From past, with Love

Le cercle des reviewers anonymes :

cha910 : Oh merci beaucoup ! Tu en auras encore et encore ne t'en fais pas ! Et désolée pour l'attente ! A bientôt !

Luna : Haha « ça sent le sapin », j'adore cette expression ! J'ose parce que… je peux ? xD Désolée en tout cas ! Mais je suis contente que ça te plaise ! Et je me range à ton avis sur les fanfics, ça donne de la visibilité à ceux qui n'ont pas assez confiance pour tenter l'édition !
Merci beaucoup ! A tout vite !

Lear : Oh petite pétale délicate ? Rien que ça ?
Pfffiou trop d'amour dans cette review, merci beaucoup, je suis tellement contente que ma fic te plaise à ce point ! :')
Je t'offrirai un Salazar pour Noël haha !
La suite est là en retard, désolée !
Merci encore ! A bientôt !

Lear : Aaaaaah mais t'avais laissé deux reviews ! Donc doublement merci !
Tu m'as trop faite rire, ma pauvre biche, j'ai mis ma vie à poster en plus, je suis désolée ! Les dieux n'ont pas été avec moi sur ce coup-là !
Mais c'est adorable ! Même si la sortie des fourches ça pique un peu les fesses !
*cœur coeur*

Nasdo : Euuuh… Une fin sadique tout ce qu'il y a de plus normal ? :D Mais naaaaan, d'ailleurs ça s'est passé comment ces partiels ?
Merciiiii ! A bientôt ! Bises !

Morane : Coucou tooooooi !
Haha le cachot devient une idée récurrente en ce moment ? Je suis sure que c'est l'effet 50NdG xD
En plus l'attente a excédé une semaine, tu vas plus m'aimer xD Je vais me faire tirer les oreilles !
Je te laisse découvrir les réponses à tes questions dans la suite et je te remercie très fort ! Pour le privilège d'avoir été la seule à qui j'ai répondu, c'est parce que tu étais la seule vilaine en anonyme haha ! xD
Merciiiiiiii ma poulette !
A bientôt ! Gros bisouuuuuus !

Guest : Je suis d'accord avec toi, ça permets une ouverture sur de la litté homo et ça c'est plutôt chouette :D
Haha t'es trop chou, merci beaucoup !
Moi je vais très bien, je sors de partiels, d'où mon retard :D
Merci encore ! A bientôt !

Guest : Merci !

Guest : Haha j'avais prévenu que le chapitre bougerait un peu :D Merci beaucoup et ne grille pas trop ton cerveau, t'en as encore l'usage je pense !
A bientôt !

Inexistante : Oh je suis super contente que l'histoire t'ait accrochée à ce point ! Je suis vraiment touchée par ce que tu me dis :') J'espère que l'impression que tout va bien perdure un peu après la lecture (voire même beaucoup !) !
Je te remercie très fort et j'espère que la suite te plaira !
A bientôt !

Full : MERCI :D

Ludi.F : C'est ta review qui est waouh ! Merci beaucoup !
Je te remercie pour tous tes compliments et je suis vraiment ravie que ça te plaise, c'est un genre un peu particulier mais bon ! :D
Saazar est un peu space oui, imprévisible et très secret !
Je te laisse découvrir la suite ! Le Dieu des partiels m'a intercepté du coup j'ai du retard xD
Merci !
A bientôt !

Maly : D'une traite ? Bah dis donc :O Très heureuse que ça t'ait plu !
La suite est là !
Merci beaucoup ! A bientôt !

Guest : Haha nan je pouvais pas attendre xD Merci beaucoup ! A bientôt !

bya-kun : Très heureuse que ça te plaise :')
Ah bah ça, nous ne le saurons jamais xD
Je suis d'accord avec toi, je lis des fanfics avec autant de plaisir qu'un livre parfois ! Je sais pas si le travail d'un auteur de fanfic est plus compliqué, d'autant qu'on est nombreux à pas respecter le caractère de base d'un perso (moi la première hein !). Donc peut-être pas à ce point, mais je suis d'accord que c'est une forme d'écriture à part entière ! Plus un exercice pour se préparer à des récits de fiction pure peut-être :D
Pour le Fourchelang, je vous avais promis une explication, la voilààààà :D
Sec, c'est le mot xD
Je suis contente que l'entraînement t'ait plu, y en aura encore un peu !
Merci beaucoup beaucoup très fort ! A bientôt !

