From Past, with Love…

Le Cercle des Reviewers Anonymes :

cha910 :Chapitre de transition, vous allez comprendre pourquoi il était nécessaire !
Merci beaucoup :D A bientôt !

Adaix : Haha, je sais, mais bon, on est sur une HP/Salazar dooooonc… Merci en tout cas :)

Tsuki : Pas de soucis ! :D Ah je le connais pas celle-là sur Firenze, mais le titre m'inspire pas bien xDxDxD Je connais celle sur Charlie, elle est great !
Merci beaucoup ! A bientôt !

Guest : Pas de soucis, les comm' c'est pas obligatoire :D Merci d'en avoir laissé un !
Je suis ravie que la tournure de l'histoire te plaise ! Oui sa petite bulle de sécurité a un peu éclaté, Salazar peut pas le protéger de tout !
Non Salazar va être à l'opposé de fleur bleue xD Tu vas tellement souffrir haha !
Les dark Harry c'est pas trop mon rayon perso :P
C'est noté pour les couples ! Je suis d'accord pour Fenrir haha !
Par contre j'adore Remus, genre je l'aime vraiment ! :') Et moi je le voie bien avec Harry héhé !
Merci encore !
A bientôt !

Kimykymi : Ohh merciiiii :D
Ah tiens oui, mais je pense qu'il aura pas grand succès haha !
Merci pour ton vote en tout cas :D
A bientôt :D

Sarah : Je vais très bien, et toi, ce weekend ? :D Retard dû à mes partiels, mes cours, et là j'ai été malade haha !
Oui la fin est un peu suspecte j'avoue :D
Haha sacré Ron ! « bah écoute on a joué aux cartes » :P Merciiiii beaucoup :')
Aouch, c'était éliminer deux couples qu'il fallait :P Mais je suis d'accord avec toi sur tes couples rares :D
Oui oui, je suis à jour dans SPN, donc promis je te spoile pas :D
Ouh la en fait mon top 3, c'est un peu un top 10 avec des ex aequo xD Mais on va dire qu'il y a la s1 de True Detective, Teen Wolf, Hannibal (trop trop bien celle-là), et beaucoup d'autres mais j'ai la flemme de réfléchir là haha ! J'ai encore la tête en lambeau avec ma grippe !
Et toi, un top 3 ?
Merci ma Sarah ! A bientôt :D Gros gros bisous !

A. : Merci pour ton vote et ta review ! A bientôt, mystérieux A. ! :D

Noah : Merci à toi, ravie qu'il t'ait plu et que Salazar te séduise haha !
C'est noté pour le sondage, merciiii !

A bientôt :D

Guest : Merci pour ton vote :)

brany : Ne flippe donc pas :p Merci ! A tout vite !

bya-kun : Haha quand ça lui échappe oui !
Mais vous flippez rapidement vous :P Nan mais t'inquiète, la réponse est là :D
Ses belles phrases :') Merciiiiii c'est adorable ! Ravie qu'ils te plaisent tous !
Pour le tournoi, t'as du bol, y a en a qui vont avoir du mal à choisir haha ! Mais c'est bien noté pour ton vote, je l'approuve en plus haha !
Merci beaucoup beaucoup ! A bientôt ! :D
PS : Oh ça c'est vraiment vraiment adorable, merci ! Je ne sais pas de quel livre tu parles, mais ça donne pas envie haha ! Mais ça me réchauffe le cœur :')
PPS : par curiosité es-tu une fille ou un mec ? :)

Coton-de-loup : Bonjouuuuur !
Ravie que ma fic te plaise :D Contente que t'aies pas fait une indigestion après 21 chap haha !
Pas de soucis, je comprends la fatigue haha ! C'est aussi mon lot quotidien xD
Ton vote est noté !
Merci beaucoup beaucoup à toi et à bientôt :D

Nashdo : Coucou toiiii !
Oui, vive la fac… arg berk nan haha ! Je peux pas tenir des horaires, hormis dans un boulot alors la fac, c'est juste le cauchemar pour moi ! Je te plains sincèrement ! ça se passe bien quand même ?
Oui, je passe mon diplôme de sadique à côté de mes études de lettres haha ! Ça va de pair, il paraît ! :D
C'est noté pour ton vote !
Merci pour tout !
A bientôt :)

Aude33 : Salut Aude ! :D
Ravie que mes histoires te plaisent !
C'est noté pour ton vote ! Pour tes préférés je suis totalement d'accord, y en a pas assez ! Surtout le Harry/Sirius ! J'en ai écrite une, ainsi qu'une HPLM mais voilà quoi, c'est pas ça qui va refournir les stocks haha !
Le mpreg ça dépend vraiment, mais je suis rarement fan :')
Merci beaucoup beaucoup ! A bientôt !

