Bonjour,
Voici la suite des aventures de nos héros ^^
Bonne lecture !
Chapitre 39 - Mariage, amour et...
Sirius et Rosie transplanèrent ensemble pour aller au mariage de Lily et James. La cérémonie avait lieu dans l'une des propriétés des Potter en bord de mer. Ils arrivèrent dans un bois et Sirius, qui connaissait bien le chemin, la guida vers le domaine. Il lui fit lire un papier indiquant l'adresse exacte et un grand portail apparut devant elle. Ils entrèrent et marchèrent dans une grande allée bordée de petits arbustes. La famille Potter avait l'air prospère, leur propriété n'avait pas à rougir face aux grandes familles sorcières de sang-pur. Rosie avait entendu dire que le père de James avait fait fortune en lançant une potion capillaire.
Ils étaient arrivés tôt, les invités n'étaient pas encore arrivés mais Sirius devait se préparer en tant que témoin du marié. Ils furent accueillis par Fleamont Potter, le père de James. Il lui ressemblait beaucoup mais il avait les cheveux blancs. Rosie savait que les parents de James l'avaient eu sur le tard. Elle les avait rencontrés une seule fois lors de son mariage. Il leur fit un grand sourire.
- Bonjour Sirius ! dit-il. Bonjour Rosie.
- Bonjour M. Potter, dirent-ils.
- Entrez ! James te réclame depuis des heures, Sirius, dit le père d'un air contrit. Il est d'une humeur exécrable depuis ce matin. Euphemia n'arrive pas à le calmer. Il semble qu'il ait perdu une broche qu'il voulait absolument mettre aujourd'hui.
- Ah, ce doit être la broche que Lily lui a offert pour son anniversaire, dit Sirius, pensif. Bon, je monte le voir. Cela ne te dérange pas, Rosie ?
- Pas du tout, vas-y, lui répondit-elle en souriant.
Sirius monta quatre par quatre les marches du grand escalier principal.
- Venez avec moi, Rosie, dit gentiment Fleamont. Remus et Peter sont déjà là. Une tasse de thé vous dirait-il ?
- Avec plaisir ! répondit Rosie.
Elle retrouva Remus et Peter en costume, installés sur le canapé du grand salon. Ils se levèrent dès qu'ils la virent.
- Bonjour Remus, Peter ! lança Rosie en se dirigeant vers les deux amis de Sirius.
Ils lui sourirent. Remus la prit dans ses bras, ce qui la gêna. Peter fut moins expressif et lui fit juste un signe de la main. Elle lui en fut reconnaissante.
- Comment vas-tu ? lui demanda Remus, il avait l'air inquiet.
Rosie se rappela que la dernière fois qu'ils s'étaient vus, c'était lors de son mariage et cela s'était plutôt mal terminé.
- Tout va bien, lui dit-elle en souriant. Mais et toi ? Tu m'as l'air fatigué ?
En effet, Remus avait de grosses cernes sombres autour de ses yeux. Ses vêtements étaient usés et ses cheveux étaient légèrement ébouriffés. Il sentit le regard insistant de Rosie sur sa tenue et il fut embarrassé et tenta de recoiffer ses cheveux.
- Oui, c'est le travail... très fatigant, dit-il simplement.
- Si fatigant que ça ? s'enquit Rosie.
- Oui.
Rosie n'insista pas, il n'avait pas l'air de vouloir parler de son travail, ni des raisons de sa fatigue.
- Et toi, comment ça se passe à Sainte Mangouste ? lui demanda-t-il en changeant de sujet.
- Très bien, répondit-elle tout en remerciant le père de James qui venait de lui servir une tasse de thé. En ce moment, je travaille dans le service des Accidents Matériels. C'est intéressant mais je suis un peu lassée d'écouter les histoires de patients qui ont mal utilisé tel ou tel appareil à cause de leur bêtise : un chaudron mal nettoyé, un balai mal entretenu…
- T'es dure, ça peut arriver à n'importe qui, dit Remus.
- Oui, c'est vrai, je ne suis sûrement pas assez patiente. C'est peut-être bizarre, mais j'ai hâte d'aller dans le prochain service le mois prochain, celui des Blessures par Créatures Vivantes. Je sais que certains patients seront tout aussi stupides mais je suis sûre qu'il y aura des cas plus intéressants. En tout cas, c'est sûr que le service des Accidents Matériels, c'est pas pour moi !