Shaf : Haha désolée, en plus je suis en retard ! Je poste vraiment à la bourre !
Je te souhaite une très bonne année également ! :D
Merci beaucoup :')

brany : Elle est là :D

brany : La suite est là :D Merci !

Bellasidious : Très heureuse qu'elle te plaise, merci ! :D

nokoti : Tu peux me tutoyer, hein ) La suite est là, mes excuses pour le retard !
Merci !

Nora : Moooh, merci, c'est très gentil !
Trois semaines ? Ah merde ! T'as le droit de porter plainte xD Je ne t'en voudrais pas !
Haha, l'ironie du truc c'est que je suis pas fan de smallville, mais ce générique… Je regrette le temps où toutes les séries avaient un générique :')
Merci encore et bonne année :D
Bisouuuuuus !

Tsuki : J'espère que le reste t'a plu aussi :P Merci !

Tsuki : Merci beaucoup, très contente que ça t'ait plu :D


Note :

Je préfère prévenir tout de suite, la taille imposante de ce chapitre est uniquement due à l'immense charge de réponse aux reviews anonymes qui ont été vraiment nombreuses et adorables ! 100 reviews de manière générale sur le dernier chapitre :O Wow !
Je m'excuse également pour mon retard pour poster, je vous expliquerai ça en note de bas de page pour ceux qui aimeraient une bonne raison de ne pas me tuer xD J'espère avoir répondu à tout le monde, si ce n'est pas le cas, sachez qu'il s'agit d'une erreur, il est fort probable que je me sois emmêlé les pinceaux avec toutes les réponses que mes petits doigts ont composé !
MERCI et bonne lecture !


Chapitre Dix-Neuvième
« Reviens-moi »


Proposition d'écoute : « You found me » de The Fray.


Des murmures s'élevèrent. Empreints de peur, de scepticisme, d'excitation. Tout à la fois dans un ensemble vague. Le fondateur ne s'en soucia pas, rajustant sa prise sur sa charge pour la porter jusqu'à une table garnie de petits fours. D'un mouvement de l'index, il envoya valser toute la nourriture pour y déposer Harry correctement.

Il se pencha sur le jeune homme, souleva sa paupière et pinça les lèvres, inquiet. Il saisit sa baguette, la passant au-dessus de son corps. Puis il écouta son cœur, l'oreille plaquée sur son torse.

Raide, il se redressa dans le silence le plus complet.

– Toi ! dit-il à l'intention d'Arty, ficelé dans un coin, près de Luna. Tu sais qui je suis, n'est-ce pas ?

Le petit elfe hocha puissamment de la tête.

– Tu sais ce que je t'infligerai si tu ne réponds pas.

Nouveau hochement de tête.

– Bien. Quel genre de poison as-tu glissé dans son verre ?

L'elfe couina et se recroquevilla. Les yeux de Salazar s'écarquillèrent de fureur. Il saisit la créature par le col et la releva.

– Regarde-moi dans les yeux et dis-moi de quel poison il s'agissait !

Arty secoua la tête.

– Il… Il me tuera…

La voix dure, le regard trempé dans l'acier le plus froid, Salazar persiffla :

– Je te tuerai si tu ne dis rien. Lentement, avec plaisir. De quoi s'agit-il ?

– Un philtre de mort-vivante ! s'exclama l'elfe en fondant en larme.

– Quoi d'autre ? Il n'est pas juste endormi ! Il est en train de mourir ! Combien de gouttes as-tu mis ?

– Toute une fiole !

La main de Salazar se raidit sur la gorge de la petite créature.

– Par Merlin, je vais te tuer lentement après cela ! Quoi d'autre ?

– De la belladone et du sureau blanc.

– Du sureau blanc…, répéta Salazar. Que cherchais-tu à faire ? Tu… De l'Albella…, comprit-il soudain.

Hermione qui s'était approchée d'Harry émit un gémissement quand elle se pencha sur lui et n'entendit que de très faibles battements, presque indétectables. En un quart de seconde, Salazar relâcha violemment l'elfe et fut aux côtés de la jeune fille.

