From Past with Love

Le Cercle des Reviewers Anonymes :

noah : Vote noté :D
Oui, le pauvre, je confirme ! Vous ne saurez jamais avec exactitude ce qui se passe dans sa tête mais vous comprendrez mieux dans ce chap' :')
Merci beaucoup à toi ! A bientôt :D

cha910 : Oui, pour un rapprochement, c'est un rapprochement haha !
Merci beaucoup !
A bientôt ! :D

Tsuki : Haha le baiser tant attendu ! Les réponses… Hm y en a quelques-unes dans ce chap' ! Le reste ce sera plus tard… !
Merci beaucoup ! Ton vote est bien noté :)

Ias : Hey merci ! Vote bien noté ! A bientôt !

Nashdo : Hey ! La forme et toi ? :D
Ouais mais pour celui-là je traîne du coup haha !
Ah merde à ce point ? Oh la galère quand le corps lâche ! Fais gaffe au burn out :/
Oh my god, mais c'est pas humain ce qu'ils vous demandent… C'est vraiment abusé, je sais pas comment tu fais !
Je suis contente que le chap' t'ait plu, effectivement il vous présente un côté un peu plus humain je pense :') Salazar c'est un générateur de mystère. Au moins Harry s'ennuie pas avec lui xD
Mais siiii, on commence à sortir de l'auberge. Quoi que…xD
Ton vote est bien noté !
Merci beaucoup beaucoup ! Et t'inquiète, j'adore les romans )
Bises et très très bon courage pour tes cours, j'espère que t'as eu quelques vacances :)

Line : Un tout petit peu xD Je suis très contente que ma fic te plaise et encore plus que tu ne lui trouves pas de clichés dérangeants :D Merciiiii ! A bientôt !

Guest : C'est un peu le cas, il en a pas juste l'air haha ! Je pense qu'effectivement ça peut se comprendre !
Merci beaucoup !
A bientôt :D

Amista : Oooh, merci :D La suite est là ! A bientôt ! :D

Asteria56 : C'est noté, thanks !

Noon : Oh merci, c'est gentil :')
Contente de t'avoir rendue accro alors !
Ravie que ma version de Salazar te plaise, c'était un pari risqué mais s'il paye :D
Merci encore, c'est super sympa !
A bientôt, passe une bonne semaine !

Inexistante : Ah mais tu peux le dire et le répéter haha ! Je m'en lasserai pas t'inquiète ! Non, mais très sincèrement, c'est absolument adorable ! C'est moi qui sais pas comment tu fais pour écrire des trucs aussi touchants ! Vraiment !
Je suis vraiment très heureuse si mes fics te font te sentir bien, c'est vraiment leur vocation première :) Je me sens bien en les écrivant, si tu te sens bien en lisant alors tout est cooool ! La sensation de vide, c'est moins perf' mais bon xD
Sincèrement, merci, tout ce que tu me dis, c'est juste tout ce que n'importe quelle personne qui écrit ici voudrait lire/entendre ! Je sais pas quoi te dire, à part que ça me va droit au cœur que ta lecture soit aussi immersive et que tu sois attachée à mes petites histoires !
Ouch oui effectivement, ça influe sur tes humeurs haha ! Promis les deathfics c'est pas ma cam ! Si j'en fais une, je préviendrai, mais c'est pas du tout au programme !
Ah mais à peine je lis un de tes compliments que tu me re-bombardes avec un autre encore plus chou ! Mais comment tu fais ? Baisse les armes, je me rends xD
C'est toi la meilleure :') Merci du fond du cœur, avec toute la sincérité dont je suis capable !
Ton vote est bien noté )
Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, MERCI !
A bientôt !

