Salut !

Je suis désolé, j'ai complètement perdu la notion du temps !

Me voilà donc avec un jour de retard.

Par contre, je ne suis pas certaine de pouvoir publier la semaine prochaine et je ne sais pas si je sauterais simplement une semaine de publication ou si je publierais en différé... Bref, vous aurez la surprise !

Bonne lecture !


Chapitre 16


Harry dormait paisiblement lorsqu'il fut réveillé en sursaut. Un coussin venait d'atterrir sur sa tête. Il tâtonna sur sa table de nuit jusqu'à trouver ses lunettes et les enfila pour regarder autour de lui, à la recherche du responsable de son violent réveil. Il trouva rapidement Ron, l'air trop innocent pour que ça soit naturel.

- Ça te prend souvent de me réveiller comme ça ?! ronchonna le Survivant.

- Une fois par an, à mon anniversaire, répondit-il, pas désolé le moins du monde.

- Hum… Joyeux anniversaire vieux, lança Harry avant de bailler de manière tout sauf discrète.

Le jeune homme se leva et ouvrit sa malle, à la recherche du cadeau d'anniversaire qu'il avait choisi plus tôt dans l'année. Il sortit toutes sortes d'objets avant de trouver le paquet qu'il tendit à son meilleur ami.

Ron l'ouvrit avec entrain et ne retint pas une exclamation de ravissement en découvrant les nouveaux gants en peau de dragon qu'Harry venait de lui offrir.

- Wow, ils sont parfaits ! Merci Harry !

- Content que ça te plaise, répondit distraitement le Survivant.

En effet, le jeune homme était maintenant assis en tailleur sur son lit, la Carte du Maraudeur ouverte devant lui et cherchait Malefoy. Il ne le trouva pas dans son dortoir, ni dans aucune douche ou aucun sanitaire du château, pas dans la Grande Salle non plus.

Soudainement, Harry se rappela d'un détail que lui avait révélé Remus dans sa lettre de la veille, au sujet de la Carte. En effet, le soir du réveillon, Harry s'était confié à lui sur les soupçons qu'il avait à l'encontre de Malefoy.

Bien sûr, comme les autres, Remus n'avait pas été convaincu, mais il y a de ça quelques jours, Harry avait eu l'idée de lui écrire pour lui confier qu'à certains moments, Malefoy était introuvable sur la Carte. Remus, qui n'était toujours pas de l'avis de Harry, lui avait cependant donné une astuce dont Harry lui était très reconnaissant.

Il tapota le parchemin une fois à l'aide de sa baguette tout en donnant le nom de Drago Malefoy et il vit tous les points représentant les autres habitants du château disparaître. Si Malefoy avait été quelque part dans l'enceinte de Poudlard, Harry aurait dû le trouver car seul son point aurait dû être présent, mais il fallait se rendre à l'évidence, Malefoy n'était pas à Poudlard à cet instant précis.

Avec frustration, le jeune homme désactiva la carte et la rangea dans le tiroir de sa table de nuit après l'avoir repliée. Il tourna son attention sur Ron qui était en train d'ouvrir une boîte de chocolats en forme de cœur. La reconnaissant, Harry la lui arracha des mains et la fit disparaître d'un coup de baguette.

- Harry, mais qu'est-ce qui te prend ?! s'écria Ron, mécontent.

- Ces chocolats ne faisaient pas partie de tes cadeaux. J'ai dû les faire tomber de ma malle en cherchant ton présent. C'est une Gryffondor de quatrième année qui me les a offerts il y a un moment et il y a sûrement du philtre d'amour dedans, expliqua Harry.

- Merlin ! Et tu gardais ça dans tes affaires ?!

- Je les ai balancés là et je les ai oubliés.

Ron regarda autour de lui et s'empara des fondants du chaudron que sa mère venait de lui envoyer.

- Avec ça, aucun risque ! s'exclama-t-il de bonne humeur.

Il tendit la boîte à Harry pour qu'il se serve mais celui-ci refusa avant de se lever.

- On doit encore prendre le petit déjeuner avant les leçons de transplanage, lui rappela le Survivant.

- Ah oui, c'est vrai ! Je vais faire attention à ne pas trop manger, la dernière fois que j'ai essayé de transplaner, j'ai bien cru que j'allais…

- Oui Ron, c'est bon, je crois que j'ai compris, le coupa Harry, dégoûté.

Ils descendirent les marches ensemble mais à peine arrivèrent-ils dans la salle commune que Lavande se jeta sur son petit-ami.

- Mon Ron-Ron !

