From Past, with Love…

Le Cercle des Reviewers Anonymes :

Bya-kun : Haha je suis désolée pour mon retard ! Mais je suis contente que ça t'ait reboostée, c'est le but de mes fics : vider la tête xD
Ne t'excuses surtout pas, commente quand tu peux et surtout quand tu veux ! C'est loin d'être une obligation, mais ça me fait plaisir de te revoir dans les parages !
Haha pas mal, ça aurait pu, ils auraient pu filer hors Poudlard et tout régler à l'extérieur mais j'ai pris un autre partie ! Cependant ton idée est vraiment intéressante ! Je pense qu'ils ont encore besoin de s'apprivoiser néanmoins ! xD
Mauvais perdant oui, mais surtout étonné de l'acuité avec laquelle Harry est conscient de son attachement pour lui. Il se permet d'en jouer alors qu'il croyait être le seul à être taquin.
Haha je sais pas si Harry "aime" l'entendre parler comme il se retrouve avec une sorte de soumission de volonté quand il l'entend parler !
Oui c'était brutal, mais moins que de l'apprendre dans une pensine et d'être alone pour le gérer xD
Merci beaucoup beaucoup pour tous ces compliments, ça me fait chaud au coeur !
Je te dis à bientôt ! Bisous !
PS : Je suis d'accord, je le verrais super bien dans ces métiers !

Guest : Hey ! Oui ces métiers lui correspondent bien, je suis d'accord :D Merci ! A bientôt !

Note :

LOL je suis moins en retard, regardez xD Merci beaucoup en tout cas pour vos reviews adorables sur le précédent chapitre ! Celui-ci est dans la même veine, j'espère qu'il vous plaira ! Et on a dépassé les 600 reviews ! C'est génial !
Il est posté plus tôt en l'honneur de Stormtrooper2 qui est une lectrice depuis le tout début du début de mes débuts sur le site et qui fête en ce 27 Novembre son anniversaire !
Bonne lecture, rendez-vous en bas !


Chapitre Dix-Septième
Distance

Proposition d'écoute : « When did your heart go missing » de Rooney (les souvenirs d'ado que j'ai avec cette chanson mouahahahahaha !)


Salazar lui lança une épée sitôt qu'il fut relevé. Le fondateur l'observa d'un œil appréciateur alors qu'Harry passait le doigt sur la lame tranchante.

– Pourquoi celle-là ne fait remonter aucun souvenir ?

– Parce qu'elle ne m'a pas appartenu et n'est liée à moi d'aucune façon, expliqua Salazar avec un sourire énigmatique. Néanmoins, elle était à Godric. L'une des premières qu'il ait eues. Légère, facile à manier, tranchante à la perfection ! Il en a choisi une plus imposante par la suite. Rowena râlait souvent sur le fait que les hommes avec des grosses armes compensaient un manque d'autre chose, lui indiqua Salazar en saisissant une épée encore plus mince que celle d'Harry.

Il lui fit un clin d'œil.

– Aucun souci pour vous, apparemment, marmonna le plus jeune en levant les yeux au ciel.

– Cette conversation va déraper, vous le savez. Taisez-vous, concentrez-vous, lui dit joyeusement Salazar en se mettant en garde.

Harry fit la moue, faussement agacé.

– Allez, attaquez ! l'encouragea-t-il.

– Vous allez me mettre par terre en trois seconde, souleva Harry.

– Je vous mettrais par terre en une seule si vous n'attaquez pas !

Harry inspira une grande bouffée d'air et observa la posture de Salazar, se plaçant en écho à la sienne.

– Bien, bien, parfait ! Avancez un peu votre jambe droite ! Excellent, Harry !

Le jeune homme s'exécuta et Salazar écarta les bras.

– Maintenant attaquez, voyez où vous pourrez frapper sans que je ne me défende.

Harry fendit l'air de son épée, l'orientant vers les jambes de Salazar. Le fondateur recula d'un pas et écrasa de son pied la lame pendant la fraction de seconde où elle survola le sol de trop près. Harry bascula en avant emporté par l'épée et Salazar retira son pied, le laissant tituber sur quelques mètres avant de qu'il ne se ressaisisse.

Le jeune sorcier roula des yeux et attaqua à nouveau, le buste cette fois. Salazar contra facilement. Voyant que sa défense était parfaite, Harry attaqua plus sauvagement, ne redoutant pas une seule seconde de le blesser. Il n'avait aucune chance de le toucher. Néanmoins, il sentait moins de difficulté à manier la lame qui lui paraissait plus légère. Il se trouvait un peu moins gauche au bout de quelques minutes durant lesquelles Salazar s'était contenté de contrer.

