Hello !

Pas de bla bla aujourd'hui, place au chapitre !


Chapitre 15


Drago se dirigeait vers la Grande Salle pour assister aux leçons de transplanage. Lorsqu'il y arriva, pas mal d'élèves étaient déjà à l'intérieur et il repéra très vite Potter aux côtés de Granger et Weasley, alors le jeune homme veilla bien à se mettre loin d'eux.

Il s'était écoulé un peu plus d'un mois depuis la rentrée des vacances de Noël et ses relations avec Potter étaient on ne peut plus froides. Drago ne cherchait même plus à le provoquer, préférant éviter toute possibilité de se retrouver trop proche de lui.

Bien sûr, il ne pouvait pas échapper aux cours de soutien mais heureusement, Potter semblait, comme lui, déterminé à garder ses distances. Donc, ils ne parlaient que lorsque c'était obligatoire et quittaient la salle aussi vite que possible.

Pourtant, malgré ses efforts, Potter ne quittait pas l'esprit de Drago. Le jeune homme se sentait souvent mal lorsqu'il pensait à ce qu'il ressentait pour le Survivant. D'abord, il y avait ce baiser qui le hantait mais, aussi, l'empoisonnement.

L'empoisonnement… Drago avait cru faire une attaque lorsque Parkinson était arrivée toute fière d'elle en s'écriant que Potter avait failli mourir, empoisonné dans le bureau de Dumbledore. Bien sûr, le jeune homme avait tout de suite fait le lien avec son dernier plan en date pour éliminer le directeur et ce qui venait d'arriver à Potter.

Rosmerta, la propriétaire des Trois Balais, qui était toujours sous Impérium, l'avertissait à chaque fois que quelque chose qui concernait Dumbledore se passait dans son établissement. Alors, quand elle lui avait envoyé un hibou en lui disant qu'une personne avait passé commande pour faire livrer une bouteille de son hydromel maison à Dumbledore, Drago avait sauté sur l'occasion pour lui faire glisser un poison dans ladite bouteille.

Se procurer la fiole n'avait pas été compliqué, un des Mangemorts s'était rendu dans l'Allée des Embrumes et l'avait donnée à la sorcière. Pendant quelques jours, Drago avait été optimiste. Ce plan lui semblait moins hasardeux que le premier. Après tout, la bouteille atterrirait directement dans les mains de sa cible, il n'y avait aucune chance pour qu'il blesse quelqu'un en route…

C'était sans compter sur l'inconscience de ce vieux fou qui n'hésitait pas à partager de l'alcool avec un de ses élèves… Sérieusement, comment Drago aurait pu deviner qu'il risquait, encore, de blesser un élève ? Surtout « cet » élève. Merlin, ce qu'il avait pu maudire Dumbledore d'avoir offert de l'hydromel à Potter !

Puis après, c'était lui-même qu'il avait maudit. Il avait encore failli tuer un élève et pas n'importe lequel. Ce fut à ce moment-là qu'il se rendit compte à quel point ses sentiments pour Potter avaient changé. Il se refusait, encore aujourd'hui, à penser que c'était de l'amour, mais il n'était clairement plus dans la haine.

Parkinson avait annoncé l'incident en début d'après-midi. Apparemment, il était survenu tard dans la soirée précédente. Drago avait attendu que tout le monde s'endorme pour se faufiler jusqu'à l'infirmerie pour voir de lui-même, l'état de Potter.

Il l'avait trouvé endormi mais vivant, et il avait été frappé par l'innocence qu'il dégageait en plein sommeil. Sans même s'en rendre compte, sa main s'était tendue et il avait caressé doucement sa joue. Il s'était traité d'idiot au moment même où ses doigts étaient entrés en contact avec la peau de Potter, mais il ne les avait pas retirés pour autant. Puis il l'avait vu sourire dans son sommeil avant de commencer à bouger.

Dans l'affolement, Drago s'était caché sous son lit et avait attendu quelques minutes avant d'en sortir pour quitter l'infirmerie. Après ça, il était revenu chaque nuit, quelques minutes, jusqu'à ce que Potter regagne son dortoir, au bout de quelques jours.

Drago tenait bon. Même si il savait que les choses qu'il ressentait pour Potter étaient différentes, il ne laissait rien paraître. Bien sûr, Parkinson, Zabini et les autres trouvaient étrange qu'il ne s'en prenne plus au Survivant, mais Drago se contentait de les fuir. Leur compagnie ne l'aidait en rien, pire, elle l'irritait.

- Ah Drago ! Tu es parti sans m'attendre, se plaignit la jeune fille.

Le jeune homme soupira en levant les yeux au ciel. Il la fuyait mais elle, elle ne semblait pas le voir ou faisait semblant de ne pas s'en rendre compte, il ne savait pas vraiment.

- Pourquoi je t'aurais attendue ? demanda-t-il d'une voix lasse.

- On ne fait plus rien ensemble, répondit-elle, blessée.

