From past, with Love...

Le cercle des reviewers anonymes :

Tout d'abord, un grand merci à Aria, Mel, Tsuki pour leurs reviews :D

Satoe : Merci beaucoup pour ta fidélité alors ! A bientôt !

Insomniaque : Ah d'où le pseudo d'insomniaque haha ! J'espère que sa compagnie t'a été douce :)
Merci beaucoup de lire mes fics, c'est un plaisir de recevoir ce genre de review !
A bientôt !

Lolita : Chère Lolita, je ne sais pas si tu es un troll ou pas mais j'ai suffoqué de rire. Alors je vais prendre le parti de te répondre super sérieusement. Et OUI je pense qu'ils pètent et rotent comme chaque être humain. Mais ce sont des sorciers... Tu penses pas que depuis le temps ils ont pu trouver un moyen de contourner ces sons et odeurs disgracieux ? Enfin si je pouvais faire de la magie, je songerai à trouver une solution pour ces désagréments corporels.
Merci pour la barre xD

Nashdo : Oooow merci mademoiselle ! J'adore les colt alors... :') A tout vite !

Bya-kun : Rapidement c'est vite dit xD Là j'ai quand même publié pendant deux mois !
Mimi ? T'es la seule à avoir dit ça haha !
Aaah je pense qu'il serait assez différent de ce qu'on en fait habituellement dans les fics slash avec lui !
Eh oui, finally the come back !
Héhé je ne te spoile pas !
Courage avec internet xD
Merci beaucoup pour tes reviews et ta réponse à la question ! Je te rejoins sur pas mal de points et vous avez été nombreux à évoquer ces raisons là ! Puis la fanfic c'est quand même un bon champ d'entraînement même si on y prend aussi des mauvaises habitudes :')
A bientôt :D
Bisouuuuus *coeur*

Sarah : Hey ! Mais bien sûr que je me souviens de toi ! Et wow merci pour toutes ces reviews d'un coup :D
Naaaaaoooon pas Bieber ou je te renie xD
T'as tout relu, waw ! OO
Ah bah ça, grande question dans les bouquins déjà ! Mais je pense qu'il croit profondément à la prophétie alors il laisse les choses se faire !
Ah non pas fait exprès d'ailleurs xD C'est des vieux pep's les deux haha !
Vague. XD
T'excuses surtout pas, on a tous une vie et t'es adorable de le faire maintenant en plus !
J'enchaîne sur les autres reviews alors haha !
Ooooh merci ! Trop contente que ce lime t'ait plu ! La pression que j'avais haha !
Non pas de carries :'(
Huhu l'inconvenance c'est cool !
Nan il est moins vieux jeu qu'il voudrait l'être. Je pense que c'est un pervers en vrai haha !
Je suis trop contente qu'Harry te paraisse « chou », toujours peur qu'il sot chiant !
Il est obnubilé mais au moins il se prend en main, même si c'est dur :D
Nope, il est pas inventé, mais c'est une partie d'un mot étranger plus long doooonc, tu le trouveras pas si tu le cherches !
Pour le HP/Reg, je sais vraiment pas, sincèrement, j'ai d'autres projets dix fois plus prioritaires malheureusement :/
Beh j'espère ne jamais te décevoir :')
Ah tiens non j'y ai même pas pensé ! Mais y a moyen que ce soit une inspiration inconsciente parce que j'ai une fascination pour les colts depuis Supernatural xD
Oui, hein ? Qui ça peut bien être xD
OUIIII, je suis d'accord avec toi et normaliser ça c'est BIEN.
Et y a un classique gay :O Brokeback Mountain c'est un incontournable que tout être humain est censé voir haha !
Merci beaucoup mon adorable Sarah ! J'aurais voulu m'étaler plus longuement mais comme je te réponds dans les anonymes c'est chaud :') Après je me fais taper dessus haha !
T'es un amour en tout cas et je te couvre de bisouilles !
*coeur cœur cœur sur toi*

Artemis : Merci beaucoup ! :D Ah bah 4h comme en philo :P
Intéressant que tu évoques des cycles, tu as peut-être raison ! L'avenir nous le dira ! :D

Noah : Si si c'est possible héhé !
Oh facile de deviner qui débarque, non ?
Je pense que c'est générationnel en tout cas oui, mais j'espère que ça e va s'estomper ! Je crois comprendre pourquoi ça plaît autant mais réunir toutes les raisons ce serait long !
Je te rejoins, j'aime pas non plus les PWP !
Merci beaucoup pour ton avis en tout cas, c'était un plaisir de le découvrir ! :D
A bientôt !

