Coucou tout le monde !
Merci à tous pour vos reviews !
Je suis vraiment heureuse de partager cette fanfiction avec vous. C'est de loin le plus longs et le plus ambitieux des projets que j'ai eu jusqu'à présent et il est important pour moi. Du coup, je suis ravie de lire vos messages qui m'encouragent.
Pour le moment, je n'ai pas encore commencé la seconde partie mais le plan est fait et m'attend. J'ai tout de même besoin d'un peu de temps pour me lancer apparemment mais n'ayez crainte, la première partie fait 36 chapitres ce qui me laisse une large avance.
Je vous rappelle donc que cette fanfiction sera divisé en trois parties, la première ici présente qui raconte la sixième année et qui fait 36 chapitres, comme dit plus haut. La deuxième qui fera 33 chapitres et qui racontera la chasse aux horcruxes, entre autres. Et enfin, la troisième dont je ne connais pas encore la longueur et qui racontera la vie après la guerre, les choix de chacun, le début de leur vie d'adulte.
Voilà, j'avais beaucoup à dire cette semaine !
Je vous laisse à la lecture de ce chapitre 18 qui, j'espère, vous plaira !
Bonne lecture à tous et à toutes !
Chapitre 18
Harry était toujours à l'infirmerie à attendre, plus ou moins patiemment, que Madame Pomfresh lui donne, le feu vert pour sortir. Il n'était là que depuis deux jours mais il n'en pouvait déjà plus. Le temps dans cet endroit semblait passer au ralenti.
Alors qu'il était assis sur son lit, il vit entrer l'infirmière, accompagnée du Professeur Chourave avec, devant elles, le corps flottant de Zacharias Smith.
- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé Poppy, je l'ai trouvé inconscient en bas des escaliers menant à notre salle commune. Je n'ai pas osé faire quoi que ce soit, préférant que tu l'examines d'abord, entendit Harry.
Sachant qu'il était en vie, Harry ne se retint pas d'afficher un sourire satisfait. Consciemment ou pas, quelqu'un venait de lui obtenir vengeance. Après tout, Smith avait volé la batte d'un de ses batteurs et l'avait attaqué en traître, sans raison et avec violence. Même dans les pires matchs l'opposant à Serpentard, il n'avait eu affaire à un tel comportement.
Il regarda l'infirmière examiner le Poufsouffle mais soupira quand Chourave ferma le paravent, lui coupant la vue. Toutefois, elle n'avait pas songé au sort de silence, ainsi, Harry put entendre les conclusions.
- Ce n'est qu'un simple maléfice de jambencoton mais sa tête a cogné le sol en tombant dans les escaliers, le plongeant dans l'inconscience. Il n'a rien de grave, juste un poignet, une côte fêlée ainsi qu'une jambe fracturée. Le poignet et la côte seront réparés d'ici une heure. Pour la jambe, il faudra compter la soirée.
Oui, il s'en tirait bien. Harry, lui, avait eu une commotion cérébrale et son état avait nécessité l'intervention d'un médicomage. Sans parler du mal de tête qu'il avait eu jusqu'à ce matin même.
- Vieux, ça va ? demanda Ron.
Le jeune homme se tourna en sursautant, tellement concentré pour entendre ce qu'il se passait pour Smith derrière le paravent qu'il n'avait pas entendu ses deux meilleurs amis arriver. Ils avaient passé presque que toute la journée de la veille, qui avait été un dimanche, auprès de lui à l'infirmerie et, préoccupés par leur ami, ils avaient naturellement mis de côté leurs différends.
Le jeune homme était heureux de constater qu'encore aujourd'hui, la trêve était de mise. Il espérait que cela serait définitif et qu'ils ne recommenceraient pas à se faire la tête dès le lendemain.
- Ouais, ça va, j'attends juste qu'on m'autorise à sortir, répondit Harry.
A ce moment-là, l'infirmière apparut et regarda le trio avec perplexité.
- Eh bien Monsieur Potter, que faites-vous encore ici ?
- Vous m'aviez dit d'attendre jusqu'à ce que vous me donniez l'autorisation de partir, bougonna celui-ci.
- Ah oui ? Bon, eh bien, vous pouvez y aller ! En cas de maux de tête, revenez, je vous donnerai une potion.