Harry leva les yeux au ciel et avança sans même regarder si son meilleur ami le suivait ou pas. Merlin, ce n'était pas parce que Lavande et Ron sortaient ensemble qu'elle avait besoin de se jeter sur lui dès qu'il apparaissait ou de s'accrocher à son bras toute la journée, sans parler de leur façon de s'embrasser sans arrêt… Jamais Harry ne pourrait supporter ça de la part de Malefoy…

Cette pensée le cloua sur place. Il venait presque d'assimiler Malefoy comme son petit-ami. Enfin, il fallait être honnête, le Serpentard était ce qui se rapprochait le plus d'un petit ami pour Harry. Après tout, ce n'était pas comme s'il bécotait d'autres personnes…

- Ça va, vieux ? demanda Ron en le regardant avec inquiétude.

- Ouais, ouais, ça va.

En secouant la tête, Harry se remit en mouvement mais sans s'arrêter de penser à Malefoy. Depuis presque un mois, à chaque cours de soutien, ils finissaient, d'une manière ou d'une autre, par s'embrasser.

Bien sûr, parfois, ils tentaient de s'ignorer, mais il y en avait toujours un pour tenter l'autre par un regard un peu trop appuyé ou par un simple frôlement. Ils n'avaient jamais essayé d'en parler. A dire vrai, ils ne parlaient de rien, pas même de la pluie et du beau temps.

Pour Harry, c'était simple, il ne comprenait pas ce besoin qu'il avait des lèvres de Malefoy et en parler risquait de n'aboutir à rien, pire, cela risquait de le gêner ou de briser l'espèce de routine étrange qui s'était installée depuis quelques semaines. Pour ce qui était de parler d'une manière plus générale, Malefoy et lui n'avait jamais réussi à avoir une conversation civilisée, alors, à quoi bon ?

De toute manière, Harry n'avait jamais rien pu contrôler dans sa vie, depuis toujours. Au moins, même s'il n'avait aucun contrôle sur ce qu'il se passait avec Malefoy, c'était agréable, très agréable. Alors autant se laisser aller et profiter de ce qu'il ressentait dans ces moments-là.

Les leçons de transplanage se passèrent plus ou moins tranquillement, de plus en plus de monde parvenait à transplaner d'un bout à l'autre de la Grande Salle et aucun cas de grave désartibulement n'avait eu lieu. Harry n'appréciait toujours pas la sensation de ce moyen de transport mais malgré ça, il y parvenait de mieux en mieux.

Une fois terminé, les professeurs remirent tout en place pour que les élèves puissent déjeuner. Harry s'installa en bout de table, avec Hermione, d'une part parce qu'elle était seule mais aussi parce que Lavande était encore pendue au cou de Ron.

Il avait pris sur lui pendant tout le temps qu'avait duré les leçons de transplanage pour supporter les ardeurs de Lavande, mais là, le temps du déjeuner en plus, c'était trop pour lui. C'était à croire que chaque seconde passée sans embrasser ou toucher Ron était des secondes gâchées pour la jeune fille.

Enfin, quelque part, il éprouvait de la peine pour elle. Elle avait l'air sincèrement amoureuse, bien sûr, ça la rendait très envahissante et agaçante, mais il n'en restait pas moins qu'elle devait réellement aimer Ron. Or, celui-ci avait de plus en plus de mal à supporter sa petite amie.

Harry le savait grâce à quelques confidences de son meilleur ami mais surtout par rapport aux soupirs de dépit qu'il poussait lorsqu'elle se précipitait sur lui. Leur couple était toujours d'actualité simplement à cause du manque de courage de Ron, qui ne savait pas comment faire pour la quitter.

- Tu penses à quoi ? s'enquit Hermione.

Le jeune homme sursauta et sortit de ses pensées.

- A rien d'important, éluda-t-il. Dis, tu pourrais m'aider un peu pour le devoir en sortilèges, j'ai du mal à expliquer la différence entre celui d'amnésie et celui de faux-souvenirs.

Bien sûr, il se faisait passer pour plus bête qu'il n'était car la différence était simple mais il n'avait aucune envie qu'Hermione poursuive son questionnement sur ses pensées. La simple mention de Lavande avait encore et toujours le don de la faire sortir de ses gonds en quelques secondes.

- Oh c'est simple…, commença la jeune femme avant de se lancer dans des explications.

Une fois le repas terminé, Harry se leva, remercia sa meilleure amie pour toutes ces informations et partit en direction des cachots. Comme depuis quelques temps, il s'y rendait avec beaucoup moins de réticence qu'auparavant, mais comme à chaque fois, il se fit la réflexion que se languir de retrouver Malefoy n'était pas normal.

Le cours débuta de la même manière que d'habitude, les deux jeunes hommes n'échangèrent pas un mot et le Serpentard inscrivit les instructions au tableau, d'un coup de baguette. Harry les suivit scrupuleusement, forçant son esprit à ne pas dériver vers Malefoy, durant presque deux heures, avant de signifier à l'autre garçon qu'il avait terminé.

