À ces derniers mots, les trois compagnons rirent de bon cœur. Après avoir pris une petite pause pour se reposer et pour manger, ils reprirent leur chemin vers le marais maudit. Pendant qu'ils chevauchaient allégrement parmi les arbres qui devenaient de plus en plus rare, Raphaëlle, intriguée, demanda à Monobro des informations à propos du marais vers lequel ils se dirigeaient. L'archange lui dit que le marais regorgeait d'être maléfique tel que des zombies, des goules, des vampires et plusieurs autres créatures qui pouvaient rendre la mort très douloureuse. Le guerrier céleste dit aussi que le marais abriterait, selon une légende qui date de bien avant la création des gardiens, un monstre protégeant les mégalithes et que quiconque s'en approchait un tant soit peu était tué et dévoré par cette créature.

• Ce serait une créature faite à partir même du marais, elle serait composée de branches d'arbres morts, de boue et de terre. Toujours selon la légende, elle serait indestructible...

En voyant le visage un peu effrayer de ses deux compagnes, Monobro ajouta:

• Vous savez, on dit aussi que les démons sont indestructibles et pourtant depuis le début de notre aventure, j'en ai tué plus que cinq, et bien plus durant la Grande Guerre céleste! Et puis, vous savez, la plupart des légendes sont inventées de toutes pièces pour protéger certains lieux...

À peine eut-il terminé de dire ces mots qu'ils arrivèrent au marais. En voyant qu'ils étaient arrivés, Violine scruta le la boue, les marécages et les touffes d'herbes éparpillés avant de dire:

• J'espère vraiment que cette légende a été inventée de toutes pièces, parce que je ne voudrais vraiment pas rencontrer une telle créature.

Avant de commencer la traversée du marais, Raphaëlle suggéra une pause pour dormir, puisqu'il se faisait tard. Ses deux compagnons acquiescèrent et ils descendirent de leurs chevaux pour faire le campement. Ils se couchèrent, après un petit repas, agrémenté de discussions diverses. Alors, qu'ils dormaient paisiblement, un cri bestial et inhumain réveilla le groupe. En l'entendant, Raphaëlle et Violine se levèrent effrayées et regardèrent autour d'elles. Monobro, quant à lui, se leva précipitamment, fit apparaitre son épée et ralluma les braises encore chaudes du feu, ce qui illumina les alentours. Après avoir scruté les alentours, les trois personnes ne virent rien qui pourrait les menacer ou qui pourrait leur indiquer ce qui avait poussé le cri. Voyant que les deux femmes étaient encore un peu effrayées, l'archange leur proposa de rester éveillé et de monter la garde. Ses deux compagnes acceptèrent rapidement et se recouchèrent. Comme elles étaient encore sous le choc du cri, elles ne s'endormirent pas tout de suite et elles parlèrent un peu ensemble. Après quelques minutes de discussion, elles finirent par se rendormir et le guerrier céleste commença sa garde. Comme cela ne lui tentait pas de laisser son feu magique allumé toute la nuit, il l'éteignit et se mit en position pour explorer les alentours avec sa pensée.

En faisant cela, Monobro, ne fit pas qu'explorer les alentours au cas où il y aurait des créatures ou des ennemis, mais il chercha aussi le meilleur chemin pour traverser les marais, sans courir la chance de se faire attaquer. Le chemin le plus sécuritaire qu'il trouva traversait un regroupement de vampires. Il se dit qu'en le traversant en plein jour et en en ne faisant pas de bruit, ils pourraient passer sans encombres. Alors, l'archange continua d'explorer jusqu'à ce que son esprit soit bloqué, à la lisière des mégalithes. Lorsque Monobro se rendit compte que la barrière psychique s'étendait à la grandeur de l'île où se trouvaient se trouvait leur destination finale, l'archange essaya de la forcer. Il essaya, mais sans succès, le blocage était trop puissant pour lui. Le guerrier céleste sentit la crainte et la colère de ce qui causait ce blocage. Il réussit aussi à entrevoir quelque chose : deux yeux rouges dans un fouillis d'herbe, de branche et de boue.