Meringue : Merci, contente qu'elle te plaise ! Et encore plus que Salazar te plaise :D
Harry est volontairement passif au début, tu verras son évolution d'un bon œil alors )
Merci pour ton vote et ta review !
A bientôt :D

Rin-Chan : Haha me taaaape paaaaas ! La suite est là !
Pour les couples, c'est noté :D
Merci ! A bientôt :)

Guest : Merci, c'est noté :)

Mel : La suite est là ! Très contente que ça te plaise !
A bientôt et merci :)


Note :

Je voulais poster plus tôt que prévu suite à l'afflux massif de reviews, mais j'ai été malade xD Merci beaucoup cependant, on est à 900 reviews !
Attention, chapitre plus massif et assez particulier ! :D
Bonne lecture !

IMPORTANT : LA NOTE DE BAS DE PAGE FAIT DIX KILOMÈTRES DE LONG, SOYEZ PAS SURPRIS ! MAIS LE CHAPITRE FAIT DIX PAGES HEIN, vous sentez pas biaisés, s'il vous plaît, je viens en paix :')


Chapitre Vingt-et-unième
Etrangers


Proposition d'écoute : « Firestone » de Kygo ft Conrad Sewell


Harry eut des éclairs de conscience. Brefs, comme si sa nuit était entrecoupée d'épisodes douloureux. Douloureux à en mourir. Il crachait du sang, se réveillait en hurlant, prêt à se déchirer les cordes vocales. Il sentait sa colonne vertébrale se briser, se remettre en place, ses membres s'engourdir et parfois même son cœur rater des battements, trop de fois. L'enfer, un cauchemar gluant dont il ne parvenait pas à se dépêtrer, battant des mains dans le noir de son esprit pour finir par y replonger invariablement. La seule lueur était ces instants de calme, quand son corps n'était plus froid, qu'une voix chuchotait au loin et que des mains familières se posaient sur lui.

Et lorsque quelques instants de lucidité le saisissaient, ce n'était que pour s'entendre parler sans reconnaître sa propre voix. Il résistait aux soins, comme s'il n'aspirait qu'à aller plus mal alors que tout son être réclamait un apaisement. Salazar avait évoqué cela une fois. C'était l'Albella qui s'exprimait, pas lui.

Il s'éveilla dans un flou total et cligna des yeux. Il tâtonna pour attraper ses lunettes par réflexe, mais sa main rencontra une masse de cheveux. Il se tourna, le corps endolori. Il se rendit compte qu'Hermione était endormie, collée contre lui. Il caressa distraitement ses cheveux pour la réveiller et elle émit un petit marmonnement avant de s'étirer et d'ouvrir les yeux. Elle sursauta en voyant le jeune homme éveillé.

– Salazar ! hurla-t-elle immédiatement en bondissant hors du lit pour aller tambouriner contre la porte de la salle de bain.

Le fondateur en jaillit, drapé dans un peignoir sombre. Harry écarquilla les yeux, ne saisissant pas l'urgence. Il stabilisa Hermione qui se reçut de plein fouet. La jeune fille, sonnée, resta accrochée à lui et tous deux regardaient Harry comme s'ils voyaient un fantôme.

Ron surgit également dans la chambre et se joignit aux deux autres pour fixer le jeune homme aux yeux verts avec attention. Le fondateur attrapa sa baguette et s'assit sur le bord du lit, agrippé par Hermione qui s'assit près de lui. Il marmonna des paroles incompréhensibles en passant sa baguette au-dessus d'Harry.

– Il va bien, soupira-t-il, semblant plus que soulagé.

Les yeux d'Hermione se remplirent de larme et Ron s'effondra contre le chambranle de la porte.

– Merlin, merci ! s'exclama-t-il.

Le jeune homme brun voulut parler, mais il se rendit compte à quel point il avait la gorge sèche et Salazar s'empressa de conjurer un verre dans lequel il versa une petite quantité d'eau. Harry le saisit, reconnaissant, et se racla la gorge avant de demander simplement :

– Quoi ?

– Harry, commença Hermione. Tu as dormi presque deux semaines.

– Deux… semaines ? répéta-t-il en cherchant confirmation du côté de Salazar qui hocha dramatiquement la tête. Mais… mais comment ?

– Je t'avais prévenu que le poison aurait un effet sur le long terme, c'était une phase du sevrage. Tu as commencé à évacuer une certaine quantité, notamment par des saignements oculaires… La douleur a été telle que ton corps a simplement plongé dans le coma. Je ne te dirai pas que le plus dur est passé, ce serait te mentir.

Harry hocha la tête et se débarrassa de ses couvertures, désireux de se dégourdir les jambes.

