Salut à tous !
D'abord, merci pour vos reviews, vous êtes géniaux.
Ensuite, j'ai beaucoup hésité à vous en parler mais je me lance. Cette semaine ou plutôt, après la publication du chapitre précédent, ça a été un peu difficile. Bien sûr, c'est surtout parce que je suis trop sensible et que je me prends trop la tête mais bon...
Je tiens à dire que je n'attends pas de vous que vous me disiez "Super top chapitre, j'adore etc..." si vous ne le pensez pas. Entendre vos critique négatives est très important, du moment qu'elles sont constructives. On ne peut pas plaire à tout le monde et on peut toujours s'améliorer, donc vraiment, je n'ai aucun soucis avec les critiques, même si je risque de mal le vivre sur le coup, je suis quelqu'un de réfléchi et je finirais par me dire "Ah mais oui, cette personne a raison".
Enfin, pour les personnes qui trouve que c'est lent, on est au chapitre 9 (10 maintenant) dans une Drarry et qui démarre à Poudlard. De plus, je veux respecter un minimum le canon ou plutôt, respecter les choses de là où j'ai démarré, parce qu'il est évident que je ne vais le respecter tout au long de la fic. Ecrire du sexe pour du sexe n'est pas ce que je veux. Je pense faire partie de celleux qui en mette assez régulièrement mais jamais, je dis bien jamais, vous ne les verrez se sauter dessus au chapitre 2 en oubliant toute notion de cohérence.
Mon désir est avant tout de présenter une histoire cohérente et là, Harry et Drago qui se sauteraient dessus au chapitre 9, ce serait totalement incohérent.
Voilà j'arrête de vous embêter et je vous le dis, je vous adore, même les impatients ;)
Chapitre 10
Harry se réveilla relativement tard le lendemain du match. Ce n'était pas tant le sport en lui-même qui l'avait éreinté, mais plutôt la soirée qui s'était déroulée pour fêter leur victoire. Ça avait plutôt bien commencé mais Ron, qui était contrarié depuis qu'il avait surpris sa sœur en train d'embrasser Dean la veille du match, avait décidé d'embrasser Lavande à la façon d'une ventouse.
En soi, ça n'avait rien de grave, mais Hermione l'avait très mal vécu et Harry la comprenait assez. Ron et elle avaient clairement des sentiments l'un pour l'autre. Seulement, depuis son altercation avec Ginny, où la jeune fille avait laissé échapper qu'il était le seul à n'avoir jamais embrassé personne tout en soulignant qu'Hermione avait échangé des baisers avec Viktor Krum, Ron s'était montré très irascible.
Finalement, Harry savait très bien, tout comme Hermione, que le comportement de Ron n'avait rien à voir avec de quelconques sentiments envers Lavande. Il avait juste voulu, bassement, se venger d'une chose qu'Hermione avait faite deux ans plus tôt, et dont elle n'avait rien à se reprocher.
Cependant, Harry était bien décidé à garder son drapeau blanc dans cette affaire. Si ses deux meilleurs amis avaient choisi de se parler franchement au lieu de tourner autour du pot et de se chercher sans cesse, ils n'en seraient pas là. Harry commençait un peu à en avoir marre d'assister à leurs disputes et de jouer les tampons entre eux.
Le jeune homme descendit et vit Ron et Lavande en train de s'embrasser aussi goulument que la veille. Avec une grimace de dégoût, Harry sortit discrètement dans le but de prendre un petit déjeuner rapide dans la Grande Salle. Il se doutait qu'Hermione était réveillée depuis un bon moment et qu'elle n'était plus dans son dortoir. D'autant plus que celle-ci devait tout faire pour éviter Lavande.
En effet, le jeune homme trouva sa meilleure amie à leur table et alla s'asseoir face à elle.
- Salut, lui dit-il doucement.
- Salut, répondit-elle en levant les yeux de son livre.
- Comment tu te sens ? s'enquit gentiment Harry.
- Ça va aller, le rassura-t-elle. Je suis bien décidée à ne pas me laisser abattre. Je n'ai absolument rien à me reprocher, je suis droite dans mes bottes. Bien sûr, je ne te cache pas que là, tout de suite, c'est dur, mais ça passera.
- Je suis désolé…
- Tu n'as pas à t'excuser Harry. C'est comme ça, c'est tout.
