Dès qu'ils disparurent, un tourbillon de couleur et de magie les entoura pour les faire réapparaître à quelques mètres de Stonehenge. Lorsqu'ils furent sortis du mégalithe, Monobro regarda autour de lui, tout en avançant vers les mégalithes formant Stonehenge. Il huma l'air et regarda gravement ses deux amies et leur dit :
• C'est un piège! Retournons au mégalithe!
À peine eut-il dit ces paroles de cinq démons apparurent devant le mégalithe d'où les trois héros venaient de sortir, leur bloquant ainsi le chemin. À la vue de ces démons, Monobro fit apparaître son épée, dit à ses deux amies de rester où elles étaient, et il fonça sur les démons. Il parcourra les quelques mètres qui le séparaient des démons à une telle vitesse que lorsqu'il arriva devant le premier, celui-ci n'eut même pas le temps de s'apercevoir que l'archange avait bougé, que sa tête roulait déjà sur le sol. L'un des quatre démons restants s'exclama alors :
• Encore!
• Comment ça encore? demanda Monobro. Est-ce que je vous aurais déjà tué par le passé?
Tout en disant cela, l'archange s'était élancé vers le démon le plus proche, mais ce dernier avait anticipé l'attaque et bloqua le coup qui aurait dû lui être fatal. Par contre, il ne s'attendit pas à ce que le bouclier de l'archange apparaisse et vienne lui frapper la tête, d'une telle force qu'il tomba, inconscient.
• Me semble que vos faces de cul me disent quelque chose… dit l'archange, tout en s'élançant déjà vers le troisième démon.
Celui-ci, qui avait prévu le coup, avait demandé à ses deux derniers acolytes de l'aider. Mais, malheureusement pour lui, ils ne purent pas venir à son aide, puisqu'ils furent tous deux arrêtés, avant même d'avoir avancé. L'un fut arrêté par une grosse racine qui lui bloqua le chemin et l'autre fut arrêté par un violent coup de vent qui le renversa. Ne comprenant pas ce qui s'était passé, les deux démons regardèrent autour d'eux et virent que Raphaëlle et Violine les regardaient d'un œil mauvais.
En voyant les deux filles, les deux démons décidèrent, d'un commun accord de s'occuper deux avant d'aller aider leur compagnon. Comprenant qu'ils n'attaqueraient pas Monobro de nouveau, elles attendirent qu'ils soient près d'eux pour attaquer de nouveau. Pendant ce temps, l'archange continuait son combat avec l'autre démon, tout en sachant que ce dernier ne tiendrait plus très longtemps. Se concentrant sur son combat, l'archange bloqua un coup avec son bouclier et, avec son autre main, tua le démon, d'une telle vitesse que le démon n'eut pas le temps de relever son épée. Il se tourna ensuite vers ses deux amies pour voir comment elle se débrouillait. À sa grande surprise, il vit les deux démons faire le même coup de traître, mais avant que le guerrier céleste ait le temps d'avertir ses amies, les démons les avaient désarmés. C'est à ce moment que Monobro reconnut les démons:
• Ah, mais je vous reconnais maintenant, c'est vous qui suiviez Violine lorsque nous sommes sorties de la capitale! Vous étiez les gardes du corps du vieux "magicien" pervers! Mais, je ne vous avais pas déjà buté?
À ces mots, Violine réagit instantanément, avec colère et frustration, elle leva rapidement sa main et une racine sortit immédiatement du sol, pour s'enrouler autour du démon qui l'avait désarmée. C'est avec la haine et la fureur dans les yeux que l'elfe ordonna à la racine de s'entortiller autour du démon, tout en se résorbant sur elle-même. C'est dans un horrible cri que le démon mourut, sous le regard froid de Violine, les regards impressionnés de Raphaëlle et de Monobro et le regard horrifie du dernier démon vivant. Ce dernier attrapa Raphaëlle, se mit derrière elle et lui mit son épée sous la gorge. Il regarda alors les deux autres personnes et leur dit:
• Plus un geste où je la tue! Déposez vos armes et je ne lui ferai pas de mal, pour l'instant...
• Lâche-la tout de suite ou tu le regretteras amèrement dans quelques minutes, lui répondit l'archange.
