Bonjour à tous,
Voici un petit moment dans le quotidien de nos deux héros ;)
Pour information, je vais reprendre la publication d'un chapitre par jour car mon histoire est quasiment terminée. Au final, vous aurez environ 45 chapitres (en comptant l'épilogue).
J'espère que vous apprécierez la suite et le dénouement que je prévois pour cette fic.
Très bonne lecture !
Chapitre 38 - Entraînement forcé
Sirius revint au cottage un mois plus tard. Rosie fut surprise de le voir arriver sur une énorme moto volante. Il se posa comme si de rien n'était devant leur maison et retira son casque en ébouriffant ses cheveux. Rosie se jeta littéralement dans ses bras. Il lui avait tellement manqué, sentiment qui avait l'air d'être réciproque puisqu'il la serra pendant de longues minutes.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? lui demanda-t-elle brusquement, en faisant le tour de l'incroyable véhicule.
- Une moto ! répondit-il d'un air fier.
- Une quoi ?
- Une moto, un véhicule moldu, que j'ai trafiqué pour pouvoir voler avec.
- Mais ce n'est pas du tout discret comme moyen de transport !
- Mais si, regarde ! J'ai fait en sorte qu'elle soit invisible des moldus.
Il lui montra un bouton rouge sur le guidon.
- Et ce bouton me permet de rendre la moto silencieuse ! C'est très pratique ! Vu que je n'aime pas trop me déplacer en balai ou transplaner, la moto me convient bien !
Rosie regarda d'un effaré son mari. Il avait de telles idées.
- Si tu veux, je te ferai faire un petit tour, dit-il en lui faisant un clin d'œil et en la prenant dans ses bras.
- Mais surtout pas ! lui lança-t-elle en le repoussant, à moitié énervée par l'attitude inconsidérée de son mari et à moitié impressionnée par son culot.
Elle éclata finalement de rire et le reprit dans ses bras. Puis, elle le fit entrer dans la maison et ne put s'empêcher de lui raconter tous les derniers potins. Elle avait tellement de choses à lui dire : son entrée à l'hôpital de Sainte Mangouste, le guérisseur Stills son tuteur, les relations avec ses collègues (elle ne parla pas du fait que certains la regardaient avec mépris et parfois avec animosité), son déjeuner avec Lily et son mariage prochain avec James.
- Oui, James m'a déjà prévenu, dit Sirius, souriant. D'ailleurs, je serai son témoin !
- Cela ne m'étonne pas ! s'exclama Rosie avec un grand sourire sur les lèvres.
Elle fit asseoir Sirius sur la table de la salle à manger qu'elle avait apprêté pour le dîner. Deux jours auparavant, elle avait reçu un courrier de sa part lui indiquant son arrivée. Elle avait décidé de poser trois jours, n'ayant quasiment pas pris de jours de congés pendant tout le mois afin de pouvoir profiter entièrement de son mari à son retour. Elle s'était mise sur son 31 en s'habillant d'une robe noire moulante et avait préparé un dîner digne d'un restaurant de sa tante. D'ailleurs, elle l'avait contactée un jour plus tôt pour qu'elle lui prodigue quelques conseils sur les plats qu'elle voulait cuisiner.
Sirius regarda les va-et-vients de sa femme entre la cuisine et le salon d'un air intéressé. Il put admirer sa magnifique robe et ses courbes et ne put s'empêcher de l'attraper à un moment où elle lui servait l'entrée et allait repartir dans la cuisine. Il la fit s'asseoir sur ses genoux et l'embrassa passionnément.
- Sirius, ce n'est pas le moment, lança Rosie en voulant le repousser. On va manger.
- Je n'ai pas faim ! dit Sirius. En tout cas, je n'ai pas faim de nourriture, maintenant.
Et il l'embrassa de plus belle et attrapa la fermeture de la robe de Rosie pour la faire descendre jusqu'en bas de son dos. Ses mains firent descendre les bretelles de sa robe.
- Mais… tenta-t-elle.
- Tu es en train de faire cuire quelque chose ? lui demanda-t-il.
- Non, pas vraiment… hésita-t-elle.
- Alors !...
Il lui embrassa le cou, tout en lui caressant la poitrine.
- Tu m'as manqué ! chuchota-t-il.
- Moi aussi, lui répondit-elle avec un sourire sur les lèvres.