- Merci ! lança Harry avec entrain en se relevant.
Avec Ron et Hermione, il quitta l'infirmerie et prit le chemin de la Salle Commune. En chemin, ils croisèrent Luna qui lui donna un mot de Dumbledore, lui donnant rendez-vous le soir même. Une fois installé dans un fauteuil confortable, près de la cheminée, Harry commença à rattraper les cours qu'il avait manqués le jour même, avec l'aide d'Hermione.
- Au fait, comment tu avances avec le Professeur Maugrey, pendant ton heure de soutien ? s'enquit la jeune femme une fois le travail terminé.
- J'ai fait des progrès, comme tu l'as sûrement vu en cours. Mes informulés sont bien moins puissants que lorsque je lance le sort normalement mais c'est déjà mieux qu'avant. Maugrey dit que c'est suffisant pour le niveau des cours de sixième année mais que je dois faire mieux pour me préparer à… à combattre Voldemort.
Hermione acquiesça et voulut dire quelque chose mais ils furent interrompus par l'arrivé de Lavande qui se jeta sur les genoux de Ron pour l'embrasser.
- Lavande, on n'est pas seuls, ronchonna celui-ci en tentant de se dégager de l'étreinte tentaculaire de sa petite amie.
Harry glissa un regard inquiet vers sa meilleure amie, de peur qu'elle ne décide de s'en aller, mais celle-ci semblait concentrée sur son ouvrage et ignorait totalement la jeune fille.
- D'habitude, ça ne te dérange pas ! C'est parce qu'elle est là ? demanda Lavande en accentuant bien le « elle » en regardant Hermione.
- Non, c'est juste parce qu'on n'a pas forcément besoin d'être toujours collés l'un à l'autre de cette manière. Tu pourrais juste t'asseoir avec nous, ici, répondit-il plus calmement.
Bizarrement, la jeune fille accepta sans plus protester. Un silence assez gênant s'installa jusqu'à ce que Lavande porte son attention sur Hermione.
- Alors Hermione, ça va, toi ? s'enquit-elle soudainement.
- Ça va, répondit Hermione sans lever les yeux de sa lecture.
- Tu sais, Padma t'as aperçue à la bibliothèque, annonça Lavande avec un drôle de sourire en coin.
- Rien d'étonnant à ça, j'y suis souvent, c'est utile parfois, pour étudier, railla la jeune fille.
- Oh mais tu n'étudiais pas seule lorsqu'elle t'a vue, dit mystérieusement Lavande alors que son sourire s'agrandissait.
Là, Hermione leva les yeux pour dévisager Lavande. Elle paraissait assez contrariée mais pas en colère, plutôt lassée.
- Si tu penses que je ne sais pas où tu veux en venir, tu te trompes. Et si tu penses que je vais te supplier de ne rien dire, tu te trompes encore, j'assume ce que je fais et je ne regrette rien. Puis comme je n'ai rien à cacher, je vais le dire moi-même : Il m'arrive d'étudier avec Théodore Nott ! Tu parles d'un scoop, se moqua la Gryffondor avec un ricanement.
Vexée, Lavande sortit de la Salle Commune, laissant les trois amis ensemble. Là, Hermione regarda les deux jeunes hommes, l'air mal à l'aise.
- Ecoutez, pour des raisons évidentes je n'ai rien dit devant… elle, mais pour Théo, ce n'est pas juste de la révision. Vous êtes mes meilleurs amis et je ne veux rien vous cacher. Je… Nous sortons ensemble, avoua-t-elle.
Harry, ne cacha pas sa surprise et Ron son air choqué. Hermione, quant à elle, regardait Harry avec un regard anxieux. Le jeune homme su qu'elle attendait surtout sa réaction et qu'elle avait peur qu'il le prenne mal. Probablement qu'elle s'en voulait de ne pas lui en avoir parlé avant mais Harry était bien mal placé pour lui faire des reproches.
- Ok, répondit simplement le Survivant.
Ce simple mot rassura la jeune fille et d'un regard, ils se comprirent. Ils reparleraient de ça une fois seuls, plus amplement mais en attendant, elle avait l'assurance qu'il n'y avait aucun problème entre elle et son meilleur ami.
- Ok ?! Elle sort avec un foutu Serpentard et toi tu dis « Ok » ?! chuchota Ron.
