From past with love
Le cercle des RA :
hitori : Je te remercie, très contente que ça te satisfasse :) Haha la faim te fait aspirer à dévorer du sylphe rôti ? xD Merci !
mlissa : Merci beaucoup, très heureuse que ça te plaise ! Je suis désolée pour le coup, ça remonte à près de trois ans donc je ne me souviens pas ! Je me souviens des gens qui ont des comptes en général parce que j'associe le pseudo à un avatar, mais les reviews anonymes… xD Navrée ! Mais merci d'avoir suivi ma fic depuis le tout début, ça me fait vraiment plaisir :D Fallait pas perdre espoir (certes, c'était désespérant xD) mais j'avais promis de la finir !
Merci mille fois, ça me touche beaucoup ! Merci pour tous ces compliments :') J'espère vraiment que la suite sera à la hauteur de tes attentes ! *coeur*
A très bientôt et mille bisous !
magique : Hello ! Merci beaucoup ! Ah ? Mince, je suis désolée de l'apprendre ! Après euh… je ne sais pas si c'est moi qui ai pas été claire ou si tu as mal compris, mais il n'est pas un ange du tout xD C'est un sylphe, c'est une créature de l'air plutôt rare ! En même temps, j'avais bien prévenu qu'il n'était pas question de coller au fondateur originel de JKR :') Mais je suis vraiment désolée si ça a cassé quelque chose pour toi ! Je ne pouvais pas retarder la révélation sur sa nature plus longtemps xD J'espère que la suite te plaira tout de même !
Merci à toi de lire et donner ton avis ;)
A bientôt !
Bisous !
brany : la suite est là :) Merci !
Tsuki : Merci à toi :D Aaaaah oui, Vlad Dracul l'empaleur hihi ! Merci beaucoup en tout cas, ça me fait plaisir que mes histoires te plaisent ! A bientôt 😊
Aya31 : Merci :D
leefye : Ooooh merci :D Je suis toujours super flattée qu'on me dise ça, vu le nombre de fics géniales qui existent !
Le chevalier d'Eon, très bonne idée ! Idem pour Raphael ! Moi j'aurais peut-être plus opté pour De Vinci niveau arts/sciences :D Puis Botticelli aussi, c'est vrai !
Merci beaucoup :D A bientôt :)
Katelyne Black : Merciiii ! Je suis super contente que ça t'emballe ! Oh il y en a, il y en a beaucoup mais il faut bien fouiller ;)
Merci encore, à très bientôt !
Lisha-chan : Merci ! Contente de t'avoir surprise :D Les sylphes c'est la classe ! Créature élémentaire de l'air ! Merci beaucoup, à bientôt :)
Miss : Ravie que ça t'ait plus ! Voici le nouveau chapitre ! Merci, à bientôt :)
Note :
Sorry pour le retard ! J'espère que tout va bien pour vous et que ceux qui ont passé des examens ont bien réussi ! Bon courage pour le bac aux lycéens, et bon courage pour le brevet si quelques collégiens passent ici :D Mon retard a été en grande partie dû à mes partiels ! Mais me revoilà avec un chapitre tout frais ! Et j'ai une proposition à vous faire : rendez-vous en bas !
Bonne lecture :)
Chapitre Trente-et-unième
Choix
Proposition d'écoute :Jack Savoretti « Catapult » (hiiiiiiiiiiiii *cœur*)
Ils se dirigèrent vers la cuisine où leur repas avait été maintenu chaud. Harry s'installa dans un silence de plomb, observant Salazar leur servir à tous deux une coupe de vin. Il lui tendit la sienne et Harry renifla la boisson avant d'en prendre une gorgée. Ça ne pourrait pas lui faire de mal.
– Un sylphe, murmura-t-il encore au bout d'un moment.
– Je suis désolé, sincèrement, je ne pouvais rien te dire à c…
– Je sais, je sais, j'ai lu la règle qui s'applique aux jeunes sylphes. J'imagine que tu tiens ce sang de Merlin et Vivianne, mais pourquoi ton père n'était pas…?
