From Past, with love...
Le cercle des Reviewers anonymes :
Moony : Tu me fais beaucoup de compliments et je ne peux que te dire un grand merci de m'encourager. J'espère seulement qu'elle continuera à te plaire et que ce rythme continue à te plaire jusqu'au moment où on passera à des choses plus sérieuses ! Merci beaucoup ! A bientôt !
Shishi-sama : Effectivement sorti de son contexte c'est plus dur mais on va dire que…ça rajoute du mystère (ouais ouais xD) ! concernant ta cafetière tu peux toujours lui prêter encore un peu et passer boire un café avec Salazar quand t'en as envie :P ( Je veux bien me faire voler ma cafetière par lui personnellement, enfin par des elfes envoyés par lui…). Mais wah que trois heures par semaines ? Oo M'étonnes pas que ton doc te l'ai interdit ! Courage, je compatis à ta douleur (dixit la fille qui en ce moment-même boit un café). Et merci pour ta review, à bientôt !
Kathreen : Oui j'hésite encore pour le mpreg ! Je verrai, je sais pas comment l'introduire de manière cohérente de toutes façons ^^ contente que la scène du brossage de dents t'ait plu ! Et merci pour ta review ! A bientôt ! =)
Blaidd Drwg : je ne sais pas encore pour le mpreg, je sais pas comment trouver une pirouette pour que ce ne soit ni tiré par les cheveux ni dérangeant pour le personnage:/ Enfin contente que ça t'ait plu ^^ Merci pour ta review !
Luna : Désolée si c'est trop court ^^ Salazar va sortir, dans ce chapitre d'ailleurs il fait une première expédition. Cette idée n'est pas bête pour le mpreg, moi aussi ça me dérangerait que le perso devienne trop féminin, eurk ! Pas possible à imaginer ! T'inquiète pas tu racontes pas te vie, tu donnes un avis très intéressant au contraire (et puis même si tu racontais ta vie, honnêtement ce serait pas grave du tout !)
Enfin merci pour ta review, j'espère que la suite te plaira et à bientôt !
Emilie : Contente qu'il t'ait plu ! Je posterai plus tard cette fic HP/OC ^^ Merci pour ta review en tout cas et à bientôt !
Sasa : Je suis contente que tu aies perçues le chapitre ainsi ! Et aussi que tu trouves l'extrait prometteur ! ^^ Merci pour ta review !
Cary : Merci pour ton avis ! Et ne t'en fais pas je compte bien continuer sur ma lancée ! Le mpreg n'est pas garanti mais je m'y essaierai un jour ^^ Merci en tout cas et à bientôt !
Note
Si quelqu'un n'a pas eu de réponses qu'il me le signale ce n'est en aucun cas volontaire !
Encore merci pour votre enthousiasme et bonne lecture !
Chapitre Septième
Confiance ou contrôle ?
Lorsque l'heure d'aller assister à son premier cours arriva, il grogna et se sépara à regret de l'étreinte du plus vieux. Il lui adressa un faible sourire, soudainement gêné de leur proximité plus intime, somme toute inhabituelle.
– J'aimerai t'accompagner aujourd'hui, lança Salazar en se relevant d'un mouvement vif et gracieux.
Il lui tendit une main qu'Harry saisit aussitôt. Le jeune homme fut remis sur pied avec une étonnante facilité.
– Non, mais vous êtes sérieux ? demanda Harry en le fixant, l'air sceptique.
– Ai-je l'air de plaisanter ? répondit Salazar en se courbant un peu pour que leurs yeux soient à la même hauteur.
« Oui, comme toujours », aurait-il voulu répondre avec, en supplément, un soupçon de moquerie. Mais il fut incapable de le faire avec ce regard troublant ancré dans le sien. Harry eut un léger mouvement de recul, de plus en plus mal à l'aise.
– Oui évidemment ! Et puis comment comptez-vous leur expliquer qui vous êtes ? répliqua Harry en se soustrayant à son regard, faisant mine de tripoter la bougie éteinte près du lit. "Bonjour je suis Salazar Slytherin, vous savez ce terrifiant mage noir dont on parle dans vos livres ! Remerciez votre camarade Potter de vous avoir encore attiré des ennuis !"