Malgré sa colère, il avait pris garde à parler tout bas, pour ne pas se faire entendre des autres personnes présentes dans la salle.
Hermione roula des yeux, blasée, mais ce fut Harry qui répondit avant qu'elle ne le fasse.
- Tous les Serpentard ne sont pas mauvais, Ron.
- Peut-être mais de là à sortir avec eux ! insista le jeune homme.
- Je ne juge pas les gens sur leur maison mais sur ce qu'ils valent en tant que personne, et Théo est quelqu'un de bien, intervint Hermione avec fermeté.
La discussion commençait à tourner en rond, Ron restait sur ses positions et Hermione perdait de plus en plus patience, mais elle ne voulait pas lâcher pour défendre celui qui était désormais son petit ami officiel. Harry craignait qu'ils ne recommencent à s'ignorer.
- Je pense qu'on devrait descendre prendre le repas, intervint-il dans l'espoir de les arrêter, ce qui fonctionna.
- Bon écoute Hermione, on ne tombera pas d'accord, comme souvent… mais tu m'as vraiment manqué ces derniers temps et je n'ai pas envie de passer les prochains mois sans pouvoir te parler alors… Ok, tu sors avec Nott, je n'aime pas ça mais ça n'est pas comme si ça me regardait alors, on a qu'à ne plus en parler, non ?
Hermione le regarda quelques secondes avant d'acquiescer.
- D'accord, on n'en parle plus, accepta-t-elle.
Harry soupira de soulagement, et tous les trois prirent le chemin de la Grande Salle. Après le repas, Harry partit pour le bureau de Dumbledore.
Celui-ci lui expliqua qu'il n'avait toujours pas réussi à obtenir le vrai souvenir de son ancien collègue qui avait enseigné les potions à Voldemort. Harry lui suggéra d'utiliser du veritaserum ou la Legilimancie mais le Directeur lui expliqua que, déjà, utiliser ces méthodes sur un ami serait très grossier mais qu'en plus, le sorcier en question était très doué et que, donc, il s'attendait aux deux.
Harry n'insista pas plus sur le sujet car, ça ne le regardait pas vraiment et il savait que Dumbledore finirait par obtenir ce qu'il voulait. Après tout, il était le plus grand sorcier au monde.
Ensuite, le Directeur lui parla de la vie de Voldemort après Poudlard, de la surprise générale lorsque l'élève modèle et prometteur avait décidé d'entamer une carrière de vendeur chez Barjow et Beurk. Ils regardèrent le souvenir d'une elfe du nom de Hokey. Harry comprit que Voldemort avait tué la propriétaire de l'elfe pour lui subtiliser deux objets liés aux fondateurs de Poudlard : la coupe de Poufsouffle et le médaillon de Serpentard, médaillon qui avait appartenu à sa famille avant que Beurk ne le rachète une misère à la Merope Gaunt.
Ils passèrent ensuite à un souvenir appartenant à Dumbledore en personne. Harry put voir Voldemort venir demander un poste de Professeur de Défense Contre les Forces du Mal et le Directeur, refuser sa candidature. Dumbledore lui expliqua alors qu'après ça, il n'avait pas pu conserver un professeur plus d'une année à ce poste.
Le lendemain matin, Harry raconta tout ça à ses deux meilleurs amis après que Ron ait réussi à semer Lavande. Après sa journée de cours, il se rendit dans la salle de soutien, comme chaque mardi. Il n'eut à attendre que quelques minutes avant d'être rejoint par l'autre homme.
- Alors Potter, on s'est encore fait remarquer ? se moqua le Serpentard.
Le premier réflexe aurait été de s'énerver mais quelque chose dans les yeux de Malefoy l'en empêcha, une lueur de malice. Ce dernier s'amusait simplement à le taquiner, il n'y avait pas de quoi monter sur ses grands hippogriffes.
- Si par « me faire remarquer », tu veux dire me faire attaquer par derrière par un abruti avec une batte, manquer de me fendre le crâne et de m'exploser au sol après une chute de balai alors… Oui, je me suis fait remarquer, répondit Harry avant de se laisser tomber sur le fauteuil qu'occupait Malefoy habituellement.
Le Serpentard ne sembla pas contrarié par ce que venait de faire Harry, il se contenta juste de transformer le fauteuil en sofa et de s'y asseoir à son tour.
