From Past with Love

Le Cercle des Reviewers Anonymes :

Morane : Heeeeey ! Tout va très bien et toi ?!
Haha j'ai été trop rapide, pour une fois LOL ! Je voulais me rattraper et puis bah je poste en retard, histoire de pas changer xD
Nan bah on va éviter les 1 mois de délai !
Haha mais vous êtes trop drôles vous avez toutes réagi au même truc ! Mais t'inquiète je te prends pas pour une perverse ! Mais nan par contre je déteste ce genre de trucs de soumis/dominant xD
Mais bien vu, Harry est un peu le point faible de Salazar ! Et oui c'est de la jalousie, de l'incompréhension, de la colère, mix de tout !
Oui il a un vrai comportement de serpent héhé !
Naaaaan tu me donnes pas mal à la tête, j'adore tes reviews !
Merci beaucoup en tout cas !
Gros gros bisous ! A bientôt !

Note :

Oups, je poste en retard, pas taper ! Merci encore à vous tous pour votre patience !
Rendez-vous en bas de page !


Chapitre Dix-Huitième
Le Bal d'Halloween


Proposition d'écoute : « Save me »de Remy Zero. (oh je suis sure que vous la connaissez celle-là !)


Apprenez-moi plus.

Salazar le considéra un instant.

– Il m'a été difficile de le faire les derniers jours, étant donné la distance que vous avez instaurée, lui indiqua-t-il, le visage impassible en le relevant d'une impulsion sèche.

– Je n'ai…

– Bien sûr sur si, et vous avez eu raison de le faire. Ecoutez… Harry, je ne sais pas comment m'excuser pour mon comportement déplacé. Et je ne peux pas non plus vous promettre que ça ne recommencera pas, loin de là. Si vous ne vous sentez pas de me reprendre à chaque fois que je déborderai, je comprendrai que vous souhaitiez maintenir cette sage distance. Mais si vous…

Sa voix s'était adoucie jusqu'à se taire complètement.

– Si je me sens de vous remettre à votre place chaque fois que vous penserez que ma liberté d'agir vous appartient ne serait-ce qu'en partie ? Mille fois oui, je le ferai, répondit Harry avec un sourire en secouant la tête. J'avais… J'avais juste besoin de réfléchir un peu, d'être seul. Vous me cachez beaucoup trop de choses, Salazar, mais j'ai confiance en vous. Aveuglément. Ce paradoxe rend notre relation dangereuse. Pour moi. Pour vous.

Le fondateur le fixa et retira sa cape sans dire un mot. D'un coup d'œil, il invita Harry à faire de même. Le jeune homme s'exécuta et le froid lui mordit la peau. Mais il n'eut que peu de temps pour s'appesantir sur ce fait. Aussitôt, il suivit le mouvement circulaire du fondateur qui le toisait comme un prédateur.

– Contrez-moi, lui dit-il en avançant sur lui à grands pas.

Harry tenta de reculer, mais, vif comme un serpent, l'homme tourna sur lui-même et se plaça derrière lui, le bras autour de son cou.

– Perdu, lui murmura-t-il à l'oreille avant de le repousser loin de lui.

Harry tituba et peina à retrouver son équilibre.

– Je vais vous attaquer de la même manière. Vous connaissez mon mouvement. Contrez-moi, lui ordonna-t-il à nouveau.

Déjà le fondateur fondait sur lui. Le jeune homme fit un pas de côté, mais l'autre le bloqua, saisissant son bras et le lui tordant dans le dos. Il ne pouvait donc ni fuir en arrière, ni sur le côté. Et il ne savait pas contrer.

Salazar le relâcha et ils se tournèrent à nouveau autour. Mais cette fois, quand le plus vieux lui fondit dessus, Harry l'imita. Cela eut le mérite de surprendre une fraction de seconde le combattant dont les yeux s'écarquillèrent d'approbation. Pourtant, le fondateur arrêta aisément le bras qui filait sur sa gorge, pinçant deux points du poignet de son apprenti jusqu'à ce que celui-ci grimace de douleur. Puis il le relâcha et le jeune homme rapatria son membre douloureux contre son torse.

– Comment… ? demanda-t-il.

