From Past, with Love...

Le cercle des reviewers anonymes :

Guest : Aha, je ne peux pas confirmer ou infirmer tes déductions ;) Merci beaucoup en tout cas ! A bientôt !

Tsuki : Merci à toi :D A bientôt :)

Estelou : Hey ! Héhé t'inquièèète, il sera bientôt là !
Pas mal ? Je sais pas trop xD Je pense que ça doit être horrible et peu glamour effectivement !
Nope, pour le moment il tient bon, ce qui est un grand pas en avant par rapport au début!
Si ça se dit, nan ? xD Mais la suite est déjà écrite depuis un moment !
Merciiiii ! Et bon courage pour ton brevet !
Bisous, à bientôt !

Artemis : Eh oui, le pauvre il est un peu perdu ! Le temps qu'il s'acclimate tout ça ! Merci beaucoup ! A bientôt !

Lolita : Ah moi j'aime bien le couple gagnant :D Tu étais pour qui toi ? :)
Ahaaaa Chara, vous saurez ce que ça veut dire bientôt !
Oui, il supportera, il DOIT supporter en tout cas xD
Merci beaucoup ! A bientôt !

Noah : Hey, merci à toi de l'avoir lu :D
Je comprends, j'ai à peu près le même avis sur elle concernant les livres et surtout les films. Je suis totalement d'accord, elle ressemble beaucoup trop à Lily et ça fait vraiment tordu de chez tordu !
J'espère qu'elle t'insupportera moins dans ma fic, parce qu'elle sera un soutien assez inébranlable pour Harry ;)
Merci beaucoup ! A bientôt pour la suite !

