From Past, with Love…
Le cercle des Reviewers Anonymes :
Morgane :
Merci, Morgane :D
A bientôt !
Luna90 :
Ah zut pour toi ! Je te réponds en anonyme du coup, comme ça je suis sure que tu recevras :D
Oh j'étais là… Par-ci par-là, sur d'autres fics xD Mais celle-là c'est vrai que je l'ai laissé longtemps dans le noir !
Il valait mieux reprendre au début effectivement vu tous les changements, corrections visant à alléger le passage aux chapitres plus récents :D
Haha bah ça, ça va jamais assez vite et comme j'adooooore faire traîner les choses !
Trevor ? oO Mais comment t'as pu penser à ça… ? Nan ! Ne réponds pas, je veux pas savoir xD
Haha pas mal ta théorie, tu verras ce qu'il en est dans le prochain chap' ! :D
Merci beaucoup beaucoup Luna ! A bientôt :D
morane :
Hey, je vais super bien et toi ? :D
Raaah mais t'excuses pas vilaine ! ) Je te l'ai déjà dit, c'est déjà adorable de me laisser une review ! Ne t'en veux surtout pas, c'est interdit !
Oh lalala mais à chaque fois tes reviews c'est du bonheur en barre haha ! C'est vraiment adorable ! Je suis tellement heureuse de te faire plaisir à ce point :') Pour moi aussi c'est Noël à chaque fois que tu me laisses un avis xD C'est moi qui te remercie de me lire et d'apprécier autant ce que je poste sur le site !
Tu vas finir par me faire pleurer de joie, et si tu dis tout ce que t'as sur le cœur t'auras ma mort sur la conscience, à cause d'un excès de gentillesse haha !
Eh ouiiii Harry est tout perdu mais il va se ressaisir un peu ! Et le premier baiser arrive… mais pas encore tout de suite !
Ahaaa je ne te dis rien, tu découvriras ça très prochainement !
Pour Dumbledore, idem, je préfère ne rien te révéler :P
C'est moi qui te remercie encore très très fort !
Gros bisous à toi aussi !
Prends bien soin de toi !
Note :
Désolée du retard les cocos ! J'ai fait ce que j'ai pu mais je suis un peu occupée en ce moment !
Merci pour vos très nombreuses réactions sur le dernier chapitre xD Je vous fais pas plus attendre !
Bonne lecture et merci ! Rendez-vous en bas !
Chapitre Seizième
Horcruxe
Proposition d'écoute : « My songs know what you did in the dark » de Fall out Boy.
Harry se releva précipitamment, le bruit de ses pieds nus dans les flaques d'eau provoqua un écho insoutenable. Une forme immense face à lui le fit sursauter et il resta sur ses gardes, l'adrénaline circulant dans ses veines. Il chercha en vain sa baguette dans ses poches avant de se rappeler qu'il l'avait laissée dans ses vêtements de la veille. Un frisson d'horreur le parcourut lorsqu'il réalisa où il se trouvait : la chambre des secrets.
Il émit un son étranglé en reculant loin du cadavre du serpent, il tituba, envoyant des gerbes d'eau sur son passage précipité. Il se détourna et allait s'élancer pour s'enfuir le plus loin possible du Basilic quand il percuta de plein fouet une masse chaude. Des mains agrippèrent ses épaules agitées de tremblements et le secouèrent doucement.
– Harry ? Harry, c'est moi, Salazar, tout va bien !
En reconnaissant la voix du fondateur, le jeune sorcier s'effondra presque de soulagement. Ce lieu était un véritable cauchemar. Une faible lueur venue d'un tunnel au loin rendait la pénombre encore plus lugubre si cela était possible.
– Qu'est-ce qu'on fout ici ?! s'exclama-t-il encore tremblant et furieux.
– Je crois que c'est de ma faute, avança le fondateur en lui saisissant une main.
– Sans blague ? cingla Harry en blêmissant quand l'homme embrassa ses doigts en signe d'excuse.
