From Past, with Love…
Cercle des reviewers anonymes :
Aniar : Merci beaucoup, je suis ravie qu'elle fasse partie de tes préférées :D A très bientôt pour la suite !
Cocolita1804 : Je réponds à tes deux reviews d'un coup ) Je vais très bien et toi ?
Désolée pour la courte nuit haha ! Je suis vraiment contente que l'expérience t'ait plu ! Et merci pour la vague de compliments, je vais plus passer les portes xD Non mais sincèrement ça me touche beaucoup !
Merci pour mon livre, c'est très gentil !
Ne t'excuse pas, je mets mille ans à poster, alors même si vous mettez mille ans à lire (ou ne lisez jamais !) qui suis-je pour vous en vouloir ? xD
A très bientôt et merci mille fois pour tes adorables reviews !
Yulipop : en voici un peu plus :P Thanks !
chetifa : comme quoi le hasard…xD Le pairing est très rare, c'est vrai ! Trop rare ! Je suis super contente que j'ai réussi à te faire accrocher :D C'est moi qui manque de mots pour te remercier… Alors juste un gros merci du fond du cœur !
La suite est là en tout cas !
A très bientôt :D Et merci encore !
Inexistant : Beh bien sûr que je me souviens ! Bon, certes pas en détail, mais le pseudo m'est très très familier :D Je suis super contente de te revoir par ici ! Ahaha quelle belle comparaison ! Je suis super heureuse que ça te plaise toujours autant !
Idem, j'aime pas les romances précipitées du coup c'est pas trop mon genre de faire du rapide !
C'est toujours un plaisir d'écrire ! Donc je fais durer le plaisir en faisant traîner les choses haha xD
Wahou :') Merci mille fois, je ne sais pas trop quoi dire pour t'exprimer ma reconnaissance !
Tsuki : merci beaucoup ! Pour le jury… je crois que je t'ai ajoutée mais sous un autre nom ?
Aya31 : Merci beaucoup ! A très bientôt :)
nathydemon : Haha il ne s'arrête jamais ! A très bientôt et merci :)
Note :
Voilà l'un des chapitres que j'ai préféré écrire, ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien !
Rendez-vous en bas :D Bonne lecture !
Chapitre trente-Troisième
Virée nocturne
Proposition d'écoute : « Be there » de Seafret
Ils atterrirent dans un soulèvement de flocons, au milieu de plusieurs dizaines de sépultures. Le petit cimetière, éclairé par la pleine lune, était tout ce qu'il y avait de plus angoissant. Salazar lança un lumos et parcourut les noms sur les tombes à toute vitesse. Harry se rassembla et le suivit.
– Qui cherche-t-on ?
– Hepzibah Smith, la dernière descendante directe d'Helga. Et surtout la dernière détentrice de la coupe.
Harry hocha la tête et partit de son côté, baguette en main. Il parcourut quelques mètres en sens inverse avant de s'arrêter devant une stèle.
– Laz ! appela-t-il discrètement.
Le fondateur accourut dans sa direction et examina à son tour le nom sur la tombe.
– Bien joué, lui dit-il avant de lâcher son matériel au sol dans un fatras impossible. Maintenant… on creuse.
– Le sol est gelé, lui indiqua Harry, incapable de croire que c'était là la seule réflexion qu'il était capable de faire.
– Nous avons toute la nuit.
– Nous avons la magie aussi.
– Oh non, Chara, pas sur une tombe sorcière. Aucun moyen sorcier ne permet de violer une sépulture sorcière. Bonne vieille méthode moldue, dit-il avant d'enfoncer joyeusement sa pelle dans le sol froid.
Son enthousiasme débordant était presque terrifiant, mais Harry ne releva même pas. Il s'inquiéta plutôt du sourire qui ourla ses lèvres, comme s'il s'était trop vite habitué aux débordements de l'homme dans les lieux et les moments les plus inappropriés. Il saisit une pelle et la planta à son tour énergiquement dans le sol.
