From Past, with Love...

Le cercle des reviewers anonymes :

Guest : Je pense aussi :D Merci! A bientôt

Bya-kun : Héhé, une preuve d'amour :') Imagine le petit accent venu d'antan là gaaaaaaaaah !
Je pense que tu vas devoir t'y habituer en effet xD Merci à toi de l'avoir lu :')
Pour ton vote, ilest bien pris en compte et je suis totalement d'acc' avec toi, j'aurais voté pareil je pense !
Gros bisous, merci encore !

Stylo Plume : Coucouuuu !
Je sios très déçue aussi, tous les pairings vraiment originaux ont déserté ce tournoi xD
Ton vote est bien noté :D
Haha, je peux pas tellement te répondre, sinon je te spoile de manière phénoménale ! La fouille-merde, c'est Hermione ? XD
Je pense pas que ça arrivera, quelque part, il approuve ces attitudes, ou en tout cas il ne se sent pas très concerné par elles xD
J'aime bien cette image de conteur ;)
Idem, je peux pas du tout t'en dire plus sans te spoiler haha ! Après pour Lucius, il soutient la puissance. Donc le fait que Voldemort soit sang-mêlé ou pas ne change rien au fait qu'il le craint :')
Pour Dumbydoudinou, je peux pas non plus t'en dire trop ! MDR c'est quoi cette histoire de Poker ? XD J'ai trop ri ! Moi je suis pas trop pro bashing Dumbydoudinounet, je l'aime bien :')
Eh bah... 2h du mat' xD
Merci beaucoup beaucoup pour ta review ! A tout bientôt !

Lyraneko : Ton vote est bien noté ! Merci !

Tsuki : Vote pris en compte ! Merci à toi !

Guest : Ton vote est bien noté, merci !

Shishi-sama76 : Haha, merde, du coup moi je suis en flemmite de te retrouver mon bichon xD Désolée haha ! Je te rep ici et j'approuve ton vote !
Merci beaucoup beaucoup !

A bientôt !

Guest : ton vote est bien pris en compte, merci :D

Noon : Voui, après un retard inexcusable et suivi d'un autre retard inexcusable haha. Je suis incorrigible...
Je suis ravie que ça continue à te paire, la lenteur c'est un peu la marque de fabrique ici :')
Merci beaucoup beaucoup !
A bientôt !
PS : ton vote est noté !

Mel : C'est noté ! Et merci ! J'espère que la suite te plaira !

Loupiotte : Plus doux, oui ! Le prochain l'est aussi !
Merci beaucoup beaucoup !
Ton vote est noté !
A bientôt !

Asteria56 : Vote pris en compte ! Thanks :)

Guest : Merci pour ton vote et ta review ! A bientôt !

Amista : vote noté ! Merci !

Artemis : Merci à toi de l'avoir lu :D Vote noté ! A bientôt !

Cha910 : Oui, c'était bien long et là aussi l'attente a été longue je suppose xD Désolééééée !
Merci beaucoup !
Vote noté !
A bientôt :D

Babylon : Oooh ravie qu'elle te plaise à ce point ! Merci beaucoup :')
A bientôt pour la suite ! J'espère qu'elle te plaira !
Bisous !

Note

Hello... It's me. I was wondering... SHUT UP. Voilà, ça c'est fait. Bon alors hop hop hop on s'organise. Les allergiques au fluff, le bonnet à vomi est par là-bas. Oui. Non. Ça c'est pas un bonnet. Mais soit !
Les pervers, veuillez vous mettre en rang, et préparer votre déception hinhinhin.
Je vous laisse avec un chapitre acidulé d'une pincée de jus de citron. Plus lime qu'autre chose, mais j'avertis pour les plus sensibles d'entre nous qui ont l'option croix rouge en haut à droite.
Et mes sincères excuses pour mon retard ! :')


Chapitre Vingt-Quatrième
Responsable

Proposition d'écoute : « Don't let me go » de Raign.


Harry se releva et se réinstalla sur les genoux du fondateur, à califourchon cette fois. Celui-ci l'observa faire sans rien dire et noua ses mains dans le dos du jeune homme quand il se fut immobilisé sur lui. Il lui sourit, le regard pétillant, le sourire oscillant entre taquinerie et amusement.

– Confortable ? demanda le mage.

La tête du jeune homme partit doucement à la rencontre de son front et il ferma les yeux. Apaisé.