bya-kun : Mais nan, tu vas survivre ! T'inquiète, je veille au grain xD
Vous aimez avoir mal, avouez xD
Haha les petites feintes ! Je fais ça aussi avec les fics que j'aime et même pour les séries. Mais je tiens très trèèèès rarement !
ça valait le coup d'attendre hein ) Enfin le baiser ! Et je pense aussi que Salazar a eu raison de poser toutes ces questions, mieux valait savoir !
Merde du coup je sais plus de quoi on parlait : la réponse à quoi ? Au pire t'auras sûrement la réponse en question (même si je sais plus de quelle réponse on parle xD) dans ce chap xD
Oooh une fille, encore une ! Nan je plaisante ! J'ai quelques hommes par ici :D Puis un lecteur, homme ou femme, c'est un lecteur donc c'est GOOD ! :D
Ouh la j'ai détesté la cité des ténèbres haha…
Ton vote est noté et pour le coup les Lestrange s'en vont, tout le monde les a viré xD
Merci beaucoup beaucoup !
A bientôt :D Gros bisous !

Note

Eh voilà, je vous avais laissé en plan après le fameux baiser et je suis encore à la bourre !
Je vous fais donc pas plus attendre ! Tiens d'ailleurs on est presque à 1000 reviews, je sais pas si vous vous rendez compte à quel point c'est énormissime pour moi :') Merci ! Merci, merci, merci !
Bonne lecture !


Chapitre Vingt-Deuxième
Certitude

Proposition d'écoute : « Canción de la Noche » de Matthew Perryman Jones (celle-là je vous la recommande chaudement. Bon les autres aussi hein, mais voilà)


Harry sortit des appartements en trombe, ramassant sa cape d'invisibilité dans l'antichambre au passage. Il la passa sur lui, à bout de nerfs, et gagna les dortoirs. Il prit une douche rapide, mais se rhabilla directement, n'ayant plus le cœur à dormir.

Revêtant sa cape d'invisibilité encore une fois, il quitta le château, profitant de l'air frais de Décembre. Il erra dans le parc plusieurs minutes, avec l'envie de hurler et de se décharger des montagnes d'incompréhension qu'il portait depuis plusieurs mois maintenant.

Un mouvement attira son regard sur une rive éloignée du lac, près d'un vieil arbre qui poussait à l'écart de tout. Une petite lueur, semblable à une luciole, y voletait. Il sortit sa baguette et avança à pas de loup. Ne voyant rien de menaçant, il ôta sa cape d'invisibilité et approcha. Contre l'arbre, une bouteille d'hydromel et deux verres vides avaient été posés. Il voulut reculer mais buta contre quelque chose. Il reconnut immédiatement la présence et l'odeur du fondateur et ne put s'empêcher d'inspirer à fond avec la sensation d'être resté trop longtemps en apnée. Il sentit deux mains se poser sur ses épaules, caressant ses bras pour saisir ses mains. Leurs doigts se nouèrent, s'entrelaçant étroitement. Harry eut l'impression qu'un gouffre s'ouvrait sous ses pieds alors qu'un sentiment intense le saisissait, montait, montait, montait en lui à en faire exploser sa poitrine. Salazar ne s'était pas montré ainsi depuis des semaines, à croire qu'il avait eu droit à son double maléfique. Ou qu'il était présentement endormi et que son inconscient lui rappelait douloureusement à quel point tout passait son temps à se construire et se déconstruire entre eux.

Il laissa sa tête retomber contre l'épaule de l'homme derrière lui, laissant aller son dos contre son torse.

– Je vous dois des excuses, Harry. Je vous ai blessé de plusieurs manières les derniers temps.

La voix, trop réelle, acheva de le convaincre qu'il ne rêvait pas. Il ne répondit rien, les yeux fermés, appréciant la manière dont le corps de Salazar soutenait simplement le sien, d'une solidité à toute épreuve.

– Vous avez raison, la valériane n'aurait pas pu entraîner un tel processus de guérison. Je vous ai donné quelque chose d'autre, mais je ne peux pas vous dire ce dont il s'agit. Pas parce que je ne le désire pas, mais parce que vous devez le découvrir par vous-même. Les conséquences violentes pour votre corps n'étaient pas uniquement dues au sevrage. Vos cauchemars… sur quoi portaient-ils ?