Ils creusèrent pendant plus d'une heure ainsi, luttant contre le froid. Les cheveux des deux sorciers étaient parsemés de flocon, ainsi que leurs épaules protégées par une cape. Soudain, la pelle d'Harry rencontra quelque chose et Salazar souffla un « Ah… ». Le jeune homme recula et laissa le fondateur soulever sa pelle au-dessus de sa tête et l'abattre avec force sur le bois du cercueil qu'il venait d'exposer au vent léger de la nuit. Celui-ci craqua et l'homme s'agenouilla pour en écarter les pans. Le bois, attaqué par endroits, laissa un cadavre se révéler à la pâleur de la lune. Harry leva les yeux sur le ciel hivernal et marmonna une série de jurons colorés.
– Langage, le reprit Salazar. Et tu blasphèmes ce dieu moldu.
– Je suis en train de déterrer un cadavre avec toi, j'ai droit à quelques blasphèmes.
– Aide-moi, lui dit Salazar et ils achevèrent de découvrir le squelette étonnamment bien conservé.
– Bien le bonsoir, Hepzibah ! s'exclama Salazar en arrachant brutalement un bras du corps.
– Mais…
Harry s'interrompit en désignant vaguement le bras desséché, le cadavre, puis Salazar qui fourrait le membre dans son sac de voyage.
– Eh bien ? Tu pensais que j'allais la recoiffer ?
Harry jeta un coup d'œil aux quelques cheveux blonds encore en place sur le crâne. Il roula des yeux et s'empressa de jaillir hors de la tombe. Salazar le suivit de près et sortit de l'essence ainsi qu'un paquet d'allumettes. Il soupesa le tout, Harry lui lança un long regard éloquent.
– Les elfes m'ont dit que les moldus brûlent des tas de choses avec ces deux trucs. J'ai hâte de voir ça, dit-il en commençant à verser de l'essence sur le corps en contrebas.
Harry croisa les bras. C'était trop à digérer, aussi recula-t-il, s'étouffant dans sa propre incrédulité. Il entendit le crack caractéristique d'une allumette et lorsqu'il se retourna la tombe était en feu.
– Ça ne va pas alerter des gens ?
– Nous sommes actuellement en pleine campagne. Le village le plus proche est à plusieurs lieues de là. C'est un cimetière sorcier, répondit Salazar en observant les flammes.
Harry fixa le fondateur, outré, lorsque celui-ci plaça le dos de ses mains gelées au-dessus du feu. Il lâcha un soupir de bien-être et présenta ses paumes aux flammes. Nom de Dieu…
Le jeune homme secoua la tête et le rejoignit, se blottissant contre son flanc.
– Tout doit brûler, on va rester ici un petit moment, lui indiqua le fondateur en levant les yeux sur la pleine lune qui brillait au-dessus d'eux.
Harry s'éloigna, faisant un tour discret du cimetière. Il finit par s'asseoir sur le muret, les jambes pendant dans le vide. Salazar commença à faire les cent pas, incapable de tenir en place plus de quelques minutes seul.
– Tu devrais venir te geler les fesses ici avec moi, tu verras, ça calme, lui lança Harry avec un sourire en refermant un peu plus les pans de sa cape sur son cou.
Il sentit plus qu'il ne vit Salazar s'installer souplement à ses côtés.
– Alors c'est ça… vivre avec toi ? demanda le jeune homme.
– Ça… ? Non. D'habitude, c'est moins paisible.
Harry émit un petit rire.
– Un problème ?
– Non, au contraire. Tu viens de me faire creuser une tombe, un cadavre brûle derrière nous et tu as le bras d'une défunte dans ton sac, dit-il et Salazar tapota fièrement son sac. Et… je me suis rarement senti aussi bien.
Salazar ne dit rien et se contenta de tourner son regard sur la lune.
– Le corps doit brûler pour que le bras soit le dernier reste d'Hepzibah. Sa main nous… guidera.
– Comment ?
– Une potion. J'ai réuni les ingrédients, celui-ci était le dernier qu'il me manquait. La pleine lune ne tombe malheureusement pas toujours aussi vite qu'on le voudrait. Bien que ton ami Remus dirait le contraire.
Harry se tourna vers lui.