- Tu voudrais plutôt aller dans quel service ?
- Celui des Empoisonnements par Potions et Plantes !
- Cela ne m'étonne pas !
- Malheureusement, je n'irai pas là-bas avant un an ! Je ronge mon frein.
Un homme blond aux yeux verts d'une cinquantaine d'années, en costume noir et cravate, arriva dans le salon. Il avait l'air de ne pas être à sa place et regardait autour de lui avec curiosité. Il sursauta quand un plateau avec des biscuits le dépassa sans que personne ne le tienne pour se poser sur la table basse où étaient assis Remus, Peter, Rosie et Fleamont.
- Ah, Albert, vous voici ! s'écria le père de James. Venez vous asseoir et prendre le thé.
- Merci, dit ce dernier.
Il s'assit sur un grand fauteuil que lui proposa Fleamont et sourit aux trois jeunes gens.
- Bonjour, je suis Albert Evans, le père de Lily, dit-il en se présentant.
Les trois anciens étudiants se présentèrent à leur tour.
- Comment va Lily ? demanda Fleamont, inquiet.
- Elle va mieux, répondit Albert d'un air soucieux. Elle tient le coup. Sa mère finit de la coiffer.
- Que s'est-il passé ? demanda Rosie, alarmée.
- Elle a appris que sa sœur Petunia ne viendrait pas à son mariage, dit-il d'un air triste. Elle a beaucoup pleuré ce matin mais là, ça va mieux. Mes filles ne sont malheureusement pas en très bons termes, ajouta-t-il d'une voix faible.
- Je vais aller la voir, s'écria Rosie en se levant. Où se trouve-t-elle ?
Fleamont lui expliqua le chemin et elle monta les escaliers pour atteindre la deuxième porte du premier étage. Elle toqua. Elle entendit un "entrez".
- Bonjour, lança-t-elle vers les deux femmes qui étaient installées devant le grand miroir.
Elles se retournèrent. Rosie fut frappée par la ressemblance entre les deux femmes : elles avaient toutes les deux les cheveux auburn, seule la couleur de leurs yeux étaient différente.
Malgré les yeux rougies par les larmes de Lily, Rosie la trouva magnifique dans sa robe blanche. La future mariée s'avança vers son amie et Rosie la prit dans ses bras. Lily la serra fort. Elles allèrent s'asseoir sur le petite canapé qui faisait face à la cheminée de la chambre.
- Je vais vous laisser, dit la mère de Lily.
Elles attendirent qu'elle sorte pour parler.
- Ma sœur ne viendra pas, dit simplement Lily.
- Oui, c'est ce que ton père m'a dit, répondit Rosie, en lui prenant la main.
- Je sais qu'on ne s'entend pas bien mais elle aurait pu faire un effort. Je suis quand même venue à son mariage ! Son mari s'est permis d'insulter James pendant la cérémonie. C'est vrai que je ne lui parle plus trop depuis mais elle aurait pu faire cet effort-là pour moi.
Lily bouillait de rage.
- Je suis désolée, Lily, dit simplement Rosie.
- Je suis stupide, dit son amie se rappelant que la famille de Rosie ne s'était pas déplacée pour son propre mariage. Je ne devrais pas m'énerver comme ça, surtout devant toi.
- Pas du tout, ne t'inquiète pas ! Tant pis pour ta soeur, elle ratera un très beau mariage !
Lily sourit.
- Tu es très belle dans cette robe, mais il ne faudrait pas que tu la gâches avec des larmes ! Ce jour doit être le plus beau jour de ta vie !
- Merci, Rosie.
- Je vais t'aider à te remaquiller !
Elle fit asseoir Lily devant le miroir, lui relissa les cheveux, lui posa sa couronne de fleurs et la remaquilla. Quand elle eut fini, on ne voyait plus que Lily avait pleuré.
- Merci beaucoup, Rosie, dit Lily en la prenant dans ses bras.
- De rien.
On toqua à la porte. Le père de Lily entra prudemment.
- Entre, papa, lui dit sa fille avec un grand sourire.
Ce dernier vint vers elles, soulagé.
- Tu vas mieux ? lui demanda-t-il.
- Oui, ça va !