Accio Wiggenweld, murmura-t-il avant de relâcher sa baguette pour saisir en coupe le visage du blessé.

– Que lui arrive-t-il ? hoqueta Hermione.

– Une trop forte dose de philtre de Mort-vivante est mortelle, voilà ce qui lui arrive !

– Et le sureau blanc, la belladone… ?

– … l'ont affaibli pendant des mois, indétectables dans l'organisme. Ensembles, ces deux plantes créent une drogue de la pire espèce, l'Albella. Elle affaiblit le sorcier, le rend instable et sujet à des tas d'idées morbides, des pensées plus noires que le charbon. La potion développe sa volonté propre, accrochée à la conscience du sorcier. A long terme, elle permet un total contrôle sur le sorcier. J'ignore depuis combien de temps le mélange fait son effet sur lui, mais cela explique de nombreuses choses…

– Oh Merlin, beaucoup trop de choses, ajouta Ron, pâle comme un linge, en jetant un regard angoissé à son meilleur ami.

– Je peux le ranimer, mais le plus dur sera à venir, dit Salazar au moment où une petite fiole de Wiggenweld fondait sur lui.

Il éleva une main et la réceptionna. Il s'empressa de la déboucher. Il la porta à ses lèvres et la vida d'une traite. Il saisit le visage d'Harry et lui entrouvrit la bouche, basculant son menton vers le haut pour dégager sa gorge. Puis il se pencha sur lui et posa ses lèvres sur les siennes, laissant le liquide filtrer de sa bouche vers celle du jeune homme.

Il recula, essuyant le filet de potion rouge qui coulait sur son menton, lui donnant l'allure d'un vampire avec ses canines pointues. Ron et Hermione observaient, angoissés, leur meilleur ami rester inerte.

– Il va revenir à lui, préparez-vous, indiqua Salazar, s'approchant du jeune homme, campé sur ses jambes, prêt à tout.

Une seconde plus tard, Harry reprit connaissance, libérant une charge de magie qui envoya valser ses deux meilleurs amis plusieurs mètres plus loin. Il poussa un hurlement de douleur en se courbant en deux, roulant sur le côté jusqu'à tomber maladroitement de la table. Salazar sauta souplement par-dessus le panneau de bois pour le rejoindre et le releva, mais il se débattit.

– Harry ! Harry, écoute-moi ! l'adjoignit-il, les sourcils froncés, concentré sur les mouvements désordonnés du jeune homme.

– Non ! Pas lui ! Tout mais pas…Non ! hurla Harry, les yeux fixés sur le vide, vitreux, trop clairs, ouverts sur une expression d'horreur pure qui arracha un sanglot à Hermione.

Salazar eut un souffle un peu étranglé, le regard vague. Puis il revint soudain à lui, s'attelant à immobiliser le jeune homme.

– Harry ! Harry, écoute-ma voix, reviens à toi! Reviens-moi. C'est une illusion, rien de ce que tu vois n'est réel.

– Non, il est… Tous, ils sont tous… Non ! hurla le jeune homme, la voix brisée, se démenant avec moins de hargne.

– Harry, n'écoute que ma voix. Tu es avec moi, tout ira bien. Tu te souviens de ce que je t'ai dit… Tout ira bien. Je te le promets.

Harry se débattit encore un peu, mais Salazar le ceintura puissamment plaquant sa joue contre sa tête, les yeux clos.

– Shhhht, n'écoutes que ma voix… Voilà, doucement… C'est fini… Ne tente pas vainement d'agir sur le passé, agis sur le présent. Agis sur le présent.

Sous la voix basse, vibrante, le jeune sorcier se calma peu à peu.

– Ça va aller, je te tiens. Je te tiens.

Il s'agrippa aux bras de Salazar passés autour de lui comme à une bouée de sauvetage. Puis il sombra à nouveau.

– Il est hors de danger, souffla Salazar en le soulevant sans effort. Mais le sevrage sera difficile.

– Le sevrage ? releva Ron.

Salazar hocha sèchement la tête avant de laisser son regard couler sur le visage pâle de son protégé.