• Serait-ce donc vrai? demanda Monobro à voix basse.

Il arrêta de forcer le barrage et ouvrit les yeux. Il eut soudain l'impression d'être observé et scruta les alentours. Son regard s'arrêta sur deux petits points rouges. L'archange se frotta les yeux, pensant halluciner et lorsqu'il ouvrit de nouveau les yeux, les points rouges avaient disparus. L'archange mémorisa le chemin qu'ils prendraient le lendemain.

Lorsque le soleil commença à se lever, Monobro décida de préparer le déjeuner pour ses deux amies. À leur réveil, il leur donna le déjeuner qu'il avait préparé et, lorsqu'elles eurent toutes deux terminé, il leur expliqua qu'il avait trouvé un chemin assez sécuritaire. Il leur expliqua aussi que ce même chemin passait par un nid de vampires, mais passa sous silence le fait qu'il avait été bloqué par une barrière psychique et les yeux rouges qu'il avait vu. Alors, après un accord commun, et afin d'avancer plus rapidement dans le marais, ils décidèrent de laisser partir leurs chevaux. Ils prirent ce qui leur était nécessaire et commencèrent leur avancé dans le marais. Pendant presque toute la journée, ils marchèrent en suivant Monobro, qui connaissait le chemin par cœur. Vers la fin de la journée, Monobro stoppa et dit à ses deux amies :

• On arrive bientôt dans le nid des vampires… Alors, un petit conseil… Suivez-moi sans faire le moindre bruit! C'est bon?

• Oui totalement, dirent en cœur Raphaëlle et Violine.

• Au fait, juste vous avertir que lorsque vous verrez plusieurs cadavres en décomposition d'animaux et d'hommes, alors on sera en plein dans le milieu du nid… Donc, il est fort possible que l'odeur soit épouvantable… Faites attention!

Ils continuèrent ensuite leur chemin en silence, tout en essayant de faire le moins de bruit possible. Lorsqu'ils virent les premiers corps en décomposition, Raphaëlle et Violine entendirent la voix de Monobro, dans leur tête, leur dire :

« Si vous regardez dans les arbres, vous verrez ce à quoi ressemble un vampire… »

À ces paroles, toutes deux levèrent les yeux, s'attendant à voir un homme ou une femme avec de longues canines. À la place, elles virent une espèce de chauve-souris géante avec des poils, des yeux rouges et des ailes de démons. Voyant la surprise dans leur visage, l'archange rajouta :

« Les vampires ne ressemblent pas à ce que disent les vieilles dames ou à ce que racontent certains livres… Ce ne sont pas des hommes ou des femmes avec la peau blanche et de longues canines, qui peuvent se transformer en chauve-souris. Les vampires sont un genre de chauve-souris géante poilue avec des ailes de démons. Par contre, s'il l'un d'eux te mord, tu te transformes en vampire toi aussi… Mais la transformation est très douloureuse… Et pour tuer un vampire, il faut plus que du soleil ou que de l'eau bénite! Il faut leur transpercer le cœur… »

Plus ils avançaient dans le nid des vampires, plus les cadavres devenaient nombreux et plus ils devaient faire attention pour ne pas faire de bruit. À un moment donné, un vampire fit un bruit, et Raphaëlle leva la tête pour vérifier s'il ne se réveillait pas, mais lorsqu'elle leva la tête elle ne vit pas le cadavre devant elle et tomba dans l'eau en faisant beaucoup de bruit. Pendant que Violine aidait Raphaëlle à se relever, Monobro surveilla les créatures, tout en espérant qu'elles ne se réveillent pas. Malheureusement, pour eux, le vampire le plus proche se réveilla et en les voyant il lâcha un cri puissant et aigu, pour réveiller tous ses congénères. Monobro cria alors à ses deux amies :

• COUREZ!

Sans perdre une seconde de plus, les trois aventuriers se mirent à courir. Voyant que leur diner s'en allait en courant, les vampires prirent tous leur envol et partirent à la suite des trois héros. Monobro, qui était en tête, vis qu'ils arrivaient à la lisière du marais, là où il avait été arrêté par la barrière psychique. Il se retourna donc, fit apparaître son épée et son bouclier et dit à ses deux amies :

• Continuez, vous êtes bientôt arrivé! Je vais les retenir!