Les doigts d'Harry se resserrèrent sur ceux de Salazar.

– Voldemort.

Salazar hocha la tête et déposa leurs mains jointes sur les hanches du plus jeune.

– Parce que ce que je vous ai donné est tellement… puissant que la part d'âme de Voldemort qui est en vous a également été ébranlée. Ebranlée, pas évacuée. En apprenant le contrôle de votre corps, de votre magie, vous avez permis à cette instabilité de s'accentuer et vous avez commencé tout doucement à vous débarrasser de cette part d'âme. A l'heure qu'il est, vous avez accompli le plus difficile. Le poison a presque entièrement déserté votre organisme et l'Horcruxe est totalement déstabilisé, en route vers la porte de sortie.

Harry resta bouche bée, tournant la tête contre Salazar. Le nez du fondateur effleura sa joue alors que le jeune homme fixait le lac, aussi inquiété qu'enchanté par cette information. Quel genre de substance pouvait avoir ce genre de propriété ? Quel genre de…

– Ne vous réjouissez pas trop vite, la contrepartie pour l'utilisation de cette chose qui permet votre guérison est élevée pour vous bien plus que pour moi.

– Quelle contrepartie ? murmura Harry.

Salazar ferma les yeux, comme pour s'empêcher de dire quoi que ce soit de trop brusque.

– Je ne peux pas vous le dire. Pas avant que vous ayez découvert certaines choses par vous-même. Vous devez comprendre, je ne peux rien dire.

Harry pinça les lèvres mais ne dit rien, fatigué du manque d'information fiable.

– Vous aviez promis de m'en débarrasser, vous tenez votre promesse. Je me fiche du prix à payer. Je ne veux plus de cette chose en moi.

Il se tut.

– Dumbledore est au courant de tout, n'est-ce pas ?

– Il sait, en effet.

– Même ce que je ne sais pas ?

– Il l'a deviné, je crois. Il savait pour les Horcruxes, il ne faisait sans doute que soupçonner que vous en étiez un. Et s'il a deviné cela, alors oui… il sait tout ce que vous ne savez pas.

Harry hocha la tête, peu étonné. Il n'avait même pas la force d'être en colère contre le directeur qui, encore une fois, ne lui avait rien dit du tout.

– Je ne pouvais entraver votre guérison par aucune forme de compassion ou… d'affection. L'Horcruxe en vous en aurait profité pour me faire céder et tout arrêter… Je n'ai pas plus apprécié que vous le rôle que je me suis donné les derniers temps, mais je ne m'en excuserai pas car le résultat a été stupéfiant.

– Pourquoi ne pas l'avoir été seulement en entraînement ? Pourquoi la distance ?

– Auriez-vous seulement pu comprendre un tel contraste ? Vous pensez que cela a été aisé d'être si froid, si implacable avec vous ? Que j'ai apprécié de vous voir souffrir ? J'ai dû instaurer cette distance parce que vous ne l'auriez pas fait par vous-même, même si je vous en avais expliqué la raison. La froideur aurait été fausse, votre colère, votre hargne et votre détermination à terminer également. Cela n'aurait pas été vrai si vous aviez su que le soir venu je vous ouvrirai mes bras. J'aurais faibli, vous auriez flanché.

Harry retint une remarque sèche de franchir ses lèvres avant de réaliser que Salazar avait raison. Celui-ci sentit la tension dans son corps et resserra l'étreinte.

– Non, je ne l'aurais pas fait par moi-même, admit-il. Pas de cette manière. Mais si vous m'aviez au moins expliqué…

– J'aurais couru le risque que cette part plus sombre en vous n'en prenne avantage. J'en ai souffert, croyez-moi, mais je ne pouvais pas égoïstement compromettre votre rémission, je ne me le serais pas pardonné, souffla le fondateur, la voix grave.