Comme il avait peur, le démon tremblait un peu et entailla un peu la gorge de son otage. C'est en sentant le filet de sang couler sur sa gorge que Raphaëlle se décida d'agir. Elle prit une grande respiration, tendit imperceptiblement la main vers sa hallebarde qui était tombé au sol. L'arme bougea un peu, reculant peu à peu, pour que le démon ne la voit pas. Une fois hors du champ de vision de Raphaëlle, l'arme s'éleva rapidement dans les airs, avant de redescendre directement dans le crâne du démon. La jeune femme attrapa alors le poignet de celui qui la tenait prisonnière et l'éloigna de sa gorge, alors qu'il tombait, mort. Elle le regarda un instant, avant de se retourner vers ses amis et de leur sourire. Monobro et Violine lui sourirent en retour. Par contre, cela ne dura pas, puisque c'est à ce moment qu'une ombre se jeta sur Raphaëlle, dans un cri d'animal.
Le vampire mordit alors dans le cou de la jeune femme. Celle-ci tenta de se débattre, mais la créature tenait bon, ses crocs bien plantés. Une branche lui fait rapidement lâcher prise, lorsqu'elle s'enroula autour de son cou. Le vampire fut alors soulevé dans les airs et resta là, alors que la branche serra de plus en plus. Pendant que la créature étouffait et tentait de se libérer, Monobro et Violine accoururent vers leur amie, qui était à genou, les larmes aux yeux et la main sur la gorge, tentant d'arrêter le flot de sang qui s'écoulait de la morsure. Elle regarda ses amis et dit :
• C'est… pas…j…juste! J…je… venais de…tt…tuer un démon…Et là…c… c'est un…sss…stupide v…vampire qui me tue…
• Arrête! Je suis sûr que l'on peut te soigner, pas vrai, Monobro? dit Violine, pleine d'espoir.
Monobro les regardait, sentant les larmes se former dans ses yeux, pour la première fois de sa vie. Il cligna des yeux à plusieurs reprises, pour tenter de reprendre le contrôle de ses émotions et dit, d'une voix faible :
• Je… J'ai bien peur… que non… À ma connaissance, rien ne peut sauver une victime d'un vampire… Soit elle meurt, soit elle devient un vampire… Je… Je suis désolé… Tout ça est de ma faute!
Raphaëlle regarda ses amies et leur demanda de l'aider à se coucher. Monobro la prit et la coucha sur le sol imbibé de sang. La jeune femme sourit à ses amis et les remercia. Elle demanda à Violine un câlin de sœur, qui s'empressa de lui donner. Pendant qu'elles se tenait dans les bras, Raphaëlle chuchota quelque chose à l'oreille de son amie et lorsque leur accolade fut terminée, l'elfe s'éloigna un peu, laissant Monobro seul avec la jeune femme.
• Monobro… Approche…
Le guerrier s'agenouilla à ses côtés et l'aida à s'asseoir un peu. La jeune femme toussa un peu de sang et dit :
• Je… je voulais te…re…remercier pour… tt...tout ce que…tu…tu as ff…fait pour moi… Pour tout ce qqq…que tu m'as montré… et pour ce qqq…que tu m'as fait dédé…découvrir…
• Tu n'as pas à me remercier… Ce serait à moi de te remercier…
Elle toussa une nouvelle fois, agrippa la nuque de l'archange et déposa un baiser sur ses lèvres. Lorsque leurs lèvres se quittèrent, Raphaëlle souris devant l'air surpris de Monobro et dit :
• Tu devrais voir ton visage…
L'archange lui souris à son tour, alors qu'une larme coula sur sa joue. C'est à ce moment-là que Raphaëlle se mise à crier de douleur. Devant la transformation qui commençait à se dérouler devant lui, Monobro ne savait plus quoi faire pour la première fois de sa vie. Devait-il l'aider en la tuant? Laisser la transformation se terminer et risque de se faire attaquer? Ce fut Raphaëlle qui mit fin à son indécision. Les cris cessèrent et un sourire apaisé apparu sur les lèvres de la jeune femme. Soudain, Monobro sentis quelque chose d'humide sur sa main qui tenait encore Raphaëlle. Il regarda le ventre de la jeune femme et y vit la dague de Violine planté en plein milieu, avec la main de Raphaëlle qui la tenait encore. Elle mourut dans les bras de l'archange désemparé. Violine, quant à, elle pleurait à chaude larme.
Lorsque le choc de la mort fut passé, l'archange redéposa le corps de Raphaëlle par terre, se releva et s'approcha de Violine. Il la prit dans ses bras et lui dit:
• Tu sais, la mort n'est qu'une nouvelle aventure. Une aventure qui faut faire seul avant de retrouver le chemin du Paradis... Dans le cas de Raphaëlle, sa mort sera sa plus grande épreuve, puisqu'elle est destinée à avoir une place de choix...