Résumé des chaps précédents (je suis nulle en résumé hein) : Harry est complètement déprimé et se noie dans ses idées noires lors de sa Sixième Année. Lors de l'une de ses balades en solitaire, il découvre une pièce inoccupée du château, dissimulée au regard de tous. Dans cette pièce, un tableau l'obsède, celui d'un homme sorti d'un autre temps. Harry y trouve refuge pendant plusieurs jours, apaisé par l'ambiance de la salle et par son gardien immobile dans le tableau. Un soir, en colère, il s'y rend de nouveau pour ne pas "exploser" devant ses amis. Son excès de colère le conduit à décharger une quantité considérable de magie qui permet à l'homme du tableau de traverser le temps jusqu'à lui. Et cet homme n'est autre que Salazar Slytherin. D'abord méfiant, Harry en arrive rapidement à accorder une confiance aveugle au voyageur du temps ! Hermione et Ron se posent des questions sur le soudain regain d'énergie de leur ami mais ne parviennent à lui arracher aucune informations. Salazar découvre l'époque de Harry tout en s'appliquant à le remettre sur pied de manière plus ou moins subtile. Peu à peu Harry adopte une autre manière de considérer son destin et les possibilités que celui lui offre. Plus encore lorsque Salazar lui propose de l'entraîner afin de mettre le maximum de chances de son côté lors de l'inexorable affrontement avec Voldemort auquel Harry devra faire face. Leur relation, cantonnée aux appartements de Salazar, est une bouffée d'oxygène et d'espoir permanent qui mute peu à peu en autre chose. Néanmoins, cette transformation est freinée par les secrets qui entourent le fondateur malgré ce qu'il lui raconte de son histoire. Capable de choses qu'un sorcier ordinaire ne devrait pouvoir faire, plus vieux et pourtant physiquement inchangé depuis trop d'années, à l'origine de runes qui protègent le château et auraient dû le tuer en vidant ses réserves de magie, utilisant des mots d'une autre langue, descendant de Merlin et Viviane et poursuivi par la lignée maudite de Mordred. En parallèle, Hermione se doute de quelque chose et comprend qu'Harry a effectivement rencontré quelqu'un qui ne fait pas partie des élèves de Poudlard mais sans soupçonner davantage. Harry entretient également une correspondance suivie avec Remus, parti en mission pour l'ordre, qui devine également qu'il a pu rencontrer quelqu'un. Salazar place Harry sur la piste des horcruxes et devine rapidement que le jeune homme en porte un en lui. Harry lui fait promettre de le lui retirer par tous les moyens. Le comportement de Salazar est de plus en plus étrange et il s'emporte de manière inopinée sur une absence d'Harry qui avait besoin de recul pour considérer la place de Salazar dans sa vie et ses sentiments à son égard. Tout se complique lors du bal d'Halloween, lorsqu'Harry se fait empoisonner par un elfe de maison appartenant à un Mangemort. Il s'entoure d'une bulle issue d'un sort instinctif appelé l'Egeo Fidem ("j'exige de la loyauté" en latin). Il s'agit d'une protection qui ne permettra qu'à la personne en qui il a le plus confiance d'approcher et de lui sauver éventuellement la vie. Une mesure d'urgence inconsciente donc. Hermione et Ron tentent mais c'est Salazar qui fera son entrée pour tenter de passer à son tour. Le sort le repoussera moins fort que les autres, révélant qu'il est bien la personne en qui Harry a le pus confiance, à qui il confierait sa vie aveuglément malgré les non-dits entre eux. Salazar le sauve in extremis. L'elfe lui avait donné une dose mortelle de Morte-vivante endiguée par la potion Wiggenweld que Salazar lui fait avaler à temps. Mais il ment sur le remède au poison appelé Albella qui lui a été administré depuis un an afin de l'affaiblir et de rendre l'influence de Voldemort sur lui plus grande. Aucun remède n'est censé exister. La mémoire des élèves est effacée concernant Salazar, à l'exception de celle des profs présents et de Hermione et Ron. Ils comprennent que l'état de déprime avancé d'Harry était dû à cet empoisonnement progressif depuis plusieurs mois. Le fait qu'il ait tenu aussi longtemps à ce rythme est de bon augure quant à une possible rémission totale. Harry plonge dans un combat de deux semaines, extrêmement éprouvant et douloureux pour son corps et son moral. A son réveil, Salazar décide d'augmenter la fréquence et la complexité des entraînements. il se montre soudainement sans pitié afin qu'Harry puisse se sevrer des poisons toujours présents en quantité industrielle dans ses veines. L'albella a une volonté propre, suffisamment intégré dans son organisme et luttera pour ne pas être délogé. Salazar ne laisse donc aucune douceur transparaître pendant plusieurs semaines, le poussant à bout au point de menacer sa santé générale. Harry finit par craquer complètement et, s'attendant à des explications sur son attitude de Salazar, il est surpris lorsque celui-ci l'embrasse. Désorienté, il le laisse en plan dans leur salle d'entraînement. Mais le fondateur revient rapidement à lui pour s'expliquer et s'excuser, lui indiquant la nécessité d'une telle tyrannie. Il lui confie également que l'entraînement a également pour but de déloger l'horcruxe en lui et explique donc la douleur qu'Harry vit au quotidien. Le remède que Salazar lui a donné contre l'Albella a altéré l'horcruxe et l'a déraciné assez pour le pousser vers la sortie avec un contrôle suffisant; Contrôle qu'Harry n'obtiendra qu'en apprenant son corps par coeur et en renforçant son mental, sa magie, en reprenant possession de lui-même en d'autres termes. L'horcruxe est donc en voie d'être évacué, et Harry achèvera de s'en débarrasser grâce à l'amour (LOL c bo se ke jdi). Il comprend également que Salazar se refusera à lui confier la nature du remède qui a été assez puissant pour le purger de l'Albella et de l'horcruxe. Encore un mystère... Harry apprend également la nature des autres horcruxes en se débarrassant du sien (ainsi que l'existence des Reliques de mort) et demande des explications Dumbledore dont il comprend qu'il savait sa nature depuis le début. Salazar décide de se lancer à la poursuite de l'horcruxe logé dans le diadème de Rowena Ravenclaw. Il remonte donc sur les dernières traces attestées de son existence en Albanie. Salazar choisit d'y aller au plus vite, certain de revenir rapidement. Harry s'inquiète de le voir de mêler à cette guerre, mais est conscient de l'atout qu'il représente. Ils passent la nuit ensemble pour la première fois (wouhou) et au matin, Salazar n'est plus là. Son absence se prolonge et Harry vit plutôt mal son absence, soutenu pourtant par Ron, Hermione et Ginny !