– Pourquoi ce revirement ? L'Horcruxe est encore là, ce n'est pas terminé…

– Le charme… le sortilège noir a été rompu et pourtant l'Horcruxe est toujours en vous. Il ne reste plus que l'essence mise à nue de celui qui a créé cette chose, sans attache fixe. Et je crois que vous savez comment vous en débarrasser, vous l'avez déjà fait, lors de votre cinquième année au ministère.

Il sut immédiatement qu'il faisait référence à cet instant où Voldemort avait su prendre possession de lui, à même le carrelage glacial du Ministère.

– Comment savez-vous pour le Ministère, je n'en ai jamais parlé… ?

– Dumbledore.

Harry soupira.

– L'amour, souffla-t-il.

– L'amour, confirma Salazar.

– Qu'est-ce que je dois faire ?

– Aimer, simplement. Je n'ai aucune autre indication à vous donner. Aimez librement, intensément. A chaque minute qui passe.

– Combien de temps ?

– Je l'ignore. Il n'y a pas vraiment de manuels sur le sujet et mes talents à philosopher ne dépassent guère mes propres expériences.

Harry hocha la tête et Salazar le libéra. Il passa à côté de lui et le dépassa. Il s'assit contre l'arbre, la tête renversée, semblable à ce qu'Harry avait vu de lui pour la première fois, dans le tableau. Un étau mélancolique lui étreignit le cœur et il le rejoignit, s'asseyant à ses côtés.

– En attendant, un remontant ne nous fera aucun mal, annonça le fondateur d'un ton plus léger en saisissant la bouteille d'hydromel.

Il servit généreusement les deux verres et lui tendit le sien. Harry le saisit et sentit l'effluve de l'alcool, étrangement doux. Il n'aimait pas particulièrement ce genre de boisson. Mais il songea que si Salazar l'avait embrassé là, maintenant, c'est le goût qu'ils auraient partagé. Aussi le savoura-t-il avec le sourire, dans la sérénité de la nuit.

Ils ne parlèrent pas, profitant simplement du calme retrouvé, de la présence de l'autre. Peu de mots, trop de regards avortés, trop de pensées attrapées à la volée. Sur les coups de sept heures, alors que le ciel s'éclaircissait à peine à l'horizon et que le sort de réchauffement commençait à faiblir, Harry se releva.

– Je vais rentrer au dortoir, j'ai besoin de… réfléchir, je crois.

Salazar hocha la tête, restant assis, le regard tourné vers le ciel. Harry s'attarda un moment sur la vision de son profil aiguisé enfin apaisé, du sourire doux sur ses lèvres et du pétillement revenu dans ses yeux. Un soulagement intense et une peur panique totale que tout cela disparaisse le saisit. Il s'adjoignit au calme, les mains dans les poches pour les réchauffer. Il s'avança et s'agenouilla devant le fondateur. Le regard de celui-ci quitta doucement le lever de soleil. Pourtant l'aube s'y reflétait toujours, donnant à ses yeux des lueurs singulièrement chatoyantes. Harry le fixa un instant, incapable de savoir si ce qu'il faisait était la bonne chose. Mais ce qu'il savait, en revanche, c'était qu'il ne pouvait pas partir ainsi, pas quand il sentait la fragilité de leur relation sous ses doigts.

Il pinça brièvement les lèvres et se pencha sur celles de Salazar. Il y déposa un baiser évanescent, doux, précieux. Puis il se releva sous le regard cryptique du fondateur. Il ne se retourna pas en gagnant le château, le cœur battant à en bondir hors de sa poitrine. Si bien qu'il parvint au dortoir à bout de souffle, plein d'un sentiment de volupté impossible à faire taire. Quelque chose remua en lui et il se retint au mur pour ne pas tomber. Il porta sa main à sa bouche et toussa. Il observa, surpris, une poussière noire brillante former des volutes au travers de ses doigts. Il comprit au même moment ce qu'avait été ce liquide noir qui avait teinté ses yeux, ses toux, les dernières semaines. Plutôt que de prendre peur, il sourit. L'amour, hein ? Si c'était tout ce qu'il fallait, il en avait à revendre.