– Un peu trop, répondit-il en passant ses bras autour du cou de Salazar.

Les mains de ce dernier se refermèrent plus étroitement sur sa taille, l'une caressant doucement le marquage de sa colonne vertébrale.

– Est-ce agréable d'être enfin la seule âme abritée par son corps ? interrogea-t-il avec un sourire grave.

– C'est indescriptible. J'ai l'impression de prendre enfin toute la place qui me revient. Comme si j'avais été à l'étroit dans mon propre corps pendant trop longtemps.

Salazar sourcilla et sourit à nouveau. Il déposa un baiser sur son nez, tapotant un rythme un peu anarchique sur son dos. Harry réalisa tout à coup leur proximité, comme si jusque-là cela ne lui avait pas sauté aux yeux. Un coup de chaud monumental l'agita, prenant racine dans son dos et remontant jusqu'à sa nuque. Salazar ne le loupa pas et se pencha de nouveau pour lui déposer un baiser au coin de la bouche.

Une série de baisers évanescent suivit, animant un sourire sur le visage d'Harry qui recula, lui échappant afin d'éclater de rire. Le regard accroché, le corps en tension. Le jeune homme s'approcha à nouveau et offrit un contact plus insistant qui ne créa plus qu'un silence absolu, loin de ses rires. Au bout de quelques secondes, il éloigna son visage et ouvrit les yeux, redoutant de plonger dans le regard de l'aîné. Celui-ci le fixait, muet, attendant une quelconque autre réaction qui ne tarda pas à arriver. Ils se fixèrent encore un instant et le fondateur initia un autre baiser, plus long, moins retenu.

Les mains d'Harry agrippèrent plus fort à la nuque qu'il avait précédemment caressée. Son souffle s'accéléra et tout son corps se tendit vers l'autre, à la recherche de plus de toucher, plus de chaleur. Juste se fondre dans l'étreinte, abandonné. Il comprit à peine ce qui lui arrivait lorsque deux mains passèrent sous ses cuisses et le soulevèrent. A ce moment-là Salazar se releva et Harry crocheta ses jambes autour de lui, continuant à l'embrasser. Le fondateur le déposa sans brutalité sur la table et rapprocha leur corps au maximum de ce qui lui était permis. Le jeune homme l'accueillit, sa main tirant sur un pan de sa chemise.

Puis Salazar recula soudain, comme s'il s'était brûlé. Il baissa les yeux, le regard fuyant. Il passa une main sur ses lèvres et émit un rire nerveux. Le malaise. Harry pencha la tête sur le côté. Il aurait été amusé de voir ce genre d'émotions traverser ce grand mage d'un autre temps s'il ne s'était pas senti aussi frustré.

– Je suis désolé. On pourrait croire qu'à mon âge j'aurais plus de contrôle sur mes pulsions…, souffla le fondateur.

Harry l'observa, cherchant à attraper son regard en baissant un peu la tête à son tour. Il attendit que les yeux de Salazar ose enfin rencontrer les siens. Il lui sourit.

– Salazar, est-ce qu'il faut vraiment que l'un de nous se la joue responsable ?

– Je le crains.

– Je n'ai pas envie de l'être. Je n'ai pas envie de que tu le sois. Reviens, dit-il en tendant la main.

Salazar la considéra, releva le regard sur lui. Puis, il la saisit avec une déférence incroyable et Harry l'attira à lui, contre la table. Plus près. Il caressa ses épaules, ses bras, observant son visage soucieux.

Salazar l'embrassa encore. Plusieurs fois. Avant de reculer d'un pas. Encore.

– Je sais que ton époque est différente, mais la mienne prône le fait de prendre le temps et je suis assez partisan de donner raison à cette… tendance.

– Je n'arrive pas à te dire si je suis d'accord avec ça ou non, murmura Harry, appréciant son propre souffle court et le pouls agité du fondateur contre sa main installée sur son cou.

Salazar s'éloigna et laissa sa main s'échapper de celle du plus jeune. Élégamment, il se rassit. D'un mouvement de la main, il tira une autre chaise, face à lui. Harry s'y installa et Salazar fit venir le service thé, gardé au chaud sur la table basse du salon. Il en servit deux tasses et tendit la sienne à Harry. Celui-ci le remercia du regard et porta le liquide brûlant à ses lèvres, peinant à réguler son rythme cardiaque trop emballé. Le thé chaud n'aidant en rien à baisser la température élevée de son corps. Ni la jambe de Salazar contre la sienne, sous la table, qui le faisait frissonner.