– Doucement, doucement, lui murmura Salazar en se déplaçant à ses côtés pour prévenir d'éventuelles chutes. Monsieur Weasley, prévenez votre directeur de son éveil, si vous le voulez bien, ajouta-t-il à l'intention de Ron.

Le rouquin quitta immédiatement la pièce avec un hochement de tête vif.

– Un bain devrait ôter quelques-unes de tes douleurs, lui indiqua Hermione en les suivant du regard.

– Excellente idée, murmura Harry en se laissant guider jusqu'à la salle de bain alors qu'Hermione quittait la pièce.

Arrivé devant la baignoire, le jeune homme se figea.

– J-je vais me débrouiller, marmonna-t-il.

– Ne faites pas l'enfant, Monsieur Potter, laissez-moi vous aider…

– Je vous assure que je vais me débrouiller. Je vais juste m'asseoir au bord.

– Il n'y a rien qui me fera quitter cette salle de bain avec vous dans cette baignoire, sortant tout juste du coma.

– Il n'y a rien qui me fera aller dans cette baignoire avec vous en train de me couver comme si j'étais un gamin de trois ans. Du balai ! Ou retournez-vous au moins.

Salazar l'observa, puis il soupira, croisa ses bras sur son torse mais consentit à se détourner. Harry entreprit de se défaire de son t-shirt. Il ne se sentait pas sale mais affaibli. Aussi mit-il plusieurs minutes avant de parvenir à se glisser dans la baignoire, les mains crispées au bord. Il se laissa couler jusqu'à ce que ses lèvres rencontrent les bulles épaisses de savon, suffisamment nombreuses pour dissimuler son corps.

– C'est bon, murmura-t-il au fondateur.

Celui-ci se retourna et s'avança de manière à s'asseoir à demi au bord de la baignoire. Harry détourna les yeux, mal à l'aise.

– J'ai du mal à intégrer tout ce qui arrive. J'ai l'impression de perdre le contrôle de ma vie.

– Bien au contraire, tu reprends le contrôle de ta vie, Harry. Le flou passera. Il passe toujours, je te le promets.

– Vous êtes flou, lui souffla-t-il avant de se laisser couler totalement dans la baignoire, peu désireux d'entendre une autre de ses réponses sibyllines.

Il resta aussi longtemps que son souffle le lui permettait, les yeux clos. Il resurgit quelques longues secondes plus tard. Il garda les paupières fermées et sursauta lorsqu'il sentit deux mains se poser sur ses cheveux.

– Vous me maternez, Salazar, lui dit-il avec un demi-sourire alors que le fondateur appliquait du shampoing sur sa tignasse en bataille.

– Je prends soin de vous, si vous êtes incapable de faire la différence, moi, en revanche, je sais la faire, lui répondit l'incriminé sur le même ton.

Harry ne put empêcher un long frisson de parcourir son corps tout entier sous la caresse douce, pas plus que le soupir de contentement qui lui échappa. Il se laissa faire, ne pouvant se mentir à ce point : il avait désespérément besoin de contact. Il avait cru mourir et il avait eu peur. Peur de partir alors qu'il reprenait tout juste goût à la vie. L'ironie aurait été incroyablement injuste.

Salazar acheva son mouvement en une caresse appuyée sur ses épaules, puis il le relâcha et Harry s'autorisa enfin à ouvrir les yeux. Le fondateur avait disparu, mais la porte de la salle d'eau était entrouverte. Le jeune homme se hâta de se rincer et de sortir, enveloppé dans une serviette. Il avisa les vêtements simples qui l'attendaient sur une chaise et s'habilla avec une lenteur calculée, peinant à ne pas céder aux vertiges qui le prenaient une fois debout. Il se brossa les dents et resta un moment planté face au miroir. Il avait un peu maigri mais les soins pendant son coma avaient dû être exceptionnellement attentifs pour que cela se remarque si peu. Il récupérerait rapidement.

Lorsqu'il quitta la salle de bain, il ne trouva qu'Hermione dans la chambre. Cette dernière était allongée sur le lit, lui faisant dos, un livre ouvert à côté d'elle. Le brun s'avança et posa une main sur son épaule. Elle sursauta, sortant de sa somnolence.

– Non, non ne te relèves pas, lui dit-il en s'installant à ses côtés.

La jeune femme ne se redressa pas mais se tourna vers lui, de manière à pouvoir lui parler.

– Comment tu te sens, Harry ?

– Un peu perdu, mais ça ira. Quel jour sommes-nous ?

– Mardi douze Novembre… Il doit être environ vingt-deux heures. Nous sommes venus tous les soirs depuis deux semaines. Salazar nous a hébergés, il n'est pas sorti de ses appartements afin de pouvoir veiller au maximum sur toi. Même Dumbledore n'a pas pu communiquer avec lui autrement que par nous.