Note :
J'avais promis un chapitre qui suivrait de près le dernier ! Bon j'ai pas pu poster avant le weekend mais dimanche c'est pas si mal, nan ? J'allais pas vous laisser en plan trop longtemps !
Donc, chose promise, chose due avec un pitit retard !
Bonne lecture !


Chapitre Vingt-sixième
Merlin et Viviane


Proposition d'écoute : « Staring at the sun » de Mika.


Les jours passèrent à une lenteur incroyable.

Deux jours et il devina que le séjour de Salazar serait plus long que prévu. Il se rendit à la réserve et y dénicha une liste de livres tous plus délicats à lire les uns que les autres. Épais, poussiéreux, les pages jaunies ou tâchées.

Trois jours et le manque devint physique. Il tremblait, se nourrissait moins. Il fit appel à toute sa force morale et se fit violence pour tenir le coup, sans même savoir pourquoi le départ du fondateur l'affectait à ce point.

Quatre jours et il décida de reprendre le Quidditch plus fort, se concentrant avec l'aide de Ginny sur leur nouvelle stratégie pour le prochain match.

Les vacances étaient arrivées et chacun était occupé à l'effervescence des achats de Noël. Il se retrouva ainsi affublé de Ron pour leurs courses de Noël au matin du vingt-trois Décembre. Il ignorait si Salazar serait rentré pour les fêtes, mais l'idée de ne pas lui offrir quoi que ce soit le glaçait, d'autant que le vingt-cinq serait également le jour de son anniversaire. Il savait d'ors et déjà qu'il ne trouverait pas ce qu'il cherchait à Pré-au-lard, aussi avait-il demandé une autorisation pour sortir dans Londres, plus tard dans l'après-midi. Dumbledore avait été assez compréhensif pour l'y autoriser à condition qu'il s'y rende avec lui.

– Tu penses qu'Hermione m'en voudra si je lui achète encore un livre ? demanda soudain Ron en s'arrêtant devant la librairie, les bras chargés de confiseries à envoyer à ses frères.

– Elle ne t'en voudra pas, lui dit Harry. Mais quelque chose de plus personnel lui irait. Il y a ce parfum là… Elle en discutait avec Ginny l'autre jour. Elle l'avait essayé et je trouvais qu'elle le portait bien… « Éclat de lune », je crois !

– Merci, Harry ! s'exclama-t-il en se précipitant sur la boutique que le jeune homme venait de lui montrer.

Il le regarda faire avec un sourire et se dirigea sur une boutique de vêtements. L'avantage d'être passé dans pré-au-lard avec Ginny et Hermione un peu avant était qu'il savait précisément quoi leur offrir. Il se dirigea immédiatement vers une robe qu'Hermione souhaitait porter au bal de Noël donné pour remplacer celui d'Octobre qui avait mal tourné à cause de lui et dont personne ne se souvenait de la fin. Personne à part eux tous et quelques professeurs.

Il se saisit de la robe au tissu doux, profondément bleu. Hermione avait été spectaculaire dedans mais le prix l'avait faite reculer. Il s'arrêta également pour acheter une tenue de soirée sobre, mais extrêmement élégante, pour Ron qui avait déjà commencé à râler sur la sienne. Cela avec le livre sur le Quidditch écrit par le capitaine des Canons de Chudley ferait largement l'affaire.

Il régla ses achats et prit soin de faire emballer les tenues. Dehors, il rejoignit Ron qui avait les joues rougies par le froid mais l'air satisfait.

– Tu crois vraiment que ça lui plaira ? dit-il en agitant légèrement la boîte contenant le parfum.

– Certain. Il me reste juste le cadeau de Ginny.

– Ne te ruine pas, Harry ! l'avertit Ron.

– Il me faudrait quelques milliers de Noël hors de prix pour me ruiner, marmonna Harry en prenant le chemin de la boutique où Ginny avait trouvé une paire de boucle d'oreille justement hors de prix.

Si sa fortune pouvait servir à faire plaisir, alors c'était le seul avantage à en profiter. Ils quittèrent Pré-au-lard peu après quatorze heures et Ron fonça vers le château pour filer vers les cuisines et trouver quelques restes.