– Suis-je réellement un ennui ? Vous me vexez, Monsieur Potter. Et puis, ai-je parlé de me montrer, il me semble que j'ai seulement dit vous accompagner, rétorqua l'adulte avec un sourire en coin.
Soudain, il claqua des mains et se dissipa dans un léger éclat de poussière argentée. Harry resta bouche bée et passa une main tremblante dans les épaisses volutes qui se dissipaient autour de lui et brillaient de moins en moins jusqu'à tout à fait disparaître. Un silence étrange s'installa puis un courant d'air souleva ses cheveux. Une voix suave murmura à son oreille :
– Satisfait, Monsieur Potter ?
Il se retourna vivement mais il n'y avait personne derrière lui. Il recula et heurta soudain un corps chaud, à la fois anguleux et fort. Il se tourna à nouveau et se retrouva face à face avec le fondateur dont les yeux pétillaient follement, fier de son petit effet. Il effectua une courte révérence.
– Comment avez-vous fait ça ?! souffla le plus jeune.
Salazar lui servit un immense sourire et susurra :
– Oh non, quelle impolitesse de ma part… Aurais-je donc fait l'erreur monumentale d'oublier de vous dire que je suis absolument et indubitablement l'un des esprits les plus brillants que cette Terre ait un jour porté ? Mon erreur, mes excuses !
Le jeune homme leva les yeux au ciel. Harry n'était pas le dernier des idiots et il savait pertinemment qu'aucun sort ne permettait de disparaître totalement d'où la valeur de sa cape d'invisibilité. Le charme de désillusion permettait juste de se fondre dans le décor, un peu à la manière d'un caméléon.
Le sorcier vit la stupeur et la curiosité dans les yeux du jeune homme et son sourire s'élargit davantage. Il recula de quelque pas et joua avec la flamme de l'une des bougies. Il prit un air bien plus sombre, accentué par la lueur de la bougie jouant sur la peau pâle de ses pommettes hautes.
Il glissait ses doigts entre les flammes, les traversant sans esquisser la moindre grimace de douleur. Il dansait avec les petites flammèches en leur insufflant juste assez de magie pour qu'elles viennent s'enrouler autour de ses doigts tels des petits serpents.
Il étaitincontestablement un charmeur de serpent. Le charmeur de serpent. Il susurrait des mots en Fourchelang et Harry se sentit à nouveau frissonner en entendant sa voix un peu trop douce, toujours trop rauque. Puis il cessa de murmurer pour lui-même des mots que le jeune homme pouvait à peine saisir et il se tourna vers lui, plantant son regard sur un point fixe derrière le jeune homme.
– Il s'agit d'une sorte de dislocation du corps physique, expliqua-t-il seulement au bout de quelques secondes.
Et Harry le regarda, surpris qu'il ne se lance pas dans un monologue interminable sur son génie ou sur la complexité de cet acte. Le serpent le vit et lui adressa le même regard brûlant d'excuses et d'éloquence que lors de leur conversation sur les raisons qui l'avaient poussé à venir. Il lui cachait certaines choses et Harry se tut, n'insistant pas. Salazar passa une main douce sur sa joue et le plus jeune se détourna, trop perturbé par ses gestes pour faire le moindre commentaire sur l'attitude étrange de son aîné.
– Je peux vous poser une question ? demanda Harry.
– Tu viens déjà de m'en poser une, mais vas-y, je t'en prie, poses-en une seconde, fit le fondateur avec un sourire indulgent et reprenant un air espiègle il ajouta : Et tutoies-moi, étrange petite créature !
Harry lui lança un regard peu amène. Il n'était pas étrange, ni petit... Et encore moins une créature. Et puis le fondateur passait sans cesse du tutoiement au vouvoiement pour l'embrouiller davantage alors il ignora sa demande. Il se retint de ne pas lui tirer la langue en prime.
– S'il s'agit réellement d'une sorte d'éclatement de vos cellules, comment avez-vous pu me parler ? interrogea-t-il.
