From Past, with Love…
Le cercle des reviewers anonymes :
Warren :
Salut ! Moi aussi je suis super contente de la reprendre, j'y croyais pas trop non plus ! xD
Mais oui c'est assez rare les fics avec ce pairing ! Ce qui fait que je me suis amusée comme une folle à l'écrire ! J'ai essayé de me démarquer du peu qu'il y avait en faisant Salazar comme ça, il est une grosse part de l'intrigue ! Contente qu'il te plaise !
OH MON DIEU ! On est d'accord, ces balades rock sont juste…. *_* J'en ai déjà écrit là-dessus et c'est trop bien !
Te force pas sur l'écriture des lemon, ça vient ou ça vient pas, c'est selon le ton général de ta fic !
Moi je suis pour que tu me listes des titres vu que j'adore déjà toutes les chansons dont tu parles ! :D Dis t'as pas un compte ffnet du coup ? :)
Merci beaucoup pour ta review en tout cas ! A bientôt ! Bisous !
morane :
Hey, super bien et toi ? :D
Oh lala mais cette review m'a juste touchée au plus haut point, je sais pas comment te remercier… C'est juste trop sympa, trop trop !
Je suis tellement contente que tu perçoives ma fic comme ça et que tu accroches à ce point ! Je m'en veux de te faire attendre haha !
Ah non mais t'inquiète y a largement eu assez de compliments dans la précédente et alors celle-là détient un record xD
Je suis honorée de détenir une bonne place parmi tes auteurs préférés, ça me touche énormément ! C'est moi qui ai des papillons dans le ventre en lisant ça, je t'assure !
Oui, pour le coup, vous allez avoir un sacré paquet de lecture ! On est encore ensembles pour plusieurs semaines ! Le premier baiser arrive vers le chapitre 20 donc patience :P Le premier baiser, sans spoile, sera… intense :P
Oui, c'est ce que je vois et j'en suis sur les fesses pour parler poliment ! Je suis très heureuse que tu veuilles me suivre et que tu apprécies autant ce que je fais ici ! Ça compte énormément pour moi ! Merci un milliard de fois ! Je pourrais jamais assez te le dire !
Raaah j'ai limite les larmes aux yeux, vilaine :')
MERCI !
Gros gros bisous ! A bientôt et encore merci !
Guest :
La suite arrive :D
Ah bah je dis pas que je suis douée pour en écrire mais j'aime bien me mettre dans une certaine ambiance pour le faire ! Unchained melody fait partie de celles que j'ai dans ma playlist :D Super proposition !
Merci beaucoup !
A bientôt :D
Note :
Merci à tous pour vos nombreuses reviews, je vois que le dernier chapitre vous a frustré, je crois que celui-ci ne va pas arranger mon cas, malheureusement xD
Mais je vous souhaite quand même une bonne lecture !
Rendez-vous en bas !
Musique proposée à la lecture : Falling Down d'Oasis
Chapitre Douzième
La perspicacité d'Hermione
Le lundi de la semaine suivante, il comprit à quel point voir Salazar lui réussissait, il avait repris un peu de poids et n'était plus un immonde squelette prêt à se briser au premier coup de vent. Ses muscles, gagnés au Quidditch, ne semblaient plus être imprimés directement sur ses os. Il n'était pas le seul à remarquer ces changements et le fait qu'il souriait désormais plus facilement n'aidait pas à dissimuler son secret aux yeux aiguisés d'Hermione.
Le jeudi d'après, il demanda à la jeune femme de l'accompagner à la bibliothèque afin de trouver les livres que lui avait demandés Salazar. Et qui mieux qu'Hermione pour l'aider à s'y retrouver dans le labyrinthe qu'était la bibliothèque à ses yeux ?
– Est-ce que les livres moldus t'intéressent aussi ? demanda-t-elle en circulant à pas vifs dans les allées de la bibliothèque. Je peux demander à mes parents de m'envoyer un colis avec les romans incontournables en littérature moldue si tu tiens vraiment à refaire ta culture d !