- C'est bon, jugea le Serpentard après avoir regardé dans le chaudron.

Là, Harry se détendit et pour la première fois depuis qu'il était rentré, il se permit de regarder Malefoy. Aussitôt, il ressentit cette envie folle de l'embrasser, envie qu'il s'efforçait de museler le reste du temps. Il n'y avait qu'ici, entre ces murs, une fois son travail terminé, qu'il s'autorisait à la laisser s'exprimer.

Sur ça, Malefoy et lui semblaient sur la même longueur d'onde car jamais l'autre homme n'avait tenté un rapprochement en public, pas même un regard discret. En fait, en dehors de cette salle, rien n'avait changé. Ils continuaient à se foudroyer des yeux quand ils se croisaient dans les couloirs, en compagnie de leurs amis respectifs, parfois ils se provoquaient, comme depuis toujours.

Pourtant, malgré les efforts fournis pour remédier à cela, leurs lèvres se retrouvaient toujours, deux fois par semaine. Cette fois, aucun d'eux ne tenta de s'éloigner de l'autre et ils s'embrassèrent, sans tendresse, sans douceur, mais avec toute la passion qui les caractérisait lorsqu'ils avaient affaire l'un à l'autre. L'envie de le cogner avait laissé place à celle de l'embrasser mais elle était tout aussi violente, puissante et incontrôlable.

Car Harry ne pouvait pas le nier, que ce soit dans leur haine ou dans ces étranges baisers qu'ils échangeaient, leur relation avait toujours été passionnelle. Autant, lors de leurs altercations, Malefoy avait toujours réussi à l'enflammer au point de lui donner des envies de meurtre, autant, à présent, il l'enflammait d'une toute autre manière tellement plus appréciable.

Alors oui, il n'y comprenait rien, oui, c'était totalement ahurissant et contre nature d'aimer autant ce qu'il se passait en ce moment mais non, par Merlin, il ne voulait en aucun cas que ça s'arrête. Il n'avait aucun mot pour définir ce qu'il se passait ou plutôt, il ne voulait pas y mettre de mots, sachant très bien que ça risquerait de ne pas lui plaire mais pour la première fois, il aimait ne rien contrôler.

Ici, s'il ne contrôlait rien, ce n'était pas parce qu'une tierce personne le manipulait ou le poussait à faire quelque chose, non, il ne contrôlait rien parce qu'il se laissait aller et ça changeait tout. Il laissait parler ses envies, son instinct et dans ces moments-là, il se sentait vraiment vivant, libre comme il ne l'avait jamais été, insouciant, comme il aurait dû l'être.

Alors que leurs langues dansaient à présent ensemble, Harry posa une de ses mains dans la nuque de Malefoy et l'autre, dans ses cheveux fins tout en pressant un peu plus ses lèvres contre les siennes. Il sentit le jeune homme agripper sa taille et le guider jusqu'au mur. Il se retrouva vite coincé entre le corps chaud de son vis-à-vis et les pierres froides de la salle.

Harry fit glisser ses mains dans le cou, sur le torse de Malefoy et les fit passer par-dessous ses vêtements pour enfin toucher sa peau. A sa grande surprise, il vit le jeune homme s'écarter un peu de lui et s'enlever son haut d'uniforme. C'était la première fois qu'il voyait le torse du Serpentard.

Les fois d'avant, lorsqu'ils s'étaient embrassés, Harry avait osé glisser ses mains sous le pull et la chemise de Malefoy et inversement, mais jamais l'un d'eux n'avait tenté de déshabiller l'autre. Le Gryffondor en avait eu envie, il fallait bien l'avouer, mais l'idée d'être repoussé par le Serpentard avait été trop grande pour qu'il se décide à essayer.

S'embrasser, c'était déjà beaucoup mais là, ça risquait de prendre une toute autre dimension. Harry était peut-être totalement inexpérimenté en matière de sexe mais il en savait assez pour deviner que s'ils continuaient sur ce chemin, sa première fois, il allait la vivre avec Drago Malefoy. Après ça, il pourrait être sûr de ne jamais pouvoir oublier le Serpentard…

Alors que la panique commençait à s'emparer de lui, il se rendit compte que, de toute façon, même sans avoir sa première relation sexuelle avec lui, il ne pourrait jamais l'oublier et pas qu'à cause de ce qu'il se passait depuis quelques semaines. Non, Drago Malefoy s'était offert une place indélébile chez Harry dès leur première rencontre.

La froideur des pierres directement sur sa peau le fit sortir de ses pensées et revenir à ce qu'il se passait. Malefoy lui avait ôté son haut également et leurs torses étaient maintenant l'un contre l'autre. Sans chercher à résister, Harry écarta un peu le Serpentard de lui afin de poser ses mains sur sa peau et de le caresser doucement.