À ces mots, Violine regarda l'archange et lui demanda ce qu'il entendait par là. Celui-ci lui expliqua donc la visite de son frère Gabriel et lui dit ce que ce dernier lui avait dit.
• Donc, si je comprends bien, tu es en train de me dire que Raphaëlle aura un grand avenir... Morte? demanda Violine, sceptique.
• En effet… Par contre, on peut l'aider un peu pour lui faire éviter quelques épreuve avant qu'elle n'ait accès au Paradis...
• Et comment fait-on cela? demanda Violine.
• Et bien, la meilleure façon, c'est de purifier son corps… Pour cela, il faudrait brûler son corps par éclair, puisque ceux-ci sont d'origine divine…
• Attends, tu es en train de me dire qu'il faut électrocuter Raphaëlle? dit Violine, scandalisée.
• Malheureusement oui… C'est la seule façon de lui donner un accès direct au Paradis… répondit Monobro.
L'elfe acquiesça et se recula pour laisser à Monobro toute la place dont il avait besoin. Après une minute d'intense concentration, l'archange leva les bras et le ciel s'assombrit aussitôt. Les nuages eurent à peine le temps de recouvrir le ciel que des éclairs le zébraient déjà. Tout à coup, un éclair se démarqua des autres et descendit jusqu'au sol, jusqu'à Raphaëlle. Dès qu'il entra en contact avec la peau de la jeune fille, cette dernière prit feu, mais un feu différent de tous les autres feux que les deux héros avaient vu. C'était un feu bleu teinté d'or. À la vue de ce phénomène, Monobro sut sur le champ ce qui attendait Raphaëlle... Elle allait devenir un archange au service du Bien. À cette pensée, le guerrier ne put s'empêcher d'avoir un sourire. Lorsque le feu s'éteignit, il ne restait plus rien du cadavre de Raphaëlle. Alors, l'elfe se tourna vers l'archange et lui dit:
• Et maintenant, on fait quoi?
• Eh bien, on continue le sauvetage d'Aurélio! Tu es toujours sûre de vouloir me suivre dans les Enfers?
Violine regarda l'endroit où le cadavre de son amie avait brûlé et eut un moment d'hésitation. Elle allait dire quelque chose, mais Monobro leva la main pour l'arrêter et dit qu'elle ferait mieux de se cacher dans les buissons afin de ne pas se faire attaquer par d'autres démons. Il ajouta, devant l'air incertain de son amie :
• Aussi, comme ça s'il m'arrive quoique ce soit là-bas, tu seras prête à repartir avec Aurélio et à le protéger!
• D'accord, dans ce cas! Mais, que pourrait-il t'arriver? Tu es l'archange Monobro!
• Bah on ne sait jamais… Mais, selon mes calculs, Lucifer ne devrait pas tarder à réapparaître ici… Si je fais ça rapidement, je devrais sortir avant son arrivé et être prêt à le renvoyer où il devrait rester!
Il regarda donc son amie aller se cacher dans les buissons et faire appel à ses pouvoirs d'elfe pour se dissimuler dans la végétation. Si l'archange ne l'avait pas vu, il n'aurait jamais pu dire où se trouvait son amie. Il se tourna et s'avança vers le centre de Stonehenge.