– Comme vous venez de le faire, surprenez-moi, mais ajoutez-y de la technique. Votre avancée va naturellement provoquer un mouvement de recul chez moi ou au moins un temps d'arrêt, tout comme cela l'a provoqué chez vous la première fois que je vous ai attaqué. Comment vous ai-je empêché de m'échapper en reculant ?

– Vous vous êtes glissé derrière moi. Vous avez usé de votre vitesse et de votre souplesse.

– Très, très exact. Alors faites-le. Usez de vitesse, je vais volontairement ralentir mes gestes, compris ?

Harry hocha la tête et, cette fois, quand Salazar avança sur lui, il préféra de grandes enjambées rapides. Le fondateur eut un bref mouvement de recul et éleva son bras pour contrer la moindre attaque. Le jeune homme se baissa rapidement et passa sous sa garde, se retrouvant derrière le serpent.

Salazar se retourna et afficha un sourire ravi.

– C'est prometteur. Encore !

Ils passèrent la quasi-totalité de la nuit à s'entraîner, Salazar lui apprenant à improviser sans jamais lui donner de mouvements précis. Le corps à corps était affaire de technique, mais surtout d'instinct. Il ne souhaitait pas qu'un apprentissage trop « scolaire » rende le jeune homme prévisible.

Aux premières lueurs du jour, le corps rompu de fatigue, Harry demanda à ce qu'ils s'arrêtent. Essoufflé, courbé en avant, les mains sur les genoux, il tenta de calmer les battements de son cœur. Salazar, frais comme un gardon, sautait sur place pour conserver sa chaleur corporelle que la rosée matinale faisait rapidement baisser.

– Rentrons avant que quiconque nous voit ! dit-il au jeune homme en partant d'un pas guilleret vers le château.

Harry ramassa sa cape et celle du fondateur et le suivit en courant, au bord du malaise. Ils parvinrent à regagner les appartements du fondateur en empruntant quelques passages secrets. Aussitôt, Harry s'écroula sans élégance sur le canapé. Salazar l'imita presque, gardant néanmoins une certaine dignité en s'asseyant dans un fauteuil avec un léger soupir de bien-être.

– Dormez. Ce soir, c'est un bal qui animera ce château.

Oh. Le bal. Il avait complètement oublié.

– Oh non… J'ai laissé ma tenue de bal dans le dortoir…, grogna Harry à travers le bras qui recouvrait son visage.

– Si c'est une tenue de soirée qu'il vous faut, j'en ai à profusion. Trop. Helga en est fautive. Quel genre ?

– Vraiment ? Hm… Sobre et élégant.

– Reposez-vous, je vous trouverai quelque chose.

– Vous êtes un ange, marmonna Harry, sincère.

La remarque laissa place à un silence et, intrigué, le jeune homme dégagea ses yeux uniquement pour constater que le fondateur avait quitté la pièce en toute discrétion. Il fronça les sourcils puis soupira, épuisé. Pourtant il ne s'était pas senti aussi bien dans son corps depuis une éternité. Rien à voir avec les entraînements de Quidditch. C'était… vivant, exaltant. Il s'étira douloureusement, un large sourire aux lèvres. Puis il s'endormit rapidement.

Il se réveilla, courbaturé mais reposé. Le jour déclinait et il lança un tempus. Il avait encore une heure avant le début du bal. En se relevant, il aperçut la tenue qui trônait sur le fauteuil où Salazar s'était assis avant qu'il ne s'endorme. Le fondateur n'était nulle part en vue et Harry s'avança pour saisir l'étoffe légère et d'une douceur incomparable. L'habit, une robe de sorcier d'une noir profond, était décoré de fines coutures en fil argenté formant des arabesques jusqu'à un col remontant dévoilant juste la gorge et le haut de torse de son porteur. Elle était d'une beauté sans précédent et le jeune homme resta bouche bée. Il l'emmena jusqu'à la salle de bain et prit une douche un peu plus longue que d'habitude, prenant le temps de délier ses muscles avec l'eau chaude. Il fit même l'effort d'organiser un peu mieux ses cheveux, les nouant de manière un peu sauvage avec un lacet de cuir. Puis il passa la tenue.

Il s'observa dans le miroir, sidéré. Elle était parfaitement ajustée, élégante, noble tout en étant d'une sobriété à toute épreuve. Salazar avait dû prendre des mesures pendant qu'il dormait, impossible autrement.