- On n'a jamais fait grand-chose ensemble.

Le professeur de transplanage était arrivé et était en train de parler, seulement, Drago ne pouvait pas écouter car Parkinson lui prenait la tête.

- On s'est embrassés !

- Heureusement que tout le monde n'est pas comme toi à s'accrocher pour un stupide baiser ! s'emporta Drago.

- Qu'est-ce que tu en sais ? s'enquit immédiatement Pansy, suspicieuse.

Le jeune homme pinça les lèvres avant d'hausser les épaules.

- Je vois les gens autour, répondit-il simplement.

La jeune femme parut rassurée et Drago se félicita d'avoir réagi aussi vite. Il avait été idiot de laisser ça lui échapper. Parkinson était déjà assez sur son dos comme ça pour en rajouter encore.

- Je ne te reconnais plus depuis le début de l'année. Tu disparais sans raison, tu laisses Potter tranquille… Pire, tu n'as pas eu l'air de te réjouir de son séjour à l'infirmerie…

- Pansy, j'ai déjà été clair avec toi. Je ne te dois aucun compte alors par Salazar, fous-moi la paix ! s'énerva-t-il.

- Mais Drago, je veux savoir où tu passes certaines nuits…

Drago sursauta quand il vit que Potter était à présent juste derrière lui et semblait très attentif à ce qu'ils disaient. Depuis quand était-il là ?

- Ferme-la maintenant ! exigea-t-il.

La jeune fille s'apprêtait à lui répondre, mais elle aussi s'aperçut de l'attention de Potter sur eux et Drago la vit refermer la bouche, contrariée. Elle ne dit plus un mot pendant le reste de la leçon de transplanage et Merlin, Drago en fut heureux.

Après ça, le jeune homme regagna sa salle commune dans le but de se détendre un peu avant le repas du midi, mais l'arrivée d'un hibou perturba son repos. Il appartenait à sa mère et elle lui annonçait que son père avait été transporté dans l'aile médicale d'Azkaban. Elle ne lui donnait pas trop de détails, lui expliquant juste qu'il était affaibli par sa vie là-bas.

Le blond sera les poings. Bien sûr qu'il était affaibli, il était dans un endroit froid et en présence de Détraqueurs… Pourquoi le Lord ne le faisait pas sortir de là ?! Il avait échoué à sa mission, mais combien en avait-il réussies depuis qu'il était à son service ? Potter avait raison au sujet du Maître. Il ne voulait que le pouvoir et se fichait bien de ceux qui le suivaient. Il n'avait de considération pour personne et se moquait bien de la supériorité des Sang-pur, tout ce qui l'intéressait, c'était sa propre dominance sur le monde, rien d'autre.

Enervé mais surtout, inquiet, Drago se dirigea de nouveau vers la Grande Salle pour son repas. Une fois celui-ci terminé, il redescendit mais, cette fois, il se dirigea vers la salle de soutien pour son cours avec Potter.

Sans un mot, il s'installa dans son fauteuil et se contenta d'inscrire les instructions que devait suivre Potter sur le tableau, à l'aide de sa baguette. Le Gryffondor commença alors la préparation de sa potion. Drago, quant à lui, prit un parchemin et une plume pour tenter de répondre à sa mère mais il se remit à s'inquiéter pour la santé de son père, sur ses deux missions, sur ce qui allait arriver en cas d'échec, ce qui était fort probable…

Il n'avait plus d'idées pour tenter d'assassiner le directeur ou du moins, aucune idée qui lui assurait de n'atteindre personne d'autre par erreur. Ses tentatives pour réparer l'armoire étaient toujours nulles. Les lettres de sa mère étaient de plus en plus superficielles, signe que ça n'allait pas pour elle. Drago la connaissait, si elle écrivait des banalités, c'était pour éviter de parler de ses problèmes. De toute façon, comment aurait-elle pu aller bien avec des Mangemorts, sa folle de sœur et le Lord en personne qui avaient élu domicile chez eux ?

De frustration, Drago déchira le parchemin sur lequel il avait commencé à rédiger sa réponse, attirant l'attention de Potter sur lui. Le Gryffondor semblait curieux de savoir ce qui tendait à ce point le Serpentard.

Ce qu'il savait en revanche, c'était que l'attention que lui portait Potter était une épine de plus dans son pied. Il avait énormément de raisons d'être apeuré et rajouter à tout ça la suspicion de Potter, c'était trop. Ils avaient beau s'ignorer lorsqu'ils se croisaient, il savait très bien que Potter le suivait de temps en temps, qu'il tendait l'oreille lorsque Drago discutait avec l'un de ses amis.

Encore une fois, il savait qu'au final, Potter n'était qu'une goutte d'eau dans son océan d'emmerdes, mais il était le seul à qui il pouvait s'en prendre. Alors, Drago ne résista à laisser exploser sa colère, sa frustration, sa peur en s'en prenant à lui.

- Qu'est-ce que tu as à me regarder ?! s'énerva-t-il.