Lorsqu'il arriva au centre, l'archange fut assailli par des sentiments de violence, de haine et de peur. Il tomba à genou, tellement les sentiments été fort. Tout à coup, une vive lumière rouge entoura Monobro. Celui-ci n'eut d'autre choix que de se fermer les yeux, tellement la lumière était forte. Après quelques secondes, la lumière s'estompa et l'archange put rouvrir ses yeux. La vision qui s'offrit à lui le fit frissonner: un soleil rouge, dans un ciel rouge sang éclairait une pâle réplique en ruine du monde qu'il venait de quitter. Du feu sortait du sol et la végétation était composée de plantes carnivore et vénéneuse. Des âmes torturées se promenaient, l'air perdu, dans ce monde en ruine et en feu. Certaines d'entre elles étaient pourchassées par des démons et d'autre semblait être torturé intérieurement. Devant l'archange se tenait un édifice haut de dix étages, d'où sortaient des cris de terreur, d'agonie et de souffrance: le Sorsore, la prison démoniaque. Sans plus attendre, Monobro s'avança vers cet immeuble, pour libérer Aurélio. À peine fut-il sorti du centre du mégalithe, que déjà plusieurs démons le remarquèrent et s'avancèrent vers lui, avec l'intention de le tuer. Sans attendre et sans émettre d'avertissement, l'archange décida d'attaquer le premier. Il se concentra, leva les bras et le sol se mit à trembler. Tout à coup, deux murs sortirent du sol, afin de créer un passage sécuritaire, partant du mégalithe à l'entrée du Sorsore. Malgré tout, quelques démons eurent le temps de se faufiler entre les murs. Alors, une fois son chemin tracé, Monobro referma derrière lui, pour ne pas se faire attaquer de dos. Ensuite, il se concentra, mit se mains devant sa bouche et, tel n dragon, souffla du feu, afin de carboniser les démons qui s'était faufilés dans son chemin. Lorsque le feu mourut, plus rien ne se trouvait devant autre que des cendres. Alors, l'archange s'avança vers la porte gigantesque du Sorsore. Arrivé devant cette dernière, il les poussa les et elles s'ouvrirent dans un sombre craquement. Lorsqu'il entra, il fut accueilli par un long cri de souffrance. Il fit quelques pas de plus vers l'avant, afin de s'enfoncer davantage dans la prison, pour voir où il pourrait trouver le prêtre, mais il ne vit rien, puisqu'aucune torche n'était allumée. Lorsqu'il entendit le craquement sinistre de la porte qui se refermait, Monobro se trouva dans le noir complet. Des battements d'ailes se firent entendre et l'archange décida de faire apparaître son épée et son bouclier. Il leva la tête, pour essayer voir ce qui arrivait, malgré la noirceur des lieux. Il vit trois torches bougées au plafond. Elles rapprochaient de plus en plus rapidement de lui. Il comprit rapidement à qui il avait à faire en voyant qui tenait les torches. Il avait devant lui trois jolies femmes, presque identiques. Elles étaient toutes trois vêtues de cuir noir et armées de fouet. Elles avaient toutes trois des ailes de chauves-souris dans leur dos, et des serpents venimeux, de la même couleur que leurs cheveux, parmi ceux-ci. Même leurs visages étaient identiques. La seule différence était la couleur de leurs cheveux et de leurs yeux. Une était brune avec les yeux bruns, la deuxième était rousse avec les yeux verts et la dernière avait les cheveux noirs et les yeux de la même couleur. La première prit la parole:
• Vous n'avez pas le droit d'entrer en ces lieux. Vous devez sortir d'ici... Sinon, ce sera nous qui vous sortirons... Et je ne garantis pas que vous serez encore en vie...
À ces paroles, les Érinyes s'esclaffèrent, mais l'archange resta sérieux et regarda les trois femmes. Il resta planté devant elles et leur dit:
• Je ne partirais pas d'ici sans Aurélio.
• Aurélio? Qui est-ce? demanda la rousse.
• C'est un prêtre du Bien, enlevé par un démon, répondit Monobro.
• Ah oui, le prêtre que nous a apporté Ananiel... Tu te souviens Alecto? dit la brune.
• Ah oui, je me souviens de lui, Tisiphoné... Et pourquoi veux-tu le sauver? répondit l'interpellée.
• Parce qu'il ne mérite pas ce qui lui arrive! répliqua l'archange.
• Sache, jeune homme, que tous les êtres qui sont ici le méritent!
• Euh... Pas tous, Mégère, pas tous... dit Tisiphoné.
• Mais, ils allaient surement le mériter... répliqua Mégère.
• Pas lui en tout cas! répliqua fermement l'archange.
• Bref, le fait est que tu n'as quand même pas le droit d'entrer ici! Alors, comme tu n'es pas partie, nous allons te faire sortir, n'est-ce pas les filles? dit Tisiphoné.
• Oui! répondirent en cœur Alecto et Mégère.
• Alors, en gardes, mesdames! dit Monobro, en prenant une position d'attaque.
À peine avait-il dit ces paroles que les trois femmes s'envolèrent, tout en sortant leur fouet. Surpris, par leur vitesse, l'archange ne vit que trois petites lumières bouger dans le noir. Lorsqu'il entendit le claquement d'un fouet, l'archange leva son bouclier, afin de se protéger. Malheureusement, il ne protégea pas le bon endroit, puisqu'il sentit le fouet s'enrouler autour de son mollet. Dès cet instant, il sut ce que les Érinyes tenteraient de faire: elles voulaient lui faire perdre l'équilibre, le faire tomber et le soulever dans les airs, et ainsi le maltraiter à leur guise.
