'aider au Ministère.
Harry sentit quelques larmes dévaler ses joues.
– Je trouve que mourir pour ceux qu'on aime est la seule façon de mourir qui en vaille la peine, qui ait un sens au fond..., ajouta-t-il après quelques secondes, laissant passer une émotion étrange dans ses yeux devenus pareils à de l'argent en fusion.
Salazar passa un pouce délicat sur le visage du jeune homme, séchant les larmes qui y roulaient inlassablement. Il sentit qu'Harry était prêt à avancer à nouveau, presque.
– Alors oui, j'ai lu dans ton regard que tu avais besoin de quelqu'un. Je ne te juge pas, Harry, je veux seulement te comprendre. Comment aurai-je pu te laisser seul dans le noir ? dit-il d'une voix vibrante d'émotion.
– Merci, murmura le jeune homme en laissant sa tête tomber sur l'épaule de Salazar.
L'homme sut qu'il le remerciait pour toutes ces choses qu'il ne parviendrait sans doute jamais à lui formuler, mais cela le contentait largement. Harry ne s'était pas laissé aller à se reposer sur quelqu'un d'autre depuis des années. Il sentit le sorcier aux yeux argentés poser sa tête par-dessus la sienne, les lèvres contre ses cheveux, il lui murmura des paroles rassurantes, passant ses mains en cercles réconfortants dans son dos. Harry sentit un poids immense s'échapper de ses épaules le temps d'un instant. Il sentait au plus profond de lui qu'il ne serait plus jamais seul.
Il ne sut pas vraiment combien de temps il resta là dans les bras de cet homme dont il ne savait rien hormis des choses atroces venues de légendes. Tout semblait flou mais naturel, comme si sa place avait toujours été là, dans les bras d'un homme censé être mort plusieurs siècles auparavant.
A suivre...
Blabla de J' :
J'espère que ce chapitre vous a plu :D
Alors une question : que pensez-vous des MPREG ? Je ne me suis jamais essayée au genre mais ça pourrait être une expérience rigolote que ce soit dans cette fic ou dans une autre !
Je vous dis rendez-vous au prochain !
Bisous !
Lots of Love,
Jelyel !
PS : corrigé et remanié au 16 Septembre 2015...T_T Maaaaah les fautes que j'ai faites ! Impardonnables !