Il fut incapable d'ajouter quoi que ce soit, certains que la marque des lèvres de l'homme allait rester imprimer pour toujours sur sa peau. Son angoisse ne s'était pas envolée, mais la présence de l'autre l'avait calmé plus que de raison. Le fondateur claqua des doigts faisant apparaître une flammèche au sommet de ceux-ci, assez pour les éclairer un tant soit peu.
– Vous…, commença Salazar faisant un geste pour désigner la salle obscure d'un mouvement de la main.
– Oui, c'est là que j'ai affronté un souvenir de Voldemort conservé dans un journal, dit-il en désignant l'endroit au sol où le journal avait laissé des marques d'encre. Le venin du Basilic m'a presque tué. Ginny, la sœur de Ron, a failli y rester également.
Salazar émit un « mmh » concentré, les pupilles extrêmement dilatées comme s'il revivait en même temps que lui l'événement. Il sortit de son absence en clignant légèrement des yeux et fixa Harry.
– J'ai évoqué mon envie d'y retourner et… pendant mon sommeil, je crois que je nous y ai emmenés. J'ai toujours transplané de manière douteuse, je suis désolé.
– C'est rien, murmura Harry en songeant que si dormir avec le fondateur équivalait à se réveiller ici, il allait vite lui emprunter son canapé à la place. Je n'ai pas de bons souvenirs ici.
– Je vois ça, Beth est dans un piteux état.
– Beth ? Cette monstruosité a… avait un nom ?
– Le même qu'une autre monstruosité du monde des humains, oui. Par tous les dieux, je ne comprends pas qu'il ait pu devenir roi, j'avais pensé qu'il se serait fait tuer avant. Quand j'ai reçu l'œuf, j'ai cru que c'était un mâle et le prénom Macbeth était tout désigné et… Ô surprise, une femelle : Beth.
Il marmonna un instant encore puis éteignit la flammèche au bout de ses doigts. Puis, il fit un geste de la main et les gueules des statues de serpent s'enflammèrent, inondant la pièce de lumière. Harry recula et Salazar le suivit. Le mage plaça ses deux mains sur ses hanches, le regard acéré dirigé droit devant lui, à l'instar du jeune sorcier à ses côtés. De manière simultanée, ils penchèrent la tête sur le côté pour observer l'immense statue de Salazar, l'air dubitatif.
Harry se tourna vers l'homme, le détailla, regarda à nouveau la statue puis déclara :
– Rassurez-moi… Vous avez conscience que cette statue n'est pas du tout ressemblante ?
– Jeune, j'aimais assez l'idée d'avoir une barbe, pour la postérité. J'ai vite abandonné le projet cependant ! chantonna le fondateur en se caressant distraitement le menton.
– Vous êtes un mégalomane, oui.
– Si peu, se défendit Salazar.
Son regard fut soudain attiré par une marque noire au sol, comme de l'encre. Il effleura le bras d'Harry et s'y dirigea. Le jeune homme frissonna en observant les restes du liquide qui s'était écoulé du journal de Tom Riddle. Il suivit le fondateur et s'accroupit face à lui.
L'homme plongea ses yeux dans les siens, humidifia son doigt avant de le passer sur la tâche sombre. Il le porta à sa bouche et le déposa brièvement sur le bout de sa langue avant de froncer les sourcils.
Il releva la tête sur Harry, l'air grave.
– Horcruxe, lâcha-t-il abruptement.
– Quoi ? souffla le jeune homme.
– La magie noire laisse des traces. Un Horcruxe est un acte sombre de la pire sorte. Il s'agit de diviser son âme en un ou plusieurs morceaux et de loger ces morceaux dans divers objets afin de survivre en toute circonstance.
Harry sentit le sol se dérober sous ses pieds, pourtant il se força à se lever d'un bond.
– Ce que j'ai détruit ici en deuxième année était…
– Un Horcruxe, oui. Ce journal contenait un morceau d'âme de Voldemort.
– Attendez comment… comment divise-t-on son âme en deux, c'est impossible.
