À la fin de du récit, Violine se leva et demanda à voir la jeune femme et le sorcier suprême. Ce dernier apparu soudainement devant elle, en lui faisant peur, alors que Raphaëlle cognait justement à la porte. Après avoir fait entrer la jeune femme, le guerrier céleste fit les présentations. L'elfe s'adressa ensuite à Nabil :
• Donc, si j'ai bien compris, M. Yharrassarry…
• Appelez-moi Nabil… l'interrompu celui-ci.
• Donc, comme je disais, si j'ai bien compris, Nabil, vous êtes les plus grands êtres magiques qui puissent exister sur terre?
• Je n'irai pas jusque-là, mais oui, c'est à peu près cela… Pourquoi?
• Donc, vous pourriez nous éviter plusieurs jours de marche, en nous envoyant directement à la forêt des elfes? dit Violine.
• Oui, je pourrais, mais je ne ferai pas… commença le Sorcier suprême.
• Pourquoi? demanda Raphaëlle.
• Si tu m'avais laissé finir, tu l'aurais su… Donc, comme je disais, je ne le ferai pas, pas tout de suite, puisqu'il faut que Violine se repose un peu, avant de pouvoir repartir.
Après avoir dit cela, Nabil sortit. Quelques secondes plus tard, Monobro sortit à sa suite, laissant Violine avec Raphaëlle. Pendant qu'elles apprenaient à se connaître, Monobro rattrapa Nabil et lui demanda :
• Quelle est la vraie raison de ce refus?
• Parce qu'il y a encore quelques petites parcelles de magie maléfique en Violine… Et aussi, parce que si vous partez, l'un de vous mourra bientôt. Au fait, je voulais te montrer quelque chose…
• Ah oui? C'est quoi?
• Je vais te montrer! Dit le Sorcier, en lui tendant la main.
L'archange la lui prit et tous deux disparurent, pour réapparaitre quelques secondes plus tard devant une porte métallique avec des gravures. On pouvait y lire un ancien avertissement. En le regardant, Monobro demande à Nabil ce que c'était et où ils étaient.
• Derrière cette porte se trouve une multitude de passé et d'avenir… C'est aussi une porte qui peut donner accès à n'importe quel endroit… Mais, ce que je veux te montrer est ceci…
Il ouvrit la porte et devant eu se trouvait une vision un peu flou d'une grande ville.
• Voici Babylone… Une vieille connaissance y habite et m'a fait parvenir des nouvelles inquiétantes… Il semblerait que le Mal grouille dans la ville, autour de son Église… Des rumeurs circule disant qu'un démon veut construire une tour tellement haute qui donnerait accès au Paradis...
• Mais c'est impossible! Aucune tour ne pourrait être assez haute pour y accéder!
• Je sais, c'est ce que je me dis… Mais, si tu as le temps, après ta mission… Penses-tu que tu pourrais vérifier?
Étonné par sa demande, Monobro lui demanda pourquoi il ne le faisait pas.
• Eh bien, c'est que je dois m'occuper d'autres menaces plus urgentes… Des monstres venants d'autres dimensions, des êtres venant de d'autres mondes… D'ailleurs, je me suis déjà trop attarder pour vous aider… Je devrai bientôt repartir!
• D'accord, alors si je peux, j'irai vérifier!
• Merci!
Ils disparurent de nouveau pour réapparaitre d'où ils étaient partis. À peine eurent-ils apparu que Violine et Raphaëlle leurs crièrent après sous prétexte qu'ils étaient partis sans les informés et que cela faisait une heure qu'ils les cherchaient. Pour leur défense, Monobro et Nabil dirent qu'ils étaient désolés et que la prochaine fois ils les avertiraient.