– Ce serait vraiment bien Hermione, merci de m'aider ! s'exclama-t-il joyeusement en errant parmi les étagères, un peu perdu, suivant la jeune fille au son de sa voix.
Il avait la tête ailleurs et préférait se comporter en légume plutôt que de se laisser abattre à nouveau. Ou de se torturer les méninges avec des choses concernant lesquelles le seul à avoir des réponses était un homme plein à craquer de secrets. Et très intimidant. De cela, les yeux fuyants du jeune homme à chaque remarque à double-sens pouvaient en témoigner.
– Et qu'est-ce que tu me conseillerais comme livres complets sur l'Histoire du monde magique, les avancées en matière de potions, sortilèges, objets magiques, découvertes ? demanda-t-il.
– Suis-moi, lui dit-elle en le prenant par le bras tout en lui décochant un immense sourire.
Elle le traina à travers toute la bibliothèque, lui chargeant les bras de piles de livres bancales.
– C'est parfait, Hermione ! finit-il par lâcher alors que sa tête commençait à disparaître derrière de vieux grimoires.
Elle en ajouta un denier qui s'intitulait « Les contes de Beedle le Barde ». Elle lui adressa un sourire radieux, heureuse que son ami s'intéresse enfin aux livres de cette bibliothèque. Si seulement elle savait pour qui ils étaient… Le croirait-elle seulement ?
Ils passèrent inscrire la liste des livres empruntés sous l'œil méfiant de Mme Pince.
Harry remercia vivement la jeune femme avant de réduire les ouvrages qu'il fourra dans son sac. Il fonça aussi vite qu'il le put jusqu'au passage des appartements de Salazar.
Il s'interdisait depuis plusieurs jours de repenser à l'esquisse de baiser qu'il avait sans doute simplement rêvé. Il ignorait tout de la manière appropriée de se comporter avec Salazar et cela semblait bien trop amuser ce dernier.
Il pénétra l'antichambre avant de faire basculer le passage s'ouvrant sur l'immense couloir. Il marcha un peu au hasard et retomba sur le salon où ils avaient déjà pris le thé plusieurs fois auparavant.
Un sourcil relevé, il appela le fondateur et avança de quelques pas. Pour se figer aussitôt. Une respiration profonde provenait du canapé dissimulé par une sorte d'ancien bar. Un sourire apparut sur son visage et il pénétra la pièce à pas de loup. Lorsqu'il arriva face au confortable sofa, son sourire s'étira et il rit sans trop savoir pourquoi. Salazar semblait profondément endormi, le bras reposant en hauteur sur l'accoudoir. Sa tête avait basculé sur ce bras et des mèches de cheveux lisses et d'un noir d'ébène masquaient l'un de ses yeux fermés. Sa bouche laissait passer un mince filet d'air et ses traits étaient totalement détendus, dénués de toute expression amusée.
Il ne portait qu'une sorte de chemise et un pantalon en tissu fin et Harry s'étonna qu'il n'ait pas froid.
Il ne se souvenait pas l'avoir déjà observé dans une attitude aussi vulnérable. Peu importe les envolées lyriques du fondateur, il dégageait toujours un charisme écrasant qui forçait une écoute avide, il dégageait toujours cette aura de force tranquille, une puissance naturelle et contenue à grande peine.
Harry se doutait de la tempête qui devait se cacher derrière ses intenses yeux argentés. Il en avait eu un aperçu et il soupçonnait le fondateur d'être bien plus que ce qu'il s'acharnait à montrer. Il apparaissait insouciant, sûr de lui et doué d'une certaine malice. Pourtant, le jeune homme n'aurait su dire pourquoi, mais il sentait une tendance sauvage et destructrice latente chez le mage. Un revers de la médaille inquiétant : un revers souffrant, triste et plus sérieux que Snape ne pourrait jamais l'être. De manière singulière, tous ces aspects sombres se contentaient de mettre en relief toute la douceur que le fondateur témoignait à son égard. Une douceur qu'il avait tirée de ses vulnérabilités là où d'autres se seraient effondrés.