– Oh si, c'est possible. La mienne est fracturée de bien des manières et des déchirures aussi nettes ne peuvent être dues qu'à un seul acte contre nature.
– Le meurtre, murmura Harry, comprenant où l'autre voulait en venir.
Salazar hocha la tête et se releva souplement.
– Harry, ne bouge pas, murmura Salazar en avançant vers lui.
Le plus jeune fronça les sourcils, inquiété par l'air profondément sérieux de son aîné. Le fondateur tira une sorte de petite aiguille de sa manche et Harry écarquilla les yeux.
– Mais c'est pas vrai… ! Comment je dois le prendre que vous dormiez avec moi en gardant une arme dans la manche de votre pyjama ?!
– Mal sans doute, cela dit, relativisez : j'ai laissé mon poignard dans la poche de ma robe.
Harry leva les yeux et souffla un « aouch » indigné quand, sans prévenir, Salazar lui piqua le doit avec son aiguille.
– Qu'est-ce que vous faites ? demanda Harry.
Salazar s'était figé, le sondant, tenant sa main et semblant hésiter à faire quelque chose.
– Je cherche une réponse que je redoute de trouver.
– Salazar, vous me faites peur là...
– Vous devriez avoir peur.
– Mais par Merlin, dites-moi !
Le mage resta figé avec le même air soucieux.
– Bon sang, je vais vous couper la langue, ça vous fera une bonne raison de ne pas parler ! s'emporta le jeune sorcier en lui retirant sa main.
Il se sentait misérable, trempé jusqu'aux os, et terriblement inquiet par le mutisme du fondateur. Ce dernier soupira puis plissa les lèvres. De deux doigts, il lui fit signe d'approcher. Il saisit le doigt ensanglanté par la piqure et, expirant un souffle un peu saccadé, il le porta à sa bouche. Harry comprit pourquoi il le faisait au moment où sa langue du fondateur effleura la plaie, tandis que leurs yeux ne se lâchaient pas. Il n'y déposa que la pointe et ses pupilles se dilatèrent, rendant ses yeux profondément noir, le temps d'un instant.
– Je suis désolé, murmura-t-il alors que le jeune homme affichait un air défait.
– Comment est-ce possible ? articula-t-il, horrifié. Comment puis-je en être un… ? Comment puis-je transporté un fichu morceau d'âme de Voldemort ?!
Les flammes dans les gueules de serpent s'élevèrent sous l'afflux de colère qui le secoua. Salazar ne détourna pas le regard, gardant fermement sa main afin qu'il ne s'enfuie pas dans cet état de détresse.
– La seule possibilité serait… que la nuit où tu l'as détruit il a… son âme s'est accrochée à toi. Tu l'as toujours eu en toi et je ne pense pas qu'il le sache lui-même. Tout comme tu l'ignorais.
– Et Dumbledore le sait-il ? Je dois m'en débarrasser, je ne veux pas vivre avec ça, je… Je ne peux pas, c'est… je ne supporte pas l'idée que…, s'affola-t-il, les mains passées dans ses cheveux dans un geste désespéré.
– Tout ira bien, je te promets que je trouverai une solution. Harry, regarde-moi.
Sous l'injonction dite avec une fermeté sans égal, il releva les yeux sur lui.
– Je me sens… souillé, je me sens… c'est horrible.
– Je suis désolé, je récupère quelques documents et nous regagnerons les étages. Je vais trouver une solution, lui assura-t-il d'une voix douce. Tu n'as pas oublié que je suis un génie, non ?
Harry sourit faiblement et dénia d'un signe de tête. Salazar lui déposa un baiser sur le front et se dirigea vers la statue. Harry eut à nouveau un frisson d'horreur en l'entendant l'ouvrir en Fourchelang là où Tom l'avait fait quelques années avant cet instant. Son parler, si pur, si noble, força Harry à incliner légèrement la tête en l'entendant le prononcer. Salazar le vit et eut un bref sourire en coin avant d'entrer dans la statue.