Harry se fit réveiller de la pire des manières par Seamus et Dean qui chuchotaient autour de son lit, trop fort hélas pour qu'il ne les entende pas.

– Il n'est pas censé être malade ?

– Il n'a pas très bonne mine…

– J'ai du mal à déterminer s'il est plus fin ou plus musclé.

Quelqu'un tâta l'un de ses bras qui entourait son oreiller et il grogna.

– Les deux.

– Je veux le nom de sa maladie, argua Seamus.

Dean lui fila un coup de coude et l'irlandais protesta. Harry ouvrit un œil et tâtonna pour trouver sa baguette. Il l'attrapa et, d'un mouvement, il expulsa les deux perturbateurs de son lit au moment où il refermait d'un geste brusque de la main les rideaux de son baldaquin.

– Je vous déteste, lança-t-il, avant de poser un sort de silence autour de son lit.

Il n'émergea pas de tout le samedi, rattrapant quelques heures de sommeil bien mérité. Il ne s'éveilla que le dimanche après-midi. Il pleuvait des cordes et le dortoir était désert. Il frissonna, un peu fébrile, en se levant. Lorgnant sans motivation le ciel grisâtre, il s'étira, savourant le crépitement du feu dans la cheminée du dortoir.

Il fila directement à la douche et prit du temps sous l'eau, déliant ses muscles. Apaisé. Pas uniquement par sa conversation avec Salazar, mais l'entraînement avait porté ses fruits. Il ne se sentait plus en « sevrage » et, mieux, il se sentait mille fois moins déprimé qu'auparavant, comme si les choses lui apparaissaient sous un angle nouveau. Il avait du mal à ne pas sourire pour un rien.

Il secoua la tête et quitta le dortoir. Il salua Hermione et Ron, sous les regards ahuris des autres qui ne l'avaient pas vu depuis un mois. Les voir tous les deux, si sereins, assis près du feu le remua. Il avait l'impression étrange que son regard s'était modulé, que les choses qu'il ne prenait plus le temps de voir étaient étrangement belles. Il ne fut pas surpris quand une toux le saisit, amenant encore ces volutes d'un noir d'encre et cette pesanteur autour de lui.

Hermione voulut se relever pour voir ce qui n'allait pas, mais il la dissuada d'un regard. Il leur fit signe qu'il allait faire un tour et sortit de la salle commune. Il grimpa quatre à quatre les escaliers jusqu'au sommet de la tour d'astronomie. La nuit était tombée et il s'installa à même le sol, face au mur. Il ferma les yeux et se concentra. A travers ses paupières closes, il perçut une lumière dansante. Lorsqu'il les rouvrit, il put voir les runes stellaires briller doucement percevant le pouvoir de la lune malgré les nuages et l'orage qui grondait au-dessus du château.

Il retira son pull, malgré le froid, et observa le liquide argenté, presque blanc, circuler dans ses veines. Silencieux, contemplatif, il laissa sortir ce qui devait et il ne retint pas le sanglot qui franchit ses lèvres. Il leva la tête vers le haut de la tour, ferma les yeux, provoquant la course de quelques larmes sur ses joues. Il ne s'agissait même pas de tristesse. C'était un soulagement intense, une volupté teintée de mélancolie. Il avait l'impression d'être rempli uniquement du meilleur, comme incapable de laisser à nouveau un pessimisme mortifère colorer ses décisions jusqu'à le faire suffoquer.

Il baissa la tête et toussa encore, crachant cette poussière, plus concentrée cette fois, presque comme de la fumée. Lorsqu'il cessa, il éleva ses mains à hauteur de son visage, constatant que de sa peau s'élevait le même type de fumée, comme si son corps avait pris feu. Sa température grimpait.