Pendant leur dispute, Nabil eut le temps de sonder Violine, pour voir si la magie maléfique était totalement disparue. Alors, comme c'était le cas, le Sorcier suprême leur dit que pour se faire pardonner, il était prêt à les faire apparaître près de la forêt des elfes, à l'instant. Monobro le regarda suspicieux et Nabil, sans même utilisé la parole, lui fit comprendre que Violine ne courrait plus aucun danger. Le sorcier leur donna dix minutes pour faire leurs bagages. Lorsque le temps fut écoulé, Nabil attendait les trois voyageurs dans le portique. Il leur demanda s'ils étaient prêts, ce à quoi ils répondirent par l'affirmative. C'est à ce moment que Raphaëlle dit :
• Oui, mais nos chevaux?
• Ne vous inquiétez pas pour eux, je vous les enverrai.
Joignant les gestes à la parole, Nabil les fit disparaître. Lorsqu'ils réapparurent dans une plaine, en face d'une forêt qui paraissait assez profonde, ils entendirent la voix du Sorcier suprême dans leur tête. Chacun avait un message différent. Pour Monobro, ce fut : « Monobro, j'ai été heureux de te revoir. Si tu ne survis pas à ta rencontre avec Lucifer, reviens me voir et je t'aiderai… Sinon, eh bien n'oublie pas Babylone! ». Pour Violine, ce fut : « Violine, après les mésaventures que tu as vécues avec Monobro, tes pouvoirs sur la nature sont plus puissants, grâce au démon et au sorcier. Mais utilise-les toujours dans un esprit bénéfique. ». Finalement, Raphaëlle entendit : « Raph, je te félicite pour les progrès que tu as faits dans la magie de l'air, et souviens-toi de toujours faire attention à l'énergie que tu dépenses. J'ai été heureux d'avoir été ton professeur! ». Tous trois, un peu intrigué par les paroles du sorcier, furent surpris de constater qu'ils étaient en face d'un lac. Ils furent encore plus surpris de constater que l'eau du lac ne semblait pas normale. En effet, elle était complètement noire. Voyant l'étrange phénomène aquatique, l'archange regarda Violine et la questionna du regard. Cette dernière lui répondit qu'elle n'avait jamais vu ce lac aussi sombre. Ne craignant rien, Monobro s'approcha de la rive et, arrivé à quelques centimètres de l'eau, se pencha et mit de l'eau dans sa paume. C'est alors qu'un elfe sorti de nul part s'écria :
• NON, NE BUVEZ PAS CETTE EAU! Elle n'est pas bonne… Les dernières personnes qui en ont bu sont mortes dans d'atroces souffrances!
• En fait, je ne voulais pas la boire… Je voulais juste la regarder…
Voyant que ni Monobro, ni Raphaëlle n'étaient des elfes, l'elfe qui avait crié sortit son épée et dit :
• Qui êtes-vous? Comment avez-vous pu traverser la frontière?
• Euh… En fait, on est apparu ici… On ne voulait pas traverser votre frontière sans autorisation… dit Violine.
• C'est ça oui… Dites plutôt que vous êtes des démons qui sont venus répandre le Mal dans notre belle forêt elfique! dit l'elfe.