– Dumbledore veut te voir au plus vite.

– Hm…, émit le fondateur, perdu dans il ne savait quel pensée lointaine.

Sous le regard insistant, il consentit à ajouter :

– Je sais pourquoi il veut me voir et j'y travaille déjà. Tu le lui communiqueras demain, cela te fera une bonne occasion de discuter de nouveau avec lui.

– J'ai rendez-vous avec lui à dix-sept heures de toute manière mais attends une seconde… Tu y travailles déjà ?

– Je ne serais pas là demain. Peut-être pour quelques jours même.

– Où iras-tu ?

– En Albanie. C'est là-bas que s'est enfui Helena. Rowena l'a faite rappeler à son chevet, tout récemment.

– Rowena était… mourante quand tu es parti ?

– En effet. Ses expériences ont eu des conséquences des plus néfastes sur sa longévité. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour la maintenir dans le monde des vivants, mais elle était fatiguée. Lasse de vivre et il n'y aucun remède à cela, si ce n'est l'amour d'un être particulièrement cher à notre cœur. Je suis heureux de ne pas avoir eu à supporter de la voir mourir. Partir juste avant… c'est comme lui permettre de vivre pour l'éternité, dans ma mémoire, murmura Salazar.

Harry posa sa main sur la sienne, sur la table, et la serra légèrement.

– De quel genre de mal souffrait-elle ?

Salazar porta sa main à son cœur.

– Au-delà de celui physique, elle souffrait d'un mal que rien ne guérit. Un cœur brisé ne se répare pas sans l'être qui a provoqué la cassure.

– Helena, souffla Harry.

– Helena, confirma-t-il. Rowena a chéri sa fille, entretenu avec elle une relation plus que fusionnelle. Plus d'une fois j'ai tenté de la mettre en garde contre la bêtise de sa fille qu'elle s'était appliquée à élever en enfant trop gâtée. Rowena n'est pas femme à commettre souvent des erreurs. Mais celles qu'elle commet sont souvent accompagnées de conséquences trop lourdes, expliqua Salazar. Helena s'est enfuie, par jalousie, avec le diadème de sa mère, l'abandonnant sans le moindre scrupule. Avant que je ne sois attiré ici, Rowena a envoyé Waldo, un ancien élève talentueux de ma propre maison, à la recherche d'Helena. Aux dernières nouvelles, elle se trouvait en Albanie. Selon vos livres, le diadème a été cherché, mais jamais n'a été retrouvé. On raconte qu'Helena serait morte là-bas. Si mes recherches doivent commencer quelque part, elles commenceront en Albanie. Tu peux être certain que Tom Riddle en sera venu aux mêmes conclusions. Nous devons remonter la piste de chaque objet.

Harry hocha la tête, réalisant l'ampleur de la tâche. Il faillit demander à l'accompagner. Insister comme un forcené. Mais il sentait aussi que Salazar souhaitait remonter cette piste seul. Réfléchir seul. Honorer la mémoire de son amie seul.

– Je suis désolé… j'aurais dû me concentrer, voir les lieux où les Horcruxes ont été cachés…

– Ne te blâme pas, que tu aies découvert leur nature alors qu'elle n'était que spéculation est une aide précieuse. Le médaillon sera aisé à retrouver, c'est la raison pour laquelle il le sera en dernier. La coupe me demandera quelques recherches peu joyeuses, mais nécessaires. Quant au serpent, nous nous en occuperons en temps voulu, murmura Salazar.

Harry hocha la tête puis s'interrompit. Il ouvrit la bouche et sa main lâcha celle de Salazar un peu sèchement.

– Le serpent ? Je n'ai jamais parlé du serpent… je veux dire, c'est vrai, Nagini est un Horcruxe mais je… ne l'ai pas dit, réalisa-t-il.

Salazar lui lança un regard par-dessus sa tasse qu'il avait porté à ses lèvres. Il eut un rictus pincé mais n'ajouta rien.

– Je n'ai jamais été bon en Occlumancie et vous… tu es plus que doué en Légilimencie mais… Je ne crois pas que… Je n'ai pas senti d'intrusion... ?