Harry approcha lentement et sans pouvoir résister, il saisit une mèche entre ses doigts et en apprécia la texture douce quelques secondes avec de la placer derrière l'oreille étrangement plus pointue que la moyenne du fondateur. Il s'attarda un instant sur ce détail puis haussa les épaules. Sa main se perdit dans l'amas de cheveux noirs et soyeux, et descendit jusqu'aux mèches les plus longues qui reposaient sur son torse.
Le jeune sorcier avait l'esprit dans le vague, plongé dans la contemplation de l'homme assoupi. Ses yeux, d'abord, glissèrent sur son visage aux traits fins. Son regard, alors, dériva sur le nez droit, puis sur les joues aux pommettes saillantes et, enfin, sur le sourire entre indulgence et moquerie… Quoi ?! Harry recula d'un bond, si vite qu'il eut l'impression de sortir de sa peau.
– Mais je t'en prie, continue, susurra Salazar.
Harry détourna la tête et s'appliqua à se composer un visage plus serein. Oui, il fuyait, mais au vu des évènements récents, la meilleure solution était sans doute le repli. Il marmonna quelques mots dans sa barbe et se réfugia à toute vitesse près de la machine à café, replaçant nerveusement une mèche de ses cheveux bruns derrière ses oreilles pour masquer son trouble pourtant apparent. Quand il eut lancé l'appareil, il osa se retourner de nouveau.
Il jeta un œil au serpent qui s'étira comme un chat avant de se laisser retomber dans le fauteuil. Et Harry soupira intérieurement parce que même en s'affalant sans grâce dans un canapé, le fondateur conservait cette classe indéniable qui n'appartenait qu'à lui.
– Approchez monsieur Potter, lui lança-t-il soudain.
Harry leva un sourcil à son attention dans une interrogation évidente. Le fondateur lui répondit par un haussement de sourcil évocateur. Le jeune homme roula des yeux et avança d'un pas prudent.
– Que voulez-vous ? demanda-t-il d'une voix méfiante.
– Approchez, je ne vais pas vous manger, assura Salazar avec un sourire en coin un peu carnassier.
– Pourquoi j'ai l'impression que je vais encore me faire piéger d'une manière ou d'une autre.
– Je ne sais pas… ? Une supposition hasardeuse ? proposa Salazar, son air moqueur à peine masqué.
Harry approcha davantage et seuls quelques centimètres les séparaient.
– Je vous préviens, si vous…
Soudain Salazar saisit son poignet d'un mouvement vif et le fit basculer sur lui en une fraction de seconde. Harry, étonné par ce mouvement et par la simplicité avec laquelle il l'avait déséquilibré, resta un instant les yeux écarquillés, raide comme un piquet. A moitié avachi sur le fondateur, obligé de se raccrocher à un pan de sa chemise pour ne pas se s'écrouler, il était mortifié.
Il tourna un peu la tête vers le fondateur. Un instant, il hésita à déguerpir au plus vite, mais l'autre ne semblait nullement gêné, aussi s'appliqua-t-il à ne pas agir comme une biche effarouchée.
– Vous aviez dit que vous ne me mangeriez pas, plaisanta-t-il pour se redonner une contenance.
Salazar le maintenait fermement contre son torse, entravant tout mouvement effectué dans le but de se libérer de l'étreinte. Harry avait le nez perdu dans les cheveux si longs du fondateur et ses jambes étaient tellement entremêlées aux siennes qu'il ne savait plus exactement quelle partie appartenait à qui.
Peut-être n'avait-il donc pas rêvé ce « presque baiser »… ?
Le souvenir ressurgit avec une violence soudaine, étouffé par son déni et les sensations qui menaçaient d'exploser.