– Vous tous, regagnez vos salles communes ! ordonna soudain la voix de Dumbledore à l'adresse des élèves. Miss Granger, Monsieur Weasley, vous pouvez rester. Minerva, Severus, Pomona, Filius, raccompagnez vos élèves. Assurez-vous qu'ils ne parlent pas… Il n'est pas utile que les événements de ce soir se répandent hors de ces murs.

Tous hochèrent la tête et la salle se vida lentement, très lentement sous le regard perçant de Salazar. Plusieurs élèves se retournèrent et traînèrent pour l'observer davantage. Il ne leur prêta aucune attention, glacial, le visage inhabituellement durci.

– Arty, tu dois tout me dire, intervint soudain la voix de Dumbledore qui s'était agenouillé devant le petit elfe tremblant.

Celui-ci secoua la tête.

– Arty, je dois savoir pourquoi tu as fait ça, tu comprends ?

Salazar murmura « impero » et aussitôt les yeux de l'elfe se firent vitreux. Dumbledore leva un regard sur le fondateur, la bouche entrouverte sur des réprimandes.

– Si vous pouviez juste imaginer à quel point je me fiche de vos interdits. Il faut qu'il parle. Il est capital qu'il le fasse.

Dumbledore hocha à demi la tête et se concentra sur le petit elfe chancelant.

– Qui sont tes maîtres ? Dis-moi la vérité ? Quand tu es arrivé, tu m'as affirmé être libéré de tout contrat.

– J'ai menti, gémit Arty. Mon maître Rodolphus… il voulait donner cette chose horrible à Harry Potter. L'Albella.

– Pourquoi ?

– Pour l'affaiblir, le rendre plus soumis à l'emprise du Seigneur des Ténèbres sur lui…

– L'Albella est un poison rare et ancien, il n'est pas détecté par vos mécanismes de sécurité. Il est bien trop aisé d'en glisser dans la nourriture sans que cela n'alarme qui que ce soit, lâcha le fondateur.

Dumbledore hocha la tête de compréhension.

– Depuis combien de temps ? gronda Salazar, la voix menaçante.

– Depuis presque un an, mon Seigneur…

Le mage ferma les yeux, comme sous le coup d'une gifle. Dumbledore eut sensiblement la même réaction.

– C'est pire que ce que j'avais imaginé, murmura l'homme, ses yeux argentés luisant douloureusement un bref instant quand il les rouvrit.

– Combien de temps mettra-t-il à s'en remettre sous vos soins attentifs ? demanda le directeur.

– Un mois, peut-être deux s'il ne suit pas mes instructions à la lettre. Ayant expérimenté son caractère, il s'en tiendra à ce que je lui dirai de faire, mais certainement pas indéfiniment. Le poison le poussera à essayer de refuser le moindre soin. La moindre faiblesse de ma part, le moindre relâchement dans sa guérison et sa souffrance sera impossible à quantifier. Je pourrai repousser la douleur le jour, mais ses nuits…, murmura-t-il. Il va souffrir le martyr en expulsant le poison de son organisme. Le sureau blanc se loge jusque dans la moelle, c'est pire que de la torture…

– Professeur… Alors ses visions en cinquième année, l'inefficacité de l'Occlumencie…

– Oui, miss Granger, le poison l'a affaibli et rendu plus sensible aux visions de Voldemort, je le crains. Son comportement hautement inquiétant depuis la cinquième année est dû en grande partie à cela. Bien sûr, ses idées noires ne sont pas nées du néant, mais elles ont été amplifiées. Il doit être doté d'une grande force morale pour ne pas avoir cédé totalement avant… Un an… C'est inimaginable.

Hermione plaqua une main choquée sur sa bouche et Ron passa un bras autour d'elle, affichant un air de détresse profonde.

– Arty, pourquoi le philtre de Mort-Vivante ce soir ?

– Parce qu'Arty ne pouvait plus supporter de voir Harry Potter souffrir à cause de ses doses quotidiennes de poison. Arty voulait seulement abréger les souffrances de Harry Potter.

Salazar se serait sans doute jeté sur l'elfe s'il n'avait pas déjà tenu Harry entre ses bras. A la place, d'un mouvement de tête un peu sec et sans un mot, il assomma le petit elfe qui s'écroula.