Harry aurait voulu trouver le fondateur avant de s'y rendre, pour le remercier de tous ces efforts qu'il faisait pour lui. Mais ce dernier semblait avoir momentanément disparu. Et le jeune homme était certain que lorsqu'il n'était pas visible, c'était par désir de se retrouver un peu seul. Et il n'allait certainement pas venir troubler ce fait, le respectant parfaitement.

Le jeune homme quitta les appartements du mage sur les coups de vingt et une heure, le sourire aux lèvres. Il traversa le château qui bruissait de conversations surexcitées, de gloussements. Il atteignit la grande salle et fut aussitôt accueilli par Hermione, sublime dans une robe bleue nuit. Harry lui offrit un regard appréciateur suivi d'un sifflement admiratif, retardant de quelques secondes son air furibond remplacé par un fugace rougissement.

– Où étais-tu passé ?! J'ai cru que tu allais nous faire faux bond ! Ron m'a dit que tu n'as pas été dans le dortoir de la journée ! Et puis…

Elle s'arrêta fixant sa tenue, bouche bée.

– D'où sors-tu cette tenue ? Elle est… wahou, Harry ! acheva-t-elle. Je n'ai jamais vu une étoffe pareille, où as-tu trouvé ça ? Ça a dû te coûter une fortune, non pas que je veuille savoir le prix mais…

Harry décrocha à ce moment-là et Ron se contenta de lui flanquer une grande tape dans le dos en arrivant à sa hauteur.

– Préviens-moi quand tu veux t'éclipser la journée, ça lui évitera de me harceler, lui murmura-t-il en passant et son ami sourit.

– Venez, les autres sont là-bas ! lança Hermione en les saisissant chacun par un bras.

Elle les traîna auprès de Ginny, Neville et Luna. Harry les salua puis se désintéressa de toute conversation, observant avec un sourire distrait la salle, priant pour que Salazar ne se soit pas infiltré d'une manière ou d'une autre. Son sourire fana et ses yeux se plissèrent, cherchant le moindre signe du fondateur, plus que capable de s'introduire ici. Dans le doute, à voix basse, il marmonna un « Si vous m'espionnez et que je l'apprends, je vous ferai la peau d'une manière ou d'une autre ».

– Bonsoir, Harry, le salua Luna de sa petite voix chantante. Tu as l'air rêveur.

– Rêveur ? Peut-être. J'ai peur de me réveiller, la corrigea-t-il vaguement en lui souriant.

Elle attrapa son bras et se pencha à son oreille.

– Je connais la sensation, lui dit-elle sur le ton de la confidence avec un air entendu.

Devant son visage perplexe, elle éclata d'un rire clair et repartit vers les autres.

Harry leva les yeux, retournant à l'observation distraite des décorations d'Halloween. Des citrouilles volaient, accompagnées de bougies déjà bien entamées. Des éclairs zébraient le ciel de la Grande Salle et l'ambiance pourtant chaleureuse était plus que bienvenue.

Il baissa la tête pour observer le passage d'elfes de maison, élégamment habillés pour l'occasion. Il se demandait comment Dumbledore avait pu les convaincre de porter autre chose que leur pagne sans qu'ils ne croient être libérés. Hermione observait cela d'un mauvais œil et lui lança un sourcillement révolté avant de se tourner de nouveau vers Ron.

Harry resta une bonne partie de la soirée avec ses amis, faisant danser Hermione et Luna lorsque celles-ci le lui proposèrent. Il parvint même à convaincre Ron d'inviter Hermione qui, trop heureuse du geste, ne s'alarma pas les nombreuses fois où le rouquin lui marcha sur les pieds.

A minuit, le jeune homme se rapatria dans un coin plus tranquille, le sourire aux lèvres. Un elfe de maison s'approcha, portant un plateau sur lequel il ne restait qu'un seul verre.

– Harry Potter, Monsieur, un verre ?

– Oh, avec plaisir ! Merci beaucoup ! répondit le jeune homme en saisissant un verre, assoiffé, se poussant néanmoins à poursuivre la conversation en voyant la nervosité du petit être face à lui : Comment vous appelez-vous ?