Devinant cela, dès que Monobro entendit un deuxième fouet claqué, il fut en mesure de bloquer aisément le fouet qui voulait attraper sa cheville. Ne voyant toujours que les torches des Érinyes dans le noir, Monobro se décida à faire de la lumière, il se concentra sur le feu des torches et les fit exploser. Surprises, les Érinyes arrêtèrent de bouger, et c'est à ce moment que l'archange agit. Il prit le fouet qui était enroulé à son mollet et tira brusquement dessus, ce qui fit que l'Érinye qui tenait le fouet le lâcha. Monobro le ramassa et attaqua. En un claquement de fouet, il attrapa Alecto, en visant une des torches, et d'un mouvement de poignet la projeta sur une des deux autres Érinyes. Dans le choc, toutes deux s'assommèrent et tombèrent au sol. Pour la dernière Érinye, Monobro se concentra sur le mur de pierre derrière elle et, alors qu'elle allait attaquer, fit sortir quatre pans de mur et l'enferma dans une petite prison de pierre. Comme il n'y avait plus de menace, Monobro s'avança vers les deux Érinyes au sol et leva son épée pour les achever. C'est au moment où il allait abaisser son épée qu'une voix féminine se fit entendre:
• Stop! Ne faites pas cela, s'il vous plaît!
• Pourquoi ne devais-je pas faire cela? Et d'abord, qui êtes-vous?
• Je suis la boss des Érinyes! Et vous ne devriez pas les tuer, puisqu'elles ne faisaient que leur job.
• Mais, elles ont essayé de me tuer!
• Je sais... C'est dans leurs descriptions de tâches: "Tu devras tuer toute personne essayant de faire sortir un prisonnier de la prison."...
• D'accord... Dans ce cas, je vais me retenir, dit Monobro, en faisant disparaître son épée. Mais, vous, allez-vous m'aider, ou je devrais vous battre aussi?
• Tu n'auras pas besoin de me battre, je suis là pour vous aider, puisque le prêtre n'a pas sa place ici... Il n'est pas sur ma liste...
• Votre liste?
• Oui, nous avons une liste contenant tous les noms des personnes destinées à finir ici... On a même des noms de personnes pas encore nées...
• D'accord, d'accord... Donc, comme Aurélio n'est pas sur la liste, vous m'aiderez à le sortir d'ici? demande Monobro
• Bien entendu! répondit la voix féminine.
• Mais, pour ce faire, il ne faudrait pas de la lumière? questionna l'archange.
• En effet, tu as bien raison! Alors, que la lumière soit! dit la voix féminine.
À ces mots, les torches sur les murs s'allumèrent et Monobro put voir la femme à qui il parlait. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu'il vit qu'il s'agissait en fait d'une jolie jeune femme. Elle avait des cheveux blonds, avec un ruban rouge, qui les retenait derrière elle. Ses yeux étaient bleus, teintés de rouge. Elle portait une robe courte de couleur noire et rouge, qui partait du dessous de son cou et qui allait jusqu'à mi-cuisse. Par-dessus cette robe, elle portait une petite veste sans manche qui s'attachait où commençait sa robe. L'archange aurait pu croire qu'il s'agissait d'un mirage, si ce n'était de la faux qu'elle tenait à la main. Une faux qui était à peu près de la grandeur de la jeune fille.
Il dut paraître surpris, puisque la jeune femme lui demanda s'il allait bien, ce à quoi il répondit:
• Oui oui... Je ne m'attendais pas à voir une aussi jolie femme ici, en Enfer...
• Hahaha! Merci pour le compliment, mais je dois avouer qu'en fait c'est surtout parce que mon père est le maître du Sorsore...
• Votre père, le maître du Sorsore? Donc, si le maître du Sorsore est Siharak... Vous devez être… Shinia alors!?
• En effet, c'est moi!
• Wow, je n'aurais jamais cru me retrouver en présence de la plus grande faucheuse des Trois Mondes .
• Ça tombe bien, puisque moi je n'aurai jamais cru me retrouver en présence du plus grand guerrier des Trois Mondes! Bref, trêve de bavardage, je vais t'amener à ton ami que tu es venu chercher!
• Bon, alors allons-y! répondit l'archange.