Babylon : Ooooh trop chou ! Merci beaucoup ! Et si si je peux, je l'ai fait héhé ! :D
Je pense que c'est intallé depuis longtemps mais ça a duré parce que c'était « caché » ou « répréhensible » et « honteux » parce qu'on acceptait alors moins l'homosexualité que maintenant ! Waw 13 ans, mais quel âge as-tu ? XD
Merci encore ! A bientôt !
Bisous *coeur*

Résumé : (pour voir un résumé détaillé depuis le début, rendez-vous au chap 26)
Dans le chap précédent, Harry procède à ses achats de Noël et trouve pour Salazar un colt dont l'histoire est étroitement liée à Merlin et Viviane. Le colt étant abîmé Harry passe des heures dessus à le réparer. Il loupe le souper du Réveillon et s'isole à la tour d'astronomie pour ne pas broyer du noir quant à l'absence de Salazar. Ron, Hermione et Ginny le rejoignent et lui font part de leurs découvertes : l'Albella n'est pas censée être curable et Harry aurait dû en être affecté à vie. Une seule femme a pu s'en débarrasser mais les écrits sont flous sur la manière dont elle a pu réaliser cet exploit. Mais elle aurait reçu une « aide » extérieure. Ginny a creusé la question de l'Horcruxe que la substance a déséquilibré en Harry et le livre qu'elle étudie indique que rien d'autre que leur propriétaire, des enchantements puissants qui maudissent et le venin de Basilic ne peut détruite les horcruxes. Mais le livre contient également un message caché qui révèle qu'une seule autre chose le peut. Mais au lieu d'indiquer précisément quoi, le livre renvoie à ce poème qui est aussi le mot de passe des appartements de Salazar.
Quelqu'un transplane soudain au sommet de la Tour.

Notes :

OUI. OUI. PARDON :'(
Je suis en retard, mais boulot + vacs et... j'ai disparu deux mois. Mais c'est pour vous revenir en forme :D Je vous ponds donc un petit chapitre de 8 pages donc taille honorable !
Bonne lecture et surtout pardonnez-moi, je vous en prie xD
Merci mille fois pour votre patience et votre fidélité, c'est juste adorable !
PS : vous remarquerez que pour cette scène j'ai presque intégralement repris les éléments du film. Cette scène me fait frissonner à chaque fois brrr !


Chapitre Vingt-Septième
Helena Ravenclaw


Proposition d'écoute : Night of the Hunter de Thirty Seconds to Mars


Précédemment : « Mais avant qu'il n'ait pu continuer, un éclair zébra le ciel plus fort. Au même moment, un homme fut propulsé du néant jusque sur le sol détrempé de la tour. Ils se relevèrent tous d'un bond. L'obscurité ne leur permit que de voir la silhouette élancée se redresser rapidement, vêtue d'une longue cape, la capuche rabattue. Tous sortirent aussitôt leurs baguettes, mais Harry fut le premier à abaisser la sienne.

Par tous les dieux, cette averse est un véritable déluge biblique ! pesta une voix à l'accent familier avant que la capuche ne soit soufflée par un coup de vent plus violent. »

Un coup de tonnerre fit trembler la tour alors qu'Harry restait bouche bée. Il laissa tomber sa baguette au sol et avança à pas vifs sur la silhouette, insensible à la pluie qui avait déjà détrempée ses cheveux et ses vêtements. Il accéléra et Salazar se tourner vers lui, l'apercevant enfin. Il eut tout juste le temps de lui ouvrir les bras avant qu'Harry ne s'élance contre son torse. Il le réceptionna avec force, le soulevant du sol. Il chercha ses lèvres qu'il effleura, les embrassant à peine. Elles étaient fraîches, familières et étrangères tout à la fois.

– Pas une lettre, pas un passage, rien, c'est vraiment… dégueulasse ! souffla-t-il en savourant l'étreinte, conscient que sa colère contre le fondateur finirait par l'en extirper.

– Langage ! Mais je suis désolé, j'ai perdu la notion du temps et j'avais quelques affaires urgentes à régler.

– Quel genre d'affaires pour un homme venu de mille ans en arrière ?

– Du genre qui concerne celui que je tiens dans mes bras en ce moment-même. Primordiales donc, tu en conviendras, Chara.

Il resserra une dernière fois l'étreinte puis le recula, les mains sur ses épaules.