- Qu'est-ce que tu as fait à ce pauvre Smith pour qu'il en vienne à de telles extrémités ? Sérieusement, un Poufsouffle qui agit de la sorte… C'est comme si un Gryffondor se mettait à se cacher quand il a peur, s'amusa Malefoy.
- Je n'ai rien fait de spécial.
- Enfin, tu as survécu, une fois de plus.
- Je rêve ou tu as l'air plus soulagé que contrarié par ce fait ? railla Harry.
Malefoy détourna le regard mais un petit sourire fleurit sur ses lèvres. Harry décida de ne pas insister. Avec ce qu'ils vivaient ensemble depuis quelques temps, il n'était pas anormal que leur comportement change l'un envers l'autre.
D'ailleurs, n'étaient-ils pas en train de vivre leur première discussion agréable ? Parce que malgré leurs baisers, leurs étreintes un peu plus poussées, jamais ils ne s'étaient contentés de parler comme deux… amis.
Harry secoua la tête. Oui, il discutait avec Malefoy et c'était agréable, mais commencer à réfléchir à ce fait le forcerait à réfléchir au reste et il n'en avait pas envie.
- Enfin, je dois avouer que voir Smith arriver inconscient à l'infirmerie juste avant que je n'en sorte m'a procuré un plaisir certain, reprit Harry.
Là encore, le Serpentard n'ajouta rien mais son regard s'était fait un peu plus fuyant et ses joues s'étaient colorées de rose alors qu'il agitait nerveusement sa jambe.
- Malefoy, c'est toi qui…, commença Harry.
Ledit Malefoy tourna subitement son regard vers Harry et le dévisagea avec une colère que le jeune homme ne lui avait jamais connue. Oh, bien sûr, il connaissait le Malefoy froid, arrogant, il connaissait aussi sa colère mais pas cette colère froide, intimidante.
- Personne n'a le droit de t'attaquer dans le dos, à part moi, dit-il avec une férocité qu'Harry n'avait jamais entendue dans sa voix.
Le Survivant aurait dû rire de cette possessivité absurde ou s'affoler de ce qu'avait fait Malefoy à Smith à cause de ça, mais Harry n'en fit rien. Pour une fois, quelqu'un avait pris son parti, quelqu'un avait fait quelque chose pour le venger, lui. Les Dursley l'avaient maltraité pendant toute son enfance et jamais personne n'avait fait quoi que ce soit pour l'aider, pour le sortir définitivement de là, pour les faire payer.
Beaucoup de gens tenaient à lui mais jamais personne n'avait fait ce que Malefoy venait de faire et Merlin, peut-être que c'était fait pour de mauvaises raisons, peut-être que Malefoy ne tenait pas à lui comme on l'entendait habituellement mais Harry avait l'impression d'être important pour lui et ça, ça lui faisait un bien fou.
Sans rien dire, il monta à califourchon sur les jambes du Serpentard et l'embrassa à pleine bouche, lui faisant passer toute sa reconnaissance dans ce geste.
Très vite, leurs mains vinrent caresser et déshabiller l'autre, leurs peaux se frôlaient, leurs cœurs battaient de plus en plus vite et les deux comprirent qu'aujourd'hui, le chaudron ne serait jamais allumé. Ils travailleraient mieux samedi, peut-être.
Comme les fois dernières, ils se contentèrent de se caresser, pas encore prêts à aller plus loin, même si l'envie se faisait de plus en plus pressante. Ils pouvaient trouver le plaisir d'autres manières et ils s'employaient à le faire en ce moment même.
Et voilà !
Alors, avez-vous aimé ce chapitre ?
Hermione qui avoue, Ron qui ne le prend pas si mal ou plutôt qui décide de faire avec pour ne pas perdre Hermione une fois de plus et enfin, l'aveu de Drago et sa possessivité étrange.
La semaine prochaine, nous serons du PDV de Drago et nous aurons droit à... Merlin, je n'aurais dû commencer à faire ses petits résumés car c'est compliqué pour certains chapitres XD... Donc, nous aurons un cours de soutien (oui, comme dans presque tous les chapitres XD) et... Bon, je suis désolé mais vous verrez hein !
Merci à tous et à vendredi !
Bizzzz.