– Il tient à toi, lui dit Salazar d'une voix douce.
Harry hocha la tête. Salazar émit un petit bruit compatissant.
– Et je tiens beaucoup à lui. Il a presque tout perdu.
– Mais, il a aussi trouvé beaucoup.
– Il va avoir un enfant avec Tonks, une Auror.
– Oh, murmura le fondateur.
– Il m'a demandé d'être le parrain de l'enfant et j'ai accepté. Désolé pour ça d'ailleurs, cela t'engage un peu aussi, je le crains. Je vis quasiment avec toi et…
– Tu parles à un homme de soixante-et-onze ans qui a, il y a quelques centaines d'années, pris trois jeunes garçons sous son aile. Même si à l'époque j'ignorais que ça déplacera la haine de Mordred sur eux… Tant qu'il n'est pas de mon sang, tu ne me fais pas peur avec ton futur filleul, lui dit-il après un éclat de rire. Ni avec ton sous-entendu quant à la longévité de notre relation.
Harry baissa la tête et sourit.
– Je pourrais rester une éternité avec toi, il n'y a que toi qui pourrais m'en empêcher. C'est juste… ainsi. Et si, par chance, tu me disais que c'est réciproque alors… Ne te demande pas pourquoi. N'essaye pas de l'expliquer. Vis-le.
– Oui, Monsieur, murmura Harry.
Il laissa un petit rire lui échapper quand Salazar lui fila une pichenette derrière la tête.
– Je dis des choses adorables et tu n'es même pas sérieux, lui reprocha-t-il faussement.
– Adorables ? Tu essayes de me faire dire des trucs par des moyens détournés ! Tu sais très bien où j'en suis ! Mieux que moi je ne le sais, sans doute. Je n'ai pas encore tout digéré et j'ai l'impression que le coup du cadavre à cramer c'est juste une excuse pour m'embrouiller encore plus.
– Je ne suis pas aussi retors. Enfin si, je le suis, mais pas avec toi.
– C'est ce qu'un sournois dirait, lui dit Harry en haussant un sourcil, le visage tourné près du sien.
– Je sais que tu aimes ça, lui murmura Salazar.
– Peut-être, souffla-t-il en évitant ses lèvres.
– Peut-être ? C'est certain. Tu m'aimes.
Harry sourit et laissa la pointe de son nez effleurer la joue du fondateur.
– Comment tu pourrais le savoir ?
Salazar émit un petit son faussement embêté.
– Peut-être parce que tu viens d'oublier de nier ?
– Ce que tu fais dire à mes silences est étonnant.
– Je pourrais en dire plus, mais je te laisse le soin de me le confier par toi-même.
Un silence se créa et les lèvres d'Harry s'arrêtèrent à quelques centimètres de son oreille.
– Je t'aime.
Son visage fut aussitôt saisi, ses lèvres aussitôt happées, pour n'être relâchées que plusieurs secondes plus tard. Ils restèrent de longues heures assis face à la campagne, Salazar expliquant le procédé selon lequel il comptait récupérer la coupe. C'était complexe et chronophage, mais il y arriverait. Le principe reposait sur le fait de ramener l'esprit du défunt dans ce monde de manière temporaire. La main étant pratique pour éviter de se retrouver avec un mort-vivant entier sur les bras. Si tout se passait bien, l'empreinte d'Hepzibah servirait même à attirer l'objet. Si tout se passait bien.
– On y va ? demanda Harry alors que Salazar somnolait sur son épaule, l'air au bord du malaise.
Il avait la mine épuisée depuis quelques temps, comme si son manque de sommeil le rattrapait enfin. Le soleil se levait et leur souffle n'était plus qu'une brume se mêlant à celle qui se répandait dans la lande. Une splendide lumière inondait le paysage enneigé, offrant un éclat aveuglant au tapis de blancheur.
Harry serra les doigts gantés de Salazar entre les siens et posa un baiser dans sa chevelure de jais, parsemée de quelques flocons épars.
– Hmm…, fit Salazar en posant son autre main sur son genou qu'il pressa brièvement. Encore un peu.