Il regarda rapidement les trois voyageurs, afin de trouver qui attaquer pour leur faire avouer leur appartenance démoniaque. Il regarda Violine en premier et vit qu'elle portait des épées courtes à sa hanche et qu'elle était prête à se défendre. Ensuite, l'elfe regarda Monobro et une intuition lui souffla que, même s'il n'était pas armé, il pourrait facilement se défendre et le désarmer. Pour finir, son regard se posa sur Raphaëlle et vit qu'elle n'avait qu'une hallebarde, attachée dans son dos. De plus, elle paraissait la plus fragile des trois et elle semblait ne se douter de rien de ce qui allait arriver, alors que les deux autres étaient prêts à toute éventualité. Il s'élança à toute vitesse, vers la jeune femme. Celle-ci en fut à peine surprise et lorsqu'il fut assez près d'elle, elle fit un mouvement de la main, comme pour chasser un moustique, et l'elfe s'envola. Ce dernier n'eut pas le temps de s'étonner de l'attaque magique qu'il percuta un arbre et perdit connaissance. C'est à ce moment-là que de sombres tentacules sortirent du lac et s'élancèrent vers l'elfe inconscient. En voyant les tentacules s'approcher de l'elfe, Monobro fit apparaître son épée et s'attaqua aux tentacules. À peine en eut-il coupé deux que quatre autres sortirent de l'eau, pour le repousser. Alors que l'archange était occupé à combattre les tentacules qui tentaient de le faire reculer, deux autres s'emparèrent de l'elfe et le traînèrent vers l'eau. Voyant cela, Violine et Raphaëlle sortirent leurs armes et passèrent à l'attaque. Malheureusement, à chaque fois qu'un tentacule était coupé, deux autres sortaient de l'eau. Ce qui fit en sorte que les trois combattants furent rapidement dépassés et ne purent empêcher l'elfe d'entrer dans l'eau. Fâcher d'avoir laissé cela arrivé, Monobro fit apparaître ses ailes, s'envola rapidement et dès qu'il fut à une hauteur raisonnable, il s'élança vers le lac. Il percuta l'eau, l'épée en avant, prêt à tuer la bête qui perturbait le lac et les elfes. Il arriva rapidement dans le fond du lac et, grâce à ses pouvoirs, se fit une bulle d'air autour de la tête pour pouvoir respirer. Il regarda autour de lui, à la recherche des tentacules ou de l'elfe. Il les vit, au moment où ils entrèrent dans une grotte. Il essaya d'avancer rapidement dans l'eau, mais comme l'eau lui offrait de la résistance, il déploya ses ailes et se propulsa vers la grotte. Lorsqu'il y entra, ce qu'il vit l'horrifia : il y avait des dizaines de cadavres en décomposition qui flottaient un peu partout. Malgré l'horreur de la situation, il continua d'avancer vers ce qu'il croyait être le fond de la caverne. En fait, c'était plutôt une pente qu'il gravit sans trop de difficulté et il se rendit compte que c'était une grotte immergée, qui ressortait probablement quelques parts dans la forêt, puisqu'il sentit un courant d'air sur son visage. Il continua son avancé et, lorsqu'il entendit un bruit bizarre et un cri d'épouvante, se précipita au fond de la grotte pour voir ce qui se passait. Lorsqu'il y arriva, il eut un haut-le-cœur en voyant ce qu'il y avait : le sol était recouvert de cadavre semi-décomposé et non entier. Au fond, l'elfe était là, toujours inconscient, mais vivant, en face d'une créature hideuse, couverte d'écailles. Il était entouré d'autre elfe rachitique, qui avait peur de la créature. Celle-ci était en train de manger un bras. Au sol, en face d'elle se tenait un autre elfe encore vivant, mais gémissant et pleurant, dans une mare de sang, un bras en moins. Voyant cela, Monobro cria et s'élança vers la créature. Ne comprenant pas tout de suite, ce qui se passait, elle arrêta de manger et leva la tête dans la direction de l'archange. Voyant ce qui fonçait vers elle, des tentacules sortirent de son dos et attaquèrent l'archange. Sachant ce qui arriverait s'il en coupait une, Monobro les évita, en exécuta plusieurs figures acrobatiques, pour finalement arriver devant le monstre. Lorsqu'il fut devant lui, toutes ses tentacules étaient entrelacés et prise entre elle. Le guerrier leva son épée et l'abattit sur la tête de la créature, qui tomba, le crâne fracturé. Monobro se tourna ensuite vers les elfes et vit la joie commencée à se peindre sur leur visage, pour rapidement se décomposer dans un visage de peur et d'incompréhension. Se demandant ce qui pouvait leur faire de nouveau peur, Monobro se retourna… pour être de nouveau face à face avec la créature qu'il croyait avoir tué. Celle-ci enleva l'épée que Monobro avait laissée sur son crâne et lui dit :
• Sache qu'il me faut plus qu'un coup d'épée dans le crâne pour me tuer… Maintenant, tu vas mourir dans d'atroce souffrance!