Harry l'écouta religieusement, pinçant les lèvres en devinant l'état dans lequel s'était maintenu le fondateur depuis plusieurs jours maintenant.

– Harry, il y a quelque chose d'étrange dont je dois te parler… Je suis désolée de le faire… Mais je… Tu sais, ils ont dit que ce qui t'avais empoisonné était un mélange de belladone et de sureau blanc appelé Albella. Salazar a affirmé que la valériane contenue dans la potion Wiggenweld avait activé la guérison contre ce poison en plus de te relever du philtre de mort-vivante. Mais j'ai vérifié partout : la valériane guérit presque toute sorte de poisons mais est complètement impuissante contre l'Albella. Il t'a forcément donné autre chose, à ce moment-là, dans la Grande Salle.

– La potion était peut-être améliorée ? La composition différait ?

– Non elle ne l'était pas, je me suis permise de lui subtiliser le flacon qu'il avait laissé traîner sur la table en t'administrant l'antidote. Il y a quelque chose qui cloche Harry. Y compris ton temps de rémission ! Salazar a annoncé deux mois. Pourtant, j'ai calculé, tout au plus tu en aurais eu pour trois semaines.

Harry se tut, ruminant les informations qu'Hermione lui avait donné.

– Ce ne serait pas la première fois qu'il mentirait par omission, crois-moi, lui affirma-t-il. Il fait ça souvent. J'ignore précisément ce qu'il cache. Je sais que c'est important, je sais aussi que ce n'est pas quelque chose de… dangereux. Du moins pas directement. Mais assez délicat pour qu'il se sente obligé de le cacher.

Ils échangèrent un regard lourd de sens et Harry soupira.

– Il est… Fascinant, murmura Hermione. Tout ce qu'il dit, le témoignage de cette époque qu'il apporte. Les deux dernières semaines ont été… Enfin hormis l'inquiétude pour toi, je veux dire… Je n'ai jamais appris autant de choses en presque six années à Poudlard, c'est incroyable !

– Je sais, chuchota Harry en lui souriant.

– Même Ron l'a assommé de questions.

Harry émit un petit rire, posant un regard doux sur sa meilleure amie qui recommençait peu à peu à somnoler. Il la suivit de près dans le sommeil, craignant cependant de refaire un saut dans le temps et de s'éveiller plusieurs jours plus tard.

Pourtant, il revint à lui le nez fourré dans une crinière châtain, bouclée. Il reconnut le parfum familier d'Hermione et se releva en essayant de faire le moins de gestes brusques possibles. Il prit appui sur le mur pour gagner la salle de bain, les jambes toujours un peu trop faibles. Il se lava rapidement et gagna à grande peine le salon.

Il y trouva Salazar, la tête entre les mains, penché au-dessus d'un livre dont il ne semblait plus lire grand-chose depuis un moment. Harry se racla un peu la gorge pour signaler sa présence et Salazar releva la tête, les yeux rougis par la fatigue et le teint plus diaphane encore que d'ordinaire. Harry ne l'avait jamais vu si épuisé. Pourtant, il n'avait pas besoin de beaucoup de sommeil. Pour atteindre un tel marquage physique, il ne devait pas avoir dormi depuis des jours.

– Salazar, faites-moi plaisir, allez dormir. Je ne vois pas l'intérêt de me sauver en vous tuant, murmura Harry en prenant place à ses côtés, posant sa main sur la sienne.

Le fondateur lui lança un regard indescriptible, rempli à l'excès de tendresse, d'inquiétude et d'épuisement. Harry lui offrit une petite moue compatissante et caressa sa main de son pouce.

– Pas encore. J'ai plusieurs choses à faire.

– Ne pas mourir en fait partie ?

Salazar sourit faiblement.

– Accessoirement.

Un petit silence s'installa et ils ne se quittaient pas du regard. Salazar baissa les yeux, sa mâchoire se carra tout à coup :

– Venez avec moi, Monsieur Potter, dit soudain le fondateur en se levant.

Il referma sèchement son livre et Harry jeta un œil au titre.

– Les armes à feu moldue ? souleva-t-il, intrigué.

– Très intéressant. Qui aurait pu croire qu'ils créeraient des choses aussi meurtrières.

Harry hocha la tête et se leva à son tour. Il suivit le mage dans le couloir à rythme lent. A son grand étonnement, ils entrèrent dans la salle d'entraînement.

– Vos jours ne sont pas en danger, votre corps ne lâchera pas. Cependant, vous avez une quantité incroyable de poison à évacuer, un contrôle total de votre corps et de votre magie à récupérer. Un poison qui ne veut absolument pas sortir de votre organisme et qui profitera de la moindre faille dans votre psyché, dans votre cœur, pour déployer son influence sur vous de nouveau. Alors armez-vous.