Le plus vieux éclata de rire, un rire grave, un son qui sonna agréablement dans la pièce quelques secondes. Un son qui provoqua une étrange sensation au creux du ventre du jeune sorcier. Un peu comme s'il perdait pied brusquement, comme lorsqu'on bascule au-dessus du vide, qu'on se retrouve à quelques millimètre du précipice en essayant vainement de récupérer un semblant de stabilité. Et on sent ce frisson d'adrénaline, l'appréhension. Pourtant, immanquablement, on tombe, terrifié, comme un funambule expérimenté qui, pour la première fois, cesse de jouer aux équilibristes sur la corde raide et saute pour de bon dans le vide. Dans le vide… ? Sans doute pas si vide… Non, il ne voulait pas penser à ce que ce pouvait être.
– Question très pertinente ! s'exclama soudain Salazar, le tirant de ses pensées.
Il se pencha en avant et lui fit signe d'approcher. Le jeune homme s'exécuta, méfiant. Il sentit inexplicablement sa poitrine se réchauffer lorsque Salazar se pencha vers son oreille et murmura.
– Magie…
Puis, il se recula tout aussi vite, laissant Harry, sans réelle réponse à sa question, comme deux ronds de flan.
Ils sortirent tous les deux de la pièce et se dirigèrent hors des appartements de Salazar. Ils franchirent le passage et marchèrent dans l'aile abandonnée. Harry observa Salazar, toujours cet indéchiffrable sourire flottant sur ses lèvres. Ça paraissait tellement irréel de le voir évoluer dans les couloirs du château et pourtant il semblait tellement « chez lui ». Avant de franchir le passage secret, le serpent s'arrêta et se tourna vers lui, lui offrant un sourire ravageur.
– Ne t'inquiète pas, je te suivrai de près, lui dit-il avec un clin d'œil.
Il claqua à nouveau des doigts et disparut de la même façon que dans la chambre un peu plus tôt. Harry soupira et sortit la carte afin de vérifier qu'aucun élève ou professeur ne passait à proximité, puis il ouvrit le passage. D'étranges courants d'air le frôlaient, lui donnant la chair de poule et soulevant ses cheveux qui retombaient devant ses yeux, lui brouillant la vision.
– Arrêtez ça, grogna-t-il dans le vide.
Pour seule réponse, une bourrasque un peu plus forte lui envoya sa cravate en pleine figure. Il reprit sa route en maugréant et parvint au dortoir des Gryffindors sans encombre. Il grimpa les escaliers quatre à quatre et débarqua, l'air désordonné, un sourire agité sur les lèvres : Salazar avaient transformé ses bourrasques en brises plus légères qu'une plume et elles lui effleuraient le cou, le chatouillant à chaque fois.
– Harry, mon vieux, y'a un problème ? demanda Ron devant l'air étrange qu'affichait son meilleur ami.
Harry secoua la tête, fusillant du mieux qu'il le put le vide du regard jusqu'à ce que les chatouilles cessèrent. Ron l'observa un moment puis haussa les épaules et se dirigea vers la douche. Puis, il sentit la présence de Salazar s'éloigner, sans doute parti explorer la salle commune.
– Hé Ron, grouille-toi, notre premier cours est avec Snape, lança Harry en voyant son ami s'enfermer dans la salle de bain.
Il avança vers le centre de la pièce.
– Allez les filles ! Debout ! hurla-t-il en mettant ses mains autour de sa bouche pour faire porter sa voix.
Seamus et Dean grognèrent, Neville se tourna sur son flanc droit et émit un ronflement sonore. Harry eut un sourire machiavélique et s'approcha du lit de Seamus. Il ne fallait pas qu'il perde ses vieilles habitudes de dortoir !
– Aguamenti, chuchota-t-il en sentant l'habituel frisson machiavélique du « copain de dortoir aux blagues pourries » le chatouiller agréablement.
Un jet d'eau jaillit de sa baguette et inonda le visage de Seamus qui poussa un hurlement tout sauf masculin en sautant de son lit.
