Sur ce, l'archange fit apparaître son épée et son bouclier divin. Il prit une position d'attaque, lâcha un cri de guerre anti-démon et passa à l'attaque. Surpris par cette attaque, les démons eurent à peine le temps de s'apercevoir que l'archange les attaquait que, déjà, Élius était mort. Voyant un des leurs gisant par terre, le corps coupé en deux, ils se ressaisirent et attaquèrent Monobro. Les démons étaient farouches, ils attaquaient furieusement et vicieusement. Monobro, ayant déjà vaincu nombre incalculable de démons inférieurs, parait, à la dernière minute, toutes les attaques, à coup d'épée et de bouclier. Voyant que leur adversaire était plus habile et plus rapide qu'eux, les démons eurent un moment d'hésitation. Ce qui leur couta cher, car, le voyant, Monobro attaqua deux des quatre démons, en même temps, l'un avec son épée et l'autre avec son bouclier. Il frappa tellement fort avec son bouclier qu'il coupa net la tête de Darius. Quant à l'autre, il essaya de parer, mais comme Monobro était trop rapide, l'épée atteint sa cible. Par contre, le coup que Phibius avait donné, dans l'espoir de faire dévier la lame, atteignit sa cible et l'archange reçut le coup sur l'épaule, juste en haut du cœur. Le voyant blessé, les deux autres démons retournèrent à l'attaque. Ayant prévu leur offensive, l'archange fit un saut prodigieux et atterrit derrière Phibius. De ce fait, le corps de ce dernier fut transpercé des deux épées que les deux démons avaient destinées à Monobro. Ce dernier renversa le démon qui était devant lui. Il fit tomber les trois démons à la renverse et, par le fait même, les désarma. Alors, il prit son épée à deux mains et trancha la tête de Macius et de Julius, en même temps. Suite à cela, le guerrier céleste rassembla les cinq corps et y mit feu. Après quelques minutes de crémation, il ne restait que des cendres. Alors, Monobro essuya son épée dans l'herbe et alla rejoindre Aurélio et Violine, qui s'étaient éloignés durant le combat. À son approche, le prêtre l'interpella :

• Hé, toi là-bas, qui t'en viens vers nous…

• Tiens, je croyais que j'avais un nom…

• Peut-être sauf que tu es peut-être un démon qui a pris cette apparence, afin de nous tromper et de nous tuer.

• Bon point, mais saches que les démons inférieurs ne peuvent que prendre l'apparence que quelqu'un qui a le même gabarit qu'eux.

• Oui, mais qui nous dit que tu n'es pas un démon médium?

• Eh bien, dans ce cas-là, vous seriez déjà mort…¸

• Ouais, j'avoue…

• Oui, mais, intervint Violine, admettons que nous serions à la recherche de quelque chose qui pourrait vous intéresser, mais que nous seuls pouvons trouver, comment fait-on pour savoir que vous êtes celui que vous prétendez être?

• Euh… Bien, dans ce cas-là, Aurélio n'aurait qu'à me lancer de l'eau bénite en pleine gueule et vous verrez si je suis moi ou non…

À ces mots, Aurélio sortit de sa toge une petite fiole d'eau bénite et la lança sur Monobro. Ce dernier ne broncha même pas lorsque la fiole explosa sur son front. L'eau bénite coula sur les yeux, son nez et ses lèvres. Lorsque l'eau arriva à ses lèvres, l'archange la bue et retrouva les forces qu'il avait perdues lors de la bataille.

• Satisfaite? demanda Monobro à Violine.

• Mais qui êtes-vous pour survivre à un incendie monstre, affronter un maître magicien et tuer cinq démons? questionna l'elfe.

• Bon, mettons les choses au clair! Premièrement, ce n'était pas un maître magicien, mais bien un démon. Deuxièmement, ce qui a trait à l'incendie, c'est moi qui l'ai parti, donc elle ne pouvait pas vraiment me blesser… Troisièmement, ces cinq démons étaient seulement des pauvres démons inférieurs.

• Mais, c'était quand même cinq démons! s'exclama Violine. Et j'imagine que tu n'es pas un lépreux…

• Non, en effet, je ne suis pas un lépreux et mon nom n'est pas Ozvalde. Mais bon, ce n'est pas que discuter avec toi est ennuyant, mais nous ferions mieux de partir d'ici…

• Mais, ils sont bien morts, hein? demanda Aurélio.