Il s'attarda un peu sur son ventre plat et sur ses tétons, il n'avait jamais touché une paire de seins mais là, il n'avait pas l'impression qu'il manquait quelque chose. Même s'il en avait eu le pouvoir, il n'aurait rien changé…

- Alors Potter, tu aimes ce que tu touches ? railla le Serpentard.

Ah si, il aurait rendu Malefoy muet…

- Ferme-la, exigea Harry avant de l'embrasser pour empêcher une quelconque réplique.

Le Serpentard n'était pas en reste non plus, Harry sentait ses mains le caresser, une sur son torse, l'autre dans son dos et le jeune homme se sentait de plus en plus à l'étroit dans son pantalon. Il savait que c'était une réaction plus que naturelle, surtout dans ce contexte mais cela restait gênant.

Cependant, toute notion d'embarras quitta son esprit lorsqu'il sentit l'érection de l'autre homme contre la sienne. Ce simple contact l'électrisa et il se mit à maudire les étoffes qui étaient encore entre eux.

D'un geste hésitant, il descendit ses mains sur le corps de Malefoy et commença à défaire sa ceinture. Ce n'est que lorsqu'il le sentit en faire autant avec la sienne que son geste devint plus assuré. Il déboutonna ensuite son pantalon et l'abaissa en même temps que son boxer pour libérer le membre de son vis-à-vis.

Il n'osa pas baisser les yeux pour regarder le sexe du Serpentard, mais il passa ses doigts sur toute la longueur et apprécia le gémissement qui s'échappa de Malefoy. Alors qu'il était sur le point de se moquer de lui, il sentit la main du jeune homme sur son propre sexe et il gémit à son tour.

Malefoy commença un mouvement de va-et-vient sur sa longueur et Harry ne se retint pas de laisser s'exprimer son plaisir. Leurs bouches dansaient toujours ensemble et ne se quittaient que pour reprendre leurs souffles.

Le Survivant n'arrivait plus à avoir des pensées cohérentes, la main de Malefoy sur son membre, sa bouche sur la sienne, c'était les seules choses dont il avait conscience. Ça, plus le fait qu'il voulait plus. D'un geste, il inversa leurs positions, plaquant Drago entre le mur et son corps.

Il s'empara de la main du Serpentard sur son sexe pour l'enlever et de la sienne, il entoura leurs deux membres, frissonnant lorsque la peau sensible de son sexe rencontra celle de l'autre homme. Il commença alors un mouvement de va-et-vient lent, sur leurs deux érections.

- Par Salazar… Potter…, lâcha Malefoy, d'une voix rauque.

L'un comme l'autre ne retenait pas les gémissements de plaisir qui leur échappaient et ils étaient trop excités pour avoir honte de laisser sortir de tels bruits.

Les va-et-vient ne tardèrent pas à devenir de plus en plus rapides et leurs gémissements de plus en plus sonores.

- Potter… Potter… Je vais…

Mais le Serpentard ne put jamais finir sa phrase et éjacula en même temps qu'Harry. Ils restèrent quelques instants l'un contre l'autre, essoufflés, un peu transpirants, reprenant leurs esprits peu à peu. D'un coup de baguette, le Gryffondor nettoya toutes traces de semence sur sa main et entre leurs corps et d'un autre coup de baguette, il se rhabilla et vit vaguement l'autre homme en faire autant.

Il venait de vivre sa première expérience sexuelle avec une autre personne et cette personne était Malefoy. Certes, ils n'étaient pas allés aussi loin qu'ils l'auraient pu mais quand même... Pris dans le feu de l'action, ça lui avait semblé négligeable, mais maintenant que la folie retombait, il prenait conscience de ce qu'il venait de se passer…

- Potter…, commença Malefoy.

Alors qu'Harry levait les yeux vers lui pour le regarder en même temps qu'il écoutait ce qu'il avait à dire, des coups furent frappés à la porte et Rogue entra sans attendre d'y être invité.

- Vous avez terminé ?

- Oui, répondit Harry.

Il pensa quelques secondes à ce qu'il se serait passé si Rogue était arrivé ne serait-ce que cinq minutes plus tôt et il ne put retenir un frisson d'horreur à l'idée de se faire surprendre par son professeur de potions en train de prendre son pied avec Malefoy.

Sans un mot de plus, ni un regard pour Malefoy, Harry quitta la pièce. Qu'allaient-ils faire maintenant ?


Et voilà, un nouveau cap de franchi et de nouvelles questions à se poser pour les deux !

Pour le prochain chapitre, nous serons dans la tête de Drago et il y aura un match de Quidditch. Nous aurons aussi des confidences.

Je vous remercie et vous dit à bientôt !

Bizzz et de bonnes fêtes à tous.