En disant cela, l'archange fit apparaître une ligne de feux de chaque côté de lui, pour que les vampires ne s'intéressent qu'à lui. Alors que les vampires allaient attaquer, le cri qui avait retenti la veille retentit à nouveau, mais plus fort et beaucoup plus proche. En entendant ce cri, les vampires stoppèrent net et attendirent, pour voir ce qui se passait. Il y eut alors un tremblement de terre et la partie du marais qui était juste devant l'archange commença à bouger. Un amoncellement de boue, de vase, d'algue et de branches mortes s'éleva devant le guerrier céleste. Deux yeux rouges apparurent au milieu de cet amas du marais. C'était les même yeux qu'il avait vu la veille.

Les vampires commencèrent à pousser des cris pour aviser la créature que les trois personnes étaient les leurs et qu'elle n'avait pas intérêt à les toucher. La créature, quant à elle, leur fit comprendre, par grognement qu'ils étaient tous sur son territoire. À la surprise de Monobro, trois lianes sortirent du corps de la créature du marais. Une s'enroula autour de Monobro et le tira vers elle, comme pour l'assimiler dans son tas de boue et de vase. Les deux autres revinrent avec Raphaëlle et Violine. Voyant cela, les vampires attaquèrent la créature. Une idée vint alors dans la tête de l'archange. Il ferma les yeux et essaya de communiquer avec la créature. À sa surprise, il fut étonné de voir qu'à la base, la créature avait une essence humaine et qu'elle était douée de pensée. Alors, Monobro tenta de faire comprendre à la créature qui il était et ce qu'il venait faire ici. Pendant plusieurs minutes, durant lesquelles Monobro pensa qu'ils allaient mourir, l'archange essaya d'expliquer et de faire comprendre qu'ils œuvraient pour le Bien et qu'ils voulaient seulement aller aider son ami qui avait été fait prisonnier, par des démons. Après un moment, la créature comprit enfin qui était Monobro et ses amies. Alors, il arrêta d'essayer d'étouffer les trois héros, se tourna vers les vampires qui avaient commencés à l'attaquer et les attaqua pour laisser le temps à Monobro d'atteindre Stonehenge. Dès qu'ils retouchèrent terre, Violine, Raphaëlle et Monobro partirent, en courant vers les mégalithes. Dès qu'ils atteignirent l'île, au milieu du marais, où se trouvaient les mégalithes, ils arrêtèrent de courir et reprirent leur souffle. Le guerrier céleste dit alors :

• Ici on devrait être relativement en sécurité… Le temps qu'on trouve la bonne porte…

• Qu'entends-tu par « relativement en sécurité », demanda Violine.

• Bah, si aucun démon n'apparaît pour nous casser la gueule, on est en sécurité…

• Ah… Ça va dans ce cas, dit avec sarcasme Raphaëlle. Mais, euh, tu sais c'est qu'elle porte, hein?

• Bah, je crois… Au pire, on a juste à toutes les essayer, on finira par trouver la bonne, non?

C'est avec ces paroles que l'archange se releva et se dirigea vers les mégalithes, en essayant de trouver, en un coup d'œil lequel menait à Stonehenge. Il trouva facilement le mégalithe, puisque devant, il y avait une pierre sur laquelle il était inscrit : « », ce qui voulait dire : « Ici le royaume du démon. Celui qui y entre doit abandonner tout espoir. ». L'archange regarda alors ses deux amis, et leur dit :

• C'est celui-ci…

• Tu en es sûr? demanda Raphaëlle.

• Assez oui, c'est quand même écrit ici : « Ici le royaume du démon. Celui qui y entre doit abandonner tout espoir. », dit Monobro, en montrant la pierre où était inscrit le message. Vous êtes prête?

• Oui, dirent les deux filles, en prenant leurs armes.

• Alors, allons-y! dit l'archange, en faisant apparaître son épée.

Aussitôt dit, aussitôt fait, les trois amis passèrent dans le mégalithe pour disparaître aussitôt.