Harry se dirigea vers le portail de l'école, ses emplettes bien en main. La silhouette de Dumbledore se dessinait déjà dans le paysage hivernal. Il se hâta de le rejoindre.

– Je vois que tes achats de Noël avancent bien, constata-t-il.

– Il m'en manque uniquement un. J'ignore quand rentrera Salazar, mais je n'aimerais pas vraiment l'accueillir les mains vides.

– Oh il ne t'en tiendrait certainement pas rigueur mais le geste est touchant.

Harry marmonna, gêné, et considéra le bras que lui tendait Dumbledore. Il posa sa main dessus.

– L'antiquaire moldu alors ?

– Oui, je m'y étais rendu une fois. Les Dursley avaient voulu s'y arrêter. Ils avaient été exécrables mais l'homme était très sympathique. Je me souviens de sa collection impressionnante d'armes anciennes.

– Hm… un antiquaire ? murmura le directeur, pensif, davantage pour lui-même.

Ils transplanèrent. Un rapide passage à Gringotts permit à Harry d'obtenir de l'argent moldu. Puis ils transplanèrent de nouveau. Harry atterrit pourtant seul, dans un cul-de-sac dont il se hâta de sortir. Il devina que Dumbledore avait dû partir de son côté, prenant soin de ne pas trop s'éloigner. Harry se hâta de retirer sa cape sous laquelle il portait des vêtements moldus plus normaux. Il glissa sa baguette dans la ceinture qui retenait son jean. Il avisa la boutique et s'y engouffra, savourant la chaleur et l'odeur de poussière qui y régnait.

Aussitôt, un petit homme presque chauve et au visage jovial s'approcha.

– Bonjour, comment puis-je vous aider ? dit-il d'une voix étonnamment douce et basse.

– Je cherche une arme à feu. Un vieux revolver, un colt peut-être, dit-il en balayant du regard la boutique avec un sourire.

Celle-ci s'étalait tout en longueur, plus grande qu'on ne pourrait le croire de prime abord.

– J'étais venu ici il y a quelques années et votre collection était assez impressionnante.

– En effet, j'en ai accumulé un certain nombre avec les années. Suivez-moi, l'invita-t-il d'un air joyeux.

Il le mena jusqu'à plusieurs présentoirs sur lesquels étaient entreposés plus d'une centaine d'armes différentes plus ou moins en état de marche.

– Un souhait particulier ? Un détail peut-être ?

– J'en voudrais une qui soit porteuse d'une histoire. Quand vous les avez trouvées ou quand on vous les a proposées, vous devez avoir entendu des choses.

– Eh bien il y a ce revolver, il aurait appartenu à un membre de la famille royale d'Angleterre, bien que j'ignore lequel.

Harry dirigea son regard sur l'objet mais la couleur, trop métallique, allait à l'encontre des goûts esthètes de Salazar. Le petit homme continua à lui évoquer des anecdotes sur les colts présents, quand soudain le regard du jeune homme fut aimanté par l'une des armes, enfermée dans une vitrine. Il écarquilla les yeux. Il la reconnaissait ! Il l'avait vu la première fois qu'il était venu ici ! Et l'effet avait été le même. Suivant son regard, l'antiquaire lui dit :

– Oh celui-ci est tout particulier. Son histoire est assez plaisante, bien que fantaisiste. Le bois qui compose la crosse serait issu de l'arbre auprès duquel se rencontraient Viviane et Merlin, dans la forêt de Brocéliande, le même arbre qui marquerait l'endroit où la fée aurait enfermé l'enchanteur. Bien sûr ce ne sont que des légendes, mais ceci ainsi que les gravures réalisées, racontant l'amour de Viviane pour Merlin, en font une pièce d'art davantage qu'une arme. Autre détail, elle n'aurait apparemment jamais servi à tuer, seulement à défendre et «faire du mal». Du moins c'est ce que m'a affirmé la femme qui me l'a déposé il y a des années. Elle l'avait héritée d'un oncle éloigné.

Harry l'écouta attentivement, le regard fixé sur la nacre qui nervurait le bois, rendant les gravures plus vivantes que tout autre objet présent ici. Tout lui hurlait « magie » et il sourit.