– Parce qu'il y a plusieurs générations d'écart entre Merlin et moi, et que beaucoup de sang purement sorcier a éteint peu à peu les traces du sang sylphe. Ma mère, descendante d'une lignée à la puissance renommée, a permis à cela de se réveiller. C'est pour cette raison que la grossesse a été si difficile. Aucune femme ne peut porter une créature magique telle qu'un sylphe. Ils ont su ce que je serais au moment même où ma mère a failli mourir après un mois de grossesse à peine. Je suis né au bout de cinq mois seulement, comme chaque sylphe. Il n'a tenu qu'à sa puissance pour parvenir au terme et ne pas me perdre et perdre sa propre vie également.
Harry acquiesça, un peu sous le choc. Il savait que Salazar n'était pas ordinaire, qu'il était plus qu'il ne le laissait soupçonner bien qu'un œil attentif l'aurait détecté au premier regard. Mais unique à ce point…
– L'Armonia.
La mâchoire de Salazar se contracta quand le jeune homme prononça ce mot. Il la desserra brutalement et approcha son visage, découvrant ses canines pointues où suinta un liquide nacré semblant animé de sa vie propre. Argenté, brillant.
– Inoffensif pour toi. Mortel pour quiconque voudrait me faire du mal.
Harry, fasciné, passa son index sur la lèvre de Salazar, dévoilant de nouveau l'une des dents. Le fondateur se laissa faire, comme un gros chat shooté sur la table d'un vétérinaire.
– Tu l'as utilisé pour me guérir de l'Albella et me débarrasser de l'horcruxe… Merci.
Il se souvenait vaguement des lèvres de Salazar sur les siennes ce soir-là, lui insufflant la potion wiggenweld. Agrémentée d'Armonia.
– Non ! Non, ne me remercie pas. Ce que j'ai fait est interdit ! Donner de l'Armonia à son compagnon avant d'être lié en pleine conscience à lui est interdit !
– Quand tu parlais de prix à payer…, comprit Harry.
– L'Armonia te relit à moi, c'est une drogue, Harry, je t'ai sevré d'une drogue pour te faire basculer sur une autre ! N'as-tu pas senti le lien tirer sur tes pensées, sur ton corps pendant mon absence ?
– Je…
– Je t'ai rendu dépendant de moi sans ton consentement ! rugit-il avant de se détourner.
Harry descendit de sa chaise et posa une main sur l'épaule de Salazar.
– Je serais mort sans toi, ou hanté par un horcruxe. Je t'ai demandé de trouver une solution pour moi, sans te soucier des conséquences, et tu as tenu ta promesse. Je t'en ai demandé trop et tu l'as fait quand même. L'Armonia ne m'a pas plus lié à toi que je ne l'étais déjà, je peux te l'assurer. Ça ne change rien. Le choix était fait depuis longtemps pour ma part. Je préfère être drogué à… toi qu'à autre chose.
Salazar se retourna, lui lançant un regard hésitant, presque étonné.
– Quand bien même, je n'en avais pas le droit.
– Au nom de quoi ? Tu es le dernier Sylphe, Salazar, je suis désolé de devoir de te le rappeler.
– Au nom de l'amour que j'ai pour toi, le rectifia Salazar en plongeant son regard dans le sien.
Harry trouva que quelque chose y manquait et se concentra dessus pour ne pas s'effondrer en entendant ces mots de la bouche de Salazar.
– Regarde-moi, murmura le jeune homme.
– Je te regarde.
– Pas avec ce regard. L'autre. Le vrai.
Salazar fronça les sourcils.
– Le dissimuler est devenu une habitude tenace, dit-il en fermant les yeux.
Lorsqu'il les rouvrit, ses pupilles étaient de nouveau affinées et des nervures de nuances d'argent dansaient dans son regard. On aurait pu le croire liquide et Harry avait la bouche sèche, il était livide, incapable d'articuler le moindre mot. Les veines autour des yeux incroyables étaient vaguement teintées d'argent, lui donnant un air étrange, complètement inhumain et fascinant. Il n'avait jamais rien vu d'aussi beau.
– Tes petites sautes d'humeur étaient… liées à moi ?
Salazar hocha la tête.
– Je suis désolé. Sincèrement. Je n'apprécie pas l'ascendant que j'essaye de prendre sur toi parfois. Les sylphes sont naturellement fiers et autoritaires. Les défier, c'est se dresser contre des millénaires de tradition d'arrogance et de dédain pour les humains.