Quand Rosie put enfin s'installer sur sa chaise, elle était un peu décoiffée et son maquillage méritait certainement un rafraîchissement mais elle avait un sourire béat sur le visage. Sirius fit finalement honneur à ses plats. Bien qu'il ait dit ne pas avoir faim, il avait grand appétit et trouva le dîner délicieux. Il apprécia encore plus sa tarte aux pommes à la cannelle. Il lui dit même que la tarte était digne des cuisines de Poudlard, ce qui la fit rougir.
- Tu restes combien de jours ? lui demanda Rosie alors qu'ils s'étaient installés devant leur grande cheminée, sur les coussins posés sur le sol. Bien que le temps était encore clément, ils avaient allumé un feu.
Rosie avait posé sa tête sur les genoux de Sirius, qui lui caressait les cheveux.
- Je ne suis pas sûre, peut-être une semaine, répondit-il, l'air pensif.
- J'ai trois jours exclusivement pour toi, on pourra faire ce que tu veux.
Il lui sourit l'air lasse.
- Je veux surtout me reposer, j'aimerais bien me plonger dans un grand bain et ensuite, retrouver la douceur de nos draps pour dormir pendant 24 heures, dit-il l'air fatigué.
En effet, Rosie avait remarqué les cernes autour de ses yeux. Il avait également maigri. Sa mission avait dû être harassante.
- Je te prépare un bain tout de suite, si tu veux, dit Rosie, en se relevant. J'ai reçu de l'apothicaire de la lavande et du tilleul, je pourrai te faire une décoction apaisante en quelques minutes, si tu veux.
- Ma potionniste, s'écria Sirius d'un air tendre en lui relevant une mèche de cheveux.
- Finis ton whisky, le temps que je prépare la potion et fasse couler l'eau.
Elle se releva, alla dans la salle de bain et fit couler de l'eau dans la baignoire. Puis, elle se dirigea vers son petit atelier qu'elle avait aménagé en face de sa chambre et sortit les ingrédients dont elle avait besoin. Elle sortit un chaudron, y fit apparaître de l'eau, puis ajouta différentes huiles, un peu de soude et des feuilles de tilleul et de lavande qu'elle avait initialement broyé. Elle mélangea le tout et en même pas trois minutes, elle avait réalisé sa petite potion. Juste en reniflant le chaudron, elle s'apaisa. Elle retourna dans la salle de bain et versa la potion dans la baignoire. Des bulles de savon jaillirent immédiatement de l'eau et une odeur agréable de plantes envahit la salle de bain. Elle arrêta l'eau et descendit chercher Sirius.
Elle se demanda si elle allait le retrouver en train de dormir, tellement sa fatigue semblait grande mais à son grand soulagement, ce dernier ne s'était pas endormi. Il avait l'air fatigué mais regardait les flammes du feu de cheminée pensivement.
- C'est prêt, lança-t-elle dans sa direction.
Il se releva et Rosie l'emmena et le déshabilla comme un enfant. Il se laissa faire. Quand il fut nu, il commença à la déshabiller aussi.
- Je ne vais quand même pas y aller tout seul, dit-il avec un clin d'œil en voyant le regard d'étonnement de Rosie.
Ils entrèrent dans le bain et elle se plaça dos contre son torse. Il l'entourait de ses bras. Ce simple geste était réconfortant. Brusquement, Rosie se détendit enfin. Cela faisait un mois qu'elle s'inquiétait pour lui, se demandant comment il allait, ce qu'il faisait, s'il n'était pas blessé. Enfin, elle se sentit apaisée.
Le lendemain matin, malgré le temps maussade, ils décidèrent d'aller faire une longue balade au bord de la mer. Ils profitèrent de ce moment simple, se retrouvant tous les deux, après de longues semaines. Rosie voulut qu'elle lui raconte ses missions.
- Bien sûr, tu n'as pas à me donner des noms, ni entrer dans les détails, se rattrapa-t-elle en voyant son air hésitant. Je veux juste savoir ce que tu fais, en gros.
- Il n'y a pas vraiment grand chose à dire, répondit-il dans un soupir.
- Je sais pas, tu pourrais me dire si ta mission consistait à suivre quelqu'un, à t'infiltrer dans un réseau ou encore à affronter d'autres sorciers.
- Je ne vais pas quand même pas te raconter ça. Je peux juste te dire que cette mission consistait à surveiller une personne.
- Tu étais avec James ? demanda-t-elle innocemment.
Sa question le prit au dépourvu.
- Je suis sûr qu'il fait partie de l'Ordre, Lily me l'a presque avoué la dernière fois que je l'ai vu.