Le jeune homme commença son petit déjeuner et échangea quelques banalités avec son amie. Ensuite, ils allèrent ensemble dans la bibliothèque, où Harry décida de s'occuper de certains de ses devoirs, notamment celui de Métamorphose.
Tout en travaillant avec Hermione, il regardait parfois autour de lui et finit par remarquer, à plusieurs reprises, des regards insistants de Théodore Nott vers leur table. Cependant, il détournait les yeux dès que Harry les levait vers lui. Le Survivant trouvait cela étrange, d'autant plus qu'il n'avait pas l'air particulièrement hostile.
- Nott n'arrête pas de nous regarder, confia-t-il à la jeune fille.
- Eh bien laisse-le, s'il n'a que ça à faire, se contenta de répondre Hermione d'un air distrait. Hum, Harry, tu as oublié de détailler le Principe de quasi-dominance des êtres artificiels dans ton devoir.
Harry retourna à son parchemin et chercha la définition du principe dont parlait Hermione pour la noter. Ils passèrent toute la matinée à travailler et descendirent ensuite dans la Grande Salle. Ron se leva en faisant signe à Harry. Celui-ci se rapprocha du rouquin pour le saluer et avisa Lavande, pendue à son bras.
- Tu t'assois ? demanda Ron.
Le Survivant regarda sa meilleure amie, assise seule à l'autre bout de la table.
- Ecoute… Tu es en bonne compagnie et Hermione est seule alors…
- Ouais, je vois, se contenta de répondre celui-ci en se rasseyant.
Après lui avoir offert un sourire contrit, Harry se rendit auprès d'Hermione.
- Tu pouvais rester avec eux si tu voulais, dit-elle doucement.
- Je sais que je le pouvais, se contenta de répondre Harry.
Hermione plongea son regard dans celui du jeune homme et lui offrit un sourire.
- Merci.
- De rien.
Ils mangèrent en silence n'ayant pas grand-chose à se dire de plus. Après le repas, Harry poussa un profond soupir, il était temps de rejoindre la salle de soutien pour trois heures en tête à tête avec Malefoy.
- Ça va aller, lui dit Hermione, parfaitement consciente de la raison de son soudain abattement.
- Ce n'est pas le soutien en lui-même qui me rend soucieux, ça, je m'y suis fait, avoua Harry.
- Quoi alors ?
- Toujours pareil, je suis persuadé que Malefoy cache quelque chose et je n'arrive pas à découvrir quoi… Je le tiens à l'œil, sans succès… Du coup, là, je vais être trois heures avec lui et je ne suis pas détendu. J'ai besoin de savoir pourquoi il n'était pas au match hier, j'ai besoin de savoir ce que Voldemort lui a…
- Harry, moi je commence surtout à me poser des questions sur toi et ton intérêt pour Malefoy, l'interrompit sa meilleure amie.
- Quoi ?!
- Tu es obsédé par lui depuis la première année mais là, c'est pire…
- Bien sûr que je suis obsédé par lui ! Il prépare un mauvais coup…
- Harry, Malefoy est un petit con, il prépare probablement un mauvais coup, comme souvent, mais pas pour Tu-sais-qui… Non, je pense que tu te montes la tête juste pour avoir une raison de le suivre…
- Oui, je connais ton avis sur la question mais je n'en démords pas, il porte la Marque, j'en suis sûr.
Hermione haussa les épaules, signifiant qu'elle ne voulait pas continuer à parler de ça. Dans tous les cas, Harry devait y aller s'il ne voulait pas être en retard. Après avoir informé Hermione qu'il la rejoindrait à la bibliothèque une fois le cours de soutien terminé, il se dirigea vers les cachots.
Le jeune homme s'installa directement à sa place habituelle et sortit sa baguette dans le but de travailler son sortilège d'apparition d'oiseaux. Si Hermione le maîtrisait à la perfection, elle était bien l'une des rares à y parvenir. Harry était juste parvenu à faire apparaître des espèces d'oiseaux difformes et, selon McGonagall, c'était déjà un bon résultat. Heureusement pour lui, il maîtrisait au moins la formule pour les faire disparaître.
Dès que Malefoy pénétra dans la salle, Harry fit disparaître ses essais.
Le Serpentard s'installa et d'un geste nonchalant de sa baguette, il lança un sort pour que les instructions du jour s'écrivent d'elles-mêmes sur le tableau.