– Néanmoins, ce revolver ne fonctionne plus, je n'ai jamais pu le réparer, étrangement.

– Est-ce que je peux… ? demanda Harry en désignant l'arme.

– La prendre ? Bien sûr !

Il sortit un jeu de clefs et ouvrit la vitrine. Il saisit délicatement l'arme et la confia à Harry qui entoura la crosse de ses doigts, parcourant du regard la finesse du travail réalisé dessus. Une sensation de chaleur l'envahit alors que les souvenirs de l'arme remontaient depuis la matière jusque dans ses mains, comme lors de son entraînement.

Le souvenir, ancien, le stupéfia. Le décor tournoyait, mais pas assez vite pour qu'il n'aperçoive pas le couple qui se reposait contre un arbre immense au cœur d'une forêt. Une femme à l'apparence jeune, d'une beauté époustouflante, était couchée contre un homme qui portait une barbe déjà grise, mais taillée avec soin. Il caressait doucement les cheveux blonds de sa compagne avec un air tendre. Celle-ci sourit dans son demi-sommeil et Harry aperçut d'étranges appendices dans son dos, des ailes semblables à celles d'une libellule. Elles s'agitèrent un instant puis regagnèrent le dos de leur propriétaire.

L'homme observa leur bref ballet, puis releva les yeux et les fixa directement dans ceux d'Harry, comme s'il l'avait perçu. Ses yeux gris, si semblables à ceux de Salazar, le frappèrent. Et il comprit. Merlin. Merlin et Viviane. Les ancêtres de Salazar. L'arbre.

La vision s'estompa pour le laisser courir au côté d'une femme terrorisée dans une lande interminable. Elle serrait fort l'arme dans son poing, vêtue d'une lourde robe victorienne qui l'encombrait pour accélérer, la faisait trébucher. Harry percevait son souffle haché et entendit perceptiblement son gémissement d'horreur lorsqu'une ombre gagna la sienne dans le soleil couchant. Elle se retourna et, saisissant le revolver à deux mains, elle ferma les yeux et tira. Un cri. Puis plus rien. Le silence n'était brisé que par ses sanglots à peine retenus. Ses épaules tressautaient et son buste, compressé dans un corset, semblait menacer de laisser s'échapper son cœur. Elle raffermit sa prise sur l'arme et s'avança vers la silhouette qu'elle avait touchée. Un homme à peine conscient gisait au sol.

Ce dernier observa la tireuse élever l'arme, croyant sa mort venue. Pourtant la femme n'appuya pas sur la détente, le canon pourtant pointé sur sa tête.

– Je ne vais pas te tuer, murmura-t-elle, comme étonnée par ses propres mots. Je vais faire ce que tu n'as pas su faire. Je vais faire ce qu'il avait fait pour toi et que tu ne lui as pas rendu. Mais cette cicatrice que je t'ai infligée aujourd'hui, tu la porteras comme le poids de ta dette. Elle te fera mal chaque jour, mal à en mourir.

A l'endroit où la balle avait heurté le l'homme, une lueur bleue s'éleva. La jeune femme écarquilla les yeux. Elle faillit en lâcher l'arme. Elle recula de quelques pas, laissant l'homme pour mort, puis s'enfuit en courant, chancelante.

Le souvenir s'estompa et Harry lutta pour qu'aucun autre ne s'impose à son esprit. Il avait dû être dans le vague assez longtemps pour que l'antiquaire se pose quelques questions. Pourtant celui-ci ne paraissait pas alarmé outre mesure et l'observait calmement.

– Elle fait toujours un drôle d'effet aux gens qui la tiennent. Elle est sous vitrine surtout en raison de cela. Je trouvais qu'elle diffusait quelque chose… d'étrange ici.

– C'est…parfait…, lui dit aussitôt Harry.

Quelques minutes plus tard, il avait payé et sortait tout guilleret de la boutique. Trouver cela ici, était une chance ahurissante. Il croyait de moins en moins au hasard les derniers temps. Que des années en arrière, un objet forgé dans un bois magique et lié à l'histoire des ancêtres de Salazar se trouve dans cette boutique et ait attiré son regard comme aujourd'hui était tout bonnement stupéfiant.