Il se focalisa sur le souvenir de sa mère, sur l'amour qu'elle lui avait transmis, et il lutta pour extraire cette chose de lui. Pas assez, sa température se contentait d'aller à la hausse. Il sursauta lorsque la silhouette de Salazar se détacha de l'ombre, les bras croisés. Il observait le phénomène avec un intérêt évident sans qu'Harry ne parvienne à déterminer s'il avait été là depuis le début.

– Je savais que vous y arriveriez… Ne vous concentrez pas, ressentez. Ce n'est pas dans l'esprit que l'on expérimente l'amour, c'est ici, dit-il en désignant son ventre. Dans vos tripes.

– Aidez-moi alors, murmura le jeune homme. J'essaye, mais je sens que… Il lutte tellement que…

Salazar s'avança sur lui, saisit son visage en coupe et posa son front contre le sien.

– Vous êtes plus fort que lui, Harry, souffla le sorcier en l'attirant dans une étreinte puissante

Le jeune homme grimaça de douleur quand davantage de fumée s'échappa de ses mains qu'il avait nouées autour du mage. Il gémit tout bas en sentant que la sensation gagnait tout son corps. Ses veines se colorèrent d'obscurité, gagnant la teinte argentée qui y avait pourtant régné quelques minutes auparavant. Comme un venin, comme un poison de la pire sorte.

Des images de Voldemort lui parvenaient. Ou plutôt de Tom Riddle. Brutal, le flash le laissa pentelant. Il eut l'impression d'assister à une vie entière en un battement de cil, ressentant chacune de ses émotions en instantané jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une rage sourde, une folie à peine contenue. Une violence sans borne. Il ferma les yeux, tentant d'ignorer la douleur alors que ses doigts crochetaient les épaules du fondateur dont il n'entendait plus les mots, comme plongé dans une tempête. Les éclairs l'aveuglaient, la pluie était assourdissante. Quelques bribes de paroles lui parvinrent dans le brouillard, comme prononcés au ralenti, un chuchotis, un écho… :

– Vous êtes plus fort que lui.

Il recula brutalement, les mains plaquées sur sa tête pour faire taire le hurlement suraiguë qui y résonnait. Il écarquilla les yeux de douleur et se laissa tomber à genou. Un hoquet de douleur lui échappa alors qu'un bruit semblable à un grincement lui torturait l'esprit. Il avait le teint livide, les yeux injectés de sang et de tout son corps se dégageait une épaisse fumée noire qui prenait peu à peu la forme de visages qui avaient tous été ceux de Tom Riddle, au travers de ses années de décadence humaine.

Salazar se précipita à ses côtés et lui saisit les mains, indifférent à la pluie qui tombait sur ce pan de la tour peu abrité.

– Regardez-moi, Harry. Vous êtes plus fort que lui. Tellement plus. Reprenez vos droits sur votre âme.

– Ça va me tuer…, hoqueta le plus jeune avant de hurler de douleur à nouveau.

– Non, non ça ne vous tuera pas, je ne laisserai pas une telle chose arriver. Résistez*, arrachez-le à vous.

Harry serra les dents, renversant la tête en arrière, concentrant tout son esprit sur la voix de Salazar qui perçait l'obscurité, la lueur ténue d'une flamme dans les ténèbres les plus totales. Il saisit ses mains et le fondateur les étreignit entre les siennes. Il les relâcha pour les laisser attraper son visage. L'homme pencha la tête sur le côté, hésitant un instant, puis l'embrassa. Avec beaucoup de douceur.

La douleur du jeune homme reflua soudain, repoussée au loin par autre chose.

La clarté la plus incorruptible.

La certitude la plus profonde.

Inébranlable.

La première de toute sa vie peut-être.

Il laissa échapper un souffle un peu court et rendit le baiser avec plus de force, engouffrant ses mains dans la cape du fondateur pour chercher de la chaleur près de ses côtes, dans son dos.