– J'ai menti, souffla Salazar dans son cou, caressant de son nez la tâche de naissance qu'Harry avait à la base de la gorge et qu'il avait déjà remarquée.
Harry grogna et essaya de bouger, mais en vain.
– J'avais froid et il n'y avait aucun vêtement chaud à proximité.
Harry releva le nez sous l'impulsion d'une remarque sèche qui brûlait de sortir et lui lança un regard peu amène, leur visage à seulement quelques centimètres l'un de l'autre
– Alors vous vous êtes naturellement dit qu'une couverture en peau d'Harry ferait l'affaire, marmonna le plus jeune, son expression revêche dissimulant son trouble. Vous ne manquez vraiment pas d'air.
– Exactement, ta température corporelle est idéale bien qu'un peu plus élevée que la normale si je ne me trompe pas… ? souleva-t-il, un instant concentré.
Vu le torrent de lave qu'Harry sentait couler dans ses veines, cela n'avait rien d'étonnant. Non, c'était plutôt gênant en fait.
– Je vais prendre ça comme un compliment, répliqua-t-il en évitant les yeux du fondateur.
C'était chose compliquée lorsqu'ils flamboyaient à une distance infime des siens !
Bientôt, Harry sentit la pression exercée sur son corps se relâcher peu à peu et il échappa à son bourreau à une telle vitesse qu'il manqua de perdre équilibre. Il fouilla un instant dans son sac et en sortit tous les livres réduits par ses soins.
– Tenez, je vous ai trouvé ce que vous souhaitiez, une amie m'a même proposé des livres classiques moldus, lança-t-il en agrandissant un par un tous les ouvrages.
Salazar approcha de la table du salon d'un air intrigué. Il se pencha par-dessus le jeune homme et observa avec attention les titres de chacun des livres, murmurant des choses pour lui-même concernant ce que cela lui évoquait. Il y surprit même quelques mots d'une langue qu'il ne connaissait pas. Harry pouvait sentir son souffle chaud dans ses cheveux et malgré les frissons que cela provoqua, il se sentit inexplicablement à l'aise…
– C'est parfait, je te remercie, en prendre connaissance ne devrait pas être chose bien longue ! s'exclama l'adulte en saisissant entre ses mains fines l'un des exemplaire d'Histoire de la magie.
Harry hocha simplement la tête en réponse, pas certain que sa voix assure le relais entre ce qu'il souhaitait dire et le serpent qui observait le livre d'un air fasciné.
– Bon alors si c'est tout ce que vous vouliez, je repasserai plus tard…, déclara Harry en reculant peu à peu vers la sortie.
Le fondateur lui adressa un sourire et saisit entre ses mains le livre de contes.
– A plus tard alors, lança Harry en quittant la pièce.
Il n'attendit aucune réponse et fila à travers les couloirs.
Sa journée de cours fut d'un ennui total et il aurait souhaité que Salazar lui souffle à nouveau des événements historiques au creux de l'oreille pendant l'assommant cours de M. Binns. Ses pensées filaient sans arrêt vers le fondateur et son sourire quasi irréel. Il parvenait à grande peine à l'empêcher de prendre toute la place dans son esprit.
Il soupira longuement, s'attirant le regard inquiet d'Hermione, assise à quelques places de lui. Ron dormait depuis déjà une heure et un doux ronflement s'élevait dans la classe somnolente. Harry lui jeta un regard amusé puis soupira encore, passant une main lasse dans ses cheveux qu'il avait un peu raccourci récemment.
Hermione lui lança une œillade éloquente. Elle se leva discrètement de sa place pendant que le fantôme leur tournait le dos en parlant de sa voix morne et sans couleur. Elle avança jusqu'à lui en se courbant pour ne pas déranger les élèves et surtout pour n'en alarmer aucun. Dean et Seamus lui lancèrent un regard paresseux avant de replonger sur leur bureau pour continuer leur sieste. Parvati et Lavande complétaient un devoir de divination et ne lui prêtèrent aucune sorte d'attention.