– Tu n'auras jamais l'ascendant sur moi, j'y veillerai, le rassura Harry en caressant sa joue du bout des doigts.
– Et je t'en remercie.
– L'invisibilité… ? murmura Harry.
Salazar acquiesça encore une fois, posant son front contre le sien.
– Quand j'étais enfant, j'ai découvert cette particularité. Parfois je disparaissais pendant des jours, j'inquiétais mes parents à tel point que mon père ne savait plus comment me punir. Je passais des journées entières à m'élever le plus haut possible, à virevolter dans les nuages, plus haut parfois. Rester sous cette forme est tentant, je soupçonne grand nombre de sylphes d'avoir simplement quitté la terre ainsi en s'élevant haut, encore et encore. Peut-être sont-ils arrivés ailleurs ? Cette forme ne nécessite aucune dépense physique, nul besoin de manger, de dormir, de boire… C'est la forme la moins humaine que je puisse adopter, expliqua Salazar, le regard perdu dans le vague.
Harry l'écouta religieusement, laissant le silence s'étendre et ne le brisant que plusieurs minutes plus tard :
– Les souvenirs… ? La manière dont tu lis mes pensées aussi facilement.
– L'empathie. Nous avons la capacité de lire les souvenirs des objets, mais aussi ceux des personnes que nous rencontrons au moment où celles-ci les évoquent. Simplement parce qu'ils sont ramenés à la vie par des mots, par des sensations, à la frontière de la réalité. Et toi… en tant que mon…
– Anamchara, j'ai bien compris.
– Exact… Tu possèdes par extension ce genre de capacités avec mes souvenirs. Mais également de manière moindre sur des objets liés à moi, plus faciles à déchiffrer que des humains. Tu l'as vécu avec mes armes, mon arbalète la première fois et le colt taillé dans l'arbre qui a scellé la prison de Merlin…
Harry ferma les yeux et soupira. Encore une bizarrerie.
– D'accord… Comment est-ce possible que je sois né plus de mille ans après toi, je ne comprends pas… Est-ce que tu es immortel… quelque chose comme ça ?
– Non, non, vraiment je ne le suis pas. Bien que quelques siècles soient une bagatelle d'après les légendes.
– Siècles, répéta Harry.
– Peut-être, peut-être pas.
– Mais alors comment étions-nous censés nous rencontrer ? Comment as-tu su où je me trouvais, et à quelle époque ?
Salazar le guida vers le rebord d'une fenêtre, aménagé de manière confortable. Il s'y assit et Harry l'imita, posant une main sur le genou de Salazar. La lune leur fournissait un éclairage tamisé qui se reflétait dans les yeux du sylphe.
– Tu te souviens, je t'ai parlé des frères Peverell que Godric, Rowena, Helga et moi avions pris sous notre aile. J'ai beaucoup fouillé leur généalogie en arrivant. J'ai pu confirmer une chose et en découvrir une autre. La première, qui était plus qu'un soupçon, était que la personne qui m'était destinée naîtrait du sang Ignotus. J'ai senti mon attachement à lui à la seconde où mes yeux se sont posés sur ce garçon. C'était affectueux, simple, mais je savais qu'un jour dans sa descendance, je croiserai ton chemin. Tu es, par ton père, un descendant direct d'Ignotus Peverell. La seconde chose, c'est que Cadmus aussi a eu une lignée riche. Assez pour me permettre d'associer le nom des Gaunt à ses descendants. Et malheureusement celui d'une lignée des Descendants de Mordred.
– Gaunt ? releva Harry.
Le nom était trop familier.
– La mère de Tom Riddle s'appelait Merope Gaunt, Harry. Tu m'as dit que ce conflit ne me concernait pas. Or, il me concerne doublement. Premièrement tu es impliqué, deuxièmement, à l'instant où Voldemort me verra, il voudra me tuer aussi ardemment qu'il veut en finir avec toi. Parce que la malédiction de Mordred perdure. Et que je dois y mettre fin. Pour mon père et ma mère et toute ma lignée qu'ils ont anéantie.
Harry pâlit.
– Non, non, non, murmura-t-il en comprenant que toute possibilité de protéger le fondateur serait vaine.
Salazar posa sa main sur la sienne et la caressa de son pouce.