La sensation lui donna un vertige intense, comme s'il avait refoulé jusque-là toutes ces choses qu'il avait ressenties au contact de Salazar.

Il n'avait pas assumé de l'avoir autant désiré avant maintenant.

Il se contrefichait du moindre type de conséquences, de la moindre souffrance qu'aimer un tel homme lui procurerait à l'avenir. Il n'arrivait ni à se projeter dans le futur, ni à entrevoir le passé de l'homme qui l'embrassait présentement. Il ne pouvait que le ressentir avec force, l'aimer de toutes ses forces.

Son corps surchauffa et il eut l'impression d'être en feu alors que partout autour de lui la fumée s'épaississait. Puis tout cessa et le calme revint. Il n'y avait plus que le brouillard noir, immobilisé, menaçant, au-dessus de lui. Les veines d'Harry se teintèrent de nouveau de cette couleur argent, jusqu'à ce que son apparence semble être celle d'une créature lunaire, surnaturelle. Salazar contemplant le spectacle, séparant leurs lèvres. Harry recula, observant son corps avec stupéfaction.

La brume d'un noir d'encre s'éloigna puis fondit sur eux.

– Baisse-toi !

Salazar se jeta sur le jeune homme et le plaqua au sol, ses mains entourant sa tête pour le protéger. Harry sentit le choc quand l'âme de Voldemort tenta une dernière fois de s'accrocher à lui avant de partir, repoussée par le bouclier que Salazar avait érigé autour d'eux à la vitesse de l'éclair.

Le reste d'horcruxe se dissipa soudain, les laissant tous deux dans un silence seulement rompu par leurs souffles erratiques. Il pleuvait toujours des cordes et des éclairs déchiraient le ciel. Le froid était intense, pourtant Harry avait toujours chaud. La lumière dans ses veines régressait doucement, se retirant jusqu'à se concentrer sur son cœur et s'estomper tout à fait. Ahuri, les yeux écarquillé, le jeune homme planta son regard dans celui du fondateur :

– Salazar… Je sais… Je… je sais quels sont les autres Horcruxes.

A suivre…

* Résiiiste ! Prouve que tu exiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiistes ! (Nan mais ça va, je suis sûre que vous y avez pensez aussi !)


Blabla de J' :

Voilà, vous vous demandiez quelle direction ils allaient prendre, je pense que c'est plutôt clair maintenant ! Mais ils ne sont pas au bout de leur peine. Je ne sais pas si on peut estimer qu'ils sont en couple à ce stade-là. Je pense que tant qu'Harry n'a pas percé à jour Salazar on peut dire que c'est mort xD Puis le pire est encore à venir, à côté les derniers chaps vous sembleront pâlichons… Voilà, maintenant que j'ai bien inquiété tout le monde, je peux enchaîner en paix haha.

Pour le Tournoi des pairings rares les plus appréciés :

VOTEZ CONTRE DEUX OU TROIS COUPLES :D

J'ai viré tous ceux qui avaient au-dessus de dix voies et c'est le HP/Dolohov, le HP/Frères Lestrange, le HP/Grindelwald, le HP/Kingsley, le HP/Diggory qui nous quittent donc. Adieu ! En lice, il nous reste donc 12/13 couples :

– HP/Charlie W.
– HP/Fred et/ou George W.
– HP/Regulus B.
– HP/Sirius B.
– HP/Remus L.
– HP/Théodore N.
– HP/Olivier D.
– HP/Bill W.
– HP/Lucius M.
– HP/Godric
– HP/Sanguini
– HP/Orion Black

Votez contre deux/trois couples que vous voulez voir éliminés :D A vos votes !

Je vous souhaite une bonne rentrée, ou de bonnes vacances selon où vous êtes ! Soyez forts ceux qui rentrent xD Mes pensées vous accompagnent :')

Bisous bisous !
Lots of love,

J'