– Il aurait pu nous en dire plus, fit remarquer Ron, pâle comme un linge devant l'informulé qui venait d'envoyer au tapis la créature.

– Pas à moi, rétorqua sèchement Salazar.

– J'ai un milliard de questions à vous poser, intervint soudain, Hermione, toujours sous le choc mais le regard déterminé.

– Je confesse en avoir également quelques-unes, approuva Albus en se relevant avec un soupir fatigué. Votre présence s'est faite sentir dans le château, mais elle n'avait rien de menaçant aussi n'ai-je pas jugé bon d'en alerter mes collègues. Si vous êtes vraiment celui que vous prétendez être, comment avez-vous pu rejoindre ce temps ?

– Harry, répondit simplement le fondateur.

– Comment ?

– Il a activé un tableau dans mes appartements.

– C'était là qu'il disparaissait ! comprit soudain Hermione. Ron, ce n'était pas dans la salle sur demande qu'il allait. Si Salazar Slytherin avait des appartements, ils n'étaient sans doute pas répertoriés sur la carte, ni nulle part ailleurs.

– Bien vu, Miss Granger.

– Personnellement j'ai eu un aperçu de votre chambre, marmonna Ron, clairement hostile.

– Beth… Le Basilic devait uniquement protéger mes travaux. Par tous les dieux, Harry m'a attaqué de la même manière, ai-je vraiment si mauvaise réputation ici ? cingla le fondateur.

– Tellement, confirma Ron. Mais je vous voyais plus… barbu.

Salazar leva les yeux au ciel avec un bref sourire. Harry remua un peu contre lui et il redirigea son regard vers lui. Le jeune homme papillonna et haussa un sourcil en voyant le regard inquiet du fondateur.

– Bienvenue parmi les vivants, enfin bienvenue…

– …c'est vite dit, on est d'accord… Vous m'avez encore attaqué par surprise ? demanda-t-il, la voix voilée, presque inaudible.

Salazar émit un rire un peu nerveux.

– Non, pas cette fois. Harry, je suis désolé, mais vous allez souffrir intensément dans quelques secondes.

En effet, le visage du jeune homme se crispa et il retint à grande peine un cri de douleur. Un liquide étrange perla de ses yeux, couleur sang. Il l'essuya d'un revers de main, las.

– Ton corps commence à évacuer, la racine de Valériane dans la potion Wiggenweld a activé le processus pour contrer l'Albella. Les prochaines semaines vont être atroces, le processus entamé doit se poursuivre. Vous devez reprendre le contrôle de votre corps, de vos pensées.

Salazar déposa prudemment le jeune homme au sol, gardant une main autour de sa taille pour le maintenir debout.

– Vous allez passer un mois très douloureux, Monsieur Potter.

– Pour changer, marmonna-t-il.

– Commencez par me supprimer ces pensées négatives qui osent franchir vos lèvres.

– A vos ordres, capitula Harry en s'appuyant sur son épaule.

Hermione et Ron les observaient interagir, interdits.

– Depuis quand ? demanda la jeune femme, les bras croisés.

Harry savait ce qu'elle voulait. Depuis combien de temps leur cachait-il tout cela ?

– Hmm difficile à dire, la rentrée je crois.

– La rentrée, confirma Salazar.

– La rentrée « je crois » ? releva-t-elle avant de secouer la tête et d'ajouter : tu aurais dû nous en parler ! Il aurait pu être dangereux !

– S'il l'avait été, il ne m'aurait pas laissé l'occasion de vous parler de sa présence dans le château, souffla Harry, épuisé, les yeux injectés de sang.

Il grimaça sous le coup d'une nouvelle vague de douleur et Salazar le soutint pour qu'il ne tombe pas, murmurant un « doucement » sévère.

– Et même, comment j'étais censé vous l'annoncer : « J'ai sympathisé avec un type un peu bizarre. Bizarre, mais pas antipathique. Au fait, il s'appelle Salazar Slytherin ! ». Ose me dire que tu ne m'aurais pas envoyé à sainte Mangouste sur le champ…

Hermione pinça les lèvres, décroisa les bras, les recroisa, chercha du soutien du côté de Ron qui s'appliqua à ne surtout pas croiser son regard. Puis elle soupira, vaincue.