Il la prit dans ses bras. Rosie, se sentant de trop, décida de rejoindre les autres dans le salon. D'autres invités étaient déjà arrivés. Rosie ne connaissait pas la plupart des adultes. Elle reconnut juste une guérisseuse qu'elle avait déjà rencontré dans les couloirs de l'hôpital. Cette dernière lui hocha la tête en la voyant. Elle vit également des anciens élèves de Gryffondor avec qui elle n'avait jamais parlé. Certains la regardaient avec curiosité. Même les étudiants plus âgés connaissaient Rosamund Greengrass et sa réputation dans l'école. Elle vit les professeurs Dumbledore et McGonagall qui discutaient ensemble. Puis, elle remarqua le professeur Slughorn et se dirigea directement vers ce dernier.
- Bonjour professeur ! dit-elle à son attention, elle avait encore du mal à l'appeler Horace.
- Oh, bonjour, Rosamund, lui répondit-il en l'embrassant sur la joue.
- Comment allez-vous ?
- Bien, comme d'habitude.
- Et vous, ma chère ?
- Très bien, professeur.
Le père de James arriva dans le salon.
- Nous devons commencer à nous installer, dit-il à l'attention des invités présents.
Le professeur Slughorn offrit son bras à Rosie qu'elle prit avec un sourire. Fleamont les emmena au fond de la maison, dans une très grande verrière, qui servait certainement de salle à manger. Des chaises avaient été aménagées pour faire face à une petite arche au fond de la salle. Le maître de cérémonie, le même qui avait officié pour le mariage de Rosie et Sirius, était là. Il la reconnut et Rosie se sentit obligée d'aller lui serrer la main. Elle s'installa à côté de Remus et Peter, assis au deuxième rang et attendit que tous les invités arrivent et s'installent. Au bout d'un temps qui lui sembla interminable, elle entendit des brouhaha derrière elle. James et Sirius arrivaient. Ils saluaient les personnes qu'ils rencontraient, souriaient au autres, agitaient la main. Rosie rit sous cape de leur prétendue nonchalance.
Sirius vit enfin Rosie et ne put s'empêcher d'aller l'embrasser en passant à son niveau.
- James a l'air d'avoir retrouvé sa broche, lui chuchota-t-elle en voyant la broche dorée en forme de lys accrochée sur le devant de la veste du futur marié.
- Oui, elle était rangée dans un de ses tiroirs. Il n'avait même pas pensé à lancer un Accio tellement il était stressé, lui répondit-il.
Il la laissa pour aller se placer derrière James, en sa qualité de témoin. Les retardataires arrivèrent enfin, puis, la musique sonna le début de la cérémonie. Tous les invités se levèrent et regardèrent vers la porte d'entrée de la verrière. Une jeune femme au nom d'Alice que Rosie ne connaissait pas mais qu'elle avait déjà vu chez les Gryffondor descendit l'allée avec un petit bouquet de fleurs dans les mains. Puis, au bout de quelques instants, Lily et son père apparurent. Ils avançaient lentement au rythme de la musique. Rosie remarqua que Lily pleurait à nouveau, mais cette fois de bonheur. Heureusement, elle avait ensorcelé son maquillage pour qu'il ne coule pas.
Rosie écouta distraitement le discours du maître de cérémonie car elle n'avait d'yeux que pour Sirius. Ce dernier était toujours aussi beau dans son costume, il se tenait bien droit et ses cheveux mi-longs étaient détachés. Quand Lily dit oui à James, Sirius ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil vers Rosie qui lui sourit en retour. Lui aussi pensait à la même chose.
Tous les invités se levèrent et applaudirent les mariés.
La fête fut fantastique : la nourriture débordait sur les tables, les boissons coulaient à flots, le groupe qu'avait invité les Potter jouait de la très bonne musique et la piste de danse était remplie de danseurs qui se déhanchaient.
- Viens, on va danser ! lança Rosie à Sirius car cela faisait dix minutes qu'elle tapait le rythme du pied.
Ce dernier discutait avec Remus. En voyant que sa femme ne le laisserait pas tranquille, il lança une mine de dépit à son ami en guise d'excuse et se laissa guider vers les danseurs.
- Tu te rappelles de notre première danse ? demanda Sirius.
- Tu veux dire le Charleston ?
- Oui.