Harry le fit reculer jusqu'à la table où reposaient quelques carreaux d'arbalète. Négligemment, le fondateur précipita les flèches au sol et s'assit sur le meuble, se défendant d'une seule main avec sa lame, l'air rieur.

– Vous m'énervez, annonça le survivant, essoufflé.

– Je constate, je constate, répondit Salazar d'un ton enthousiaste alors que, même assis ici, il répondait aux coups sans le moindre effort.

D'un mouvement leste, il désarma son jeune apprenti et saisit son col entre ses doigts. Il attira le sorcier entre ses jambes, contre la table, leur visage proche, leur front se touchant presque.

– Perdu, perdu, perdu, dit-il en ponctuant chaque mot d'une chiquenaude sur l'épaule du cadet. Vous savez pourquoi ?

Harry, trop éprouvé par son inefficacité précédente et leur proximité inquiétante, mit quelques minutes à se rassembler pour répondre :

– Parce que vous avez soixante-dix ans… Merde, vous avez soixante-dix ans, réalisa-t-il, las. Et vous avez… quelques cinquante ans de pratique de l'épée derrière vous et moi pas. Et vous êtes doué, bordel…

L'admiration dans sa dernière phrase n'empêcha pas Salazar de lui filer une pichenette sur la tête.

– Langage ! Des mots si laids dans une si jolie bouche, quel gâchis ! Et vous êtes un infâme flatteur, ça ne prendra pas avec moi ! claironna le fondateur en relâchant la pression sur le col de son vêtement.

Harry ne recula pas immédiatement, observant quel genre de réaction le manque de distance volontaire engendrerait chez le fondateur. Celui-ci sourit.

– Quelqu'un regrette de s'être laissé avoir toute à l'heure…, susurra le mage en le fixant tout sourire.

– Des regrets, oui, mais pas de m'être laissé avoir, sous-entendit Harry à voix basse, s'étonnant de sa propre audace.

Salazar eut un sourcillement surpris juste avant de sentir le carreau d'une flèche contre sa jugulaire. Il ferma les yeux et éclata d'un grand rire franc, levant les mains en signe de paix. Harry eut un sourire victorieux et reposa la flèche, s'éloignant de quelques pas.

Le serpent descendit de la table d'un mouvement souple.

– On en a fini pour aujourd'hui. Une heure d'entraînement par jour au début, plus encore quand vous aurez progressé. Et souvenez-vous : l'entraînement ne s'arrête pas une fois la salle quittée ! lança le fondateur en s'éloignant droit sur la porte.

Il le salua avant de disparaître hors de la pièce, laissant Harry encore plus essoufflé et le corps bouillonnant d'une envie folle de rattraper Salazar et l'attaquer d'une toute autre manière. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Ce n'était pas bon. Salazar était plus qu'adulte, était peut-être destiné à retourner dans son temps si les choses tournaient mal ici. Harry ne voulait pas s'y attacher, pas de cette manière. Pas de celle qui l'obligea à calmer son cœur et ses pensées bien longtemps après que Salazar eut quitté la salle.

Il regagna la chambre et s'y coucha, seul, cette fois. Il se doutait que le fondateur allait étudier ses livres un moment. C'est pour cette raison qu'il ne fut pas surpris de le voir se glisser dans la chambre, quelques heures plus tard, les bras remplis de livres. Le fondateur lui demanda la permission d'un regard.

– Allez-y, la lumière d'une bougie ne me dérangera pas, consentit Harry, cachant à quel point ses angoisses nocturnes refluaient quand le fondateur entrait dans son espace personnel.

Le fondateur s'installa à ses côtés dans le lit, assis contre le montant, et déposa toute ses affaires à sa droite de manière à ne pas gêner Harry. Ce dernier attendit que le fondateur soit positionné correctement et se recoucha, lui tournant le dos, fixant les lumières dansantes que la bougie produisait dans la chambre. Il tressaillit lorsque la main de Salazar vint trouver son bras nu et le caressa distraitement, répandant un courant électrique sur son passage.

Le jeune sorcier se tourna vers le fondateur et le trouva, volontairement ou non, absorbé dans la lecture d'un parchemin, les sourcils froncés et les lèvres plissées. Harry sourit et se repositionna, laissant la main le caresser dans un mouvement régulier apaisant, interrompu uniquement lorsque le fondateur rajustait sa prise sur un livre ou en tournait les pages.