– Tu m'avais parlé de cette prophétie et de la raison très floue pour laquelle Voldemort t'avait choisi, toi, plutôt que Neville…
Harry se tendit et Salazar baissa la tête alors qu'il comprenait doucement.
– Le fait que tu sois lié à moi fait de toi… une personne liée à Merlin également. De manière lointaine, bien sûr, mais assez pour éveiller une haine toute particulière chez un descendant de Mordred.
– Alors… Voldemort m'a choisi… Moi… Parce que je suis lié à toi…, murmura le jeune homme.
Salazar ne dit rien, pinça les lèvres et passa sa main sur son visage, semblant craindre une forme de rejet.
– Et tu crois que je vais… t'en vouloir ? Le sort qu'ont subi les parents de Neville est pire que la mort. Peut-être que… et c'est horrible ce que je vais dire, mais, peut-être que de lui et moi, je suis le plus chanceux. Je n'aurais pas supporté de les voir ainsi toute ma vie : vivants, mais morts. Laz, tu n'y es pour rien. Il n'y a que Voldemort qui est responsable de ce que mon existence est aujourd'hui… Et finalement, c'est pas si mal.
Le fondateur releva la tête sur le plus jeune, le sondant du regard pour y déceler, ne serait-ce qu'un brin d'hésitation, un soupçon de colère envers lui. Mais il n'y avait rien. Le silence s'étendit, lourd. Salazar l'interrompit au bout d'un certain temps :
– Sais-tu pourquoi je me suis retiré de l'enseignement avant de partir pour ton époque ? Pourquoi y a-t-il eu discorde entre Godric et moi ?
Harry secoua la tête, se doutant que l'hypothèse de la mésentente sur la présence de nés-moldus était erronée.
– Parce qu'il m'a demandé l'impossible. De manière légitime, bien sûr. Mais l'impossible quand même. Tu te souviens quand j'ai évoqué ces protections que Rowena et moi avions trouvées. Celles que je t'ai montrées à la tour d'Astronomie.
– Tu les as tracées, ça aurait dû te tuer.
– Mais ça ne l'a pas fait. Parce que la source de magie d'un sylphe dépasse l'entendement. C'est ce qui ralentit son vieillissement, lui fournit assez d'énergie pour réaliser de grandes choses. Et c'était ce que j'avais prévu de faire avec ma machine pour effectuer un bond dans le temps. Je n'avais qu'à utiliser mon esprit, ma connaissance des mécaniques du temps, le sang d'Ignotus et ce tableau pour voyager vers toi au moment opportun. J'avais tout préparé et, alors que je m'apprêtais à quitter cette époque, Rowena est venue me trouver. L'école était attaquée, durement, et la réalité voulait qu'elle le serait encore et encore au travers des siècles. Nous étions puissants, mais pas immortels. Il nous fallait orner l'œuvre de notre vie, la parer d'une protection qui survivrait aux siècles, aux millénaires. Il nous fallait protéger ses élèves, pas seulement ceux que nous avions, mais tous ceux qui arriveraient après. Et Rowena connaissait la solution. De la magie runique, puissante, dévastatrice. La tour d'Astronomie ferait briller les runes à la lueur des astres, les chargeant d'une puissance qui ne s'éteindrait jamais tant que la nuit tomberait jour après jour.
À mesure que Salazar parlait, son regard se fit plus intense et Harry bascula dans un souvenir.
Il aperçut Salazar foulant à grands pas les couloirs du château, une grande femme brune sur ses talons. Celle-ci était jeune, une vingtaine d'années tout au plus.
– Salazar ! l'invectiva-t-elle. Salazar ! Écoute-moi au moins !
Elle lui barra la route au moment où il allait franchir la porte qu'il venait d'ouvrir d'un grand coup de pied. Fixant ses immenses yeux bleus sur lui, elle posa ses mains sur son torse dans une dernière tentative pour l'arrêter.
– Salazar ! Godric n'y est pour rien ! C'est moi, moi qui ai trouvé le sort ! Blâme-moi, pas lui !
– C'est lui qui a évoqué cette idée aberrante ! Tu sais depuis combien de temps j'aspire à partir ! Tu sais depuis combien de temps j'attends et il veut m'en priver. Il n'y a rien ! Rien du tout qui m'empêchera de partir !