• Oui, mais des cendres de démons, en pleine nature, ça attire beaucoup de créatures étranges, la nuit… Et d'ailleurs, il nous reste beaucoup de chemin à faire.

• Oui, bon, rassemblons nos choses.

Sur ces contrefaits, ils entendirent un hurlement à glacer le sang, c'était une bête de la nuit. Horrifiés, le prêtre et l'elfe rassemblèrent rapidement leurs effets et prirent ceux des démons. Monobro, quant à lui, alla chercher les chevaux. Il prit aussi ceux des gardes, avec l'intention de les vendre dans un village prochain. Dès qu'ils furent tous rassemblés et que tous leurs effets eurent été mis sur les chevaux, ils montèrent sur ces derniers et partirent au galop. Après quelques minutes de folle chevauchée, Aurélio regarda par-dessus son épaule et eu juste le temps de voir une main griffue, avant de ressentir une forte douleur au niveau du visage, la main l'avait griffé. La douleur était tellement forte qu'elle lui fit perdre l'équilibre et il tomba de son cheval. Ce dernier, sentant que son cavalier venait de tomber, s'arrêta. Ce fut la dernière réaction du cheval, car la créature à la main griffue le tua. Entendant les cris du cheval qui venait de mourir, Monobro et Violine arrêtèrent leurs chevaux et regardèrent derrière. Ils virent Aurélio étendu par terre, le cheval en train de se faire dévorer et ils virent deux goules qui s'approchaient du prêtre. Voyant que son ami bougeait encore, Monobro fit apparaître son épée, l'enflamma et partit en direction des goules. Arrivé à leur hauteur, il sauta de son cheval et abattit son épée sur la goule la plus proche. Celle qui était en train de manger le cheval leva la tête et, tel un serpent, cracha sur l'archange. Monobro fit aussitôt apparaître son bouclier, qui prit forme juste au moment où l'acide l'atteignit. Comme le bouclier avait des protection magique, l'acide ne lui fit aucun dommage et coula dessus. L'autre goule se jeta alors sur lui. D'un mouvement rapide, le guerrier céleste pivota et, avec son bouclier trempé d'acide, coupa la tête de la goule. Pendant ce temps, celle qui lui avait craché dessus s'était approchée et, au moment où Monobro se retourna pour s'attaquer à elle, elle lui sauta dessus, toutes griffes dehors. La goule lui planta ses griffes proches du cœur. Monobro se jeta sur le ventre, ce qui étourdit la goule et qui enfonça les griffes plus profondément. Alors, Monobro prit la main de la goule et l'extirpa lentement de son torse. Quelques gouttes de sang coulèrent sur sa toge. Au moment où la goule allait reprendre ses esprits et se relever, l'archange empoigna son épée et, d'un coup, lui trancha la tête. Croyant en avoir fini, il alla soigner Aurélio. Il lui mit la main sur le visage et se concentra, ce qui eut pour effets de soigner les plaies que le prêtre avait sur le visage. Seule une fine cicatrice sur le nez témoignait de l'attaque qu'il avait subie. Au moment où le prêtre ouvrit les yeux, il s'écria :

• Attention!

Monobro se retourna et vit que la première goule qu'il avait frappée n'était pas morte. Elle avait reçu le coup sur l'épaule, qui l'avait juste un peu étourdie. Furieuse, elle s'élança sur l'archange, qui se pencha pour prendre son épée. Malheureusement, la goule était déjà sur lui. Le guerrier se ravisa et attrapa les deux bras de la goule, qui visait son cœur, et les tint à distance de son torse. Par contre, la blessure qu'il avait déjà subi à l'épaule, l'étourdissait un peu et ce qui faisait en sorte qu'il avait moins de force face à la goule. Les griffes s'approchaient donc dangereusement de son cœur. Elles allaient le traverser, lorsque Monobro entendit une voix féminine dire :

• Besoin d'aide?

• Légèrement… Si tu pouvais lui couper la tête, ce serait très apprécié… répondit Monobro.

• D'accord!

Violine se pencha, prit l'épée de l'archange et trancha net la tête du monstre. Lorsque Monobro la lâcha, elle tomba par terre, à côté de sa tête.

• Merci! dit l'archange. Maintenant, tu peux me rendre mon épée, s'il te plaît?

Violine regarda l'épée et Monobro. Elle leva alors l'épée et menaça l'archange avec.