Le jeune homme sourit et soupira pour la forme, observant la fine brume pâle qui s'échappa de sa bouche. Il n'avait même pas froid, collé contre Salazar, protégé par la cape sans doute plus chaude que n'importe quel autre vêtement. Le feu s'était éteint depuis longtemps et la neige avait étouffé la fumée.
– Tu pourrais… Tu pourrais faire apparaître tes ailes quand on rentrera ?
– Pourquoi attendre ? Je peux le faire maintenant. Il va falloir que j'apprenne à… m'en servir de toute façon. Autant qu'il y ait quelqu'un pour me ramasser en cas de problème, marmonna-t-il en se redressant.
Il ôta sa cape et Harry en frissonna pour lui. Mais le froid ne semblait pas l'atteindre autant qu'il l'atteignait. Le sylphe retira son pull et sautilla sur place, sentant enfin l'air frais mordre sa peau. Harry se mordit la lèvre, amusé, et faillit lui fondre dessus pour au moins lui communiquer sa propre chaleur.
Puis Salazar délia les muscles de son dos, son torse pâle presque aussi blanc que la neige. Le soleil qui se levait noya un peu sa silhouette et Harry dût plisser les yeux pour l'apercevoir avancer à pas vifs dans la neige, ses bottes soulevant la poudreuse, pour reculer de manière à ne pas le blesser. Le jeune homme lui leva ses deux pouces et le fondateur lui lança un regard d'incompréhension.
– C'est un signe d'encouragement, lui expliqua Harry avec un sourire.
Salazar secoua la tête, amusé, puis la baissa, concentrée. Sa mâchoire se contracta et il bougea, mal à l'aise.
– C'est douloureux ?
– Pas plus qu'une bonne centaine d'aiguilles enfoncée le long de la colonne vertébrale, répliqua-t-il.
– Ne force pas trop, grimaça Harry.
Il allait ajouter quelque chose après plusieurs secondes de silence, quand soudain, deux appendices jaillirent dans le dos de son compagnon. Brutalement déployés.
Harry ouvrit la bouche, soufflé. Là dans le paysage hivernal, l'éclat de l'aube enrobant sa silhouette, ses ailes blanches frémissantes, son amant avait tout d'une créature divine. Pourtant athée, il était prêt à signer et à attester de l'existence des anges.
Le jeune homme descendit du muret et observa Salazar étudier avec attention ses plumes éclatantes. Il ne tremblait plus de froid, comme si la brusque transformation avait affecté ses perceptions. A l'aide de ses dents, Harry ôta l'un de ses gants et effleura de sa main chaude le torse du fondateur. Il n'était même pas frais, semblant imperméable au froid. La main du cadet glissa le long de la courbe de son épaule et il contourna le sylphe pour atteindre l'omoplate. De deux doigts, il suivit les bordures tatouées des entailles irrégulières qu'il avait lui-même infligées, puis il remonta sur l'os étrange qui formait l'un des appendices. Il saisit une plume entre ses doigts et la relâcha, fasciné. Emu, il ne sentit même pas ses yeux se remplir de larmes étrangères. De celles qu'il n'avait jamais versées. Celles que la beauté occasionnait parfois, réveillant en l'Homme autre chose qu'un regard appréciateur.
Il se pencha et embrassa la nuque de Salazar, puis toute son épaule, sans rater le frisson que cela provoqua. Il ne parla pas, il ne voulait pas essayer de poser des mots sur ce que la vision de Salazar lui inspirait. Alors il se contenta de plonger son regard dans le sien lorsque celui-ci se retourna et caressa ses bras. Il lui sourit avec tendresse, comme touché à son tour.
– Tu me fais confiance ?
– Tu es encore obligé de demander ? répondit Harry.
Les bras de Salazar se refermèrent solidement autour de lui dans une prise ferme. Ses ailes entamèrent un mouvement gracieux et le courant d'air força Harry à blottir son visage au creux du cou de Salazar. Puis, il sentit ses pieds décoller du sol. C'était différent que de voler sur un balai. C'était enivrant. Assez pour qu'il jette un œil à ce qui l'entourait et s'aperçoive qu'ils étaient à plus de dix mètres du sol. Harry se cramponna au fondateur et ses yeux brillèrent tandis qu'il pouvait observer à loisir le lever de soleil dans le dos de l'homme, strié par les battements lourds et lents de ses ailes.
