Bonjour à tous !

Et voici mon tout dernier chapitre... quelle émotion T.T

Je terminerai néanmoins par un épilogue, une lettre et une petite surprise (rien que ça !) et cette fois, vous aurez tout en même temps ! C'est Noël en avance XD ?

Bref, je vous laisse profiter de la fin, on débriefe après !

Bonne lecture ^o^


Chapitre 52 - The Story of the Impossible

Les deux Aurors continua leur interrogatoire en posant une dizaine de questions à Rosie. Etait-elle au courant de ce que son mari allait perpétrer ? Savait-elle qu'il était le gardien de Secret de Lily et James Potter ? Savait-elle aussi qu'il était un Mangemort ? Elle-même était-elle un Mangemort ? Avait-elle la marque des Ténèbres ?

Griselda fut abasourdie par les soupçons portés sur sa nièce. Mais elle se tut car Rosie lui avait plusieurs fois demandé de ne rien dire en lui lançant des regards acerbes. Cette dernière voulait mener cette conversation seule et elle répondait avec efficacité aux deux hommes, sans hésitation. Au bout d'une dizaine de minutes, les Aurors se regardèrent, se demandant s'ils avaient de nouvelles questions à lui poser. Voyant leur hésitation, Rosie s'exclama avec un sourire ironique sur le visage.

- Si vous avez le moindre doute sur ce que je viens de vous répondre, vous pouvez me faire boire du Veritaserum !

- Non, Rosie, s'écria sa tante, choquée.

- Si, ma tante, je ne reculerai devant rien, dit-elle d'un ton ferme.

- Nous ne vous ferons pas boire de Veritaserum, Madame, dit l'un des hommes. Cela ne fait pas partie des pratiques du Ministère de la Magie.

- Avez-vous d'autres questions à me poser, messieurs ? demanda-t-elle brusquement. J'ai besoin de me reposer comme vous le savez et je dois bientôt nourrir ma fille.

Les hommes se regardèrent à nouveau et hochèrent la tête.

- Nous n'avons plus rien à vous demander, dit enfin l'un deux. Merci d'avoir répondu à nos questions. Si nous avons de nouvelles interrogations, seriez-vous de nouveau disponible ?

- Il n'en est pas question… lança Griselda.

- Oui, la coupa Rosie d'un ton sec.

- Nous nous excusons du dérangement, s'écria l'un des hommes.

Et ils sortirent enfin de sa chambre. Rosie soupira profondément et reposa sa tête contre son coussin. Elle ferma les yeux car elle sentit la fatigue refluer.

- Vous allez bien, Rosie ? s'enquit sa tante, d'une voix inquiète.

- Je veux voir ma fille, répondit-elle brusquement. Pouvez-vous demander à quelqu'un de la faire venir ?

- Bien sûr ! Mais ne devriez-vous pas vous reposer encore un peu ?

- Non, ma tante, je veux la voir maintenant !

Sentant son ton inflexible, Griselda sortit de la chambre. Rosie sentit des larmes monter à ses yeux mais elle les reflua. Elle ne devait pas craquer maintenant. Sa tante revint une dizaine de minutes plus tard, accompagnée d'une guérisseuse qui poussait un berceau dans sa chambre. Le cœur de Rosie commença à palpiter. Elle n'avait tenu sa fille que quelques minutes après l'accouchement. Elle était tellement fatiguée qu'elle avait à peine observé ses traits. La guérisseuse prit le nourrisson enveloppé dans une couverture et avança vers sa mère.

Rosie prit sa fille dans ses bras et la regarda d'un air stupéfaite. Elle n'avait pas de mots. Ses yeux s'embuèrent et cette fois, elle n'empêcha pas ses larmes de couler. Sa fille était encore très petite, sa peau était encore un peu violacée et fripée mais elle la trouva magnifique. Le bébé ouvrit grand les yeux, ils étaient bleus sombres mais Rosie savait que leurs couleurs allaient changer. L'enfant ressentit quand même l'odeur de sa mère et la regarda intensément de ses yeux voilés. Il avait un bonnet blanc sur la tête mais Rosie savait qu'il avait des cheveux et qu'ils étaient noirs.

- Qu'elle est belle ! s'exclama Griselda en s'approchant pour regarder sa petite-nièce.

Rosie sourit, les larmes coulant toujours sur ses joues. Elle embrassa sa fille sur le front et la serra fort dans ses bras.

- N'hésitez pas à essayer de la nourrir, lui conseilla la guérisseuse. Je vais vous la laisser cette nuit et si vous avez le moindre problème, avertissez-nous !

- Oui, merci ! répondit Rosie qui essuyait ses larmes.

- Avez-vous déjà un prénom ? lui demanda Griselda, après que la médicomage soit parti.