• Euh… Avant de mourir, puis-je avoir droit à une dernière faveur de condamné?
• Bah… Pourquoi pas?
• Alors, j'aurai une question… Si je n'ai pas réussi à te tuer avec un coup d'épée dans le crâne, comment j'aurais pu te tuer?
• C'est ça te dernière faveur de condamné? Eh bien, je vais y répondre! La seule manière de me tuer, c'est de me noyer… Mais comme je respire sous l'eau, il est impossible de me tuer…
• Mais… euh... Une dernière question avec de me faire dévorer… Tu n'as pas de branchie… Alors, comment fais-tu pour respirer sous l'eau?
• Ben avec mon nez, s't'affaire! Maintenant, prépare-toi à mourir!
• Euh, je ne crois pas non… C'est plutôt toi qui vas mourir, dit Monobro, en faisant apparaître son bouclier.
• Tu comptes me tuer avec ton bouclier? dit la créature, en faisant sortir ses tentacules de son dos et en les envoyant sur Monobro.
Ce dernier, s'y attendant, fit enflammer son bouclier, au moment où les tentacules le percutèrent. La créature hurla de douleur au contact du métal en feu. Monobro se rapprocha d'elle, qui était tombée, sous l'effet de la douleur, et lorsqu'il fut juste en haut d'elle, prit son bouclier à deux mains et, de toutes ses forces, le fracassa sur le visage de la créature. Il recommença deux puis trois fois, jusqu'à ce qu'il entende le nez de la créature se briser. Bien sonné, cette dernière ne réagit pas lorsque l'archange la traîna sous l'eau. Lorsqu'elle comprit ce que Monobro tentait de faire, elle se débattit, mais sa poigne était trop puissante. Elle sombra alors lentement dans l'inconscience, avant de mourir. Pour être sûr de sa mort, Monobro l'emmena au fond du lac et déposa une roche sur son ventre et mis de la boue dans les narines. Une fois sa sale besogne terminée, il retourna dans la grotte pour récupérer son épée et libérer les prisonniers. À la vue de Monobro, tous les elfes furent contents et se préparèrent à partir. L'elfe qui avait attaqué Raphaëlle s'était réveillé entre temps et se leva pour aller dans la direction de Monobro. Rendu en face de lui, il dit :
• Je suis désolé d'avoir douté de vous et de vos amies.
• Ne t'excuse pas, mais ne recommence pas! dit Monobro.
Dans l'espoir de trouver une autre sortie, l'archange fouilla et chercha le fond de la grotte. Soudain, alors qu'il appuya sur une roche pas comme les autre, un pan de mur coulissa, révélant des marches menant à la forêt. Alors, ils l'empruntèrent et, une fois que tout le monde fut sortie, Monobro leur demanda de se tasser et il se concentra. Il fois de plus, il fit appel à ses pouvoirs et créa un éboulis dans le tunnel, afin que personne n'y ailler par inadvertance. Après, lui et les elfes allèrent dans la direction du lac, qui était juste avant le village d'Atlas. Lorsqu'ils arrivèrent en vue du lac, Monobro vit que quelque chose s'y passait. Il accéléra le pas, pour retrouver Violine et Raphaëlle en présence de son ennemi juré, Ananiel.
• Monobro… Je le savais… Je savais qu'il ne pouvait qu'y avoir toi pour tuer ma créature des profondeurs…
• Ananiel… Qu'est-ce que tu me veux?
• La même chose qu'à chacune de nos rencontres… Ta mort!