Quelques minutes plus tard, ils se reposèrent et Harry perdit l'équilibre quand Salazar le lâcha pour « ranger » ses ailes. Il s'effondra dans la poudreuse et le fondateur ricana. Harry se jeta sur ses jambes et l'entraîna au sol. Riant aux éclats, Salazar se débattit et tenta de l'immobiliser. Harry, conscient qu'il perdait l'avantage, se releva et se mit à courir en sens inverse titubant plusieurs fois dans la neige. Enivré, les joues rouges, le rire au bord des lèvres, il se laissa attraper et Salazar colla son torse contre son dos puis dévora son cou de baisers.
– On peut rentrer ? demanda Harry entre deux éclats de rire.
– Tout de suite, le froid recommence à m'atteindre, lui dit Salazar en attirant à lui son sac et sa cape abandonnés sur le sol neigeux.
Aussitôt, ils transplanèrent et Harry se laissa tomber en travers d'un fauteuil, observant Salazar faire disparaître son sac dans une autre pièce d'un claquement de doigt. Le jeune homme se mit à somnoler.
Tout à coup, une masse chaude atterrit sur son ventre et il écarta les bras, surpris. Il se retrouva nez à nez avec deux grands yeux noirs plein d'ahurissement.
– Kinnara ? souleva-t-il, étonné.
Le petit Phénix émit un piaulement enroué et frotta son bec contre sa joue. Harry caressa les plumes ébouriffées du dessus de son crâne avec un sourire.
– Tu devrais l'emmener dans le parc, il pourra manger. Garde-le au chaud au maximum. Il est un peu jeune pour les grands froids.
– Qu'est-ce que tu vas faire, toi ?
– Commencer la préparation. Mais je te promets de t'attendre. J'en ai pour une petite heure pour tout mettre en place.
Harry hocha la tête et se releva. Il déposa le petit Phénix dans une poche de sa cape et sortit des appartements. Il descendit droit sur le hall et sortit. Il ne devait pas être plus de onze heures et personne ne se baladait avec le froid qui régnait. Harry trouva un noisetier un peu en contrebas, près de la forêt interdite et s'y arrêta pour que Kinnara puisse manger. Celui-ci brisa avec un enthousiasme presque malsain les coques des petits fruits et goba avec appétit leur contenu. Harry s'accroupit pour l'observer faire. Il s'amusa à l'embêter, lui barrant la route, occasionnant un petit ébouriffage de plume du Phénix sous l'agacement.
Kinnara sautillait, prêt à répliquer, et Harry finit par arrêter de l'enquiquiner, jugeant que le Phénix aurait tôt fait de lui faire payer, vu l'éclat qu'il avait vu dans son regard. Il fut pourtant surpris lorsque le petit volatile vint frotter son bec à sa main qui triturait quelques herbes. Il lui lança un regard insistant et Harry ouvrit la main. L'oiseau y déposa un petit butin, quelques noisettes sorties de leur coque.
– C'est pour moi ? demanda-t-il.
Le Phénix se contenta d'un long regard fier et repartit à la recherche d'autres fruits. Harry sourit et mâchonna une noisette.
– Harry ! entendit-il soudain.
Trois silhouettes se dirigeaient vers lui. Ginny, Ron et Hermione. Il se releva et Kinnara vint se blottir contre ses jambes. Ginny loucha immédiatement sur l'oisillon.
– Il est né ? s'étonna-t-elle avec un grand sourire.
– Où étiez-vous toute la nuit, on a essayé de passer, mais…
– Oh euh on était… euh, on a… commença Harry.
Ron rougit.
– Non, Ron, non, c'était bien moins romantique que ça et j'aurais préféré. Il m'a emmené déterrer un cadavre.
Ron pâlit.
– J'aurais préféré que tu m'annonces une nuit torride finalement, lâcha-t-il.