– Parce que ce n'en était pas une, répliqua évasivement Salazar.

– Encore une de ses choses que tu ne peux pas me dire et que je dois découvrir par moi-même ?

– Encore une de ces choses, en effet.

Harry plissa les lèvres mais ne répliqua rien. Il termina son thé en vitesse et se leva. Salazar suivit son mouvement des yeux et l'imita dans un trait de politesse sorti d'antan.

– Je vais… dormir, je crois que j'en ai grandement besoin. Je referai peut-être surface avant ton retour d'Albanie, qui sait, dit-il avec un sourire qui apaisa quelque peu l'atmosphère tendue.

Salazar passa une main sur son visage, semblant plongé dans une réflexion qui lui coûtait visiblement beaucoup.

– Je ne viendrai certainement pas me coucher, j'ai beaucoup de recherches à faire et même quelques heures d'un sommeil réparateur ne méritent pas que je les interrompe.

Harry hocha la tête, cachant sa déception de se savoir seul à partir de maintenant pour les prochains jours.

– Très bien, alors bon voyage. Sois… Sois prudent.

– Toujours, répondit Salazar alors qu'aucun d'eux n'effectuait un seul mouvement vers l'autre.

Pour une raison étrange, Harry, tout en se sentant proche du malaise tant il réclamait de toucher le fondateur, ne parvenait pas à faire un seul pas dans sa direction. Il avait l'impression qu'un filin avait été tendu entre son torse et celui de l'homme face à lui et que celui-ci les forçait à s'approcher tout en installant une ambiance des plus singulières. Une violente bouffée de chaleur lui donna le tournis lorsqu'il croisa le regard intense de Salazar. Les sensations de ses baisers revinrent avec force dans son corps et il crut ses lèvres envahies à nouveau, si bien qu'il amorça un geste pour y porter sa main. Mouvement avorté que Salazar ne loupa pas et dévora du regard sans dire un mot, un sourcil à peine moqueur relevé.

– Bonne nuit alors… ? finit-il par dire, brisant le silence, et se fut le signal pour Harry de quitter la pièce en catimini, plus efficace qu'une gifle.

Il parcourut le couloir presque en courant, les pensées sans-dessus-dessous et le corps en ébullition. En approchant de la chambre de Salazar, il devint évident que de l'eau froide allait être nécessaire pour calmer le brasier que l'autre avait allumé et lui laissait le soin d'éteindre seul. Il se précipita dans la salle de bain et en claqua la porte. Il se pencha au-dessus du lavabo, les mains serrées sur les rebords. Il releva la tête et croisa son propre regard dans le miroir. Il se reconnaissait à peine.

– Bordel de merde, jura-t-il en voyant le pétillement fiévreux de ses yeux et le rouge de ses lèvres.

Il se pencha et se passa à plusieurs reprise de l'eau glaciale sur le visage. Il se redressa et soupira en constatant que son visage semblait plus normal, moins rayonnant. Moins niais. L'effet que Salazar avait sur lui était inquiétant… déstabilisant. Détestable et délectable. Incompréhensible et incontrôlable. Tout ce qu'il haïssait. Et tout ce qu'il commençait tout doucement à adorer.

Il se changea rapidement, gardant un œil sur son reflet que l'entraînement avait rendu moins frêle, plus solide et longiligne. Il ne se sentait plus chétif, plus rétracté dans son corps. Il se brossa les dents de longues minutes, pensif. Perdu. Il gagna la chambre à pas feutrés, craignant que le fondateur ne s'y soit glissé. Craignant… Il devait reconnaître qu'il aurait plus qu'apprécier apercevoir sa silhouette assise en tailleur sur le lit ou élégamment posée dans un fauteuil. Apercevoir un morceau de nonchalance contre le chambranle de la porte.

Il se coucha avec un monticule de regrets. Il se fustigeait de ne pas avoir embrassé encore une fois Salazar avant de se coucher avec la perspective qu'il n'allait pas le voir plusieurs jours durant. Il ignorait quel genre de danger allait rencontrer le fondateur, ni même si cela ne s'éterniserait pas. Il avait eu l'impression qu'un baiser d'au revoir, même pour un court au-revoir, aurait été trop mielleux. Et pourtant, il lui démangeait de bondir hors du lit et d'aller l'embrasser à en perdre haleine. Était-ce seulement la perspective qu'il partait demain ou était-ce à cause du feu que l'eau froide sur son visage n'était pas parvenue à éteindre ?