Hermione s'installa aux côtés de son meilleur ami qui avait une joue posée sur le bureau de façon à pouvoir quand même discuter avec elle. Elle tendit une main légère et retira les quelques mèches noires et douces qui lui étaient tombées devant les yeux. Il lui fit un petit sourire qu'elle lui rendit et elle posa également sa tête sur le bureau de manière à pouvoir l'observer et lui parler.
– Que se passe-t-il Harry ? chuchota-t-elle.
D'un mouvement vif, Harry sortit sa baguette et lança un sort de silence autour d'eux.
– De quoi tu parles Hermione ? demanda-t-il l'air innocent.
– Tu soupires plus qu'une fille énamourée et ton comportement a changé ces derniers temps. De manière plutôt positive… Je voudrais juste savoir à quoi sont dus ces changements, répondit-elle d'un ton qu'elle voulut détaché.
Harry fronça les sourcils en sentant le « à qui » à peine dissimulé pour remplacer son subtil « à quoi ».
– Pourquoi poser la question si tu connais déjà la réponse ? interrogea-t-il en donnant une légère pichenette sur son petit nez retroussé.
Elle grogna pour la forme et soupira à son tour.
– Parce que j'aimerais l'entendre de ta bouche. Deviner c'est bien, mais tu es mon meilleur ami et si je ne peux pas en parler avec toi, ça va me contrarier, répliqua-t-elle en lui lançant un bref sourire.
Il hocha la tête, mais hésita un instant.
– J'ai rencontré quelqu'un et je côtoie cette personne depuis un moment, il s'agit d'une relation plus que platonique ne t'en fais pas, mentit-il en se tortillant, mal à l'aise, malgré lui. Mais cette personne m'a aidée, bien plus que je ne pourrais l'expliquer.
Hermione le regarda, surprise qu'il passe aux aveux si facilement. Il ruminait ça depuis tellement longtemps qu'il se sentait au bord de l'explosion.
– Cette personne ne fait pas partie des élèves de Poudlard, n'est-ce pas ? interrogea-t-elle en jouant avec l'une de ses propres mèches de cheveux châtains.
– Non, pas vraiment, souffla le jeune homme en pâlissant un peu. Comment le sais-tu ?
Hermione eut un sourire indulgent et ses grands yeux noisette pétillèrent davantage.
– Harry, je serais enchantée à l'idée que tu veuilles refaire ta culture sorcière et moldue d pourtant c'est un rêve qui appartient bien plus à l'utopie qu'à la réalité. Ces livres étaient évidemment pour une tierce personne qui n'aurait pas accès aux livres de la bibliothèque de Poudlard, récita Hermione sur le ton de l'évidence.
Harry lui lança un regard désespéré. Si seulement elle savait de qui il s'agissait. Il la fixa un moment et l'éclat dans ses yeux changea brutalement.
– Je ne suis pas rassurée Harry. Quelqu'un que nous ne connaissons pas et qui vit en dehors de Poudlard a une influence sur toi. Ce n'est pas ce que j'appelle une situation totalement positive. Je m'inquiète pour toi, murmura-t-elle.
A nouveau, il sentit une culpabilité sourde monter en lui à mesure qu'il voyait dans son regard l'étendue du souci qu'elle se faisait pour lui. Quelque part il avait envie depuis le début qu'Hermione devine simplement tout, afin de lui éviter de devoir s'expliquer. Mais jamais elle ne devinerait qui exactement… Même lui avait du mal à y croire.
– Regarde-moi, murmura-t-il doucement et elle releva les yeux sur lui. Je peux te promettre, Hermione, que cette personne est absolument digne de confiance. Si je devais confier tout ce qu'il reste de moi à quelqu'un… Ce serait à cette personne, sans la moindre hésitation, et savoir ça alors que… Enfn c'est absolument terrifiant, crois-moi. Mais ce n'est pas quelqu'un de maléfique, je t'assure.