Il en rejaillit quelques minutes après, alors que le silence commençait à angoisser le jeune homme. Ce dernier avait refermé ses bras autour de lui et c'est avec soulagement qu'il vit le fondateur ressortir, plusieurs livres anciens et poussiéreux à la main. Il les agita victorieusement à l'intention d'Harry qui lui offrit un sourire frigorifié. D'un mouvement, Salazar les réduisit, de manière à ce qu'ils tiennent dans son poing fermé.
Il rejoignit Harry et passa son bras autour de ses épaules, le frictionnant vigoureusement pour le réchauffer.
– Nous n'avons que trop traîner ici, Monsieur Potter, rentrons !
Harry ne put qu'acquiescer, se blottissant contre le corps chaud de Salazar, sa main posée sur celle qui caressait son épaule. Le contact, ambigu et familier, le laissa dans une sorte de flou difficilement contrôlable.
– Vous me promettez que nous trouverons une solution ? demanda-t-il soudain alors qu'ils s'apprêtaient à transplaner.
– Nous ? releva Salazar, amusé.
– J'en sais rien, je vous ferai du café et des massages des épaules si c'est nécessaire pour me débarrasser de cette… chose en moi.
– Dans ce cas, je vous le promets, nous trouverons une solution, Monsieur Potter. J'ai déjà quelques idées, il faut juste qu'elles ne vous mettent pas plus en danger que vous ne l'êtes déjà. En attendant, vivez en ayant conscience de cela, c'est la source de votre lien à Voldemort. Gardez-le en tête. Maintenant vous pourrez empêcher les visions. Vous savez précisément où dresser un mur désormais.
Harry acquiesça. Oh oui, il savait. Il le sentait avec une acuité extraordinaire, même. Ils transplanèrent et le jeune homme observa avec un air dégoûté ses vêtements trempés d'eau à l'odeur viciée.
– Génial, marmonna-t-il.
– Allez prendre une douche, j'ai fait installer une euh…de quoi s'agit-il déjà… ? Ah ! Une cabine individuelle ? C'est une invention fabuleuse, les bains étaient longs et lassants ! Suivez-moi.
– Pauvres elfes, marmonna Harry en lui emboîtant néanmoins le pas.
Salazar le mena, non pas dans la salle de bain attenante à la chambre, mais dans le couloir. Ils passèrent devant plusieurs portes avant que le fondateur ne lui en ouvre une. Là, une salle de bain moderne, aux couleurs chaudes apparaissait complètement en décalage avec le reste des appartements. Le jeune homme avisa la cabine de douche immense aux vitres floutées. Il se tourna vers Salazar qui s'était assis sur un lavabo et l'observait, l'air rieur.
D'un mouvement de tête, Harry lui fit signe de déguerpir, mais le fondateur se contenta de balancer ses jambes dans le vides dans une allure presque enfantine, un sourire délicieux aux lèvres. Le survivant haussa les épaules et se dirigea dans la cabine de douche. Une fois dedans, portes closes, il retira ses vêtements humides et les envoya tour à tour à la figure de Salazar, les faisant passer par-dessus la cloison de la cabine. Le serpent les rattrapa avec un rire et Harry se glissa sous le jet d'eau.
– Je suis désolé.
La voix de Salazar s'était élevée, la pression de la douche couvrant à peine les sons de la salle de bain.
– Désolé de quoi ? demanda Harry, étonné, appliquant énergiquement du shampooing sur ses cheveux.
– Désolé d'avoir transplané là-bas. Ce n'était pas contrôlé, mais à l'avenir, il vaudrait mieux que je ne dorme plus avec toi. Sait-on jamais si je songe à un volcan actif avant de sombrer…
Harry émit un rire amusé avant de se reprendre.
– Je me fiche d'où vous me trainez dans votre sommeil, tant que vous ne m'y abandonnez pas, dit-il honnêtement, le timbre sérieux.