– Mettons-nous à l'abri, lui indiqua-t-il en les précipitant rapidement sous le porche où se tenaient Ginny, Ron et Hermione.

– Bien le bonsoir, et... Joyeux Noël ? Je ne suis pas très au fait des dates en ce moment, commenta Salazar.

Il effectua une rapide révérence auprès de Ginny et Hermione, comme un vieux réflexe venu tout droit du passé. Il salua Ron puis se tourna de nouveau vers Harry.

– Toi, moi, appartement, maintenant. J'ai un tas de choses à mettre en ordre ! Je dois retrouver la trace d'Helena par-dessus tout et ce fichu diadème qu'elle a caché en Albanie et que Tom a dû trouver ! Mais comment l'a-t-il su... ? Comment ?!

– Helena ? interrogea Ron.

– Ravenclaw, lui répondit distraitement Hermione qui suivait plutôt le monologue de Salazar.

– Helena Ravenclaw, le fantôme de la tour Ravenclaw ? intervint Ginny.

Salazar se tourna vers elle très lentement, Harry crut presque entendre ses articulations en grincer.

– Précisément, la fille de Rowena et… Attendez une seconde, qu'avez-vous dit ?

– Euh… Helena Ravenclaw, le fantôme de la tour Ravenclaw. On l'appelle la Dame Grise, mais ce serait elle d'après Luna.

– Fantôme, murmura-t-il, pianotant dans le vide de ses doigts, l'air presque hystérique. Comment ai-je pu ne pas y songer une seule seconde ? Bien que... étrange qu'elle ait assez de regrets pour être retenue, mais cela peut jouer en notre faveur. Peut-être qu'elle...

Harry percuta en même temps que lui.

– Elle sait peut-être quelque chose.

– Elle sait quelque chose, lui confirma Salazar. Cette petite peste va entendre parler de moi ! Encore !

– Encore… ? marmonna Ron, ahuri.

Salazar partit à vive allure vers les escaliers avant de se tourner. Il s'avança vers Ginny, saisit son visage, plaqua un baiser sur son front :

– Merci, Mademoiselle Weasley.

Puis il repartit. Tous se tournèrent vers Harry qui leva les mains en signe d'impuissance, leur faisant bien comprendre qu'il ne saisissait pas plus qu'eux les méandres des réflexions du fondateur. Ils se précipitèrent tous à sa suite, l'observant dévaler les marches avec une grâce aérienne. Il traversa les couloirs déserts, les quatre jeunes sorciers sur les talons. Il ne s'arrêta qu'en parvenant aux alentours de la tour des Ravenclaws. Il éleva sa baguette, apparemment à la recherche quelque chose. Puis tout à coup il bifurqua et emprunta des escaliers.

Le tableau garant du passage s'ouvrit sans même demander le mot de passe. La salle commune était déserte elle aussi, fort heureusement, la présence de Salazar aurait été plus que troublante. Ils parvinrent au sommet de la tour où une silhouette grisâtre errait près du vide, l'air mélancolique. Ses longs cheveux bruns étaient soulevés par une brise imaginaire et sa robe grise flottait autour d'elle.

Salazar s'arrêta et leur fit signe de ne pas bouger. Il avança de quelques pas, se campa sur ses deux pieds et, d'une voix qui monta crescendo, il lança :

– Helena Pandora Iphigénie Ravenclaw !

Le fantôme se retourna aussitôt, perdant son regard triste.

– Oncle Slytherin ? souffla-t-elle et ses mots trouvèrent un écho étrange entre les murs de la tour.

– Oncle ? Bien moins ton oncle quand tu t'es enfuie alors que tu m'avais promis de venir au chevet de ta mère ! lui dit Salazar d'une voix acide.

– Professeur Slytherin, se rattrapa-t-elle en baissant la tête.

Un silence chargé de rancœur s'installa. Salazar ouvrit la bouche, un pli amer accroché aux lèvres. Puis il baissa à son tour la tête.

– Tu l'as laissée mourir seule, murmura-t-il, la voix presque tremblante. Nous t'avons protégée, choyée et personne ne l'a fait plus que ta mère mais tu l'as laissée mourir. Seule.

Le visage d'Helena prit une contraction douloureuse, l'enlaidissant immédiatement.

– Elle a envoyé après moi l'homme qui m'a ôté la vie.

– Waldo ? Il était ton ami, je ne comprends pas.

Elle hocha sèchement la tête.