Il enchaîna sur un disquaire en coin de rue et régla ses achats avant de sortir.

Dumbledore l'attendait non loin, les bras également chargés. Harry évita de poser la moindre question, réalisant qu'ils attiraient déjà tous deux bien assez l'attention. Il saisit le bras que Dumbledore lui tendait et s'étouffa presque en atterrissant avec lui au sommet de la tour d'astronomie.

– Merci, Monsieur, lui dit-il en reprenant son souffle.

– Tu as été rapide, tu as trouvé ce que tu souhaitais ?

– Plus encore, lui dit-il avec un grand sourire.

Ils empruntèrent le chemin des escaliers, Harry évoquant l'histoire de l'arme avec un enthousiasme débordant. Il n'avait plus qu'à trouver le livre de Salazar sur les armes à feu moldues afin de jeter un œil au mécanisme enrayé.

Il finit par échouer dans les appartements toujours aussi déserts. Il avait troqué l'odeur des draps contre celle d'une cape abandonnée dans le salon. Il déposa ses achats sur la table et se laissa tomber dans un fauteuil, s'enroulant dans la cape chaude. Il lova son nez dans un pli et ne bougea plus pendant de longues minutes.

La journée était un peu morose et la neige ne tiendrait pas même jusqu'au lendemain. Harry bougea enfin du fauteuil et agita sa baguette :

Accio livre sur les armes moldues, marmonna-t-il.

Il attendit quelques secondes et attrapa au vol le manuel qui lui fondait dessus. Il se dirigea sur la table et déposa l'arme bien à plat devant lui. Il feuilleta le livre jusqu'à trouver les détails des parties de l'arme. Il passa sa baguette au-dessus de celle-ci et analysa ce qui clochait. Il écarquilla les yeux en sentant que le sortilège sur le barillet était fatigué, usé par les siècles.

Il passa la nuit entière à travailler sur l'arme, réparant le barillet, réamorçant le sort, faisant repartir celui qui permettait une réserve de balle illimitée. Il comprit avec étonnement que chaque balle était inoffensive. Aucune ne pouvait tuer sur le coup. Cependant elles pouvaient maudire si le porteur de l'arme avait la décence d'épargner la vie de sa victime. Étrange… Il sentit que cette particularité était singulièrement liée au bois qui regorgeait d'une magie ancienne. L'acier dans lequel avait été trempé les balles était particulier également, bien qu'il ne parvienne pas à en déterminer l'origine.

Il termina ses réparations à l'aube, plutôt fier du résultat. L'arme brillait, la nacre semblant plus lumineuse encore, le bois plus travaillé. Il se laissa tomber sur le fauteuil et soupira. Aucune nouvelle de Salazar. Au manque s'ajoutait une nervosité qui trahissait de manière trop évidente son inquiétude. Dumbledore lui-même lui avait paru soucieux. Salazar avait tendance à perdre la notion du temps mais une lettre… Une seule aurait suffi.

Il s'éveilla alors que le soleil se couchait.

– Merde, murmura-t-il.

Le banquet de ce soir n'était même pas envisageable. Il se lava et s'habilla sans grande conviction, lorgnant la pluie qui se déchaînait au-dehors et assombrissait davantage la tombée de la nuit. Des éclairs fendaient le ciel et le tonnerre faisait trembler les murs du château. De l'orage pour le réveillon… Lui qui avait espéré un peu de neige.

Il fila à l'extérieur, grimpant les escaliers jusqu'à la tour d'astronomie. Il s'y assit à l'abri, observant les runes stellaires luire faiblement. Il était venu ici presque chaque soir depuis que Salazar était parti. Il espérait l'apercevoir rentrer, trop épuisé pour contourner les barrières anti-transplanage.

Il passa ses mains sur son visage se sentant soudainement épuisé, emmitouflé dans sa cape, à l'abri du vent et de la pluie. Soudain des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers ainsi que quelques rires. Il se retourna et aperçut Ginny, Ron et Hermione grimper les marches quatre à quatre, les bras chargés de victuailles. Harry afficha un large sourire et Hermione le lui rendit au centuple.

– On a pensé que tu serais ici. On a apporté de quoi manger !