Il discernait la silhouette du fondateur à travers le flou de la vitre de la cabine. Juste assez pour le voir se lever et entamer les cent pas dans la pièce. Harry se dépêcha de se rincer le corps et les cheveux et coupa l'eau.
– J'aimerais autant que vous m'épargnez de sortir devant vous nu comme un vers, si vous voulez bien me donner une serviette, s'il vous plaît…, marmonna-t-il.
Pourtant peu pudique, le fait de s'exposer devant l'homme lui amenait une sensation de fébrilité et de gêne difficile à réfréner. Un rire de gorge lui parvint juste avant qu'une serviette douce n'atterrisse en catastrophe sur sa tête.
– Merci ! Quelle heure est-il au fait ?
– Deux heures du matin.
– Je ne me sens plus du tout fatigué. L'adrénaline sans doute, fit remarquer Harry traduisant à voix haute ses pensées qui commençaient tout juste à s'apaiser.
Il éviter de trop songer à ce que le fondateur avait dévoilé au grand jour dans la chambre des secrets.
– Habillez-vous et rejoignez-moi dans la salle d'entraînement. Les vacances vous laissent une certaine amplitude sur le nombre de nuit blanches par semaine, indiqua Salazar alors qu'Harry sortait, enroulé étroitement dans sa serviette de bain.
Le serpent lui lança un coup d'œil appréciateur et Harry le fusilla du regard. Le rire du fondateur accompagna sa sortie de la salle de bain. Harry retourna vers la chambre et avisa les vêtements que Salazar avait laissés à son intention. Une tenue identique à celle qu'il avait lui-même arboré lors du premier « entraînement ». C'était cintré, près du corps sans être moulant. Tout était uniquement fait d'un noir d'encre, semblable aux cheveux du fondateur. Un lacet de cuir avait également été déposé. Harry le noua dans ses cheveux humides après avoir passé chacun des vêtements. Il acheva de se vêtir en passant les bottes souples et solides en cuir abandonnées devant le lit. Elles étaient parfaitement ajustées, épousant la forme de son pied, plus confortable que des chaussons.
Il quitta la pièce et se dirigea vers la salle d'entraînement. Il y toqua et entra. Salazar était assis en tailleur au milieu de la salle, les yeux clos. Il les ouvrit en l'entendant arriver et suivit sa démarche hésitante jusqu'à lui. Il fit signe au jeune homme de s'asseoir face à lui. Salazar dégaina soudain une arme d'un pli de son vêtement et posa le petit poignard entre eux, à égale distance.
– Prenez-le, lui indiqua-t-il.
Harry le regarda, perplexe et avança pour le prendre, mais, avec un sourire indulgent, Salazar le devança récupérant son poignard et le lui plaça sous la gorge en une fraction de seconde. Harry releva la tête sous la pression de la lame sur sa carotide. Il fusilla Salazar du regard. Celui-ci reposa le couteau entre eux.
– Prenez-le, répéta-t-il.
Cette fois-ci, Harry hésita. Trop longtemps. Salazar s'empara à nouveau de l'arme et la pointa sur son visage, l'arrêtant à quelques millimètres de son œil. Le jeune sorcier écarquilla les yeux, déglutissant difficilement.
– Pas assez rapide, Monsieur Potter, dit le fondateur en reposant l'arme entre eux.
Le jeune sorcier avança sa main et aussitôt le fondateur lui donna une petite tape dessus comme il l'aurait fait avec un enfant. Après plusieurs tentatives ratées d'Harry, Salazar reposa le couteau entre eux.
Cette fois, Harry plongea dessus, mais Salazar lui saisit le poignet et le tordit de deux doigts. Un craquement sourd se fit entendre et le plus jeune grogna de douleur.
– Non, non, ne m'exposez pas si facilement un membre à briser ! s'exclama joyeusement le mage.
Harry grimaça davantage et laissa échapper une plainte semblable à un gémissement. Le fondateur eut aussitôt un air inquiet et fronça les sourcils, s'apprêtant à s'enquérir de son état. Mais le jeune homme profita de cet instant pour dérober le poignard de son autre main. Il émit un « ha ! » victorieux et Salazar le toisa, agréablement surpris.