Sans un mot, le Gryffondor commença sa concoction, un philtre de paix. Il s'agissait d'une potion que l'on abordait en cinquième année. Apparemment, Malefoy avait enfin décidé d'élever le niveau. Harry se força à ne penser à rien d'autre qu'à ce qu'il faisait, mais cela était difficile en la présence du Serpentard.
Déjà, il y avait toutes les questions qui tournaient dans sa tête depuis la rentrée et qui concernaient Malefoy. Qu'est-ce qu'il mijotait ? Portait-il la marque ? Quelque part, Harry avait envie de croire que non, qu'il se faisait des idées, qu'il le diabolisait juste parce qu'il ne l'aimait pas, mais il n'y croyait pas vraiment.
En plus des questions habituelles, il y avait aussi des pensées à cause de ce qu'Hermione avait sous-entendu un peu plus tôt. Harry avait fait semblant de ne pas comprendre son allusion à son obsession pour Malefoy mais au fond, il savait qu'Hermione avait voulu sous-entendre qu'il avait de l'attirance pour le Serpentard.
C'était complétement ridicule ! Où était-elle allée chercher cette idée ? Lui, attiré par Drago Malefoy, l'un de ceux qu'il détestait le plus au monde, celui qu'il avait pris en grippe dès leur première rencontre… Un garçon…
Déjà, au-delà du fait qu'il s'agisse de Malefoy, pouvait-il être attiré par une personne du même sexe que lui ? Ça n'avait jamais été le cas en tout cas. Les seules personnes qui avaient attirées son attention de cette manière avaient été Cho et plus récemment, Ginny. Aucun homme là-dedans.
Après, s'il s'avérait qu'il puisse être attiré par un garçon, ça ne le gênerait pas spécialement. Il n'avait aucun apriori sur l'homosexualité. Chacun était libre d'aimer qui il voulait, peu importe le sexe, le sang, la nationalité. Aux yeux de Harry, être homophobe s'apparentait à être suprématiste ou raciste, c'était juste une forme de discrimination différente.
Mais pour en revenir à Malefoy, il se demandait ce qui avait fait penser ça à sa meilleure amie. Le Survivant regarda quelques secondes le Serpentard qui était actuellement plongé dans un livre. Tout ce qu'il ressentait, c'était l'envie de lui en coller une, ni plus ni moins. Non, décidément, si Hermione ne se trompait que rarement, c'était le cas ici.
Ok, Malefoy était plutôt beau garçon, ça, il fallait le lui accorder. Il avait une belle taille, un beau visage fin, des cheveux bien coiffés, un beau maintien, il avait l'air d'être plutôt bien bâti et il avait un beau teint…
Harry secoua la tête. Voilà, à cause d'Hermione il en était à détailler le physique de Malefoy ! Merlin, il ne savait pas encore comment mais il allait faire payer à sa meilleure amie ses façons de lui mettre de telles idées en tête.
Contre toute attente, sa déconcentration ne se répercuta pas sur son travail et il fut heureux de voir des volutes argentées s'échapper de son chaudron, signe de sa bonne qualité. Il se souvenait que Rogue lui avait injustement collé un zéro le jour où il avait réalisé cette potion en cours. Certes, Harry savait très bien qu'il ne l'avait pas réussie à cent pour cent, mais pas de là à mériter un zéro.
- J'ai fini, annonça-t-il.
Le Serpentard s'approcha et acquiesça, signe qu'Harry avait réussi, sans ça, il aurait eu droit à quelques remarques acerbes.
Le Gryffondor avisa l'horloge et soupira. Il avait une heure d'avance. Si ça n'avait pas été à Rogue qu'il devait en référer, il serait allé demander une petite réduction des heures de soutien parce que souvent, ils finissaient plus tôt mais trop tard pour commencer une nouvelle potion.
Il porta alors son attention sur le jeune homme qui s'était rassis sur son fauteuil et qui avait repris sa lecture. Il semblait moins fatigué, plus serein. Harry pouvait le voir à l'absence de ces cernes avec lesquelles il avait l'habitude de le voir depuis des semaines.
- Tu veux ma photo, Potty ? demanda sèchement Malefoy sans lever les yeux de son livre.
- Pourquoi faire ? Je te vois déjà bien assez comme ça !
- Alors arrête de me fixer.
- Je ne te fixais pas…
- Regarder quelqu'un plus de temps que la bienséance ne le permet, ça s'appelle fixer, Potter.