Il soupira et remonta la couverture jusqu'à son torse, le regard sur le plafond. Il grogna alors que ses pensées prenaient un tour délicat. Il se tourna sur le côté, ramenant sa main sous l'oreiller frais. Il ferma les yeux et s'appliqua à trouver le sommeil qui ne le cherchait apparemment pas.

Il s'éveilla avec une drôle de sensation dans le cou et laissa échapper un soupir de contentement. Il se tourna un peu et constata qu'une silhouette bien familière était occupée à parsemer sa peau de baisers.

– Hmm ? interrogea-t-il, encore un peu somnolent, rendu languissant par les deux sensations mêlées.

– Navré de te réveiller, murmura Salazar en laissant sa main s'égarer sur son torse. Tu n'as dormi qu'une demi-heure, je le crains.

– Pas sommeil de toute manière, mentit-il en sentant Salazar se glisser à ses côtés sous la couverture. Tu as fini avec tes histoires d'être respons...able ? hoqueta-t-il soudain en sentant la main caresser les os marqués de ses hanches dans une descente un peu trop vertigineuse.

– Je te sens affreusement moqueur, je ne sais pas si je déteste ou adore ça. Tu me rends irresponsable, répliqua Salazar avec un rire de gorge.

Il poursuivit ses baisers sur les trapèzes d'Harry qui frissonna. Il n'arrivait plus à penser. Pourtant il aurait dû. Il se trouvait avec Salazar Slytherin dans un lit et tout son corps lui hurlait de se laisser aller à cet autre corps. Il ignorait comment gérer ça et, quand la perspective d'une telle proximité avec le fondateur l'aurait glacé de gêne il y a quelques jours, elle était devenue une obsession en quelques secondes. Et elle balayait tout sur son passage.

– Je ne suis pas très bon pour les au-revoir et je regrette chacune des barrières que je suis parfois obligé de t'imposer, de m'imposer également.

Harry se tourna entre ses bras.

– Je ne suis pas très doué non plus. Mais en toute honnêteté et aussi... vieux jeux que ça puisse paraître, une nuit avec toi me convient très bien, chuchota-t-il.

Salazar se pencha et l'embrassa en resserrant l'étreinte autour de lui. Harry n'arrivait plus à endiguer les sensations qui le percutaient en vagues puissantes et abandonna définitivement la bataille contre tous ses garde-fous. Ils roulèrent sur le côté, alternant la pression de leur prise l'un sur l'autre. Relâchant seulement pour mieux apprécier de serrer plus fort.

Harry, déjà torse nu, se hâta de défaire la chemise du fondateur, sans lâcher ses lèvres. Celui-ci sourit contre lui et entreprit de se débarrasser de son pantalon, gardant, comme Harry, uniquement son sous-vêtement. Les contacts de leur corps, plus francs, forcèrent Harry à inspirer de plus grandes bouffée d'air, le souffle déjà saccadé. Partout où les mains de l'homme passait il avait l'impression que sa peau était à vif parcourut d'un courant électrique.

Le doute l'envahissait, aussitôt remplacé par des certitudes. Puis le doute à nouveau. Et ces mains... Mon Dieu, ces mains qui décidaient de l'orientation de chacune de ses pensées.

Ils séparèrent leurs lèvres et Salazar appuya son front contre le sien, les yeux clos. Il caressa son visage et laissa sa main dévier vers la sienne, entrelaça leurs doigts.

– Tu trembles, souffla-t-il et Harry en frissonna de plus belle.

Il hocha la tête et Salazar porta sa main à sa bouche, embrassant chaque doigt avec une tendresse qu'Harry n'aurait jamais pu imaginer chez lui, malgré toute sa douceur. Lentement, l'homme accentua la pression entre leurs corps en laissant le sien s'appuyer sur celui du plus jeune. Ce dernier rejeta la tête en arrière sur un murmure étranglé, les yeux à demi-clos.

– Je peux céder maintenant à ton offre et... mais je ne veux pas précipiter les choses, siffla Salazar entre ses dents, son accent ressortant davantage alors qu'il semblait, pour la première fois, hors de contrôle.