– Vous êtes… C'est génial, merci !

Ron s'appliqua à étaler toute la nourriture entre eux, tous assis en cercle. Ginny disposa quelques bougies qu'elle protégea du vent grâce à un sort. Ils se servirent, discutant et riant à propos du temps et de l'ambiance dans la Grande Salle.

– Au fait, Harry. J'ai enfin trouvé quelque chose d'intéressant. Enfin, Ron a trouvé quelque chose, lui annonça Hermione en reposant une aile de poulet.

Harry reposa son verre de jus de citrouille et se tourna vers ses deux meilleurs amis, attentif.

– L'Albella n'est pas censée être curable. Tu aurais dû garder la potion dans l'organisme toute ta vie.

– Pardon… ? murmura-t-il.

– C'est là que la découverte de Ron devient intéressante. Une femme a pu s'en débarrasser selon certaines archives un peu floues. Mais il n'est pas indiqué comment. Il est juste écrit qu'elle a reçu une aide extérieure et une substance particulièrement unique et rare.

– J'ai une autre piste, lança Ginny. Les Horcruxes. Parmi ce qui peut les détruire, il y a le venin de Basilic, leur propriétaire, de très puissants enchantements comme celui que Dumbledore a utilisé sur la bague, mais qui ne sont pas sans contrepartie. Jusqu'à aujourd'hui c'est tout ce que j'avais trouvé. Et puis je suis tombée sur ça.

Elle sortit un vieux livre de sa poche et lui rendit sa taille normale. Harry l'attrapa en la remerciant du regard. Il l'ouvrit à l'endroit où elle avait glissé un marque-page.

La page était constituée d'une explication précise sur la manière de détruire un horcruxe grâce au venin de Basilic. La dernière phrase concluait : « il n'existe aucun autre moyen de détruire un horcruxe ». Il releva la tête sur Ginny, sans comprendre. Elle passa le doigt sur la dernière phrase et celle-ci se modifia, des tâches apparaissant sur certaines lettres, délivrant un tout autre message : « Il existe un autre moyen de détruire un horcruxe ». Les mots se brouillèrent sur la page toute entière et les lettres se mélangèrent avant de former un texte, un poème :

Je suis l'enfant de l'air, un mythe, moins qu'un rêve,

Fils du printemps qui naît, du matin qui se lève,

L'hôte du clair foyer durant les nuits d'hiver,

L'esprit que la lumière à la rosée enlève,

Diaphane habitant de l'invisible éther.*

– L'une des phrases est le mot de passe des appartements de Salazar. Qu'est-ce que ça signifie ? murmura Harry.

– Aucune idée, répondit Ginny.

Le jeune homme se tourna vers Hermione qui secoua la tête, semblant réfléchir à toute vitesse.

– Une énigme, peut-être ? proposa-t-elle au bout de quelques minutes.

– Peut-être…

Mais avant qu'il n'ait pu continuer, un éclair zébra le ciel plus fort. Au même moment, un homme fut propulsé du néant jusque sur le sol détrempé de la tour. Ils se relevèrent tous d'un bond. L'obscurité ne leur permit que de voir la silhouette élancée se redresser rapidement, vêtue d'une longue cape, la capuche rabattue. Tous sortirent aussitôt leurs baguettes, mais Harry fut le premier à abaisser la sienne.

– Par tous les dieux, cette averse est un véritable déluge biblique ! pesta une voix à l'accent familier avant que la capuche ne soit soufflée par un coup de vent plus violent.

* coucou, Hugo !

A suivre...


Blabla de J' :

Oh ! Oh mais qui ça pourrait bien être, dis donc ? :D Maiiiiis quel suspeeeeens insoutenaaaaaable... xD

Question du jour : comment expliquez-vous l'engouement pour le slash (en fanfics, en séries, films et romans) depuis plusieurs années et pensez-vous qu'il s'agisse d'un « effet de mode » qui va retomber ? (oui on dirait un sujet de dissert' mais c'est une vraie question et ça m'intéresse de connaître votre avis!)

Merci d'avoir lu ! A tout vite !

Plein de bonnes ondes and lots of love !

Votre dévouée Jelyel.