L'elfe qui s'empressait de déguerpir se figea sous la question. Il pâlit, Harry ignorait qu'une telle chose était possible chez ces créatures.

– Arty, Monsieur, couina-t-il, l'air soudain effrayé.

Harry se retourna brièvement pour tenter de discerner si autre chose que sa seule présence avait pu terrifier le petit elfe à ce point. Il lui lança un coup d'œil interrogateur et l'elfe geignit, immobile.

Harry fit la moue, étonné, puis haussa les épaules. Il vida la moitié de son verre d'un trait. Le petit elfe gémit de plus belle et se mit à essuyer nerveusement sa main noueuse sur son vêtement tout propre.

Le jeune homme tituba soudain, pris d'un vertige. Il ouvrit grand les yeux, tentant de se maintenir alerte. Suspicieux, il observa son verre et le lâcha soudain, les doigts tremblants, faibles. Le fracas provoqua un lourd silence dans la salle alors que tous le fixaient, inquiets. Il porta une main à son cœur et hoqueta.

Harry lança un regard appuyé à Arty qui couina davantage. Le survivant tomba à genoux et le cri d'Hermione lui parvint dans un flou total. Elle se précipita sur lui mais fut aussitôt éjectée plus loin par un étrange bouclier autour du jeune sorcier. Ron la réceptionna solidement et hurla le nom de son meilleur ami. Neville se jeta sportivement sur Arty et l'immobilisa à l'aide de Luna qui l'attacha, l'air perdu.

Harry leva la main au niveau de son visage, suffoquant. Elle lui apparaissait floue et la sensation s'intensifia jusqu'à ce qu'il ne s'écroule définitivement au sol, provoquant une cohue sans nom.

– Harry est mort ! hurla une élève en éclatant en sanglot.

Pourtant son cri n'amorça pas plus de murmures. Un phénomène inhabituel les fit tous taire, plongeant la salle dans une ambiance feutrée comme si chacun parlait au travers d'une vitre. Le même phénomène tint à l'écart du jeune homme inconscient chaque professeur qui voulut s'avancer. En effet, une protection solide avait forcé tous les élèves à reculer et avait réduit à une minuscule flamme chaque mèche de chandelles.

Harry gisait au beau milieu de la salle, protégé par ce bouclier singulier, à peine palpable et pourtant imposant, visible. Dumbledore approcha et effleura l'étrange dôme formé au-dessus du corps du jeune homme.

Aussitôt que sa main entra en contact avec, une décharge le força à la retirer. Une sphère lumineuse se détacha du dôme, comme une bulle, et s'éleva. Elle éclata en une brume qui forma bientôt les silhouettes d'Harry et du directeur, dans le bureau de ce dernier. La silhouette fantasmagorique du souvenir du jeune homme était agitée par ce rêve concernant Monsieur Weasley qu'il avait un soir de cinquième année. Son teint était pâle, ses yeux cernés, rougis, il était transpirant, à bout de souffle et partout autour de lui montait un bourdonnement insupportable qui gagna chaque personne dans la Grande Salle. Avant d'être brisé par sa voix qui s'éleva, dure, rauque provoquant un écho glaçant :

« Regardez-moi ! Qu'est-ce qui m'arrive ?! »

La salle toute entière s'était figée alors que le souvenir s'estompait. Dumbledore laissa échapper un bref soupir surpris et un éclat de remords traversa ses yeux.

– Que personne n'approche.

– Mais enfin, Professeur, protesta Minerva en s'avançant, balayant de sa baguette la brume qui s'élevait du dôme.

– Vous le sentez comme moi Minerva, il ne laissera entrer qu'une seule personne de confiance et il est primordial que cette personne essaye, nous ignorons tout de la cause de son état, nous ne pouvons donc pas l'aider d'ici, murmura-t-il, pourtant tous les élèves l'entendirent.

Minerva procéda à son propre examen silencieux, analysant les retours de ses sortilèges.

– C'est un bouclier maintenu alors qu'il est inconscient, c'est un mécanisme viscéral de survie… Ce garçon doit bien avoir une confiance absolue en quelqu'un, marmonna la sorcière, pinçant les lèvres, son front adoptant un pli soucieux.