– Et pourtant tu n'es pas parti, mon frère, tu es toujours là. Et tu attends une bonne raison pour alléger ta conscience si tu décidais de t'en aller en dépit des circonstances, intervint une voix calme.
Un jeune homme blond d'allure solide avança et posa une main légère sur l'épaule de la femme. Il n'excédait pas non plus une vingtaine d'années, mais son regard d'un marron ambré dégageait une sagesse intemporelle, porteur d'une flamme que les siècles n'éteindraient jamais.
– Rowena, écarte-toi il n'est pas dans son état normal. Regarde ses yeux.
En effet, les yeux de Salazar avaient pris une teinte argentée, fendus en leur milieu. Rowena se recula sans défaire ses yeux des siens. Le sylphe l'épingla du regard jusqu'à ce qu'il dévie sur Godric Gryffindor, qui lui faisait face. Dans le sillage de celui-ci, une femme plus petite au regard chocolat très doux se détacha. Elle semblait au bord des larmes. Elle tressaillit quand Godric prit la parole :
– Nous n'avons pas d'autres solutions, Salazar. Soit nous le faisons ensemble et nous y laisserons tous notre vie, excepté toi. Soit tu réalises le sort seul.
– Et ? Et quoi ? Donne-moi les conséquences de cet acte ? Donne-les moi que je sois certain que tu les as bien pesé avant d'oser évoquer l'idée.
– Tu perdras l'opportunité de trouver ton âme sœur. Tu seras certainement frappé du Mal Invisible. Et tu périras. Dans plusieurs dizaines d'années si nous prenons soin de toi, et tu as ma parole que nous le ferons, nous mourrons tous ensemble. N'est-ce pas ce que tu disais vouloir avant de t'enfermer dans tes désirs illusoires pour cette machine dont tu n'es même pas certain qu'elle marchera ?
Godric avait débité cela sans conviction, une étincelle singulière dans le regard.
– Avec une source de magie suffisante, elle marchera. Or, j'en ai une que mon lignage m'a donné, que ma nature profonde m'a donné ! siffla Salazar, ses yeux luisant de plus en plus.
Godric contracta la mâchoire et l'attrapa par le col.
– Ne me prends surtout pas de haut, ton ascendance n'est rien ! Rien du tout ! Nous avons combattu ensemble, saigné ensemble, et il n'y a rien, Salazar, rien que je ne ferais pas pour toi et pour ce que nous avons construit ! Et je sais que si cela est vrai pour moi, cela l'est pour toi également. Tu ne trompes aucun d'entre nous, alors abaisse ta fierté, elle ne te sera d'aucune utilité ici. Crois-tu vraiment que devoir te priver m'amuse ? Crois-tu que notre cœur à tous n'en sera pas ébranlé ? Mais nous devons faire un choix !
– C'est un choix impossible, Godric ! Je me respecte trop pour m'infliger la folie ! rugit Salazar avec un geste de colère.
Godric le relâcha un peu, le regard douloureux.
– Et tu aimes tes élèves, je sais que tu les aimes, souffla Rowena, attrapant le bras d'Helga, qui restait muette.
Salazar posa ses mains sur celles de Godric, qui desserra sa prise sous la force de celle du sylphe. Pourtant, il cessa tout mouvement, son expression se brisant tout à coup.
– Tu ne peux pas me demander ça, Godric, souffla-t-il dans une supplique, le regard fou.
Le visage de Godric se tordit de douleur et il posa son front contre celui de son ami, la main serrée sur sa nuque.
– Je suis désolé, je suis désolé, murmura-t-il, une déchirure dans le timbre. Fais-moi confiance, s'il te plaît. Celui qui t'attend, tu le trouveras, je le sais, j'en suis persuadé… Crois-moi.
Salazar l'observa étrangement, surpris par la certitude qui se dégageait de sa voix comme si… comme s'il savait. Il sembla balayer cette idée folle et la perdit quand Helga releva la tête et plongea son regard dans celui de Salazar.
– On ne peut pas lui demander ça. Moi, je me fiche de mourir, je l'aiderai à réaliser le sort si cela atténue son effet sur lui. Je refuse de vivre en toute impunité au détriment d'un ami cher, murmura-t-elle.