Il lui fit les quelques pas dont il se rappelait.
- Mais c'est pas du tout le bon rythme.
- Si, regarde ! s'écria-t-il en ralentissant un peu chaque pas pour suivre le rythme.
- N'importe quoi !
- Allez, fais la même chose que moi ! Tu es obligée ! Tu m'as obligé à venir danser.
Rosie soupira et suivit Sirius dans son délire chorégraphique. Les danseurs autour d'eux les regardaient avec des yeux ronds. Puis, une fille tenta de faire les mêmes pas qu'eux suivies par d'autres personnes. Rosie éclata de rire mais continua de danser du charleston sur du rock sorcier comme tous les autres.
- Tu as vraiment des idées stupides parfois, dit Rosie alors qu'ils dansaient sur un slow.
- Ce n'est pas ce que pensaient les autres !
Rosie leva les yeux au ciel.
- C'est un beau mariage, n'est-ce pas ?
- Oui ! James a adoré mon discours !
- Tu parles !
Sirius avait fait un discours gênant pour le pauvre James. Il avait déballé beaucoup de leur infractions à Poudlard, ce qui l'avait bien fait rire. En même temps, James ne l'avait pas épargné lors de son mariage, c'était sa petite revanche.
- Je veux dire, Lily et James vont bien ensemble, tu ne trouves pas ?
- Oui ! Mais c'était loin d'être gagné. James aime Lily depuis quasiment sa première année à Poudlard mais Lily ne s'est jamais intéressée à lui avant la septième année, peut-être un peu en sixième année. Ils se chamaillaient toujours.
- Quand je les ai vus ensemble pour la première fois, franchement, ils me dégoûtaient.
- Ce n'était pas eux qui te dégoûtaient mais ce qu'ils représentaient.
- C'est vrai.
Sirius enfouit sa tête dans le cou de Rosie et commença à la titiller en lui faisant des petits baisers.
- Arrête Sirius, dit-elle en le repoussant un peu.
- Ça ne te plait pas ? demanda-t-il d'un air innocent.
- Pas ici !
Il lui souffla une proposition indécente dans l'oreille. Rosie rougit mais le suivit quand même.
Sirius fit une surprise à Rosie quand il revint le jour de Noël. Elle avait invité la famille Jenkins à venir fêter cet événement dans le cottage et avait pleuré de joie en le voyant. Ils n'avaient jamais passé de Noël ensemble, ni ne s'étaient offerts de cadeaux auparavant et elle avait été déçue de ne pas l'avoir à ses côtés pour ce moment. Sa joie fut encore plus grande. Sirius lui offrit une broche en or assorties de diamants qu'il avait trouvé chez un bijoutier moldu et Rosie une nouvelle cape car la sienne était usée à force de rapiècement. A chaque fois qu'il revenait de mission, son ancienne cape était toujours dans un état lamentable. Donc, elle avait choisi un vêtement beaucoup plus résistant. Rosie l'avait même ensorcelée pour qu'elle ne s'use plus aussi facilement.
Sirius repartit le lendemain du Nouvel An en lui promettant de revenir rapidement. Malheureusement, il ne revint pas avant un mois.
Dix jours après le départ de son mari, alors qu'elle assistait le guérisseur en chef du département des Accidents Matériels, une infirmière arriva avec un plateau d'un plat chaud inconnu à l'un des patients qu'ils auscultaient. L'odeur était tellement forte que Rosie ne put le supporter et dut s'enfuir dans les toilettes pour aller rendre son maigre petit déjeuner. Ce manège recommença au moins trois fois dans la semaine et désormais, elle se réveillait nauséeuse chaque matin. Rosie n'était jamais malade et petit à petit, une idée prit forme dans sa tête. Elle décida d'aller voir son amie Wyrma.
Quelques jours plus tard, Rosie était allongée en sous-vêtements sur le lit du cabinet de la guérisseuse Winger. Cette dernière avait passé sa baguette sur son ventre et sondait son corps.
- Alors ? demanda Rosie, impatiente. Tu le sens, non ?
- Attends, laisse-moi finir de t'ausculter ! la réprimanda la guérisseuse.
Cette dernière continua. Elle lui prit son pouls, regarda le blanc de ses yeux, sa langue et posa finalement ses mains sur le bas de son ventre en chuchotant une incantation. Puis, elle rouvrit les yeux et regarda Rosie avec un grand sourire sur les lèvres.