- Possible, répondit-il, se renfermant un peu sur lui-même.
Rosie soupira, il n'y avait rien à retirer de ces discussions. Il ne voulait rien lui dire.
- Cet après-midi, il faudra qu'on travaille les Défense Contre les Forces du Mal, dit-il subitement.
- Comment ? s'écria Rosie, ne s'attendant pas à ça.
- Oui, c'est important. J'imagine qu'à l'hôpital, vous ne vous exercez pas beaucoup.
- Même pas du tout, mais pourquoi en aurait-on besoin ?
- C'est complètement stupide, comme si les Mangemorts allaient épargner l'hôpital ! Il faut que tu t'entraînes… Si ce n'est pas tous les jours, au moins deux ou trois fois par semaine.
- Mais je connais tous les sorts de Défense Contre les Forces du Mal.
- Oui, la théorie !
- Aussi, la pratique !
- C'est ce qu'on verra cet après-midi !
Sirius avait pris un ton sans appel. Elle aurait malheureusement droit à un cours particulier de DCFM, qu'elle le veuille ou non. Elle fit la moue. Sirius semblait ne pas la trouver assez douée, ce qui la vexait.
L'après-midi, ils s'installèrent dans le fond de leur jardin.
- On va d'abord tester tes attaques. Tu vas me lancer des sorts informulés et je vais juste me défendre, dit Sirius d'une voix professorale.
Rosie soupira d'exaspération mais s'exécuta néanmoins. Elle se mit en position et lui lança successivement un sort d'immobilisation, de désarmement et de détonation sans montrer beaucoup de conviction. Sirius les para tous facilement.
- Tu ne pourrais pas faire un peu plus d'efforts, Rosie, lui lança-t-il, légèrement énervé. Attaque-moi vraiment !
Rosie souffla à nouveau. Sirius haussa un sourcil. Elle se remit en position ne voulant pas s'attirer ses foudres. Mais il avait raison, elle pouvait faire mieux. Suivirent alors plus rapidement des sorts de stupéfixion, enchaînés par des maléfices explosifs, cuisants, de flagrances ou encore de répulsion. Sirius se défendit avec plus de difficultés cette fois. Il avait un sourire sur le visage, il avait l'air enfin ravi. Il lui fit tout un tas de commentaires qui commencèrent à énerver sérieusement Rosie. Au bout d'une dizaine de minutes, elle avait épuisé tous les sorts inimaginables qu'elle avait en tête et demanda un temps mort.
- C'est parfait ! s'écria Sirius. Maintenant, c'est à moi de t'attaquer et tu vas te défendre.
- Laisse-moi reprendre mon souffle, s'il te plait.
Rosie n'avait pas lancé autant de sorts en si peu de temps depuis longtemps et sa réserve de magie s'épuisait rapidement.
- Tu vois, il faut que tu t'entraînes, lui dit-il, en lui faisant la morale. Si tu te faisais attaquer demain, tu serais vite fatiguée.
- Oui, c'est bon, j'ai compris, rétorqua-t-elle d'une voix acerbe.
- On s'entraînera tous les jours quand je serai là, d'accord ?
- Ai-je le choix ?
- Non, pas vraiment.
Sirius fit un grand sourire en montrant ses belles dents et Rosie eut envie de lui effacer son air réjoui avec un sort de furoncle mais il avait deviné ce qu'elle voulait faire et il para son sortilège sans mal.
- Que vois-je là ? s'exclama-t-il d'une voix ironique. N'est-ce pas une méthode perfide à la Serpentard ?
Rosie lui lança un regard furieux.
- Désolée mais tu m'énerves avec tes "Entraîne-toi plus sérieusement !", "Tes sorts sont trop mous", "T'as perdu la main, Greengrass !". Tu le fais exprès ou tu me provoques ?
- Je le fais exprès ET je te provoque ! répondit Sirius.
- T'es qu'une face de rat, Sirius ! cria Rosie, énervée.
- J'aime ta colère, utilise-là quand tu m'attaques !
- Là, je vais me défendre, ça ne sert plus à rien !
- Attaque-moi à nouveau, alors !
Rosie ne se le fit pas répéter deux fois et cette fois, elle mit plus de rage et de volonté dans ses sorts. Sirius jubilait ce qui la mit encore plus en colère. Elle épuisa en l'espace de vingt minutes toute sa réserve magique et de fatigue, elle trébucha sur le sol. Sirius accourut vers elle et la releva. Elle lui gifla la main.