– Il désirait être davantage que cela. Il subit le même sort que moi, quelque part dans l'étage des vôtres, les Slytherin, Professeur.

– Le Baron Sanglant ? intervint Ron et Helena tourna un regard terne vers lui.

– Il se fait en effet appeler ainsi.

– Mais alors le sang sur ses vêtements…

– Ce sang est le mien. Ses chaînes sont sa peine pour m'avoir privée de la vie.

– Helena, dis-moi où est le diadème de ta mère, insista Salazar.

Les yeux de la jeune femme se remplirent de larme qu'elle ne verserait jamais.

– Je l'ai perdu.

– Ne me mens surtout pas, s'emporta Salazar et de la magie brute, à peine retenue, crépita au bout de ses doigts. En souvenir de l'amour qu'elle t'a porté, si tant est qu'il ait été réciproque sous le manteau de la jalousie… Helena, pourquoi… ?

Elle ne répondit pas et s'éloigna. Harry sortit de l'ombre et retint Salazar qui allait la suivre. Il posa sa main sur son bras, légère mais suffisante pour l'arrêter. Le jeune sorcier, les yeux fixés sur le dos du fantôme, porta la main tremblante de colère du fondateur à ses lèvres. Il l'embrassa, dans un soutien muet. L'homme lui lança un long regard avant d'acquiescer presque imperceptiblement, lui donnant son feu vert sans un mot.

Harry s'avança vers la Dame Grise. Il la suivit en silence alors qu'elle bifurquait, comme pour l'éviter. Il grimpa sur le rebord d'une arcade, donnant sur le vide.

– Je veux le détruire. Je sais que c'est ce que vous voulez aussi, murmura-t-il.

Salazar l'observa faire, en retrait. Helena lui tourna le dos et Harry descendit, faisant le tour pour agripper un autre rebord. Il parvint à accrocher son regard et il vit une hésitation luire un instant dans ses yeux alors que d'une voix tremblante, elle murmurait :

– Un autre a promis de le détruire, il y a plusieurs années. Un garçon étrange, avec un nom étrange.

– Tom Riddle, confirma le jeune homme.

– Mais il mentait.

– Il a menti à beaucoup de personnes.

Le visage du fantôme se déforma sous le coup de la fureur tandis qu'elle fondait sur lui, s'arrêtant à quelques centimètres de son visage.

– Je sais ce qu'il a fait, je sais aussi qui il est ! Il l'a profané avec de la magie noire ! hurla-t-elle, la voix habitée par un écho effrayant.

Harry ne cilla pas et l'observa s'éloigner. Il fit le tour, la rattrapant encore une fois.

– Je peux le détruire, une bonne fois pour toutes.

Elle resta de dos, l'empêchant de sonder son expression.

– Mais seulement si vous me dites où il l'a caché, souffla-t-il, presque suppliant. Vous savez où il l'a caché, n'est-ce pas ?

Le silence s'attarda.

– Vous avez juste à me le dire… Je vous en prie.

Lentement, elle se tourna vers lui, le regard absent. Elle avança soudain, évanescente, et évolua autour de lui.

– C'est étrange… Vous me le rappelez un peu.

Harry ferma les yeux, cette phrase trouvant un écho douloureux dans ce qu'il avait toujours pensé de ses ressemblances avec Tom Riddle.

– C'est ici, dans le château, souffla-t-elle en s'éloignant. Dans l'endroit où toute chose est cachée. Si vous demandez, jamais vous ne trouverez. Si vous savez, il suffit de demander.

Harry écarquilla les yeux.

– Merci… Merci ! s'exclama-t-il avant de rejoindre les autres. La salle sur demande, leur indiqua-t-il avant de dévaler les marches pour quitter la tour.

Ils sortirent sur ses talons, Salazar le rattrapa au septième étage dans un dérapage à peine contrôlé. Harry le réceptionna, le stabilisant à grande peine.

– Wow wow wow ! Survolté ?

– J'ai survécu grâce au café. Mon rythme cardiaque est affolé depuis trois jours, c'est un désastre. Je suis un désastre, se justifia l'homme en le remerciant du regard.

– Tu… Tu vas bien ?

– Quand nous aurons trouvé cet horcruxe, je me sentirais mieux, dit-il au moment où les autres les rejoignaient. Helga a fait bâtir cette salle. L'une de ses plus brillantes idées.

– Helga… Hufflepuff ? releva Ginny.

– Oui. Helga est une femme incroyable, j'ose espérer que les membres de sa maison sont moitié aussi bons qu'elle. Si c'est le cas, le monde sorcier ne coulera jamais, je peux vous l'assurer.