• Désolé, mais ce ne sera pas aujourd'hui…
• Tu crois cela? La dernière fois, j'étais dans un cercle d'incantation et j'ai quand même réussi à enlever ton ami le prêtre… Justement, en parlant de lui… Il fait un très bon cobaye, pour les nouvelles tortures que les Érinyes inventent… Pas très coopératif, mais bon… Personne ne l'est… Au début…
Au moment où le démon supérieur leva le bras, pour lancer un sort à l'archange, une racine sortit de nulle part et s'accrocha à son bras, le forçant à le descendre. Voyant ce que Violine faisait, tous les autres elfes présents l'imitèrent. Ananiel se retrouva donc attaché par des racines, des plantes, du sable et de l'eau. Monobro vit alors, dans le regard d'Ananiel, une haine féroce. Cette même haine féroce qui décuple la force des démons. Tout à coup, ce qui entravait le démon vola en éclat et le démon s'avança vers Monobro. Avant qu'il ait eu le temps de faire quoi que ce soit, une force mystérieuse entra en jeux : l'eau du lac s'éleva dans un tourbillon et frappa le démon. Après l'avoir frappé, l'eau forma le torse d'un homme. En fait c'était plutôt le torse du dieu Poséidon. Lorsque le démon se releva, Poséidon lui dit, en le menaçant de son trident d'eau :
• Hey le grand, prend ta créature qui salie mon lac et sacre ton camp en Enfer, si tu ne veux pas être détruit!
En disant cela, Poséidon lança la créature par terre. Ananiel lança un regard rempli de haine à tout le monde et disparut dans un tourbillon de flamme, en apportant sa créature qui gisait par terre, morte. Poséidon se tourna vers Monobro, le salua et disparut.
Dès que le dieu des eaux eut disparu, les elfes s'agenouillèrent et prièrent. Violine et Raphaëlle, quant à elles, coururent vers Monobro. Lorsqu'elles arrivèrent devant lui, elles lui demandèrent de raconter ce qui s'était passé sous l'eau, puisqu'il y avait passé une heure. L'archange raconta donc comment il avait tué la créature d'Ananiel et comment il avait sauvé les quelques elfes qui priaient derrière eux. Lorsqu'il eut fini de narrer son aventure sous-marine, les elfes finirent de prier et l'un d'eux, regardant l'eau s'exclama :
• Regardez, l'eau est redevenue claire… Elle est redevenue potable!
• C'était probablement la créature d'Ananiel qui polluait l'eau… supposa l'archange.
Après cette remarque, tout le monde partit vers Atlas. Les elfes que Monobro avait sauvés l'escortaient, lui et ses deux amies. Ainsi, de cette manière, aucune des trois personnes ne risquait de se perdre ou de tomber nez à nez avec des plantes vénéneuses. Après une trentaine de minutes de marche, tous stoppèrent pour prendre une pause et pour manger un petit morceau. Pendant leur pause, Raphaëlle demanda à Monobro une conversation en privé. Alors, les deux personnes s'éloignèrent un peu du camp, tout en essayant de ne pas trop s'éloigner pour ne pas se perdre. Lorsqu'ils furent à l'abri des oreilles indiscrètes, Raphaëlle dit à Monobro :
• Euh… Monobro, j'aurai quelque chose à te dire…
• Oui, je t'écoute…?
• Euh… Est-ce que tu crois que c'est sage de suivre cette troupe d'elfes?
• Ben oui… Il nous évite de nous perdre et de tomber face à face avec les dangers que nous réserve cette forêt elfique… Pourquoi cette question?
• Je ne sais pas… J'ai comme l'impression qu'il y a un danger qui nous guette… répondit Raphaëlle, en regardant autour d'elle.
• Quel genre de danger?
• Je ne sais pas… J'ai comme l'impression que quelqu'un va mourir… Par quelqu'un, je parle de toi, Violine ou moi… Et sincèrement, je ne veux pas que ce soit toi…
• Je suis un archange, comment veux-tu que je meure?