– Expliquez-moi ce que vous venez de faire, Monsieur Potter, dit-il, le ton sérieux, le regard ferme.
Harry perdit instantanément son air victorieux et plissa les yeux, un sourcil haussé. Il reposa le couteau entre eux avec un sourire un peu moqueur :
– Vous êtes mauvais joueur ?
– Ce n'est pas un jeu. Que venez-vous de faire ?
– J'ai triché, admit Harry, étonné.
– Je vous le répète : ce n'est pas un jeu. Que venez-vous de faire ?
– De vous distraire pour prendre l'arme. Vous laisser croire que vous aviez l'avantage.
– Et quelle technique avez-vous utilisé dans ce but ?
– J'ai… J'ai feint d'avoir vraiment eu mal, dit-il en appuyant ses coudes sur ses genoux et son menton sur ses mains jointes.
– Bien, bien très bien. Et pourquoi l'avez-vous fait ? demanda Salazar, l'imitant.
– Parce que je savais que vous alliez y réagir.
Salazar sourcilla, semblant satisfait. Il avança son buste vers le jeune homme, réduisant l'écart entre eux.
– Exact, pour quelle raison ? dit-il, la voix plus basse, presque un murmure.
– Parce que vous ne voulez pas me faire du mal, répondit Harry en se penchant également, refusant de laisser le fondateur remporter ça sans savoir ce qu'il lui voulait.
– Mais encore ?
Cette fois Harry ne répondit rien, se contentant de maintenir le contact visuel avec Salazar, tentant d'afficher une mine impassible malgré leur proximité.
– Vous avez utilisé l'un de mes points faibles à dessein et c'est une excellente chose, souffla le fondateur.
Le regard d'Harry dévia sur ses lèvres qui s'ourlèrent d'un sourire un peu inquiétant. Point faible…
– Permettez-moi…
Salazar s'approcha de ses lèvres et Harry sentit son cœur faire une embardée.
– … de
Il pencha un peu la tête, comme pour l'embrasser, à quelques centimètres à peine de ses lèvres.
– … vous
Il laissa ses lèvres effleurer la commissure des siennes, entrouvertes sur un souffle saccadé. Harry ferma les yeux.
– … rendre la pareille, acheva Salazar au moment où Harry sentait une lame fraîche sous sa gorge.
Le jeune homme plissa les lèvres et jura à voix basse, embarrassé de s'être laissé avoir. Salazar éclata de rire en s'éloignant, jouant habilement avec le petit poignard.
– Allez, relevez-vous Monsieur Potter, je n'en ai pas terminé avec vous !
A suivre...
Blabla de J' :
Désolée encore pour le retard, le chapitre fait quand même 9 pages dont on va dire que niveau longueur je me rattrape un peu !
Certains se demandaient ce que j'avais fichu des Horcruxes… Bah les voilà :D Et dans ce cas-là on est content d'avoir un fondateur comme coloc' !
Harry commence à prendre de l'assurance aussi, parce qu'en me relisant depuis le début quand j'ai repris la fic je pouvais juste pas le laisser être un petite chose fragile ! J'avais commencé à écrire ça vers 17 ans et je crois que ma mentalité a quelque peu évolué haha ! Donc voilà évolution d'Harry enclenchée ! Même s'il ne va pas devenir ultra badass en deux chapitres hein ! xD
Bref je m'étale !
Alors question du jour : A part Auror, dans quel métier voyez-vous le mieux Harry ?
Dans toutes mes fics il devient TOUT sauf Auror, c'est assez bizarre !
Voilà voilà, je vous dis à bientôt ! En ce moment, j'ai un peu de mal à poster c'est parce que je suis un peu plus occupée donc mes excuses pour mes divers retards, j'essaye de les réduire au plus mais voilà…
Je vous embrasse bien fort ! Prenez soin de vous ! Passez une excellente semaine :D
Lots of love,
Jelyel !