- On a beaucoup hésité avec Sirius et finalement, nous n'étions pas arrivés à une conclusion. Pensez-vous qu'il… pourra sortir ?

- J'en doute malheureusement.

Rosie ressera son étreinte autour de son enfant et finalement, elle lui choisit un prénom.

- Lyra, dit-elle simplement.


Rosie était encore faible et les guérisseurs ne voulaient pas qu'elle sorte de l'hôpital avant qu'elle ne soit totalement rétablie. Ses journées étaient pour la plupart du temps morose. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à Sirius, de comprendre pourquoi il avait trahi ses amis, pourquoi IL l'avait trahie. Les larmes coulaient souvent sur ses joues sans qu'elle ne s'en rende compte. Son incompréhension était telle qu'elle eut peur de perdre la tête. Heureusement, Lyra était là et elle devait s'en occuper, la nourrir, la laver. Ces gestes simples l'apaisaient.

Sa tante venait également la voir dès qu'elle le pouvait. Elsa ne l'accompagnait pas car elle était déjà scolarisée à Poudlard. Griselda lui avait expliqué que sa fille avait commencé ses études à Beauxbâtons mais dès que Vous-Savez-Qui avait disparu, le couple Jenkins avait décidé de revenir en Angleterre. Ils avaient hésité longtemps avant de faire changer d'école à leur fille mais après une longue discussion avec Dumbledore qui les avait rassurés, ils avaient envoyé Elsa à Poudlard. Cette dernière n'avait pas été ravie car elle avait commencé à se faire des amies en France mais elle avait dû suivre l'avis de ses parents.

Ses amis, Wyrma et Christopher, venaient souvent la voir dès que leurs emplois du temps le leur permettaient. Ils essayaient de remonter le moral de leur amie qui avait souvent l'air triste et inquiet mais c'était en vain, Rosie était définitivement maussade… tout le temps...

Rosie n'avait eu aucune nouvelle de Sirius. Elle avait demandé à sa tante s'il était possible de lui envoyer un courrier mais rien ne pouvait être envoyé à Azkaban. Rosie aurait souhaité se déplacer pour le voir mais cela lui était également interdit. Elle se tourmentait donc, repensant à toutes les conversations qu'elle avait eu avec son mari afin d'y déceler le moindre soupçon qui pouvait lui faire comprendre les actes qu'il avait perpétré. Malgré les faits, elle avait toujours du mal à croire en la culpabilité de Sirius. Certes, ils n'avaient pas vécu longtemps ensemble et beaucoup par intermittence mais jamais n'avait-il montré la moindre inclinaison pour le mage noir. Bien au contraire, il en était son plus grand adversaire. Rien ne collait avec l'image de son mari.

Au bout de dix jours, Griselda vint la voir, le visage sombre. Sa tante avait demandé à ce qu'une guérisseuse vienne s'occuper de Lyra pendant qu'elle avait des choses à annoncer à sa nièce. Devant son air solennel, le visage de Rosie se figea.

- Grâce à mes contacts au Ministère, j'ai pu rencontrer Sirius, dit-elle d'une voix faible.

- Vraiment, ma tante ? s'écria Rosie. Vous avez pu le voir ? Physiquement ?

- Oui, enfin… pas vraiment… il était dans sa cellule. Je ne pouvais lui parler qu'à travers la porte. Je n'ai pas eu le droit de le rencontrer. Cet endroit, Azkaban… il est sinistre…

Griselda se sentit mal à l'aise. Malgré les deux patronus des deux Aurors qui l'accompagnait, elle n'avait pas aimé se promener parmi les Détraqueurs. Elle frissonna encore à leur pensée.

- Lui avez-vous dit pour Lyra ? demanda Rosie, les larmes aux yeux.

- Oui, je lui ai dit.

- Qu'a-t-il répondu ?

- Rien…

Le cœur de Rosie se serra. Sa tante ne savait pas comment raconter son entrevue. Finalement, elle sortit une grosse enveloppe et la remit à sa nièce. Elle savait plus au moins ce qu'elle contenait et était réticente à lui donner mais il le fallait.

- Sirius m'a donné ce courrier. Je vais vous laisser seule pour que vous en preniez connaissance. Je reviens quand vous aurez terminé de les lire.

Rosie regarda longuement la lourde enveloppe avant de l'ouvrir. Si sa tante était sortie de la chambre, c'était qu'elle allait apprendre des choses graves. Elle inspira longuement. Le courrier contenait une lettre de Sirius ainsi que deux parchemins.

"Ma chère Rosie,

Je t'écris ces mots de ma prison.

Tout d'abord, je souhaite m'excuser pour tout le mal que je t'ai fait.