– Très bien. Mais je ne vous fais pas confiance, dit-elle à l'adresse de Salazar.

– C'est tout à votre honneur. Harry a manqué de méfiance, je le crains.

Ledit Harry eut un vertige qui l'obligea à serrer plus fort le bras de son appui, baragouinant un « oh seigneur… » avant de pâlir de manière affolante.

– Je le ramène dans mes appartements, il y sera en sécurité.

Hermione se tourna immédiatement vers Dumbledore, s'attendant à un refus. Le vieux, sorcier avait observé en silence l'échange. Aucun doute qu'il avait sondé l'esprit de Salazar et que celui-ci l'avait laissé faire, dans la mesure du possible.

– Je n'y vois pas d'inconvénient.

– Moi si, je viens avec vous, dit soudain Hermione.

Elle fila un coup de coude à Ron qui s'empressa de soutenir :

– Moi aussi…

– Très bien, suivez-moi, ne traînez pas. Et, Monsieur le directeur, faites en sorte que ma présence ne s'ébruite pas. Empêchez les élèves d'en parler.

– Chaque directeur de maison est en train d'infliger un puissant sortilège d'amnésie à l'ensemble de ses élèves pour éviter les fuites.

– Parfait.

Sur ces entrefaites, il rajusta sa prise sur Harry. Le jeune homme grimaça de douleur, un vertige le forçant à laisser échapper un souffle un peu saccadé.

– Doucement, nous irons à votre rythme, Harry…, murmura le serpent.

– Encore heureux, si je suivais le vôtre je serai en train d'agoniser au sol. Détendez-vous, je vais bien, Salazar.

Ron pâlit en l'entendant prononcer son prénom, comme si cela rendait les choses plus réelles.

– Pourquoi toujours toi ? souffla-t-il en se pinçant l'arête du nez, évoquant clairement la présence du fondateur.

– Je ne sais pas, je m'en fiche. Pour une fois ce n'est pas quelque chose de négatif, lui répondit Harry en amorçant quelques pas un peu faibles vers la sortie.

– Tout le monde va te détester pour avoir fait annuler le bal. J'espère que les professeurs leur enlèveront ça de la mémoire.

– Qu'ils détestent plutôt Arty… Attendez une seconde ! Vous ! Comment avez-vous su que j'étais empoisonné, vous étiez censé être dans vos appartements… ?! s'exclama Harry en forçant le petit groupe à s'arrêter en plein couloir.

Salazar lui lança un regard cryptique. Harry le coupa au moment où le fondateur allait ouvrir la bouche.

– Si vous vous apprêtez à mentir, taisez-vous, murmura-t-il, le regard fatigué.

Le mage pinça les lèvres et se tut, confirmant les craintes d'Harry et ravivant chez Hermione un air méfiant. Le jeune homme songea que leur prouver l'absence de désir belliqueux chez Salazar n'allait pas être aisé.

A suivre…


Blabla de J' :

J'aime pas être en retard comme ça, je sais que c'est dur à croire, mais c'est vrai xD Je porte la culpabilité en moi :'( Nan mais à ma décharge, j'ai une bonne excuse, j'ai passé mes partiels (j'espère que les vôtres se sont bien passés si vous avez dû subir ça entre décembre et janvier, voire même février…). J'étais super stressée et j'ai à peine eu le temps de tout réviser avant les épreuves ! Donc voilà, je culpabilise mais c'est pas par flemmardise que j'ai pas posté !
Je veux vous remercier pour votre présence pendant ma petite (hum hum) absence, parce que 100 reviews c'est juste O_O Beaucoup d'amour et de menaces de mort (qui sont comme des mots d'amour pour moi, vous le savez bien ! xD), ça m'a touchée !

Question du jour : Une série ou un film qui vous paraît mésestimé ?

Je vous dis à bientôt pour la suite qui promet d'être bien chiante pour ce pauvre Harry ! :D

Mille poutoux puis bonne année en retard ! (puis bon deuil d'Alan Rickman et de Bowie aussi :'( ) !

Lots of love et plein de bonnes ondes,

Jely la gelée rose !