Harry leva les yeux au ciel mais finit par détourner le regard. Peu de temps avant la fin de l'heure, sans vraiment se contrôler, il se remit à fixer le Serpentard. En même temps, ça n'était pas sa faute si Malefoy était la seule chose intéressante à regarder dans cette pièce !
- Potter, tu recommences !
Le Survivant esquissa un sourire en coin.
- Un chien regarde bien une saucisse, pourquoi je ne regarderais pas une andouille ?
Malefoy leva soudainement la tête, lançant un regard noir à Harry.
- Tu viens de me traiter d'andouille là ?!
- Il semblerait, Malefoy, quelle vivacité d'esprit, bravo !
Ledit Malefoy se leva et s'approcha d'Harry, se voulant menaçant.
- Je te l'ai déjà dit, tu ne m'insultes pas Potter. Je suis dans l'obligation de te supporter cinq heures dans la semaine dans cette salle, un minimum de respect ne serait pas du luxe, surtout quand je suis tranquille dans mon coin à lire !
- C'est bon Malefoy, je te charriais un peu, c'est tout ! s'exclama Harry en levant les mains.
- Tu… Tu cherchais à me charrier ?! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi, Potter ?! D'abord tu cherches à faire la conversation en t'enquérant de mon sommeil et maintenant tu veux me… taquiner ?!
- Eh bien quoi ? Où il est écrit qu'on est obligés de se détester jusqu'à la fin de nos jours ?
Harry savait qu'il n'arriverait à rien, il avait grandement manqué de subtilité. Il fallait dire pour sa défense que faire des efforts avec Malefoy n'était pas du tout naturel pour lui.
- Qu'est-ce que tu cherches au juste, Potter ? demanda-t-il, suspicieux.
Se sachant totalement grillé, Harry décida de laisser tomber les masques.
- Où étais-tu pendant le match ? Comment tu t'y es pris pour que Katie se retrouve avec ce collier ?! lança Harry, énervé.
- Ce que je faisais pendant le match ne te regarde absolument, je n'ai aucun compte à te rendre ! Pour ce qui est de ce collier, pourquoi est-ce que tu m'accuses ? As-tu seulement une toute petite preuve qui te permette de me mettre en cause ou tu comptes simplement sur ton instinct pour me condamner ?! s'emporta à son tour le Serpentard.
- Je sais que tu portes la Marque ! s'écria Harry en s'emparant du bras gauche de l'autre homme dans l'intention de remonter sa manche.
Il n'eut cependant pas le temps de le faire que Malefoy le plaqua contre le mur, sa main droite autour de sa gorge.
- Ne t'avise plus jamais de me toucher, Potter, susurra-t-il hors de lui.
- Lâche-moi, Malefoy, ordonna Harry qui commençait déjà à avoir des difficultés à respirer.
- Est-ce que tu m'as compris ?! insista le Serpentard sans relâcher la pression.
Harry ouvrit la bouche dans le but de prendre de l'air mais rien ne passait tant la main de Malefoy comprimait sa gorge.
Soudain, il sentit la pression se relâcher un peu et il put enfin respirer, même si c'était avec difficulté. Ses yeux plongèrent dans ceux de son vis-à-vis et ce qu'il vit le terrifia bien plus que ce qu'il venait de se passer. Malefoy avait les yeux fixés sur ses lèvres et semblait complétement perdu.
Harry se reprit. Il n'avait aucune envie de laisser le temps au Serpentard de se raisonner. Il ne savait pas ce qu'il lui prenait, mais il fallait qu'il se sorte de cette situation.
Sans ménager sa force, il repoussa Malefoy et se précipita sur sa baguette mais déjà, le Serpentard quittait la pièce.
Harry se retrouva donc seul et avisant la pendule, il se rendit compte qu'il pouvait quitter la salle sans risquer de subir les foudres de Rogue. Tant mieux, il n'avait aucune envie de rester ici et aucune envie de penser à ce trouble qu'il avait lu dans les yeux du Serpentard alors que les orbes grises étaient fixés sur ses lèvres.
Voilà pour le chapitre 10 !
Alors, qu'en avez-vous pensé ? Je suis sûre que vous auriez aimé être du PDV de Drago pour savoir à quoi il pensait vers la fin, non ?
Pour chapitre prochain, nous serons du côté de Drago et donc, nous saurons à quoi il pensait et si, oui ou non, Harry avait bien interprété ses intentions.
Merci à tous et à vendredi prochain !