Je ne t'expliquerai aucun de mes actes, ma trahison envers mes meilleurs amis... je pense juste avoir mérité ce que je subis actuellement.

J'ai pris le temps de réfléchir au sens de nos voeux : "Pour le meilleur et pour le pire". Je suis heureux d'avoir vécu avec toi. Je te remercie pour tous ces moments de bonheur et je les chérirai jusqu'à la fin de ma vie. Malheureusement, je ne souhaite pas te faire vivre le pire. Mon malheur n'est pas le tien et je suis le seul fautif pour toutes mes mauvaises décisions.

C'est pourquoi je te libère de ton engagement envers moi. Tu ne peux pas m'être lié car mon nom a été sali et n'est plus synonyme de fierté mais de parjure. Comment pourrais-tu continuer à vivre dans le monde sorcier avec un tel nom ?

Ma fille, que j'aime déjà par-dessus tout, même si je ne l'ai jamais rencontrée, ne doit pas vivre dans l'opprobre. Je souhaite donc qu'elle reprenne ton nom.

Toutefois, j'ai déjà fait le nécessaire dans mon testament, dont je te remets une copie. Il a déjà été remis à la Banque de Gringott's. Tous mes biens lui appartiendront à sa majorité. J'ai également demandé à ce que vous receviez toutes les deux une pension jusqu'à ce que Lyra ait atteint ses 17 ans.

Je te remets mon parchemin de divorce que j'ai déjà signé et qu'il faudra que tu signes à ton tour. Ne me retiens pas, je t'en prie. Rien ne pourra me faire revenir sur ma décision.

Je te souhaite d'être heureuse. Refais ta vie, rencontre quelqu'un d'autre, remplis la vie de Lyra de l'amour que je ne peux lui donner. Bien sûr, je ne peux plus rien te demander, je sais que tu ne pourras jamais me pardonner. Hais-moi si cela peut t'aider.

Au revoir à jamais,

Sirius"

Rosie fondit en larmes. Elle s'était attendue à ce courrier. Au fond d'elle-même, elle savait. Griselda revint dans la chambre et prit sa nièce dans ses bras pour la consoler.


Rosie était installée dans la verrière du manoir des Jenkins. Elle était sortie de l'hôpital quinze jours auparavant et bien que Sirius lui avait laissé le cottage des Mumbles, il était hors de question pour elle d'y revenir un jour. Le lieu était beaucoup trop chargé en souvenirs. Sa tante Griselda ainsi que ses amis, Wyrma et Christopher, se chargèrent de ranger la maison pour elle et de ramener ses affaires.

Elle avait décidé de rester chez sa tante pour l'instant. Lyra lui prenait tout son temps et elle n'avait pas encore trouvé d'appartement à côté de l'hôpital. Griselda lui avait proposé de rester le temps qu'il fallait chez elle mais Rosie savait qu'elle devrait partir un jour, reprendre le travail, et affronter sa vie de mère célibataire.

Pendant qu'elle profitait d'une sieste de sa fille pour prendre le thé, Glass, l'elfe de maison de sa tante vint la voir.

- Miss Rosie, l'interpella l'elfe.

- Oui, Glass.

- Il y a de la visite pour vous.

- Qui est-ce ?

- Elle dit être Mrs Black.

Rosie se retourna vers l'elfe de maison et la regarda les yeux grands ouverts. Que voulait Walburga Black ? Elle repensa à Lyra qui dormait paisiblement à l'étage. Il était hors de question que cette femme s'approche de sa fille. Rosie se reprit et indiqua à Glass qu'elle était prête à recevoir Mrs Black. Elle continua à siroter son thé tout en se recomposant un visage neutre. Elle entendit finalement des bruits derrière elle et se leva pour faire face à son ancienne belle-mère. Cette dernière avait l'air moins apprêté qu'à son habitude. En effet, apprendre que son fils renié était l'un des Mangemorts les plus fervents de Voldemort avait dû lui faire un choc. Pourtant, au lieu d'être triste, elle aurait dû arborer un visage fier. Pourquoi avait-elle l'air si déboussolé ? Rosie reprit ses esprits et invita Mrs Black à s'asseoir devant elle.

- Puis-je vous proposer quelque chose à boire ? demanda-t-elle, d'un ton poli.

- Du thé, s'il vous plaît, répondit Mrs Black en pinçant les lèvres.

- Glass, s'il te plait !

L'elfe de maison revint au bout de quelques minutes avec un nouveau service à thé et des biscuits secs, servit l'invitée et sortit de la verrière.

- Que me vaut votre visite ? demanda Rosie finalement, au bout de quelques temps car Walburga Black n'avait pas pris la parole.