La plupart des élèves affichaient une mine inquiète et naturellement, les regards se tournèrent vers Ron et Hermione. Ceux-ci échangèrent un coup d'œil paniqué, la jeune femme avait des larmes plein les yeux, accrochée au bras de Ron.

Elle avança timidement et effleura le dôme du bout des doigts. Aussitôt une sphère s'en détacha et un souvenir se matérialisa, brumeux, comme le précédent. Elle se revit se jeter dans les bras de son meilleur ami lorsqu'il était arrivé au Square Grimmaurd. Elle le vit se placer devant elle au département des ministères pour arrêter un sortilège à sa place. Les souvenirs se succédaient, mais ce n'était pas suffisant pour que sa main passe le dôme. Ses doigts se mirent à rougir et de minuscules coupures apparurent sur sa peau, aussi recula-t-elle, sa main meurtrie portée à ses lèvres tremblantes.

– Monsieur Weasley, je vous en prie, souffla Dumbledore.

– Si ce n'est pas Hermione, ce ne sera pas moi non plus, Monsieur, affirma Ron en baissant les yeux.

– Essayez tout de même.

Ron hocha la tête et s'approcha. Il prit une grande inspiration et toucha le dôme. Il grimaça sous la décharge et retira aussitôt sa main. La sphère qui se détacha éclata en un souvenir brumeux.

« C'est ça… Ron Weasley, le copain idiot d'Harry Potter » s'entendit-il dire et il ferma les yeux.

Le souvenir se dissipa sur l'air choqué d'Harry pour être remplacé par eux deux, assis dans le parc sur une pierre avec Hermione. Juste après le tournoi, juste après la mort de Cédric. Tous trois étaient enlacés et la brume les emporta, laissant un silence inquiet dans la Grande Salle.

– Il doit avoir confiance en quelqu'un Albus, insista Minerva.

– Il a confiance en eux, ce n'est pas le problème. Ils ne sont juste pas la personne en qui Harry a le plus confiance. Ce genre de bouclier n'attend qu'une seule et unique personne pour sauver son créateur. Il n'y a pas de variantes possibles.

– Mais qui ? souleva McGonagall, plus pincée que jamais, le regard plus qu'anxieux.

– Moi, intervint une voix.

Tous se retournèrent. Aussitôt, les professeurs tentèrent d'intercepter l'individu qui avançait dans la salle, les élèves s'écartant sur son passage. La démarche vive, fluide, il fendit la foule sans laisser le temps à quiconque de réagir à temps. L'homme arrêta d'un coup de baguette les sortilèges mineurs qui convergeaient sur lui, lancés maladroitement dans la panique. Son unique geste provoqua un murmure ébahi. Tous les élèves qui n'avaient pas encore sorti leur baguette dégainèrent. Hermione, Ron, Neville, Ginny et Luna se placèrent devant le dôme sous lequel gisait Harry.

– N'approchez pas, ordonna la jeune fille aux cheveux bouclés.

– Oh vous voulez que j'approche, Miss Granger, répliqua l'homme sans même la regarder, le regard fixé sur le dôme derrière elle. Parce que si je ne le fais pas, il est perdu.

Ses yeux étincelèrent et il se mit à murmurer, trop bas pour que quiconque l'entende distinctement. Une horde de professeurs s'interposa immédiatement entre les élèves et l'homme étrange qui les transperça de son regard bien trop argenté, rendu plus captivants encore par sa peau diaphane, pâlie par l'inquiétude. Seul Dumbledore n'avait pas bougé d'un pouce, observant l'homme par-dessus ses lunettes en demi-lune.

– Qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous mon nom ? demanda Hermione, blême, jetant fréquemment des coups d'œil à son ami pour vérifier son état.

– Il m'a parlé de vous. Beaucoup. De vous aussi, Monsieur Weasley, dit-il en s'adressant à Ron, cette fois.

Un silence s'installa

– Le temps presse, laissez-moi l'aider, ajouta-t-il et son visage perdit tout à coup de son flegme.

– C'était donc vous…, souffla soudain Dumbledore. Vous tous, abaissez vos baguettes.

L'homme aux longs cheveux noirs sembla deviner le fond de la pensée du vieux magicien puisqu'il hocha presque imperceptiblement la tête, son regard revenant se figer sur le dôme.