– Mais t'es complètement barré ! s'indigna-t-il, puis il avisa qui lui avait jeté un sort et ses yeux s'écarquillèrent.
Pour la première fois depuis des mois un sourire, certes fourbe, animait les lèvres du Survivant et ses yeux pétillaient à nouveau de leur éclat malicieux.
– Content de te revoir, vieux, lui dit-il en frissonnant un peu à cause de l'eau qui coulait le long de son dos. Tu me revaudras ça par contre !
Seamus se détourna et partit tambouriner à la porte de la salle de bain pour que Ron s'active. "Au suivant", pensa Harry en se dirigeant vers Dean. Il le secoua un peu et Dean le repoussa sans ménagement avant de s'enrouler à nouveau dans sa couverture.
D'un coup de baguette, il lui arracha la couverture.
– Allez dépêche-toi, on a cours dans cinq minutes avec Snape !
Dean jaillit immédiatement de son lit et observa Harry, l'œil suspicieux.
– Tu mens, n'est-ce pas ? dit-il dans un soupir las.
– Evidemment, répondit Harry en levant les yeux ciel. Enfin par pour le cours de Snape, c'est vraiment notre premier cours mais on a encore le temps.
– Sérieusement Neville, comment a-t-il pu éviter Slytherin ?! interrogea Dean, arrachant un sourire mystérieux à Harry qui songea qu'il avait même rencontré Slytherin avec force. Neville ?
Il coula un regard vers le lit du concerné et soupira en voyant qu'il dormait encore.
– Non mais dites-moi que c'est une blague, comment fait-il pour dormir avec tout ce raffut ?
Dean s'avança et avisa Trevor qui somnolait sur la table de nuit de Neville. Il sortit sa baguette et la dirigea vers le crapaud. Il le fit léviter dangereusement vers le lit du dormeur puis il abaissa sa baguette brusquement et laissa la bestiole s'écraser mollement sur son propriétaire. Neville se redressa vivement faisant tomber Trevor qui émit un croassement indigné en direction de son maître. Dean explosa de rire face au regard déphasé de Neville et Harry sourit largement comme cela ne lui était plus arrivé depuis longtemps. C'était bon d'être de retour à sa place ! Et en entier cette fois.
Toute la petite bande finit par descendre bruyamment dans la Grande salle accompagnée d'Hermione et, sans le savoir, de Salazar Slytherin en chair et en... Oui enfin plutôt en tas de molécules invisibles.
Harry remonta dans le dortoir avec les autres. Le serpent avait passé sa journée à lui souffler des choses et d'autres en cours. Il avait été une aide précieuse en potions, le laissant réussir pour la première fois une préparation presque à la perfection, tant et si bien que Snape fut forcé de lui mettre "Effort exceptionnel". Le maître des potions s'en était presque arraché les doigts, faisant crisser sa plume le plus possible sur le parchemin dans un son insupportable. Harry avait dû se retenir de ne pas lancer un regard arrogant à son professeur et avait regagné sa place comme si de rien n'était.
Salazar avait accompagné le cours d'histoire de la magie de l'ennuyeux Professeur Binns d'anecdotes très intéressantes murmurées à son oreille. Il s'était surpris à boire chacune des paroles que le sorcier lui soufflait tandis qu'il avait posé sa tête entre ses bras, assis en apparence seul à un bureau tout au fond de la salle de cours. Il se sentait dans un petit cocon entouré par la chaleur de Salazar qui pressait sa peau ou effleurait son dos régulièrement. Il le sentait parfois effleurer ses cheveux en une caresse aérienne lorsque le plus jeune semblait s'endormir. Il était bercé dans une nuée de coton, dans un nuage de douceur au milieu de toutes ces caresses affectueuses qui le faisaient frissonner de bonheur. Et, pour la première fois de sa vie, il aurait voulu que ce cours dure plus longtemps…
Mais l'heure de retourner au dortoir à la fin de la journée arriva et il suivit dans un état apathique, mais détendu, ses camarades de classe, un sourire accroché aux lèvres. Lorsqu'ils pénétrèrent le dortoir des garçons, il ne savait pas si Salazar était toujours avec lui et, dans le doute, il chuchota :
– Retournez chez vous, j'aimerai pouvoir utiliser la douche du dortoir sans que vous ne me suiviez. Je viendrai sûrement plus tard dans vos appartements, je dois juste m'assurer que personne ne vérifie que je suis dans mon lit ce soir. Enfin si ça ne vous dérange pas...