Il recula de quelques pas et ferma les paupières, marmonnant quelques mots qu'aucun n'entendit. Mais une porte ouvragée se dessina clairement. Il ouvrit les yeux au moment où elle acheva d'apparaître. Il tendit la main sur la poignée et ouvrit. La porte grinça en s'ouvrant, révélant un immense débarras rempli d'objets empilés. Une véritable salle au trésor où chaque élève avait déposé des tas de bibelots plus ou moins précieux au fil des siècles.

Le fondateur saisit sa baguette et marmonna un lumos qui les éblouit, envoyant une immense sphère au plafond qui se divisa en plusieurs autres de manière à éclairer la pièce toute entière. Ron siffla d'admiration et fut le second à entrer. Ginny le suivit, puis Hermione. Harry les regarda passer la porte un à un. Il fixa son regard sur la silhouette agitée de Salazar qui s'élançait à grand pas vers une allée, arguant des choses et d'autres, suivi par une Ginny qui lui répondait avec la même ferveur.

Ron et Hermione évoluaient lentement, leurs mains se frôlant de temps à autres. Ils rougissaient et s'excusaient. Harry observa leurs comportements à tous, un fin sourire aux lèvres, avec la sensation de se trouver au bord d'un précipice. Ils allaient trouver cet horcruxe, il le fallait.

– Harry ! Viens vers moi, je te prie ! entendit-il soudain Salazar lui lancer, la voix étouffée par la distance.

Hermione lui lança une œillade équivoque en entendant la sonorité du prénom, prononcé avec une douceur étonnante. Il lui passa devant et fila vers Salazar qui balayait du regard chaque objet, la baguette brandie. Ginny fouillait de son côté et Harry rejoignit le fondateur. Celui-ci le saisit par les épaules dès qu'il le vit arriver.

– Tu connais l'empreinte d'un horcruxe, autant que je la connais désormais. J'ai besoin que tu te concentres, Harry. Souviens-toi de la nuit où tu t'en es débarrassé, souviens-toi de l'empreinte de son âme. Aide-moi à le trouver…

Le jeune homme ferma les yeux et se laissa envahir par le souvenir que les mots de Salazar faisaient resurgir. Il hocha la tête lorsqu'il referma son esprit sur une piste. Les mains de Salazar se posèrent sur ses joues un instant avant qu'elles ne se retirent.

– Je l'ai, dit-il en s'éloignant d'un pas. Je vais chercher. A toute à l'heure.

Il partit en direction de Ron et d'Hermione qu'il entraîna dans le véritable labyrinthe qu'était la Salle sur Demande.

– Tu sais comment le trouver ? lui demanda Ron.

– Je ne sais pas, je me contente de ressentir… C'est assez compliqué à décrire… C'est comme remonter à des mémoires qui ne nous appartiennent plus. Parcourir des lieux dans lesquels on a l'impression d'être déjà venus alors qu'on sait pertinemment que ce n'est pas le cas. J'ai partagé mon corps avec son âme, je suis sûr que je peux le retrouver.

Ils errèrent un bon moment avant qu'Harry ne plisse les yeux, sentant un changement subtil dans l'atmosphère.

– Par ici, murmura-t-il en se dirigeant vers un point précis.

Il manqua soudain de percuter Salazar qui avait jailli de l'autre côté. Le fondateur le stabilisa, lui lançant un regard éloquent. Ils se tournèrent simultanément vers le point qui les avait attirés, pointant leur baguette dessus, méfiants. Des murmures étranges, dans un Fourchelang guttural, s'élevaient d'une petite boîte.

Ils s'avancèrent prudemment et Salazar ferma les yeux, semblant incommodé par le son. Il étira un peu son cou comme pour chasser une idée dérangeante. Harry vit luire un éclat peu naturel dans son regard, le temps d'un instant, comme si ses pupilles avaient davantage été celles d'un félin que d'un être humain pendant quelques secondes.

Il capta son regard et son visage changea, devenant blême en une fraction de seconde, sévère. Puis il se détendit, reprenant visiblement possession de lui-même après quelques secondes d'étourderie. Le tout n'avait duré qu'un bref instant, mais suffit à chambouler profondément Harry qui resserra sa prise sur la baguette, se concentrant à nouveau sur la boîte face à eux.