• En te sacrifiant pour tes amis…
• J'ai d'autres choses à faire, dit Monobro, en pensant que s'il avait à faire le choix, il ne saurait pas quoi choisir entre ses amis et sa mission.
Raphaëlle s'avança alors vers Monobro afin de lui confier quelque chose, mais, en s'approchant, son bras accrocha une plante et se mit à saigner. Alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour dire quelque chose, Raphaëlle s'évanouit. La voyant défaillir, Monobro se précipita pour la rattraper avant qu'elle ne touche le sol. Après l'avoir attrapé, il la prit et l'emmena au campement. En y arrivant, il appela les elfes, pour voir s'ils savaient ce qui était arrivé à Raphaëlle. Ils regardèrent la blessure, se consultèrent et virent à la conclusion qu'elle avait été empoisonnée par une plante vénéneuse. Lorsque Violine leur demanda s'ils avaient le contrepoison, ils répondirent qu'ils ne l'avaient pas, mais qu'ils savaient où en trouver… à Atlas. Ils levèrent donc tous le camp et se dépêchèrent à rejoindre la ville forestière des elfes.
Ils marchèrent donc rapidement pendant quelques heures, pour enfin arriver à destination. Lorsqu'ils entrèrent dans la ville, l'archange se surprit à s'émerveiller devant la ville suspendue des elfes, alors que son amie était sur le point de mourir empoisonnée. Les elfes qui les accompagnaient hélèrent leurs compatriotes, dans les arbres, pour les faire monter. Lorsque les interpellés regardèrent en bas, pour voir qui les appelait, ils virent Raphaëlle, qui était mal en point. Ils firent descendre immédiatement un monte-charge, pour la monter. Après l'y avoir déposé la jeune femme, Monobro suivit les autres elfes vers les échelles. Rendu sur la passerelle, l'archange chercha Raphaëlle, mais ne le trouva pas. Violine, qui l'avait vu chercher, lui dit que les elfes l'avaient déjà emmené chez le guérisseur. Lorsque le guerrier céleste lui demanda de le conduire chez cette dernière, Violine refusa, sous prétexte que seuls les elfes pouvaient entrer dans sa cabane. Monobro insista, et Violine finit par accepter. Alors, elle lui fit traverser presque toute la ville pour finalement arriver devant une petite cabane, construite à même l'arbre. Monobro remercia Violine et vint pour entrer dans la cabane, lorsqu'un elfe baraqué lui bloqua la porte. Celui-ci dit :
• Seuls les elfes sont admis dans cette cabane… Et de toute façon, le guérisseur est en train de guérir une jeune femme… Alors, personne ne peut entrer.
• Ok, dans ce cas, je vais rester ici, à l'extérieur, jusqu'à ce que le guérisseur ait fini sa guérison.
• Je crois que tu ne m'as pas bien compris… commença l'elfe.
• Minute le gros! C'est toi qui ne comprends pas… commença Monobro.
Soudain, une voix qui venait de l'intérieur de la cabane s'exclama :
• VOS GUEULES, j'essaie de faire mon travail ici, moi!
Alors que l'elfe s'excusa, Monobro s'assit en tailleur, à côté de la porte, et commença une méditation. Il projeta son esprit hors de son corps, afin de voir ce qui se passait dans le monde. Il voyagea donc à la vitesse de pensée, en allant dans les villes stratégiques. Il put ainsi voir que tous étaient en train de rassembler leur armée, au nom de différents dieux, certains bons et d'autre mauvais. Après avoir vu cela, Monobro décida de voir, ce qui se passait au Paradis. Il vit que la guerre faisait encore rage, mais celle-ci s'était éloignée des portes. Ce n'était maintenant qu'une question de jours avant que le Démon se fasse renvoyer à Stonehenge. En pensant à cette endroit, Monobro décida d'essayer de voir comment allait Aurélio. Il le vit, dans une cellule de prison, dans le Sorsore. Il avait plusieurs blessures qui saignaient. Il avait l'air exténué. Le voyant ainsi, Monobro décida qu'il devait partir tout de suite, sans plus attendre. Il réintégra donc son corps et se leva.