Un sourire triste anima les lèvres de Salazar. Et Harry sut que le simple fait que l'un de ses amis lui dise cela avait fait pencher la balance. C'était tout ce qu'il avait besoin d'entendre.
– Je vais le faire.
Godric le relâcha pour l'attirer dans une étreinte solide. Helga fondit en larme sans un bruit et Rowena émit un souffle court. Ils venaient de condamner leur ami.
– Mais après ça, laissez-moi travailler exclusivement sur ma machine, je trouverai autre chose.
– Et tu recevras toute l'aide disponible, si tu le désires encore, ajouta Rowena.
Le souvenir s'estompa et Harry revint à lui, le regard figé.
– Tu m'as cherché tout ce temps passé là-bas ? murmura-t-il.
– J'ai lutté contre la folie pendant vingt ans et j'aurais tenu encore davantage avec la certitude que j'avais de te trouver, souffla Salazar en réponse. Je suis parti un peu avant la mort de Rowena, elle venait d'avoir quarante ans… Elle a tout essayé pour m'aider. Jusqu'à risquer sa propre santé.
– Je suis désolé que tu aies dû autant souffrir alors que je ne savais pas que… Tu étais juste un nom dans mes livres d'Histoire. Juste… Je ne peux pas croire que j'ai vécu tranquillement alors que toi tu…
– Tranquillement ? souleva Salazar avec un petit rire ému.
Harry rit à son tour et renifla distraitement.
– C'est un passé lointain. Ça ne compte plus désormais.
– Ça compte pour moi…
Salazar se pencha et effleura ses lèvres, doucement, à plusieurs reprises. Quelque chose d'unique remua dans le ventre d'Harry, une sensation de bien-être intense. Salazar s'arrêta et Harry sut qu'il n'avait pas été le seul à détecter le subtil changement en lui. Et la sensation, trop étrange, n'était pas uniquement née d'eux deux.
– Tu as senti ça ? demanda le jeune homme, les yeux ronds, les sourcils arqués dans un pli soucieux.
A suivre…
Blabla de J'
Si si, c'est bien moi, de retour avec un chapitre tout neuf :D J'espère qu'il vous aura plu ! Et j'espère que vous allez tous bien et que la fin de l'année scolaire n'est pas trop dure pour ceux qui sont concernés ! Be brave ! :D
QUESTION DU JOUR IMPORTANTE :
Je voulais vous proposer un truc, une sorte de concours, mais je ne sais pas trop si ce que je propose au gagnant intéressera :D En effet, l'idée serait que vous écriviez un OS Salazar/Harry (dépendant de ma fic ou non, je m'en fiche, mais comme je sais qu'il « manque du citron » à ma fic, ça peut être l'occasion de vous exprimer bande de petits dépravés de la cervelle :D).
Parce qu'on est quand même tous d'accord ici, en tant que révoltés de ce pairing, que les fics Salazar/Harry ne sont pas assez nombreuses ! Donc ça créerait peut-être un petit afflux soudain de fics Salazar/Harry. Et ça… c'est beau !
Alors si ça se fait, deux problèmes : le temps de rédaction et la récompense !
Pour le temps de rédaction j'avais pensé à un mois, mais peut-être est-ce trop court ?
Pour la récompense… J'enverrai à celui qui aura fourni le meilleur OS (selon mes goûts de lectrice hein, donc ce sera plutôt arbitraire, ou alors faudrait qu'on forme une sorte de petit jury histoire que ce soit justement moins arbitraire !) From Past With Love entièrement en fichier PDF. Bien entendu, ce serait à certaines conditions, notamment le fait de ne jamais envoyer ce PDF à qui que ce soit, que ce soit pendant la publication de la fic et même après. Mais le hic, c'est que certains d'entre vous préfèrent peut-être lire ici, attendre les chapitres… Donc est-ce une bonne idée ?
Bref, je vous demande votre avis là-dessus (notamment sur la récompense haha, sinon faudra trouver une autre récompense) et dites-moi si vous êtes potentiellement intéressés pour écrire un OS et/ou faire partie d'un jury pour déterminer quel est le meilleur OS ? Qui est chaud ? Qui s'en fout ? :D
Voilà, c'est tout pour moi !
Je vous couvre de bonnes ondes et de bisous !
Lots of love de votre Jelyel dévouée :)