– Laissez-le passer, ordonna le directeur d'une voix forte.

Les professeurs lui lancèrent un regard hébété et Snape parut presque faire une syncope en entendant l'ordre si sec. Pourtant tous s'écartèrent. Minerva fut la dernière du corps enseignant à effectuer un pas sur le côté, sa main toujours serrée autour de sa baguette.

Tous, insista Dumbledore à l'adresse des amis d'Harry qui restaient plantés en état d'alerte devant le dôme.

Ils consentirent à s'écarter quand Hermione émit un son confus avant de s'éloigner, semblant comprendre quelque chose.

– Intelligente, il me l'avait dit, murmura l'homme aux yeux d'argent.

Le mage fondit rapidement sur le dôme. Il passa la main au-dessus, sans le toucher, et murmura :

– Allez, Monsieur Potter, ce n'est pas le moment d'abandonner…

Puis il plongea sa main dessus. Des sphères se projetèrent un peu partout, répandant des souvenirs dont l'écho assourdit toute autre voix dans la salle. Salazar releva la tête et les observa, la bouche à demi ouverte, murmurant ses pensées sans que personnes ne puisse les entendre.

Un cri de douleur d'Harry résonna alors que le souvenir où il lui avait tordu le poignet se rejouait, suivi d'un rire victorieux du jeune homme. Puis la voix inquiétante de Salazar s'éleva en Fourchelang et sa phrase trouva un écho inquiétant entre les murs de la Grande Salle, pourtant incompréhensible pour quiconque hormis le fondateur et Harry :

« Donnez-moi une seule bonne raison pour votre absence des derniers jours»

La protection résista un peu à l'homme qui serra les dents, voyant sa peau se parsemer de petites coupures.

– Harry, écoute-moi, je sais que tu m'entends peu importe dans quel genre de sommeil tu es plongé. Tu sais qui je suis, tu sais ce que j'ai fait. Je me suis excusé et je m'excuserai encore de ne jamais tout te dire. Mais je le fais pour te protéger et je sais que tu peux le comprendre même si cela te met en colère. Vraiment très en colère, prononça l'homme d'une voix douce, sa main gagnant du terrain à travers le dôme, indifférent à la résistance qui le ralentissait encore. Laisse-moi t'atteindre… je t'en prie. Ton corps ne tiendra pas longtemps en stase. Laisse-moi juste t'atteindre. J'ai besoin que tu…

Hébétés, les élèves observèrent le dôme s'évanouir peu à peu en gerbes évanescentes, alors qu'il cédait complètement. Aussitôt, le fondateur se baissa et récupéra en douceur le jeune homme inconscient que la protection avait abrité.

– Qui êtes-vous… ? murmura Hermione.

Une dernière sphère éclata dans la pièce, laissant à tous le loisir d'entendre une réponse qui les plongea dans l'incompréhension :

« Salazar Slytherin, pour vous servir »

A suivre…


Blabla de J' :

BOUM ! Rangez les couteaux nom d'une pipe !
Pour paraphraser une certaine personne que j'adore : « Un auteur mort est un auteur qui écrit quand même vachement moins bien ». A bon entendeur xD
Oui je sais encore une fin bien sadique et dégueulasse comme vous les aimez ! Encore que… ça aurait pu être pire, je crois !

J'ai qu'une chose à dire pour ce chapitre :
« Somebody saaaaaaaaaave meeeeeeeeeEEEEEEeeeeeeeeeeeee !
Let your warm hands break right throoooooough
Somebodyyyyyy saaaaaaave meeeeeEEEEEeeee!
I don't care how you do iiiiit
Just staaaaaaaaaaaaaaaaaaay!
StaaaaaaaaaAAAAAAAaaaaaaaay !
C'mooooooon, I've been waiting for yoooooouuuUUUUuuuuuuuu »

Me remerciez pas pour la chanson que vous aurez en tête tout le weekend et qui va vous replonger dans les méandres de votre adolescence passée à regarder Smallville…

Question : euh… Vous allez bien ? :D Nan plus sérieusement, comment placez-vous la fanfiction dans la littérature ? Je veux un commentaire avec intro/trois grandes parties divisées en trois sous parties/conclusion ! Off course :D

Des bisous et plein de bonnes ondes !

Lots of Love,

J' !