Sur ces paroles, la jeune femme fit une démonstration. Elle se mit en position de l'indien et se concentra. Après seulement quelques secondes, elle commença à léviter. Elle se déplaça aisément dans les airs et alla juste devant l'archange. Arrivée à sa hauteur, la jeune femme dit à l'archange :

• Alors, convaincu?

• Totalement! Mais, maintenant, je dois aller prévenir Violine de notre départ.

Le guerrier céleste sortit donc de la cabane du guérisseur… pour se retrouver face à face avec un elfe. En fait, pour être plus exact, Monobro lui rentra dedans, sans le faire exprès, puisqu'il ne l'avait pas vu.

• Eille fait donc attention! Regarde où tu mets tes pieds, espèce de sale humain!

• Euh pardon! En parlant de sales, tu ne t'es pas regarder, face de cul de mouche! Tu devrais prendre un bain une fois de temps en temps! répliqua vivement Monobro.

• Ça va faire le niaisage! dit l'elfe en sortant son épée de son fourreau. On va régler ça à l'ancienne!

• Tu veux te battre? Dans ce cas, tu ne refuseras pas un duel, dans les règles de l'art! Ce soir, juste avant le crépuscule, soit dans deux heures, à l'arène…

• J'y serai et tu vas y goûter! Maintenant, pousse-toi que je puisse passer!

Sur ces paroles, Monobro se tassa, laissa passer l'elfe et partit à la recherche de Violine, sous les yeux éberlués de Raphaëlle et d'At'Lhan. Il la trouva en train de boire de l'eau, à une fontaine, en compagnie d'autres elfes. En voyant l'archange approcher, Violine s'excusa auprès de ses compagnons et vint à sa rencontre. En voyant son visage, elle comprit que quelque chose n'allait pas bien. Elle lui demanda ce qui se passait et il lui dit :

• Eh bien, premièrement, il faut partir demain matin, pour aller délivrer Aurélio, si tu veux toujours venir avec moi, bien entendu!

• Pourquoi qu'on ne part pas ce soir, si c'est pressant…?

• Parce que dans une heure et demie, j'ai un duel avec un elfe, à l'arène…

• QUOI? Mais tu n'y penses pas! Aucun homme n'a jamais battu un elfe au combat singulier! Tu vas te faire tuer!

• C'est mal me connaître, mon amie… Tu oublies qui je suis… Enfin bref, tu voulais voir quelqu'un à propos des armes magiques, alors c'est maintenant ou jamais…

• Justement, c'est ce dont je parlais avec ces messieurs…Ils savent où je pourrais trouver l'elfe qui sait où est le marteau de Thor…

• C'est bien! Et juste une dernière chose… L'arène, elle est où?

• Elle est juste au bout de ce chemin, répondit l'elfe, exaspéré, en pointant un petit chemin au sol.

• Merci Violine! dit Monobro, en sautant par-dessus la rambarde.

En arrivant près du sol, l'archange stoppa sa chute avec ses pouvoirs et atterrit en douceur sur l'herbe. Il prit la direction de l'arène, dans le but de se préparer un peu au duel. C'est-à-dire qu'il allait repérer le lieu pour connaître l'environnement dans lequel il allait se battre. En arrivant à l'arène, au lieu d'une arène parfaitement entretenue auquel il s'attendait, il trouva plutôt une arène qui commençait à perdre des morceaux et qui avait laissé la végétation reprendre le dessus. Il s'assit dans les gradins et attendit. Durant son attente, au lieu de ne rien faire, il médita. Il médita sur l'elfe qu'il allait combattre. Il rappela à sa mémoire l'image de l'elfe qu'il avait percuté. Il étudia l'altercation qu'il avait eue avec et chercha le point faible de l'elfe. Pendant qu'il réfléchissait, il ne vit pas arriver ses amies qui vinrent s'asseoir à côté de lui. Ce n'est qu'au moment où Raphaëlle lui envoya une rafale de vent en pleine figure, que Monobro se rendit compte de leur présence. En s'en apercevant, l'archange leur demanda ce qu'elles faisaient là. Ce à quoi elles répondirent qu'elles étaient là pour le soutenir et pour l'aider s'il en avait besoin. Avant qu'il ne réponde, Monobro vit arriver l'elfe qu'il avait accroché. Il avait deux épées accrochées dans son dos, en plus de deux poignards accrochés à sa ceinture. De plus, il était accompagné de deux autres elfes, et tous deux avaient un fouet en guise d'arme. Comme le crépuscule approchait, le guerrier céleste se leva et alla dans l'arène, où l'attendait l'elfe. En le voyant s'approcher, ce dernier dit :

• Tu vas regretter de m'avoir foncé dedans! Tes secondes sont comptées!