Le lendemain, Harry subit l'entrainement de Quidditch avec des courbatures atroces. Il soupçonna presque Salazar de l'avoir pincé pendant son sommeil. Il grogna sur la plupart des joueurs de l'équipe et dût recourir à des trésors de patience pour organiser tout son petit groupe. Heureusement, Ginny fut d'un soutien sans borne, débordante d'énergie. Ils finirent par conclure la session de manière moins catastrophique qu'elle n'avait commencée. Et il n'avait qu'une hâte : se réfugier chez Salazar en priant pour que ce dernier ne l'attaque pas.

Harry réalisa soudain que songer au fondateur au milieu de ces gens qui ignoraient tout de sa présence était singulier. Comme si l'homme lui paraissait être une chimère parmi l'étrange simplicité des autres et sa propre banalité. Salazar était haut en couleur, unique… Précieux. Irréel.

Il se fit violence pour s'empêcher de rejoindre Salazar et profiter plutôt de l'après-midi ensoleillé qui s'offrait à eux, premier jour de vacances. Quelques élèves repartaient chez eux aujourd'hui. Cependant le bal d'Halloween annoncé avait été un argument de poids pour que les trois quarts décident de rester.

Harry ne gagna pas non plus les appartements du fondateur le dimanche, occupé à rassurer Hermione et Ron et faire taire leur suspicion le temps d'un weekend. Il avait même surpris la jeune femme à le suivre jusqu'aux toilettes des hommes. Au bout de deux jours, pourtant, une certaine morosité lui était revenue. Il ne comprenait pas pourquoi. Tout allait bien pour le moment. Pas d'incident en vue. Il avait l'impression d'être en état de manque perpétuel, comme si la présence de Salazar repoussait cet état apathique au loin.

Un hibou toqua à se fenêtre alors qu'il s'apprêtait à se coucher et il se hâta d'ouvrir à l'animal qui lui délivra la réponse de Remus :

« Harry,

Ta dernière lettre était différente, l'explication donnée est assez…éclairante, et tu me pardonneras d'être assez curieux pour vouloir en savoir plus sur cet homme. Tu ne m'avais jamais confié ce genre d'attraits et j'ai toujours pensé que tu avais un penchant pour la petite Weasley. Ou peut-être était-ce l'inverse !

Ici le temps commence à refroidir nettement, Tonks est rentrée pour des raisons que je t'expliquerai de vive voix. L'ambiance est calme, je te rassure. La meute auprès de laquelle je suis est pacifique, je m'apprête à repartir.

J'ignore quand nous pourrons nous voir, mais nous aurons un tas de choses à discuter toi et moi. J'ai plusieurs demandes à te faire dont certaines seront délicates et les détailler ici serait dangereux pour ta sécurité ainsi que pour la mienne.

Mes meilleures pensées t'accompagnent, même à l'autre bout du monde.

Prends soin de toi Harry, je t'en prie.

Affectueusement,

Remus »

Harry sourit, relisant la lettre jusqu'à ce qu'il en retienne les mots et puisse rédiger une réponse au chaud dans son lit, loin de l'originale abandonnée à l'abri dans sa valise avec toutes les autres. Il écrivit tout ce qu'il put confier sur Salazar, émettant l'idée qu'il ne s'agissait pas là d'une relation amoureuse, aussi ambiguë qu'ait été sa première lettre. Il lui confia tout sauf son nom, s'épanchant tant et si bien qu'il fut gêné d'arriver au bas du verso du parchemin, serrant son écriture pour signer la lettre. Il l'attacha à la patte du hibou et celui-ci prit son envol. Soucieux, il l'observa partir, songeant à tout ce que Remus sous-entendait mais ne disait pas, des choses qui l'inquiétaient sur la manière dont le loup-garou les gérait moralement. Il lui avait fait part de ses inquiétudes, tentant de ne pas être trop pressant, néanmoins…

Le lundi soir, nerveux à en trembler, il se posta devant l'arcade menant à l'antichambre. Il inspira une grande goulée d'air et entra. Puis, il fila directement vers l'entrée vers les appartements du serpent et parcourut le long couloir. Quelque chose lui disait que Salazar savait déjà qu'il était là.

Il allait atteindre la deuxième moitié de l'interminable couloir quand un coup de vent mystique souffla chaque bougie dans un murmure inquiétant. Tout à coup, il se retrouva plongé dans le noir. Il n'eut pas même le temps de dégainer sa baguette qu'on le raflait au niveau des jambes, le faisant chuter lourdement.