Ginny s'était agenouillée près de Harry et tendait la main vers Kinnara, tenant une noisette entre ses doigts. Kinnara considéra un instant sa main puis s'avança prudemment. Il lui lança un long regard comme pour la jauger et Ginny ne cilla pas.
– Kinnara, ne sois pas timide, lui dit Harry en levant les yeux au ciel avec un sourire.
L'oiseau pencha la tête sur le côté en entendant la voix de son compagnon. D'un coup de bec vif, il saisit le petit fruit avec un petit son appréciateur. Ginny se releva.
– Il est tellement mignon ! s'extasia-t-elle et même Hermione affichait un air attendri.
– Kinnara alors…, murmura-t-elle.
Harry approuva et se baissa pour ramasser son phénix qui se débattit lorsqu'il voulut le mettre dans sa poche. A la place, il se faufila dans sa manche et y resta blotti. Un son étouffé parvint au jeune homme et il ricana.
– Il est un peu particulier. Salazar ne sait pas trop pourquoi.
– On dit que les Phénix prennent beaucoup du caractère de ceux qui les ont portés sous la forme d'œuf.
Un grand blanc s'ensuivit.
– Ça expliquerait pas mal de choses, leur accorda Harry avant d'éclater de rire encore plus fort, bien vite suivi par les autres.
Ils se dirigèrent vers le château, les deux filles bras-dessus-bras-dessous.
– Salazar m'attend, il ne faut pas que je traîne.
– Il va procéder au rituel de nécromancie ? demanda aussitôt Ginny.
Harry hocha la tête alors qu'ils passaient la grande porte.
– Je veux voir ça, intervint immédiatement Hermione. S'il te plaît, Harry, tu crois qu'il nous laisserait au moins observer ?
Harry haussa les épaules, il n'en savait strictement rien. Il les emmena donc jusqu'aux appartements et déposa sa cape sur un fauteuil, veillant à ce que Kinnara descende. L'oiseau fila directement vers Ginny qui se fit un plaisir de le ramasser par terre et de le couvrir de caresses.
– Laz ? appela Harry en passant la tête dans le couloir.
– Harry ? lui répondit une voix sur le même ton tandis que la tête de Salazar surgissait d'une pièce éloignée.
Ils se sourirent et Harry se dirigea vers lui.
– Tout est prêt ?
Salazar hocha la tête au moment où une fumée suspecte s'élevait de la pièce. Il toussota, les yeux brillants de larme à cause de ladite fumée. Il se racla la gorge :
– Un peu trop prêt.
A suivre…
Blabla de J'
Alors deux infos importantes !
La première : s'il y a des parisiens dans le coin, je suis sur Paris ce dimanche 15 Octobre à la Y/Con pour des dédicaces sur le stand MxM Bookmark (de 14h à 16h) sous mon nom de plumounette : Jade River :) M'enfin évidemment, ça me ferait plaisir de vous rencontrer même sans dédi (ou alors je vous dédicace un morceau de PQ si mon livre ne vous dit rien haha) ! Donc y a-t-il des p'tits gens qui y vont ?
Deuxième info : à ce jour, il y a deux participations au concours de HP/ Salazar ! C'est déjà deux fics de plus sur ce pairing ouiiii ! Mais pas assez pour désigner un gagnant ! Donc je rallonge la durée du concours sans vraiment mettre de date butoir, mais avant décembre ce serait quand même cool :D Et vers Décembre, je stoppe tout pour que le jury fasse son office. Dans l'idéal, j'aimerais pouvoir faire concourir 3 ou 4 participants, histoire d'avoir un podium quoi :D
Voilà ! C'est tout pour moi !
Ah et si, y a moyen que je déménage sous peu, donc vous savez ce que ça signifie : pas internet. Bon ce serait vers début Novembre, mais je préfère avertir que le prochain chapitre pourrait arriver soit fin Octobre (mais y a peu de chances), soit plutôt à la Mi-Novembre :)
Je vous couvre de gros bisous bien baveux (en plus je suis malade hihi). Et je vous dis à bientôt !
Lots of love,
J'