Ne répliquant rien, Monobro l'observa prendre ses deux épées et se mettre en position offensive. Ne faisant pas apparaître son épée, l'archange se mit en position défensive, en mettant une main dans son dos. Voyant l'homme sans arme, l'elfe, se croyant supérieur, fonça sur le guerrier. Il fut surpris de voir l'archange esquiver rapidement son attaque. Cette esquive ne fit qu'augmenter la colère de l'elfe. Voyant que le guerrier était juste à côté de lui, l'elfe l'attaqua. Il fut surpris de voir une épée arrêter ses deux lames. Sa surprise dura quelques secondes. Secondes durant lesquelles Monobro attaqua. La surprise de l'elfe s'estompa juste à temps pour voir la lame de l'archange aller dans la direction de son bras. Rapide comme l'éclair, l'elfe esquiva le coup. Malheureusement pour lui, Monobro s'y attendait et dévia son épée au dernier moment pour réussir à frapper l'elfe. Ce dernier vit du sang perler sur sa tunique et devint fou de rage. Oubliant sa dignité d'elfe, il frappa l'archange sans relâche, en essayant de lui faire payer sa blessure. L'archange fut surpris par la violence et par la force des attaques, mais il bloqua quand même tous les coups. Alors qu'il bloquait les attaques de l'elfe, Monobro observa son assaillant en essayant de trouver une ouverture et essayant de voir d'où il puisait une telle force et une telle violence. Ne voyant rien dans le physique de l'elfe, l'archange décida de vérifier son aura. Au lieu d'une aura doré, comme les autres elfes, il vit une aura grisé teinté de noir. Ce qui le surprit à peine, vu les réactions de l'elfe, sa force et sa violence. L'elfe était corrompu, il était devenu un elfe noir. Afin de ne pas le laisser corrompre d'autres elfes ou de le laisser appeler d'autre créature du Mal, Monobro prit la décision d'en finir avec lui. Il para un dernier coup et passa à l'attaque. Surpris par ce changement, l'elfe noir se défendit et commença à échafauder un plan pour tenter de tuer son adversaire. L'elfe vit du lierre derrière l'archange, au fond de l'arène, mais étant un elfe noir, il ne pouvait plus influencer la nature sans l'avoir préalablement corrompue. Alors, il décida de jouer le tout pour le tout. L'archange, ne se doutant de rien, continua à se battre habilement contre l'elfe noir. Tout à coup ce dernier sauta par-dessus le guerrier céleste, mais malheureusement pour lui, Monobro était plus rapide qu'il l'avait prévu et lorsque l'elfe atterrit, l'archange s'était déjà retourné et continua son attaque. Ne s'attendant pas à ce que l'archange se retourne aussi rapidement, l'elfe eut à peine le temps de bloquer le coup. Tous les spectateurs étaient éblouis par leur vitesse et leur force. S'aidant un peu de ses pouvoirs magiques, l'archange fit ressortir une roche du sol et continua à attaquer l'elfe. Ayant de plus en plus de misère à arrêter ou à faire dévier les coups de Monobro, l'elfe recula de plus en plus, jusqu'à ce qu'il trébuche sur la roche que Monobro avait fait sortir. Il tomba au sol et se trouva acculer au mur, là où se trouvait le lierre.

Le voyant en si mauvaise posture, les deux acolytes de l'elfe se levèrent et prirent leurs fouets. Les voyant se lever et se préparer à attaquer l'archange, Raphaëlle donna un coup de coude à Violine et lorsque cette dernière la regarda, la jeune femme lui montra les deux elfes. Toutes deux se levèrent et se dirigèrent vers les deux elfes, arme au poing.

Pendant que les deux femmes allaient à la rencontre des deux elfes, Monobro continuait d'attaquer son adversaire, toujours au sol. Après un coup plus puissant que les autres, ce dernier échappa son épée. Le voyant sans défense, Monobro leva son épée pour lui asséner le coup final, mais pendant qu'il levait son arme, l'elfe noir chercha un morceau de lierre et lorsqu'il en attrapa un, il prononça une petite formule magique d'une sombre voix. Au moment où Monobro abaissait son arme, le lierre se leva et s'enroula autour des jambes de ses jambes, ce qui le fit tomber. En tombant, l'archange vit Raphaëlle et Violine se battre contre les deux acolytes de l'elfe corrompu. Voyant qu'elles avaient l'avantage, le guerrier céleste reporta son attention sur l'elfe noir. Celui-ci avait ramassé l'épée que l'archange avait laissé tomber, la souleva au-dessus de sa tête et l'abattit sur Monobro. Au moment où la lame allait fracasser le crâne de l'archange, elle disparut des mains l'elfe. Surpris, l'elfe regarda ses mains vides, ce qui laissa le temps à Monobro de se libérer du lierre qui lui entravait les jambes.