- Je confirme, tu es bien enceinte ! dit-elle.
Rosie explosa de joie et prit la guérisseuse dans ses bras.
- Je n'en étais pas sûre, dit-elle. Ce n'est pas facile de s'ausculter soi-même.
- Je pense que tu es environ à quatre semaines.
- C'est ce que je pense aussi, les dates coïncident en tout cas à la dernière venue de Sirius.
- Quand pense-t-il revenir de l'étranger ? demanda Wyrma, qui ne savait pas que le mari de son amie faisait partie de l'Ordre du Phénix. Rosie avait trouvé une excuse pour ses nombreux déplacements.
- Oh, je ne sais pas, il ne me prévient que deux-trois jours avant.
- Tu as le moyen de le contacter ? interrogea la guérisseuse.
- C'est compliqué, je ne peux le contacter qu'en cas d'urgence. Mais je préfère lui dire en face quand il sera de retour. En tout cas, je suis très contente !
- Moi aussi, je suis ravie pour toi !
Rosie se rhabilla et rentra chez elle. Elle avait décidé d'aller voir son amie à la fin de son service, bien que cela faisait deux jours qu'elle voulait s'en assurer. Incertaine au début, désormais, elle avait la confirmation qu'elle était enceinte.
Pendant les deux semaines où elle attendit le retour de Sirius, elle se posa dix-mille questions : avait-elle les capacités d'élever un enfant ? Était-ce censé d'avoir ce bébé alors qu'une guerre faisait rage dans le monde des sorciers ? Pourrait-elle continuer son travail, tout en l'élevant alors que Sirius n'était quasiment pas à la maison ? Pourtant, elle avait envie de le garder, ce bébé. Il était le fruit de leur amour, à elle et Sirius. Elle décida de remettre ses questions à plus tard, quand elle reverrait son mari. Elle ne savait pas comment il réagirait à l'annonce et cela la stressait un peu.
Enfin, Sirius revint, mais l'air extrêmement fatigué et abattu. Il avait appris la mort d'un de ses compagnons et Rosie dut le consoler. Elle n'eut pas le coeur à lui annoncer la nouvelle immédiatement.
Le lendemain matin, très tôt, un phénix apparut au pied de leur lit dans une gerbe de flamme, puis disparut aussitôt. Il eut juste le temps de réveiller le couple. Rosie sursauta en le voyant. Sirius sauta presque du lit pour s'habiller immédiatement. Elle se leva et empoigna sa robe de chambre qu'elle jeta sur ses épaules.
- Que se passe-t-il, Sirius ? lui demanda-t-elle en l'accompagnant pendant qu'il descendait les marches à moitié habillé.
- Réunion d'urgence ! lui répondit-il simplement.
Il sortit dans le jardin, Rosie courut après lui, elle était encore en chaussons.
- Mais tu viens juste d'arriver, s'écria-t-elle, désespérée.
- Je dois y aller, Rosie… dit-il d'une voix ferme.
- Mais quand reviendras-tu ?
- Je ne sais pas. Ce soir, demain, dans deux semaines ?
Son visage était crispé. Cependant, il reprit un peu ses esprits, s'adoucit et se retourna vers elle.
- Je suis désolée, mon amour… souffla-t-il en lui caressant les cheveux.
Ses yeux étaient tristes. Il l'embrassa et la serra dans ses bras. Puis, sans ajouter un mot supplémentaire, il transplana à côté du grand chêne, la laissant dans le froid.
Rosie rentra dans le cottage, les larmes aux yeux. De rage, elle balança ses chaussons mouillés sur le tapis de l'entrée et alla s'allonger sur le canapé pour pleurer. Elle avait froid mais n'eut pas la force d'aller chercher un plaid. Elle était en colère mais se sentait également honteuse. Sirius partait pour la bonne cause. Il se battait pour leurs libertés, il sauvait des gens. Elle ne devait pas ressentir cette fureur qui montait en elle indiciblement jour après jour.
Brusquement, elle sentit des crampes au niveau de son bas-ventre. Elle se tordit de douleur. Non, pas ça ! pensa-t-elle. Elle souleva sa robe de nuit et vit que sa culotte était en sang. Elle était en train de faire une fausse couche.