Harry le regarda, ahuri, sentant encore le tremblement de ses membres et l'envie de fermer les yeux, de laisser sa tête dodeliner. Sans force. Pourtant, il obéit, comprenant que le processus de guérison serait une lutte constante contre cette torpeur, cette apathie dangereuse.

Il saisit l'épée qui lui était familière et Salazar saisit la sienne. Celui-ci fit quelques mouvements lestes avec pour s'échauffer et l'attaqua immédiatement. Harry contra tant bien que mal, surpris de la violence de l'offensive. Une jambe le faucha et il se retrouva au sol, la mâchoire contractée, les yeux fermés pour ignorer la douleur.

– Debout, Monsieur Potter, ordonna Salazar, dos à lui.

Harry serra les dents et se releva, tentant de raffermir sa prise sur son arme. Mais aussitôt que Salazar l'attaqua, elle sauta de ses mains.

– Ramassez-la.

Le jeune homme, au bord du malaise, ramassa l'épée.

– Attaquez.

Il tenta de mettre en pratique ce que le fondateur lui avait appris et attaqua. Une botte et quelques feintes plus tard, il se retrouva acculé contre un mur, la joue écrasée sur un miroir, le fondateur dans son dos avec un coude contre sa nuque et la pointe de son épée dans le dos.

Il relâcha le jeune homme qui s'effondra, laissant échapper un gémissement de douleur. Harry ramena sa main tremblante contre lui et, n'entendant pas d'ordre, il se releva de lui-même, saisit à nouveau son arme. Puis il attaqua, sans relâche.

L'entraînement dura deux heures avant que le jeune sorcier ne s'effondre, à bout de force, les yeux pleurant des quantités de sang inquiétantes. Il tremblait de tous ses membres, le souffle court. Aucune partie de son corps n'était épargnée par la douleur sourde qui l'agitait.

La mine impitoyable de Salazar disparut peu à peu et il fondit sur lui, baguette dégainée.

– Vous avez une grande force en vous, Monsieur Potter. D'aucun aurait abandonné au bout de quelques minutes. Je suis très fier de vous, croyez-moi.

– Vous ne m'avez pas vraiment laissé le choix, marmonna Harry, la tête renversée en arrière.

– Bien sûr que si. Vous auriez pu partir, quitter la salle.

Harry secoua la tête avec un rire nerveux.

– Ce n'est pas un choix ça, murmura-t-il, songeant que s'il l'avait fait, il aurait pris le risque de décevoir le fondateur.

La douleur physique n'était rien comparée à la crainte du jugement de Salazar. Aussi ne protesta-t-il pas les quatre semaines suivantes. Il passa ses journées à s'entrainer. Parfois il tenait des heures, parfois la douleur était telle qu'il s'écroulait et dormait vingt-quatre heures d'affilé. Salazar avait été froid, distant. Même si Harry se répétait qu'il s'agissait là de sa manière de ne pas flancher et garder ce rythme impitoyable. Mais même en songeant à cela… Il était à des kilomètres de l'homme qu'il avait connu. Il était exigeant, dur, implacable, sévère. Ils ne parlaient plus et ne se voyaient que lors des entraînements.

Hermione et Ron avaient repris les cours, mais Harry était resté dans les appartements de Salazar. Dumbledore avait expliqué que le jeune homme était alité et avait été placé au calme. Chaque élève avait par ailleurs été soumis à un « oubliette » concernant l'arrivée du fondateur. Seuls les enseignants présents à Halloween étaient au courant de sa présence ainsi que les deux meilleurs amis du Survivant. Dumbledore avait estimé cela plus sûr, craignant la réaction de Voldemort s'il venait à apprendre cette aide impromptue.

L'entrainement intensif, magique, physique et intellectuel avait largement compensé les lacunes scolaires qu'Harry aurait accumulées, alité pendant si longtemps. Enfin alité…

Il tomba au sol pour la cinquième fois et porta la main à sa mâchoire où un crochet du droit l'avait eu. Il écarquilla les yeux pour se débarrasser de l'ombre de l'inconscience qui gagnait sa vision. Il replaça sa mâchoire, un geste qu'il avait appris comme un automate à force de la sentir se décrocher lors de l'entraînement.

– Salazar… Je n'en peux plus. Nous y sommes depuis six heures du matin… Il est… deux heures du matin. Nous ne nous sommes arrêtés qu'une demi-heure pour chaque repas et vous m'avez forcé à apprendre du latin… Je ne vais pas tenir à ce rythme-là, ahana Harry.

Le fondateur eut un sourire et lui tendit la main. Le jeune homme la saisit, mais aussitôt qu'il fut relevé, une décharge magique l'envoya bouler à l'autre bout de la salle. Le souffle coupé, il se releva, sonné.