Une fois libéré, Monobro fit une roulade par en arrière, se releva et fit réapparaître son épée. Se voyant ainsi en désavantages, l'elfe noir commanda au lierre de prendre les pierres du stade et de les lancer dans la direction de Monobro. En en voyant une foncer vers lui, Monobro leva la main et elle s'effrita avant de le frapper. Au moment où la roche ne fut plus que poussière, une autre roche passa au travers le nuage de poudre, encore en suspension dans l'air. Voyant cette seconde roche foncer vers lui et voyant qu'il ne pouvait pas faire la même chose que pour la première, Monobro se jeta par terre, l'évitant de justesse. Au moment où Monobro atterrit, la pierre frappa violemment le sol, soulevant ainsi un nuage de poussière entre l'elfe noir et le guerrier céleste. Ne réfléchissant pas, ce dernier utilisa ce moment inespéré pour en finir avec son adversaire. Il fit reprit son épée et s'élança sur l'elfe, à l'aveuglette. Ne s'attendant pas à une telle contre-offensive, l'elfe fut surpris de voir une épée qui lui trancha la tête.

En tuant l'elfe, Monobro mit fin à l'emprise qu'il avait sur le lierre et sur ses deux acolytes. De ce fait, les deux elfes qui combattaient Violine et Raphaëlle stoppèrent leur fouet et regardèrent autour d'eux, sans savoir comment ils étaient arrivés là. N'ayant pas remarqué leur incompréhension, Violine alla frapper pour porter un coup final à son adversaire, mais une lame heurta son épée, à quelques pouces du visage de son assaillant. Voyant que son attaque avait été interrompu, Violine releva son épée et pivota dans la direction de son assaillant. À son étonnement, elle se retrouva en face de Monobro. Devant le visage étonné de son amie, l'archange dit :

• Leur chef est mort et, comme c'était un elfe noir, le maléfice qui leur faisait agir selon sa volonté s'est dissipé. Donc, ils ne savent pas ce qu'ils font ici ni même qui nous sommes.

À ces mots, Violine remit son épée dans son fourreau et Raphaëlle rangea aussi mon arme. L'archange guerrier se tourna ensuite vers les deux elfes et leur demanda qui ils étaient et quelle était la dernière chose dont il se souvenait. Au moment où l'un d'eux alla pour répondre, l'autre lui coupa tout de suite la parole :

• Attends, nous ne savons même pas qui ils sont… Peut-être est-ce eux qui nous ont ensorcelés!

• Bah oui, on a juste ça à faire d'abord, ensorceler dans elfes et rompre le sort au beau milieu d'une arène décrépite! dit Monobro.

• Bon ok, peut-être pas finalement… répondit l'elfe.

• Bon est-ce que vous voulez qu'on vous explique ce qui vous est arrivé ou non? Parce que sinon, on va s'en aller, on n'a pas juste cela à faire nous autres!

• Non, mais allez-vous-en, si vous le voulez, on ne vous retient pas! répliqua l'elfe.

• Woh! On se calme, on ne veut que vous aider, nous, dit Raphaëlle, pour détendre l'atmosphère.

• Désolé, c'est le ton de votre compagnon malpoli qui m'a énervé, répondit l'elfe qui sembla s'apercevoir qu'il y avait deux femmes parmi eux.

• QUOI? Moi malpoli? Ça paraît que tu ne t'es pas écouté! Moi je te propose mon aide et toi, en réponse à cela, tu m'accuses de t'avoir ensorcelé, sans aucune preuve… dit Monobro.

Le deuxième elfe s'interposa entre les deux personnes, qui semblaient prêt à s'attaquer. Il prit la parole, en disant :

• Excusez mon frère, il a tendance à s'emporter un peu trop facilement… En plus qu'il voit des complots un peu partout ces derniers temps… Je m'appelle Nah'Thanh et mon frère s'appelle Ahl'Bhehrt… Est-ce que vous pourriez finalement nous expliquer ce qui s'est passé, parce que la dernière chose dont je me souviens, c'est que nous étions tous deux en train de sortir un elfe du lac maudit.

• Quel lac Maudit? demanda Raphaëlle.

• Vous avez dû le voir en arrivant, il est juste avant Atlas, répondit Ahl'Bhehrt.