Le Gryffondor ne répondit pas et se contenta d'annoncer la fin de son travail, mais Drago n'en avait rien à faire. Il voulait passer ses nerfs et il avait choisi Potter comme défouloir.

- Tu crois que je ne sais pas que tu me suis ? Tu te planques peut-être sous une cape, mais tu n'es pas du tout discret, Potter.

- Si tu ne m'as pas vu te suivre, comment peux-tu savoir qu'il s'agit de moi ? lui demanda le Survivant avec provocation.

- Il n'y a pas trente-six personnes qui ont une cape d'invisibilité, Potter, et je sais que tu en as une. Tu te souviens de la rentrée, ce jour où je t'ai cassé le nez en te découvrant dessous ?

Drago eut un rictus en se remémorant cet instant, il pouvait presque entendre à nouveau les os du nez de Potter craquer sous sa chaussure. Le Gryffondor aussi semblait s'en souvenir et contrairement à Drago, ça ne l'amusait pas, bien au contraire.

- Tu n'es qu'un connard, Malefoy, tu le sais ça ? s'emporta Harry, les poings serrés.

Le Serpentard eut du mal à ne pas sourire. Voilà, il y arrivait, Potter perdait son calme. Ils n'allaient pas tarder à passer aux mains.

- Mieux vaut être un connard qu'un bâtard ! rétorqua Drago.

La réaction ne se fit pas attendre, le Survivant empoigna le col du Serpentard et le plaqua contre le mur avec violence. Drago se reprit assez vite et inversa leur position. Il leva le poing pour l'abattre sur le visage de son vis-à-vis mais celui-ci le retint.

Les yeux de Drago plongèrent alors dans ceux de Potter et d'un coup, tout bascula. Toute sa colère, ses peurs, sa nervosité disparurent et il se souvint d'un coup du pourquoi il avait gardé ses distances avec le brun ces dernières semaines.

Il ressentait encore cette attraction étrange et dérangeante mais tellement puissante et il voyait le même trouble dans les yeux verts face à lui. Doucement, très doucement, il avança sa bouche et finit par la poser sur celle de l'autre homme.

D'abord un simple frôlement, le baiser pris de l'ampleur lorsque le Serpentard passa sa langue sur la lèvre inférieure du Gryffondor et que celui-ci entrouvrit la bouche pour que la sienne rencontre celle de Drago.

Le baiser dura jusqu'à ce que le manque d'air se fasse sentir. Drago se recula alors un peu et croisa le regard perdu du Survivant, il savait que son propre visage devait refléter le même égarement. Que leur arrivait-il ?

Le Serpentard fut tiré de ses pensées par un violent coup de poing qui le fit tomber au sol.

- Qu'est-ce qui te prend, Potter ?! s'écria-t-il en se relevant.

Puis avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, il se retrouva de nouveau plaqué au mur, et les lèvres de Potter se posèrent sur les siennes pour un nouveau baiser.

- Je t'en devais un, tu sais, pour celui que tu m'as mis avant les vacances, lui expliqua le Gryffondor entre deux baisers.

Une fois encore, leurs langues se rencontrèrent et leurs mains s'agrippèrent l'un à l'autre.

- Hum, je t'ai aussi cassé le nez, lui rappela le Serpentard.

Bien sûr, ça n'était pas très malin mais il ne put pas résister au plaisir de remémorer à Potter qu'il avait toujours un coup d'avance.

- Ça aussi je te le rendrai, lui assura Potter.

Drago aurait bien voulu se moquer de lui ou lui rétorquer qu'il n'y parviendrait jamais, mais la main du Gryffondor passa par-dessous sa chemise et caressa sa peau. Encore une fois, ils ne se séparèrent que lorsque le manque d'air se fit sentir.

Le Serpentard ne comprenait rien à ce qu'il était en train de se passer. La première fois, il s'était dit que c'était une erreur, un égarement, et il avait même poussé jusqu'à penser que c'était Potter qui avait initié l'échange. Cette fois, non seulement c'était lui qui en était à l'origine mais en plus, ils s'étaient embrassés deux fois.

- Potter, on fait quoi là ?

- J'en sais rien, répondit honnêtement le Gryffondor avant de replonger sur ses lèvres.

Au moins, ils étaient sur la même longueur d'onde. Drago ne savait pas expliquer ce qu'il se passait et il n'arrivait pas à se contrôler. Mais il avait tellement de choses à gérer qu'arrêter de lutter contre ça faisait un poids de moins. Mieux, embrasser Potter lui permettait d'oublier tout le reste pendant de courts instants et même si c'était aberrant, c'était merveilleusement bon.


Et voilà, par réglement de comptes, j'entendais qu'Harry rendait le coup que Drago lui avait mis après le premier baiser mais ça marche aussi pour la dispute et le baiser ;)

La semaine prochaine nous serons dans la tête d'Harry et nous les verrons se rapprocher un peu plus !

Passez une bonne semiane !

Bizzz.