Sa voix rauque et son timbre changé électrisèrent encore plus Harry. Son regard fauve plus encore. Le voir lâcher prise ainsi, dans l'obscurité latente de la chambre... Il réalisait à quel point il n'était pas le seul à se dévoiler ici. Maintenant.

– Je veux que tu te précipites.

Salazar se raidit et ferma les yeux.

– C'est absolument inconvenant.

– Hmm ? murmura Harry en étouffant un rire de gorge.

Sa main descendit le long du dos du fondateur, glissant sur ses hanches pour finir par se trouver entre eux. Le fondateur se tendit perceptiblement et saisit la main d'Harry.

– Oh, grimaça-t-il moqueusement. C'est inconvenant ça, non ?

Le fondateur sourit contre ses lèvres pour faire taire son rire.

– Vous êtes insolent, monsieur Potter.

– Moi ? Non ! Seulement outrageusement inconvenant, rétorqua-t-il en basculant au-dessus de l'homme qui se laissa faire, amusé, les yeux pétillants.

D'un mouvement, il ramena les mains de l'homme sur l'extrême limite de sa taille, les laissant descendre plus bas à leur guise.

– Est-ce que ça aussi c'est totalement inconvenant, Monseigneur Salazar Slytherin Althéa de Wessex ?

– Clairement et « monseigneur » est un peu en deçà de la réalité, murmura Salazar en le laissant continuer son petit manège.

– Votre majesté ? souleva Harry. Ton sang ne te donne pas tous les droits, tu n'as jamais été couronné à ce que je sache.

Dans la semi-obscurité, Harry percevait quand même l'éclat de son regard, presque prédateur. Il se débarrassa de son sous-vêtement et de celui de Salazar après avoir pris une grande inspiration. Il n'y avait aucun retour en arrière. Et il savait qu'il ne ferait jamais taire autrement le feu qui dévorait avec plus de force son corps à chaque seconde qui passait. Il était complètement vain de se tempérer.

Le fondateur inversa aussitôt leurs positions, surplombant le jeune homme. Ce dernier tentait d'embrasser chaque parcelle de peau passant à sa portée, laissant ses mains s'égarer, suivant des chemins qu'il ne connaissait pas sur le corps de l'homme qui le serra contre lui pour l'embrasser encore. Plus fort. Plus intensément.

– Tu ne sais pas ce que j'ai en tête pour toi si tu n'arrêtes pas de te moquer, souffla-t-il, terminant par quelques mots de Fourchelang qui firent rougir le jeune homme jusqu'à la racine des cheveux.

Les caresses reprirent, les baisers, les murmures, les gémissements. Le corps du jeune homme n'était qu'un amas de sensation. Les derniers mots clairs qu'il entendit furent du velours, impossibles à refuser :

– Tourne-toi.

Il s'exécuta dans une volupté totale, appréciant de sentir des mains caresser ses bras dans toute leur longueur avant de remonter sur ses épaules puis de descendre dans son dos. Il n'aurait su décrire si la douleur qu'il ressentit était un trop-plein de plaisir ou un rappel à son corps alors même que son esprit était trop échauffé pour analyser quoi que ce soit. Il perdit la mesure du temps. Il aurait pu se passer une fraction de seconde comme d'intenses et longues minutes pour ce qu'il en savait.

Il n'y avait que Salazar qui comptait.

Les lèvres de Salazar. Son regard dans la pénombre. Ses mots drapés de tendresse. Les mains de Salazar, caressantes, douces, fermes. Salazar contre lui, au plus près de sa peau, pesant comme une obsession. Salazar, Salazar, Salazar… Et le désir, impossible à taire, augmentant au fil des minutes pour devenir plus sauvage, moins contrôlable. Jusqu'à ce que l'excès ne le sonne, lui arrachant un son entre le gémissement et le soupir de contentement. Il apprécia le râle rauque à son oreille, étouffé en baiser contre sa nuque offerte. Tout comme il savoura les baisers qui dévalèrent sa colonne vertébrale avant que la chaleur du fondateur ne quitte définitivement son dos quand celui-ci se décala en douceur sur le côté.

Harry se tourna, étalant son bras sur son torse, encore essoufflé.

– Et dire que c'est toi le plus jeune, le taquina le fondateur.