Elle le fixa un long moment, tentant de détecter il ne savait trop quoi sur son visage. Ce qu'elle vit sembla la satisfaire puisque son regard se fit moins inquisiteur et perçant.
– Alors qu'est-ce qui te fait soupirer comme ça ? demanda-t-elle doucement en jouant distraitement avec la plume que le brun avait posée sur le bureau.
Il se frotta un instant les paupières, tentant de faire le point sur ce qui effectivement le rendait à la fois maussade et en attente de plus.
– Hermione, j'ai l'impression d'être Cendrillon quand elle perd sa foutue chaussure.
Elle haussa un sourcil et le coin de sa lèvre s'étira en un sourire amusé.
– Comme une princesse en détresse ? se moqua-t-elle gentiment.
Il leva les yeux au ciel.
– D'accord, la métaphore était nulle, mais j'ai compris l'idée. Qui est cette personne qui t'embrouilles autant l'esprit ? demanda-t-elle, un sourire dans la voix. J'aimerais vraiment savoir…
– Si tu savais…, murmura-t-il si bas qu'elle n'entendit qu'à peine sa réponse.
Soudain, un souffle irréel caressa sa nuque et il frémit avant de sursauter lorsqu'une voix douce lui murmura à l'oreille :
« Rendez-vous ce soir Monsieur Potter, j'ai un monticule de choses à vous montrer ! »
Il plaqua sa main sur sa peau, l'air horrifiée et Hermione le regarda étrangement.
– Désolé, une mouche me tournait autour, fit-il avec un sourire d'excuse.
Un hoquet outré lui parvint en pensée et il se retint de lever les yeux au ciel. Puis la panique l'envahit. Depuis quand ce fichu serpent était-il dans cette pièce ?! Son cœur s'accéléra et il aurait certainement hyperventilé si le regard d'Hermione ne l'avait pas ramené les deux pieds sur terre. Elle l'observait toujours, les yeux plissés, puis elle détourna le regard et le posa de manière automatique sur Ron.
Elle s'apprêtait à le relancer sur le sujet lorsque la sonnerie retentit enfin. Harry balança ses affaires à toute vitesse dans son sac et fila hors de la salle sous le regard mi-inquiet, mi-complice de sa meilleure amie.
Ron lui lança un coup d'œil confus, tout juste éveillé de sa sieste, puis haussa les épaules avant de suivre Hermione sur le chemin de la sortie.
Harry parcourut les dédales de couloir d'un pas vif, évitant Malfoy qui fonçait dans le sens inverse. Perdu dans ses pensées, il le percuta un peu de son épaule.
– Ah, excuse-moi, Malfoy, lui dit-il, absent, avant de continuer sa route.
Il se figea quatre couloirs plus loin et haussa un sourcil avant de les froncer.
– « Excuse-moi, Malfoy » répéta-t-il, horrifié.
Par Merlin, il n'était vraiment pas dans son assiette. Il secoua la tête et continua son chemin.
Il vérifia que personne ne le suivait et s'engouffra dans le passage secret. Puis il courut jusqu'à l'entrée de son petit monde.
A suivre…
Blabla de J' :
Voilà pour le chapitre 2 ! Un léger rapprochement comme vous pouvez le voir, mais dur de savoir ce que ça signifie avec Salazar haha !
Le prochain fera encore partie des anciens et le 14 je crois qu'il est nourri d'un peu des deux ! J'ai hâte d'arriver à celui-là xD J'en peux plus de corriger mes vieux machins !
Question du jour : C'est quoi le couple le plus improbable sur lequel vous avez pu trouver une fic ?
Sur ce, je vous fais d'énormes bisous et j'espère que vous êtes pour la plupart en vacances, prêts à vous reposer comme mérité :P
Lots of love,
Jelyel