• Je ne te la donnerai pas tant que tu ne m'auras pas dit ta réelle identité! s'exclama-t-elle.

• Woh… On se calme! dit Aurélio, en voyant la scène.

• Non! Je veux savoir qui il est vraiment!

• D'accord, mais saches que savoir ma réelle identité pourrait te mettre en danger! l'averti l'archange.

• Ah oui? Pourquoi? Parce que tu es un démon en fuite qui tue les autres démons?

• Non, mais c'est presque ça…

• Mais, est-ce que tu vas me le dire, à la fin!

• Bon, d'accord! Je suis un ange.

• C'est un bon début! Il ne manque que ton nom!

• Je suis l'archange Monobro…

• Je ne te crois pas! dit Violine. Dis-moi la vérité ou je te tue!

• Mais, je viens de te le dire! Tu veux une preuve?

• Oui!

• D'accord, regarde bien!

Sur ces mots, Monobro recula et fit apparaître ses ailes d'archange. Leur blancheur illumina la nuit à un kilomètre à la ronde. Alors, Violine baissa l'épée et le regarda d'un air ahuri.

• Mais… mais… que faites-vous ici?

• Je suis venu ici, dans l'intention de protéger l'espèce humaine et toutes les créatures du Bien, contre les démons qui vont bientôt déferler sur la terre, à cause de leur défaite aux portes du Paradis.

• Quoi? Les démons sont aux portes du Paradis?

• Oui, et ils sont menés par l'ange déchu.

• Et vous vous rendez où exactement?

• À Stonehenge…

• Aux portes de l'Enfer?

• Exactement! Pendant qu'on est dans les discussions de vérité, je me demandais quelque chose… Tu te souviens tout à l'heure, après que j'ai tué les cinq démons, tu as laissé entendre que tu étais à la recherche de quelque chose que les démons voudraient avoir…

• Oh… C'est que… Bon, pour tout vous dire, je suis à la recherche de l'arme divine…

• Ah… D'accord… Et c'est laquelle?

• Quoi, il y en a plusieurs?

• Oui, il y en a une pour presque tous les dieux suprêmes…

• Euh… Je ne voudrais pas vous déranger dans votre discussion, mais comme Monobro l'a fait remarquer tout à l'heure, après l'attaque des démons, il nous reste beaucoup de chemin à faire… intervint Aurélio.

• Oui, tu as raison, il faudrait repartir, dit Monobro, en voyant que le soleil commençait à se lever.

Alors, sans même s'être reposés de la nuit, les trois voyageurs reprirent leur route, vers le village forestier des elfes. Pendant la route, Violine s'informa auprès de Monobro et d'Aurélio, à propos des armes divines. Monobro lui expliqua qu'en tout, il y en avait cinq, un pour tous les dieux du Bien, sauf pour Dieu. Il y a un marteau de pierre et une lance quelque part au Nord, où il neigeait en permanence; un glaive d'or, dans le plus gros désert du monde et un trident et un éclair, dans les pays minoens.

• Chaque arme a quelque chose de spécial, par exemple, le marteau de Thor revient toujours à son possesseur lorsque ce dernier le lance. La lance d'Odin électrifie tous ceux qui touchent la lance, sauf son possesseur. L'éclair de Zeus réapparaît toujours dans la main de celui qui l'a lancé. Le trident de Poséidon transforme en eau tout ce qu'il touche et le glaive d'Horus coupe tout, sans exception, dit Monobro.

• Donc, si je comprends bien, il y a deux armes au Nord, où il neige et en Grèce, mais seulement une dans le désert? demanda Violine.

• En effet, lui répondit Aurélio.

Alors, devant cette réponse, Violine demanda si quelqu'un avait déjà trouvé les armes. Monobro lui répondit que seulement les créatures du Bien pouvaient toucher les armes, donc, si quelqu'un avait trouvé une des armes, elle se trouvait probablement en Atlantide. Aurélio demanda alors à Violine si c'était pour trouver une arme qu'elle allait dans le village des elfes. Elle lui répondit :

• En fait, oui… Car une des personnes dans ma famille me racontait des histoires sur ces armes, lorsque j'étais toute petite. Alors, j'ai l'intention d'aller lui demander si elle a des informations à propos de la localisation d'une des armes.

• Ah d'accord… C'est pour cela! dit Monobro.