- Tout d'abord, toutes mes félicitations pour votre fille ! répondit-elle en la regardant dans les yeux.

Ses yeux étaient neutres de toute expression mais Rosie se méfia.

- Je vous remercie, dit-elle simplement. Mais j'imagine que vous ne venez pas que pour ça. Une simple carte aurait suffi.

Mrs Black se tordit les mains.

- Pourrais-je… ? commença-t-elle.

- Non, s'écria Rosie d'une voix ferme. Vous ne vous approcherez pas de cet enfant. De plus, vous savez que je ne suis plus mariée à Sirius, je ne suis plus votre belle-fille. Cet enfant, bien qu'elle soit une Black de sang, ne le sera jamais de nom !

Elle avait assené ces mots, d'un ton inflexible. Mrs Black inspira longuement.

- En effet, je n'ai aucun droit sur cet enfant.

- Oui, en effet !

Le silence entre les deux femmes devint de plus en plus lourd. Rosie ne put en supporter davantage.

- Est-ce la seule raison pour laquelle vous êtes venue ?

- Non…

Mrs Black devint plus hésitante. Elle n'osait pas parler. Sûrement, cela lui avait beaucoup coûté de venir la voir.

- A tout hasard, auriez-vous des nouvelles de Regulus ?

Rosie écarquilla les yeux. Regulus ? Elle n'avait plus eu de nouvelles de lui depuis presque deux ans, quand elle avait essayé de le contacter et que ce dernier lui avait envoyé un courrier acerbe qui lui interdisait de le recontacter à nouveau.

- Non, répondit Rosie. Comme vous le savez, nous n'avons pas été en très bons termes ces dernières années. Je n'ai pas eu de nouvelles de sa part depuis très longtemps. Vous devez être vraiment désespérée pour venir me voir. Pourquoi me demandez-vous cela ?

- Regulus a disparu… depuis deux mois… Il était certes longtemps absent car il avait ses missions…

- … de Mangemort, n'est-ce pas ? ironisa Rosie.

Walburga Black releva la tête.

- Je vous interdis de salir son nom ! lança-t-elle.

- Tout le monde connaît vos opinions politiques, Mrs Black. Si vous aviez été plus jeune, vous vous seriez également rangés au côté de Vous-Savez-Qui !

- Comment osez-vous ?

- Je n'ai pas peur de le dire ! Je sais très bien de quoi vous êtes capable. Et cela ne m'étonnerait pas que vous ayez lavé le cerveau de votre fils Regulus.

- Comme j'ai lavé le cerveau de Sirius, c'est ça ?

- Vous l'avez bien perturbé, je pense…

- Je n'ai aucun compte à vous rendre sur la façon dont j'ai éduqué mes deux fils ! s'indigna Mrs Black.

- Pourtant, les faits sont là. Votre premier fils, Sirius, semblait être en fait un agent double qui travaillait pour le compte de Voldemort. Et votre second fils, Regulus, n'a jamais démenti son attirance pour la magie noire et son affection pour Voldemort. Vous avez fait du bon travail !

- Je ne suis pas la mère d'un assassin, siffla-t-elle.

- Vous devriez être contente pourtant ! Ils ont tous achevé de grandes choses pour le "bien" des Sang-Purs ! Je n'ai qu'un seul regret aujourd'hui !

- Lequel ?

- De ne pas vous avoir écouté trois ans plutôt. Il semblerait que vous ayez de vrais dons de voyance, Mrs Black, ironisa Rosie.

Elle releva la tête et regarda dans les yeux la femme qu'elle haïssait le plus au monde. Cette dernière était tellement en colère que, si elle avait pu, elle l'aurait foudroyée sur place juste avec l'intensité de son regard.

- Je n'ai eu aucune nouvelle de votre fils, Regulus, depuis des années. Je vous conseille d'interroger ses anciens amis Mangemorts. Ne me dites pas que vous ne les connaissez pas. Leurs noms sont de notoriété publique même si certains ont été lavés de tout soupçon. Maintenant, si vous voulez bien me laisser…

Vexée et choquée par l'attitude de Rosie, Walburga Black se leva. Elle lui jeta un dernier regard et sortit de la verrière.

- Glass, interpella Rosie.

L'elfe de maison apparut devant elle.

- Raccompagnez Mrs Black jusqu'à la grille et faites en sorte qu'elle ne fasse aucun détour.

L'elfe de maison disparut aussitôt. Rosie n'avait aucune confiance en la mère de Sirius. Au bout de quelques instants, elle ne put contenir plus longtemps sa colère et ses larmes. Elle était persuadée que Sirius ne serait jamais devenu ce qu'il était s'il n'avait pas eu une mère telle que Mrs Black. Elle la maudit.