D'un mouvement, Salazar l'ouvrit et le couvercle dévoila un diadème richement orné, les deux tiges formant des ailes, reliées au milieu par une gemme brillante. Hermione laissa échapper un souffle un peu étranglé tandis que Ginny se déplaçait de manière à se trouver à côté de son frère, sentant probablement la présence peu rassurante de Tom emplir la pièce. Ron passa un bras autour de ses épaules, sans dire un mot.

– Nous ne pouvons pas le détruire maintenant. Il ne savait pas que tu étais un horcruxe, selon moi. Il n'a donc aucun soupçon quant au fait que nous connaissons l'existence des Horcruxes. Si nous devons les détruire, nous les détruirons tous en même temps. Cela l'affaiblira d'un seul coup et nous pourrons profiter de l'élément de surprise.

– Mais comment trouver les autres ?

– Albus Dumbledore est en bonne voie pour le médaillon. Et le fait que j'ai tant tardé à revenir n'est pas uniquement lié à la recherche du diadème. J'ai également cherché la coupe. Mais elle est impossible à tracer par les moyens que j'avais à disposition. Il n'y qu'une potion un peu… mmh… comment dire… illégale qui me permettra de la retrouver.

– Illégale ? Pourquoi illégale ?

– Parce qu'il s'agit plus ou moins de nécromancie.

– De nécro… Oh seigneur, murmura Hermione.

– Personnellement, si ça nous aide à trouver un autre horcruxe, je risque de ne pas être très regardant des méthodes employées, intervint Ron.

Harry l'approuva, lui accordant un bref sourire. Ginny se contenta de pâlir, le regard encore fixé sur le diadème. Salazar perçut son trouble.

– Vous ne craignez rien. Tant que vous ne le déposez pas sur votre tête, dit-il en refermant la boîte d'un coup de baguette.

Il lança une série de sortilèges sur l'écrin et la présence de Tom se fit plus ténue, moins étouffante. Ginny lança un regard plein de reconnaissance au fondateur qui lui sourit.

Il attrapa la boîte et la dissimula dans un pli de sa cape.

– C'est ce que j'appelle une bonne journée. Joyeux Réveillon à tous ! lança-t-il avant de se détourner.

Harry ne lui laissa pas le temps de faire trois pas. Il tendit une jambe droit devant lui dans l'intention évidente de lui faire un croche-pied. Salazar l'évita de justesse, se rétablissant avec élégance. Il lança au jeune homme un regard entre fierté et interrogation.

– Une lettre ne t'aurait pas écorché la main.

– Une attaque plus offensive ne t'aurait pas ôté la jambe, répliqua le fondateur en lui fauchant les genoux, se glissant derrière lui à toute vitesse.

Harry bascula en avant et se rattrapa de peu avant de tomber.

– Rouillerais-tu dès que je pars quelques jours ? demanda le serpent en lui décochant un crochet, tout sourire.

– Tu as soixante-dix ans, si l'un de nous est rouillé, ce n'est certainement pas moi ! répliqua-t-il en esquivant plusieurs attaques successives.

Salazar éclata d'un grand rire et l'attrapa soudain, passant son bras autour de ses épaules. Il lui plaqua un baiser sur la tempe.

– Tu t'améliores. Vraiment.

– J'ai un excellent professeur.

– Sans doute, tu devrais me le présenter à l'occasion. Je suis certain qu'il est absolument merveilleux, pédagogue, à l'écoute et…

– Narcissique, ajouta Harry en levant les yeux au ciel. Terriblement narcissique.Y a un homme qui est mort de trop s'aimer, tu le sais ça ?

Salazar ignora sa question rhétorique et renchérit :

– Impitoyable également, nous reprendrons l'entraînement après-demain. Je te laisse seulement aujourd'hui et demain pour te reposer, lui dit-il avant de l'entraîner vers la sortie, forçant les autres, restés silencieux, à les suivre.

A suivre...


Blabla de J' :

IMPORTANT : Bleach649, je ne peux pas te répondre vu que l'envoi de message privé est désactivé sur ton compte ! Dans tous les cas, merci beaucoup pour ta review !

Bon encore mes excuses pour le retard ! A force de vouloir être partout à la fois, on finit juste par être nulle part haha.. Grande vérité que voilà. Enfin pour moi, grande organisée devant l'Éternel !

Mais voilà ce chapitre est là et j'ose espérer que je posterai la prochain plus tôt xD

Question du jour : y a des gens sur wattpad ici ?

Je vous fais plein de poutous et je vous dis à bientôt !

Lots of love,

Votre dévouée, J' :D