Il se redressa sur ses coudes et tenta de reculer. Mais une masse solide s'abattit sur son torse, le faisant suffoquer, les bras en croix. La lumière revint au bout d'une baguette qui lui permit de distinguer la silhouette particulière de son propriétaire.

– C'était médiocre, Monsieur Potter. Je devrais vous laisser ruminer sous ma chaussure chaque chose que vous auriez pu faire pour survivre à ce genre d'attaque surprise, annonça Salazar, la voix dure. Je vous avais prévenu. A tout moment, je peux vous attaquer.

– Je sais, grogna le sorcier en tentant de se dégager.

Mais le serpent ne le laissa pas faire. D'une voix gutturale, profonde, il émit quelques mots en Fourchelang qui le glacèrent et le clouèrent, porteurs d'un pouvoir ancien auquel il n'eut d'autre choix que de se plier :

Donnez-moi une seule bonne raison pour votre absence des derniers jours.

Il aurait juré qu'un instant, les yeux de Salazar avaient pris la forme particulière de ceux des chats, l'iris réduit à une simple fente, dotés de leur lumière propre. Le fondateur cligna des yeux et la pression sur le torse d'Harry diminua. L'homme eut un sourire un peu confus, ouvrant la bouche puis la refermant.

– Toutes mes excuses, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je n'utilise jamais le Fourchelang ainsi, je sais l'effet que ça a sur ceux qui ne sont pas des descendants directs de Jörmungand…, murmura-t-il, l'air désorienté, en tendant une main au jeune homme.

Celui-ci la fixa, interdit, puis la saisit.

– Je n'ai pas de comptes à vous rendre, souffla-t-il.

Salazar se passa une main sur le visage, défait.

– Non, bien sûr que non, Harry. Je m'excuse sincèrement, vous n'avez aucuns comptes à me rendre, d'aucune sorte.

– Alors nous sommes d'accord, confirma le plus jeune, le regard toujours un peu scrutateur.

– Ceci dit, j'ai raison sur un point. Vous n'avez même pas sorti votre baguette.

Le changement de sujet ramena brutalement Harry hors de ses pensées brouillées.

– Je n'ai pas eu le temps, répondit-il maladroitement.

– Faux, vous n'avez pas pris le temps. Dégainez votre baguette maintenant.

Harry saisit sa baguette.

– Reposez-la dans votre poche et sortez-la plus vite, ordonna le fondateur, l'œil critique.

Harry s'exécuta et visa Salazar, face à lui.

– Voilà ! Parfait ! Combien de temps pour la saisir et la pointer vers quelque chose d'hostile ?

Hostile ? Harry haussa un sourcil sceptique.

– Une seconde.

– Alors ne me dites pas que vous n'avez pas eu le temps. Et quand vous la brandissez, faites-le pour autre chose que crever un œil, lança Salazar avec un sourire en éloignant d'un doigt fin la baguette de devant ses yeux.

Harry l'observa partir, les sourcils froncés. Le fondateur agissait bizarrement et sa démarche un peu raidit lui confirma ce fait. Notamment lorsqu'il étira son cou comme victime d'un bref malaise avant de se figer devant l'entrée du salon.

Néanmoins, le jeune sorcier, plutôt que de lui en tenir rigueur, se contenta de ressentir un pincement inquiet. Couplé à un soulagement intense. L'absence du fondateur de sa vie pendant ces trois jours avait été… singulièrement éprouvante. Trop pour qu'il ne le notifie pas et s'en inquiète davantage encore.

Il ne lui fallut que quelques secondes pour décider que la meilleure option était de quitter les appartements de Salazar sans un mot de plus, conscient que ce dernier n'était pas dans son état normal. Harry n'avait pas le cœur à écouter un mensonge de plus ce soir, car le mage devait précisément connaître la raison de son emportement précédent. Tout comme le jeune homme savait qu'il ne lui en dirait rien.

Aussi recula-t-il de quelques pas. En l'entendant, Salazar tourna simplement son visage vers lui, lui offrant simplement son profil, attentif à son mouvement. Il hocha brièvement la tête et le jeune sorcier s'éclipsa.

Hermione l'observa regagner la salle commune, étonnée.

– Je croyais que tu allais te balader dans le parc, tu n'es pas parti longtemps.

– J'ai…

– Qu'est-ce que tu as à ton bras ? releva-t-elle, inquiète, en lui saisissant le poignet pour l'empêcher d'aller plus loin.