Aucune réponse. Tant pis. Il récupéra ses affaires et fila s'enfermer dans la salle de bain se sentant, avec écœurement, comme une jeune fille amoureuse. Il tira la langue de dégoût à son reflet puis se sourit pour voir avec bonheur ses joues, moins creuses qu'avant, se soulever jusqu'à ce que ses yeux pétillent de vie. Il se sentait satisfait du tournant que son existence prenait, il arrivait à enfin profiter sans se sentir menacé. Pour la première fois de sa vie, il se sentait totalement libre et en sécurité.
Il se lava rapidement, profitant de la chaleur de l'eau puis, passa un jogging gris sur ses jambes fuselées. Il sortit torse nu, essuyant énergiquement ses cheveux avec une serviette d'un blanc immaculé. Il souhaita la bonne nuit aux autres garçons en train de faire une bataille explosive à même le sol, assis sur quelques coussins. Tandis qu'il se dirigeait vers son lit, il entendit leurs rires quand Seamus perdit et que le jeu lui explosa à la figure. Encore une fois.
Il grimpa sur son baldaquin avec un bonheur tout enfantin dû à la douceur confortable du moelleux de son énorme couverture. Il tira les rideaux en jetant ses habituels charmes, empêchant quiconque d'ouvrir ses rideaux depuis l'extérieur, puis, il lança un sort de silence.
Il attrapa le livre qui traînait sous son oreiller et se cala confortablement, enroulant sa serviette autour de son cou. Il se mit sur le ventre, agitant ses jambes de haut en bas à un rythme lent tout en tentant de retrouver la page où il s'était arrêté. Il venait à peine d'en lire quelques lignes que, soudain, il sentit un courant d'air frôler la peau nue de son dos. Il frissonna, tourna la tête sur le côté et sursauta lorsqu'il vit Salazar en chair et en os, allongé dans la même position à côté de lui.
– Mais vous êtes complètement malade ! S'exclama-t-il et il bénit mentalement les sorts de silence qu'il avait pris soin de poser.
– Evidemment, répondit Salazar, laconique, avec un air mortellement sérieux.
Harry haussa un sourcil sceptique et l'homme lui décocha une légère pichenette sur la joue. Le jeune homme grogna pour la forme en se frottant la joue. Salazar, quant à lui, se redressa et se remit en position assise. Dans son mouvement, il força Harry à en faire de même en le ceinturant doucement tout en le redressant, le contraignant à lâcher son livre.
Il protesta à nouveau pour la forme mais se surprit à savourer ce contact humain, presque taquin. Il n'était pas quelqu'un de tactile et c'était sans doute dû à son enfance chez les Dursley, éloignée du moindre geste affectueux. Il s'était étonné à fuir les contacts physiques qui le mettaient immanquablement mal à l'aise. Il avait su faire un effort avec Hermione pour qui il ressentait une affection doublée d'un fort sentiment de protection. Rien à voir avec de l'amour, il respectait tout ce qu'elle était, mais quiconque les voyait ensemble auraient pu les prendre pour deux membres d'une fratrie très unie. Rien dans leurs gestes ne pouvait prêter à confusion.
Pourtant, ce contact avec Salazar ne le dérangea pas, au contraire, et il se fondit discrètement autant qu'il le put dans la chaleur que le serpent dégageaient. Puis l'homme retira doucement ses bras, chatouillant au passage ses côtes sensibles ce qui arracha un rire nerveux au jeune sorcier. Puis, soudain, Salazar s'éloigna et Harry se tordit le cou pour voir le serpent s'installer confortablement derrière lui, les genoux contre le matelas, assis sur ses talons, surplombant légèrement le jeune homme toujours installé en tailleur.