– Salazar… ! Je vais en crever.

– Bien sûr que non. Je vous ai connu plus résistant. Debout.

– Un mois ! Un mois où j'ai cumulé à peine quatre nuits complètes ! Trois heures par nuit vous conviennent peut-être mais pas à moi ! Je suis épuisé ! hurla soudain le jeune homme, à bout de nerfs.

– Et c'est une bonne chose ! Le poison est presque totalement sorti de votre organisme !

Harry se releva et avança sur lui. Il attaqua et Salazar emprisonna son poing.

– Non ! Mes nuits sont infestées de cauchemar, je me réveille les yeux en sang ! Le nez en sang !

D'un mouvement, il tordit le poignet du fondateur, se libérant.

–Je crache du sang tous les jours ! continua-t-il, fou de rage, appuyant ses mots de gestes secs de colère.

D'un autre mouvement, il tenta de faucher les jambes de l'homme qui l'évita sans mal, un peu plus lent, semblant concentré sur ses paroles davantage que sur ses attaques.

– Et ça c'est quand je ne rends pas ce que j'avale, accompagné d'un putain de liquide noir dont vous me dites qu'il est normal !

Il dirigea son poing sur la gorge du fondateur mais celui-ci attrapa son poignet, arrêtant l'attaque à quelques centimètres de la cible.

– Rien de ce qui m'arrive n'est normal ! Et encore moins quand on sait que la racine de valériane n'est sûrement pas à l'origine du processus de guérison ! hurla-t-il, sa voix montant crescendo.

Salazar se figea comme si on l'avait giflé. Harry en profita pour déplier sèchement ses doigts et frapper la pomme d'Adam de l'homme qui grogna de douleur, toussotant, avant de le relâcher.

Son regard s'éclaira soudain.

– Miss Granger.

– Miss Granger et vos mensonges, mon instinct et toutes ces choses que vous cachez, oui ! Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour que vous disiez ce que vous m'avez fait ?! Que je crève de douleur et d'épuisement pendant l'un de vos entraînements ?! Parce que s'il s'agit de ça, félicitations, encore un effort et vous y serez ! Alors attaquez ! Allez-y ! Précipitez-moi au sol ! Attendez que je riposte, je ne le ferai plus !

Un silence s'étendit, étayé par l'air purement choqué de Salazar, immobile.

– Votre attitude de tyran des dernières semaines. Votre distance… ça me rend dingue ! Je pensais qu'on avait… quelque chose, je ne sais pas. Je pensais au moins que nous étions…peut-être pas amis mais… C'est trop pour moi. Ce genre de changements chez vous, chez n'importe qui, je ne peux pas gérer ça. J'ai conscience des efforts que vous avez fait pour moi, que vous faites encore, et ne croyez pas que je ne vous en suis pas reconnaissant parce que je déborde de reconnaissance, mais je crois que je vais…rentrer au dortoir et reprendre les cours normalement…

Il n'arriva même pas à terminer. Il n'arrivait même pas à lui faire comprendre le genre de souffrance que son attitude froide lui provoquait. La douleur des entraînements n'était rien comparée à celle de ne voir aucune sorte de chaleur dans ses yeux. Parfois il croyait avoir rêvé les instants de grâce qu'il avait vécus à ses côtés.

Salazar l'observa un moment et Harry fronça les sourcils, tenté d'ajouter quelque chose pour apaiser un peu l'atmosphère lourde. Mais rien ne lui venait. Il eut un sourire nerveux, triste, et s'apprêtait à se détourner quand l'homme s'avança vers lui. Il s'arrêta à un mètre, l'observant attentivement, fouillant son regard :

– Que cherchez-vous auprès de moi, Monsieur Potter ?

Harry papillonna des yeux, étonné par la question.

– Je…

Salazar le saisit par les épaules, fermement, de manière presque douloureuse.

– Est-ce que vous cherchez un allié ?

Son regard intense provoqua un mouvement de recul chez Harry, mais le fondateur le maintint en place, l'obligeant à répondre. Et à répondre du tac-au-tac, sans possibilité de mentir.

– Non, je…

– Un protecteur peut-être ?

La prise autour de ses épaules se raffermit.

– Non ! Je peux me protéger tout…

Salazar eut une moue inquiétante, comme devenu fou. Il tiqua et demanda :

– Un confident, alors ?

– Merlin, non ! Salazar, vous êtes complètement din…

La prise sur ses épaules se décala, venant presque pincer sa nuque, lui tirant la tête en arrière.

– Une figure paternelle ? demanda Salazar d'une voix dure, le visage sévère.

Harry se dégagea sèchement de sa prise sur son cou.