Le « jeune » en question fit la moue et se blottit contre le corps chaud du fondateur. Il fut accueilli par ses bras qui se refermèrent fermement sur sa taille, accompagné d'un soupir satisfait. Il l'embrassa longuement, avec douceur, laissant la tension redescendre et une somnolence bienvenue les gagner. Salazar rouvrit les yeux et le jeune homme fronça les sourcils.

– C'est inconvenant que je t'aime autant ? souffla-t-il, incapable de se retenir, baissant les yeux sur le torse de Salazar qu'il caressa du bout des doigts, appréciant les battements encore agités de son cœur.

Il crut détecter un raté au moment où ses mots franchirent ses lèvres.

– Eh bien, tous les deux, nous ne sommes plus à une inconvenance près...

Sur cette phrase sibylline, il lui plaqua un baiser insistant sur la tempe et Harry laissa sa tête reposer sur l'épaule du fondateur. De son pouce, il caressa son épaule en silence, craignant que la moindre parole de plus ne brise la sérénité de la chambre. Il n'osait même pas repenser à ce qu'ils venaient de faire dans ce lit. Chaque fois qu'il tentait, il avait l'impression perturbante qu'un gouffre s'ouvrait dans sa poitrine.

Il avait peur que les jours qui allaient venir transforment les faits en rêves un peu lointains. Tout lui paraissait paradoxalement trop réel et profondément irréel. Comment devait-il agir au matin s'il voyait le fondateur ? Comment devrait-il agir à son retour sinon ? Tout semblait si simple pour Salazar alors que lui se sentait si dérouté.

– Je t'entends penser, marmonna l'homme, laissant son poignet recouvrir ses yeux. Pas avec précision, ajouta-t-il en sentant le jeune homme se tendre.

Harry étouffa un soupir de soulagement.

– Ne te sens pas mal à l'aise. Ça ne change rien. Tu es toujours toi, je suis toujours moi. Et je serai déçu de ne plus croiser tes jolis yeux verts, le rassura Salazar en resserrant l'étreinte, avant de rire en sentant Harry se tendre.

Le rire, grave et profond, semblant venir de plus loin que sa gorge, fit vibrer son torse. Et le jeune homme se fit la réflexion qu'il aurait pu rester logé là, contre lui, toute une vie sans afficher le moindre regret. Juste à écouter son rire et sa voix gronder sous sa peau.

Il s'endormit trop vite, vaincu par une torpeur sans précédent, sans profiter assez de sa présence.

A suivre...


Blabla de J' :

Voilà c'était vraiment du lime tout doux et c'est le maximum que je fournirai ici. Je pense que cette fic n'est pas adaptée à plus graphique :) Libre à vous d'imaginer plus si ça vous plaît ! A partir d'ici, je vais explorer leur relation sous un nouvel angle, qui justifiera peut-être ce que je disais au début : la fic est un projet un tout petit peu plus mature que mes autres projets :') Pas adulte, mais un peu moins ado. Même si on ne verse pas dans la gravité, on va se pencher sur leur petit couple un peu étrange de manière plus formelle :D Oui, c'est flou ce que je raconte, hein ? Enfin le pire est devant eux quoi. Voilà c'est dit xD

Concernant le petit tournoi des pairings, nous avons nos trois finalistes ! Sont encore en jeu :

Harry/Bill Weasley

Harry/Charlie Weasley

Harry/ Regulus Black

Eh bah on va rester sur le principe de l'élimination héhé ! Alors virez-moi DEUX COUPLES que vous souhaitez voir PARTIR !

Sur ce, je vous dis à bientôt !

Si vous vous inquiétez de mes retards, je suis active (façon de parler vu mon manque de post les derniers temps xD) sur ma page fb « Jelyel fanfictions » et j'ai tendance à laisser un petit mot quand je suis empêchée pour poster un chap ! Désolée encore pour le retard de ce chapitre, j'espère que le contenu rattrape un peu le temps d'attente :') J'espère que vous allez bien et je souhaite bon courage à tous ceux qui passent des exams ou les ont passé et attendent leurs notes ! Je vous fais plein de bisous !

Lots of love,

Jelyel !

PS : j'espère avoir bien répondu à chacun d'entre vous ! Mes réponses ont été en deux temps et il est possible que j'ai cafouillé ! Si vous n'avez pas eu de réponse, dites-le moi, c'est pas normal ! Et sinon vérifiez aussi que vous n'avez pas posté en anonyme, auquel cas votre réponse se trouve en haut du chap :')