Harry baissa les yeux en même temps qu'elle sur son coude. Il se déroba sèchement à sa prise lorsqu'il aperçut un bleu qui y fleurissait. Trop tracassé par l'attitude du fondateur, il n'avait pas même senti la douleur.

– Je suis tombé, mentit-il, le regard pensif en passant un doigt sur l'hématome.

– Tu es sûr que tu n'as rien de cassé ? insista Hermione.

Il lui adressa un sourire rassurant, lui ébouriffant un peu les cheveux.

– Rien de cassé, promis !

Puis il la planta là sous le regard ahuri qu'elle échangea avec Ron. Il passa les deux jours suivants enfermé dans le dortoir, morose, tournant et retournant l'attitude du fondateur dans ses pensées. Il lutta contre l'envie d'aller le voir et s'étonna de la déprime progressive qui s'installait de nouveau en lui. Si bien qu'il se retrouva au mercredi soir à errer comme une âme en peine dans le parc, son baladeur CD coincé dans sa poche et son casque enfoncé sur sa tête.

Il shoota dans une petite pierre, frottant distraitement à travers son épaisse cape le bleu qui commençait à disparaître sur son bras. Il rajusta son col de manière à mieux protéger son cou du froid qu'amenait la fin du mois d'Octobre.

Il profitait de la langueur du parc, plongé dans une obscurité seulement rompue par l'éclat laiteux de la lune, pleine ce soir-là. Il s'assit au pied d'un arbre noueux, entre deux racines. Sa tête bascula d'elle-même contre le tronc, comme trop lourde.

Le jeune sorcier ferma les yeux, laissant son souffle chaud former une brume légère à chaque expiration. Il les ouvrit brutalement lorsqu'on effleura sa joue en une caresse aérienne. Harry se hâta de retirer son casque, sur le qui-vive. Il reconnut immédiatement la présence du fondateur et se détendit, l'observant reprendre consistance peu à peu devant lui, accroupi, le regard à la hauteur du sien.

Un silence s'installa avant qu'Harry ne rafle violemment ses tibias d'une jambe, le faisant tomber à la renverse. Il se jeta sur le fondateur, ses mains enserrant son col.

– Vous préférez ce genre d'attaque vicieuse ? lui demanda-t-il, à califourchon sur l'autre homme qui éclata d'un grand rire, les bras en croix.

– Vous n'avez pas idée, souffla-t-il.

Et d'un mouvement leste, il inversa leurs positions, saisissant les bras du plus jeune pour les épingler au-dessus de sa tête.

– Mais prendre l'avantage par la surprise demande de la technique pour le conserver. Vous êtes mort, lui indiqua-t-il avec un bref sourire indulgent.

– Apprenez-moi alors.

– Je suis en train de vous apprendre.

– Apprenez-moi plus.

A suivre…


Blabla de J' :

Tension sessouelle + 1 héhé ! Alors oui, oui, Salazar n'a pas volé sa réputation, il peut être assez… froid et sec m'enfin ! On va dire qu'on l'aime quand même :D Un Salazar bon samaritain ça le fait pas trop !
Certains se posaient la question pour l'effet qu'a le Fourchelang que parle Salazar sur Harry. Alors l'explication est donné dans ce chapitre sans être vraiment développée. Jörmungand (qu'on appelera Jojo pour des raisons de simplicité orthographique) est un serpent mythologique nordique issu de Loki (me demandez pas comment, je veux pas savoir comment il a pu donner naissance à ce truc). De par sa Maman Céleste (Fourchelang aussi), Salazar descend d'une branche directement liée à ce gros serpent géant nordique. Donc on peut imaginer que la famille de Céleste a des origines vikings et que Jojo n'était pas juste un serpent et a très bien pu se balader sous forme plus humaine et copuler avec une sorcière, donnant naissance à la lignée de Céleste ! Donc voilà le bordel. Le parler du Fourchelang de Salazar est naturellement plus noble (il est issu du patron, normal, et le sang est encore fraaais !) et pour ceux qui le comprennent, il fait office de langue « sacrée » à caractère dominant… ! Voilà voilà ! J'espère que je suis claire !

Question du jour : Les clichés que vous adorez en fanfic ?

Encore un joyeux anniversaire à Stormtrooper2 ! Je te fais de gros bisous et j'espère que tu profiteras bien de ta journée !

Je vous souhaite à tous un excellent weekend ! Me tuez pas en attendant le prochain...xD

A bientôt !

Lots of Love,

Jelyel.