– Pour l'amour de Dieu, Salazar, bien sûr que non !

– Parfait !

Sans prévenir, sans lui laisser une chance de se dérober, Salazar captura ses lèvres dans un baiser brutal. Les jambes du jeune homme manquèrent de céder et il se raccrocha aux épaules du fondateur. Les mains de celui-ci se glissèrent au creux de ses reins, l'amenant contre lui dans un élan irrésistible.

Harry en était certain : c'était un gouffre qui venait de s'ouvrir sous ses pieds. Ce n'était pas ses mains qui s'enfouissaient dans les cheveux de Salazar, ni son propre corps qui répondait au baiser avec la ferveur d'un désespéré. Il mit quelques secondes avant de se rassembler. Il se figea net, mordant si fort l'une des lèvres qui l'embrassait qu'il était sûr de l'avoir ouverte. Harry sentit nettement Salazar se tendre et cesser immédiatement de l'embrasser sans pour autant reculer.

Le jeune sorcier dénoua ses bras de l'homme qui ne bougeait plus, le laissant agir comme pour ne pas plus agresser ses boussoles. Fébrile, Harry s'empara des bras de Salazar pour les déloger de son dos, le regard fixé dans le sien. Il ne relâcha pas tout de suite sa prise. Puis il recula d'un pas, chancelant et ses mains abandonnèrent les poignets qu'il avait crochetés, délaissant le dernier contact physique qu'ils maintenaient, s'attardant un instant sur ses doigts.

Harry recula, titubant jusqu'à prendre appui sur le mur, à bout de souffle. Il avait l'impression qu'on avait interverti ses organes, sentant son cœur battre dans sa gorge, avec le sensation que sa tête était à hauteur du sol.

– Vous… Bon sang, mais pourquoi avez-vous fait ça ?! souffla-t-il. Pourquoi compliquez-vous tout ?!

– Parce que tout est déjà compliqué. Et je sais parfaitement que vous en aviez envie, lâcha le fondateur en passant le bout de sa langue sur sa lèvre coupée.

Le geste figea Harry et il détourna les yeux de la bouche du fondateur, préférant éviter de penser au fait qu'il venait de l'embrasser.

– Je ne vous permets pas de juger de ce dont j'ai envie ! A l'instant, j'avais envie d'explications et vous… Je ne sais pas si c'était une feinte pour me détourner de mes questions ou autre chose, mais…

– Non, j'en avais envie aussi.

Harry allait répliquer quand la phrase lui monta au cerveau. Il referma la bouche, se tut. Il se mit à trembler et secoua la tête, en plein déni. Il leva les mains, prêt à dire quelque chose, puis, fiévreux, les laissa retomber.

– Vous… vous m'énervez… Je… vous êtes trop pour moi, beaucoup trop, je ne vous comprends pas…

Puis il quitta la pièce sans plus de cérémonie.

A suivre…


Blabla de J' extrêmement long, mais important sur la partie la plus fournie !

Ok on est bon ? J'ai perdu personne… ? Tout le monde est là les petits poulets ? xD Ah, on me dit à l'oreillette que ma vie est en danger. Bien bien.

Alors. OUI c'est un baiser, un VRAI ! Oui Salazar est dégueulaaaaaasse ! Il en fait baver Harry qui… eh bien en bave.

Cependant ! Vous êtes DOUBLEMENT gâtés. Non seulement c'est un chapitre long, mais en plus y a un baiser! Bon on va dire -1 pour ma pomme parce que je vous laisse en pleine dispute et que je suis en retard pour poster : donc vous êtes seulement gâtés tout court. Haaan vous allez devenir des enfants capricieux :'(

Oui, je sais, il se passe pas mal de trucs en « concentré », vous comprendrez donc pourquoi le chapitre précédent était si calme et court xD J'ai condensé 6 semaines sur un chapitre, ça peut être un peu déroutant, mais je n'avais rien de plus à en dire ! C'est ce qui s'appelle faire un « sommaire » et bah voilà… Un beau sommaire xD

Je tiens également à faire une petite mise au point sans amertume aucune, juste pour que je ne répète pas (ouais bon, je sais que vu la taille du blabla, personne ne le lira xD) parce que le redire individuellement c'est pas top ^^

1) Oui, il y a des chapitres très calmes et je m'excuse si vous avez l'impression qu'il n'y a pas de transition entre ces chapitres-là et des chapitres qui bougent de manière exceptionnelle. Cette fic EST calme. J'avais prévenu !