– Monsieur Potter, me feriez-vous l'honneur de m'accompagner pour une balade nocturne ? dit-t-il avec un sourire charmeur.
A ces mots, il glissa ses mains devant le jeune homme entre l'espace de ses bras, placés le long de son corps, et ses côtes. Harry les lorgna un moment avant d'y glisser ses propres mains. Les longs doigts de Salazar se refermèrent doucement sur les siens. Ils étaient chauds et incroyablement fins.
– Maintenant Harry, je vais te demander d'avoir une confiance absolue en moi, ajouta Salazar la mine sérieuse mais les yeux toujours pétillants.
Harry ne pouvait voir son visage et seules les inflexions dans sa voix lui indiquaient ce qui se trouvait derrière chacun de ses mots. Il acquiesça lentement. Il se surprit lui-même à lui accorder sa confiance si facilement. Pourtant, il ne parvint même pas à regretter cet élan incontrôlable.
– Ferme les yeux, lui souffla-t-il d'une voix onctueuse.
Il ferma doucement ses paupières, la pression sur ses doigts s'accentua et cela lui arracha un sourire étrangement satisfait. Salazar caressa doucement ses mains de ses pouces et murmura d'une voix qui lui parvint comme à travers un voile opaque :
– Cesse de contrôler tes pensées, laisse-les aller. Détend-toi, je suis là…
Il respira profondément et la main de Salazar lâcha l'une de ses mains et se plaça sur son ventre, accompagnant sa respiration plus profonde. Il sursauta. Le contact était intime, mais il ne réussit pas à se sentir gêné s'il abandonnait derrière lui ses pensées en vrac qui s'agitaient à ce contact, ça semblait juste être dans l'ordre des choses. Il se détendit sensiblement tandis que la chaleur de la main de Salazar irradiait dans tout son corps. Il se sentit plus calme que jamais. Ses pensées défilaient dans sa tête à une vitesse ahurissante, des bribes d'idées se propageaient, mais elles étaient trop vagues pour que l'une d'elles l'interpelle réellement. Cette vitesse lui donna l'impression de ne plus rien penser du tout.
Il n'avait jamais tenté de se relaxer à ce point et il apprécia grandement le recul qu'il parvint à prendre sur lui-même. Il avait l'impression étrange d'être connecté à l'homme dont les mains exerçaient une douce pression sur lui. Connecté comme jamais il ne s'était senti connecté à un autre humain. Comme si un lie s'était établi de son corps au sien, de son âme à la sienne.
– Est-ce que tu me fais confiance Harry ? souffla-t-il, sa voix lui parvenant comme la lumière d'un fard au milieu du brouillard.
Harry hocha la tête, sans une once d'hésitation, véritablement sûr de lui. Au plus profond de lui-même. Au plus profond de son âme.
– Alors allons-y, chuchota l'autre.
Le jeune homme sentit une chaleur intense monter dans son corps puis une sensation étrange de fraîcheur, comme si l'air s'insinuait entre chacune de ses molécules, sans la moindre douleur.
A suivre...
Blabla de J' :
Pfffiou je me rends compte après un bilan de mes écrits qu'il y en pas mal où je parle de voyages dans le temps ou au travers des souvenirs. Ça fait peur Oo
Non je n'essaye absolument pas de parler de trucs inintéressants pour éviter de m'excuser platement de ne pas avoir posté plus tôt… Non, non… Mais bon désolée quand même !
J'ai un autre bébé que je garde au chaud mais qui y passera aussi. Il s'agit cette fois d'un HP/SB. J'aimerai faire une fic courte pour celle-là, mais me connaissant je vais lamentablement échouer et me retrouver avec une fic qui me mènera par le bout du nez !
Enfin voilà, tout ça pour dire : ne vous en faites pas, je suis active malgré mes retards :P
A bientôt ! Merci d'avoir lu !
Lots of Love,
Jelyel !
PS : ouiiiii plus qu'un chapitre à remanier ! Yes ! (Jelyel, presque décédée de désespoir au 16 Septembre 2015)