- Je peux me relever toute seule ! s'exclama-t-elle furieuse.
Et elle marcha à grands pas en titubant un peu vers la maison sans se retourner. Elle se dirigea vers son atelier de potions et sortit une fiole d'énergie qu'elle but d'une traite. Elle se sentit subitement beaucoup mieux. Sirius l'avait suivie et il s'était adossé au chambranle de la porte.
- On a fini l'entraînement ? demanda-t-elle d'un air féroce.
- Oui, répondit Sirius avec calme.
Rosie fut soulagée et s'assit dans son grand fauteuil pour se reposer.
- Pourquoi tu es si en colère ? lui demanda-t-il en s'approchant prudemment d'elle.
Elle lui lança un regard meurtrier, il se ratatina un peu sur ses épaules. Il ne l'avait jamais vue dans un tel état de fureur.
- Parce que tu m'énerves ! lança-t-elle. Tu disparais pendant un mois, tu reviens et tout ce que tu me proposes, c'est de m'entraîner ! J'ai pas pris des jours de congés pour que tu deviennes mon professeur !
- Mais il le faut, Rosie, se défendit-il en s'agenouillant et en se mettant à son niveau. Tu sais très bien que le monde magique est devenu dangereux.
- Je le sais très bien, répondit-elle toujours de cette voix en colère. Mais franchement, Sirius, ne peut-on pas penser à autre chose qu'à Tu-Sais-Qui et le risque potentiel qu'il vienne nous attaquer pendant qu'on dort ? Ne peut-on pas vivre une vie normale ne serait-ce que quelques jours ?
- Il tue des gens pendant leur sommeil, tu sais ça, n'est-ce pas ?
- Bien sûr que je le sais ! Mais nous ne nous voyons quasiment jamais, Sirius ! Je veux faire autre chose que de la magie pendant que tu es là. Si tu veux que je sois prête en cas d'attaque, propose-moi plutôt un professeur de DCFM que je rencontrerai quand tu ne seras pas là, au lieu de m'entraîner et de perdre notre temps précieux à deux !
- Mais qui ?
- Il y en a plein ! Je peux même fonder un club à l'hôpital si ça peut te rassurer !
Sirius fit la grimace, il avait l'air d'avoir une mauvaise opinion de l'aptitude des médicomages en Défense Contre les Forces du Mal.
- Je sais que c'est important pour toi, le rassura-t-elle. Tu ne vis pas avec moi tout le temps, tu as peur pour moi. Mais il va falloir que tu me fasses plus confiance. Je sais attaquer, je sais me défendre. Et si cela peut te rassurer que je voie un professeur de DCFM, celui que tu auras choisi, je le ferai. Mes collègues Wyrma et Christopher pourront même m'accompagner. Mais ne perdons pas notre temps quand on est ensemble. S'il te plait !
Rosie prit ses deux mains dans les siennes et le regarda dans les yeux.
- Je sais que c'est ton rêve de devenir mon professeur et moi ton élève, dit-elle d'un air malicieux. Mais faisons-le à la limite dans l'intimité de notre chambre, pas dans la réalité !
- N'importe quoi, s'écria Sirius avec dédain.
- Cela ne te plairait pas que je remette mon uniforme de Poudlard ? lui demanda-t-elle d'un air taquin. Il me va toujours !
- Je t'ai vu plein de fois en uniforme et je sais ce que ça fait de déshabiller une écolière !
- T'es vraiment pas drôle !
Sirius s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.
- C'est bon, j'ai compris, dit-il finalement. Je vais essayer de me détendre, quand je suis avec toi.
- Promis ?
- Oui, je ferai plus d'efforts !
Rosie approcha son visage du sien et l'embrassa tendrement.
- En revanche, j'ai un peu mal en haut de la jambe, guérisseuse, s'écria-t-il d'un air lubrique. Pourriez-vous me donner un médicament ?
Rosie le dévisagea quelques instants, puis, elle esquissa un sourire.
- Je vais vous chercher ça tout de suite, monsieur !
Et elle sortit de la pièce, le laissant avec sa "blessure" et ouvrit sa grande penderie. Elle sortit une de ses robes de guérisseuse, se déshabilla entièrement, enfila la cape verte et la laissa partiellement ouverte.
- On m'a dit qu'un Monsieur avait mal en haut de la jambe ! dit-elle en entrant dans son atelier.
Sirius la contempla de haut en bas et commença à se déshabiller pour lui montrer ladite blessure.