2) Non, je ne coupe pas les chapitres uniquement pour vous faire chier ^^' Oui, mes fins sont souvent « sadiques », je sais que ça en agace certains, mais ça ne changera clairement pas. J'ai déjà du mal à couper mes chapitres (j'écris en un bloc concentré, pas en chapitres) et le faire en plein suspens ne me paraît pas totalement dénué d'intérêt sur un plan purement narratif. Ce que j'ai fait, par exemple, au chapitre précédent, est simplement d'instiller un élément qui vous donne envie de lire la suite :) Rien de plus, ce n'est pas un cliffhanger au sens où Harry s'endort, donc pas de danger imminent, juste un passage d'un chapitre à un autre dans une situation de crise pour les persos. Je peux pas couper mes chapitres à un moment ultra pourri, mon rôle c'est aussi de vous donner envie, de vous donner de quoi élaborer des théories ^^

3) D'autre part, mes chapitres peuvent vous paraître courts et j'en suis désolée. Sur aucune de mes fics ils ne seront plus longs. J'estime que vu la taille de mes fics de manière générale, on peut pas dire que je sois expéditive dans mon traitement ! En moyenne, je le rappelle, mes chapitres font 7/8 pages word. C'est pas excessif, on est pas sur du 30 pages word comme certains auteurs le font, mais c'est pas non plus deux pages quoi ! xD Il arrive qu'il y ait des chapitres plus courts, je le concède, 6 pages minimum cela dit. Il arrive aussi qu'il y ait des chapitres plus longs 9/10 pages, comme celui-ci par exemple ! Essayez, si ça vous dérange, de traiter la fic comme un ensemble, même si je sais qu'avec l'attente c'est dur ! J'essaye vraiment de faire des efforts là-dessus, mais j'ai une vie à côté (oui, je sais, on dirait pas haha !). Répondre à vos reviews, chose que je fais avec plaisir, c'est du temps que je prends AVANT publi et c'est normal ! Vous répondre c'est comme bouffer du chocolat mais comprenez bien que parfois vos reviews sont nombreuses, donc ça peut prendre du temps d'y répondre (j'en ai reçu près d'une centaine par chapitre les derniers temps et ce n'est ni une plainte, ni de la vantardise, croyez-moi ! J'en suis honorée !). Cependant mon rythme de postage me semble plus qu'honorable également, un chapitre par semaine ou, en cas de retard, toutes les deux semaines, c'est correct, je pense xD Je ne suis pas très organisée, je sais que des auteurs réussissent mieux que moi à ça, mais voilà, derrière l'histoire y a moi, Jelyel, petite gelée rose qui est pleine de reconnaissance mais qui n'a que deux bras et un cerveau pour l'exprimer xD Comprenez aussi que plus un chapitre est long, plus je mets de temps à le corriger et donc, par extension, à la poster.

4) On peut croire que je triche sur la taille du chapitre avec la taille de mes notes de haut et de bas de page. Alors ça déjà c'est rédhibitoire, celle du haut de page, c'est mes RAR, j'ai PAS le choix de les mettre ici, et je continuerai à répondre aux anonymes par ce biais ! :) Celle de bas de page, ma foi, ceux qui veulent la passer la passent ^^ Par contre, que ces notes de pages soient là ou pas, concrètement ça change rien. Je veux dire, le contenu du chapitre reste le même. Exactement le même. Réduire la taille de ma note de bas de page ne va pas augmenter celle du chapitre, hein :)

Il ne s'agit pas d'un coup de gueule, mais d'un rappel très pacifique, je ne suis qu'AMOUR ! Je me répète souvent, m'excuse souvent ! Au moins c'est dit de manière claire pour tout le monde et je ne vise absolument personne au cas où ça vous traverserait l'esprit ! xD Prenez ça comme une réponse aux questions techniques qui reviennent parfois dans les commentaires !

Question du jour :
Pour le mini-tournoi du couple le plus rare que vous aimez d'amour, j'éclaircis les règles :

VOTEZ CONTRE DEUX COUPLES :D

Voilà :D C'est donc le HP/Marcus F., le HP/Fenrir et le HP/Firenze qui sont éliminés ! En lice, il nous reste :

– HP/Charlie W.
– HP/Fred et/ou George W.
– HP/Regulus B.
– HP/Sirius B.
– HP/Remus L.
– HP/Rodolphus Lestrange
– HP/Théodore N.
– HP/Cédric D.
– HP/Olivier D.
– HP/Bill W.
– HP/Lucius M.
– HP/Rabastan Lestrange
– HP/Godric
– HP/Sanguini
– HP/Dolohov
– HP/Orion Black
– HP/Kingsley
– HP/Grindelwald
– HP/Sanguini

Votez contre deux couples que vous voulez voir éliminés :D Certains sont entrés tardivement dans le concours à la demande de lecteurs :)

Sur ce, je vous dis à bientôt ! Bon dimanche ! Bonne semaine et bonnes vacances pour certains !

Lots of love,

J'