• Ah oui, le lac où il y avait la créature d'Ananiel! dit Violine.

• Quoi? Vous savez ce qui contamine le lac? demanda Nah'Thanh.

• Mieux que cela, en fait, elle est morte! répondit Raphaëlle.

• Vous en êtes sûr? demanda Ahl'Bhehrt.

• Parfaitement, puisque c'est moi qui l'ai tué. Bref, pour en revenir à ce qu'on disait, est-ce que l'elfe que vous avez secouru est le même que celui-là? demanda l'archange, en pointant le cadavre de l'elfe noir.

• Euh… Oui, mais il était vivant et en un morceau… répondit Nah'Thanh.

• Non, pour vrai? répliqua le guerrier céleste.

• Mais euh… Juste comme ça pourquoi l'avez-vous tué?

• Parce que c'était un elfe noir… répondit Monobro, à la surprise de tous.

Devant leurs visages surpris, l'archange leur expliqua comment il s'en était aperçu et leur expliqua ce qu'il savait des elfes noirs.

Lorsqu'il eut fini de leur expliquer, l'archange dit :

• Bon, ce n'est pas que je m'ennuie, mais nous devons y aller!

• Vous allez où? demanda Nah'Thanh.

• Nous allons vers les mégalithes, répondit Violine.

• J'ai entendu dire que cette zone était infestée de créatures démoniaques et entouré de marais qui regorgent de créature maléfique… dit Ahl'Bhehrt.

• Et qui vous a dit cela? demanda Raphaëlle.

• Une vieille elfe du nom de Tiowielle… Mais, si vous voulez mon avis, elle n'a plus toute sa raison…

• Eille, c'est ma mère dont tu parles! Retire ce que tu viens de dire ou je t'arrache la langue! s'écrit Violine, en sortant son épée.

• Oh… Désolé… Ce n'est pas ce que je voulais dire…

• Mais tu l'as quand même dit, répliqua Violine.

• Enfin bref, intervint Raphaëlle, on devrait peut-être y aller, avant que le soleil se couche… Non?

• En effet, ce serait une très bonne idée! répondit Monobro.

C'est sur ces paroles que les trois héros laissèrent les deux elfes et allèrent chercher leurs effets, pour pouvoir repartir à la rescousse d'Aurélio. C'est à ce moment que Raphaëlle remarqua que le Sorcier ne leur avait pas envoyé leurs chevaux.

• Euhm… On fait quoi, sans nos chevaux? Demanda Violine.

• Ça ne sera pas long, je vais vérifier avec lui…

L'archange ferma les yeux et se concentra. Il envoya un message par la pensé à Nabil. Ce dernier ne prit que quelques secondes pour réponse et, soudain, un cri d'elfe retentit, suivi de hennissement de chevaux. Les trois amis coururent dans la direction du cri et trouvèrent ainsi trois chevaux apeuré, sur une passerelle étroite. Ils réussirent rapidement à calmer leurs bêtes et Monobro, avec l'aide de Raphaëlle, les fit descendre au sol, en les faisant voler.

Une fois tous leurs effets rassemblés sur leurs chevaux, le trio repartit pour Stonehenge. C'est ainsi que continua leur chemin vers l'endroit le plus maléfique sur terre. Pendant quelques jours, ils chevauchèrent dans la forêt des elfes, en parlant peu et en arrêtant quelques fois, seulement pour manger et dormir.

Au bout de trois jours de chevauchée, ils arrivèrent à l'orée du bois des elfes. Lorsque Monobro remarqua qu'ils avaient quitté le territoire des elfes, il dit à ses deux compagnes:

• Bien qu'il nous reste quelques kilomètres à parcourir avant d'arriver au marais qui entoure les mégalithes, vous avez encore le temps de repartir chez vous!

Ce à quoi Raphaëlle répondit:

• L'endroit où j'habitais a été détruit par de créature du Mal et c'est à tes cotes que je pourrai avoir ma revanche! Alors, je reste avec toi! D'ailleurs, j'ai toujours rêvé de vivre plein d'aventures au sein d'un groupe hors du commun... Et je dois dire que notre groupe est pas mal hors du commun!

Violine quant à elle, regarda derrière elle et dit:

• Comme Aurélio s'est fait enlever par ma faute, je vais continuer le chemin avec vous! Et puis… j'ai toujours détesté les démons, alors c'est ma chance de leur montrer!

Monobro les regarda l'une après l'autre et leur dit:

• Vous savez, je connais peu de personne vivante qui ferait ce voyage, rien que pour casser la gueule à des créatures du Mal et encore moins à des démons... Mais que je n'en entende pas une chialer!