Alors qu'il allait partir pour parler à Violine, l'elfe baraqué lui prit le bras et lui dit :
• Le guérisseur te demande…
L'archange entra donc dans la cabane du guérisseur. Lorsqu'il fut entré, le guérisseur lui demanda de fermer la porte et de s'approcher. Lorsqu'il s'approcha, Monobro vit Raphaëlle, sur la table. Elle était pâle et en sueur. Alors, il regarda le guérisseur, qui lui dit :
• Votre amie est très souffrante. Le poison qui est dans son système et très dangereux… J'aurais besoin de vous pour extraire le poison.
• Comment veux que je t'aide? Je n'ai aucun pouvoir de guérisseur…
• Peut-être, mais vous pouvez retenir et rassurer votre amie, pendant que j'extrais le poison.
• OK.
L'elfe demanda à l'archange de se placer où se trouvait la tête de Raphaëlle et de la maintenir droite. Le guérisseur commença ensuite la guérison de la jeune femme. Il prit une pâte faite de feuille prémâcher et en disposa sur le bras de Raphaëlle, à l'endroit où le poison avait pénétré. Ensuite, il prit une grande respiration, se concentra et mit ses deux mains sur le cœur de la jeune femme. Il prit une autre inspiration et laissa sa magie opérer. De petits filaments multicolores parcoururent le corps de la jeune femme. Lorsqu'ils pénétrèrent sa peau, Raphaëlle fut parcouru de spasmes et la pâte de feuilles commença à changer de couleur, pour être de plus en plus noir. Pendant tout ce temps, Monobro retenait la tête de son amie, pour qu'elle ne se la frappe pas sur la table. Peu à peu, la jeune femme se calma et arrêta de bouger. Quelques secondes plus tard, la pâte tomba par terre, signe que tout le poison avait ét extrait.
Alors, le guérisseur passa sa main au-dessus du corps de la jeune femme, afin de s'assurer qu'il n'y avait plus de poison dans son organisme. Lorsqu'il déclara qu'il n'y avait plus rien à craindre, la jeune femme ouvrit les yeux. La première chose qu'elle vu fut le plafond de la cabane, ensuite, ce fut le guérisseur. En le voyant, elle lui demanda :
• Où suis-je?
• Vous êtes à Atlas, dans ma cabane… répondit le guérisseur.
• Et qui êtes-vous?
• Je suis At'Lhan, maître guérisseur.
• Où sont mes amis? Demanda Raphaëlle.
• Il y en a un juste derrière vous… Quant à l'autre, la femelle elfe, je n'en ai aucune idée…
Raphaëlle se retourna et vit Monobro. À sa vue, elle se releva et s'élança vers lui. En fait, elle essaya de s'élancer vers lui, puisque dès qu'elle fut debout, elle tomba. Avant qu'elle ne touche le sol, Monobro la rattrapa et l'aida à se relever et à s'asseoir sur la table. Lorsqu'elle fut confortablement assise, le guérisseur dit à la jeune femme qu'elle avait besoin d'un peu de repos avant de pouvoir marcher à nouveau. Après cette information, Monobro prit la parole et dit à Raphaëlle qu'il devait partir pour aller chercher Aurélio, puisqu'il avait vraiment besoin de son aide. S'attendant à une crise de la part de Raphaëlle, Monobro fut surpris, car tout ce qu'elle lui dit fut :
• D'accord… Mais je viens avec toi!
• Euh… Je crois que tu n'as pas bien entendu le guérisseur… Il t'a dit que tu avais besoin de repos avant de pouvoir marcher…
• Peut-être, mais j'imagine que nous n'y allons pas à la marche… Et de toute façon, je ne suis pas obligé de marcher, quand je suis capable de léviter…
