From past, with love

Résumé très long des chaps depuis le début ( toujours aussi nulle en résumé, hein ) :

Harry est complètement déprimé et se noie dans ses idées noires lors de sa Sixième Année. Lors de l'une de ses balades en solitaire, il découvre une pièce inoccupée du château, dissimulée au regard de tous. Dans cette pièce, un tableau l'obsède, celui d'un homme sorti d'un autre temps. Harry y trouve refuge pendant plusieurs jours, apaisé par l'ambiance de la salle et par son gardien immobile dans le tableau.

Un soir, en colère, il s'y rend de nouveau pour ne pas « exploser » devant ses amis. Son excès de colère le conduit à décharger une quantité considérable de magie qui permet à l'homme du tableau de traverser le temps jusqu'à lui. Et cet homme n'est autre que Salazar Slytherin.

D'abord méfiant, Harry en arrive rapidement à accorder une confiance aveugle au voyageur du temps ! Hermione et Ron se posent des questions sur le soudain regain d'énergie de leur ami, mais ne parviennent à lui arracher aucune information. Salazar découvre l'époque de Harry tout en s'appliquant à le remettre sur pied de manière plus ou moins subtile. Peu à peu Harry adopte une autre manière de considérer son destin et les possibilités que celui lui offre. Plus encore lorsque Salazar lui propose de l'entraîner afin de mettre le maximum de chances de son côté lors de l'inexorable affrontement avec Voldemort auquel Harry devra faire face.

Leur relation, cantonnée aux appartements de Salazar, est une bouffée d'oxygène et d'espoir permanent qui mute peu à peu en autre chose. Néanmoins, cette transformation est freinée par les secrets qui entourent le fondateur malgré ce qu'il lui raconte de son histoire. Capable de choses qu'un sorcier ordinaire ne devrait pouvoir faire, plus vieux et, pourtant, physiquement inchangé depuis trop d'années, à l'origine de runes qui protègent le château et auraient dû le tuer en vidant ses réserves de magie, utilisant des mots d'une autre langue, descendant de Merlin et Viviane et poursuivi par la lignée maudite de Mordred.

En parallèle, Hermione se doute de quelque chose et comprend qu'Harry a effectivement rencontré quelqu'un qui ne fait pas partie des élèves de Poudlard, mais sans soupçonner davantage. Harry entretient également une correspondance suivie avec Remus, parti en mission pour l'ordre, qui devine également qu'il a pu rencontrer quelqu'un. Salazar place Harry sur la piste des horcruxes et devine rapidement que le jeune homme en porte un en lui. Harry lui fait promettre de le lui retirer par tous les moyens.

Le comportement de Salazar est de plus en plus étrange et il s'emporte de manière inopinée sur une absence d'Harry qui avait besoin de recul pour considérer la place de Salazar dans sa vie et ses sentiments à son égard. Tout se complique lors du bal d'Halloween, lorsqu'Harry se fait empoisonner par un elfe de maison appartenant à un Mangemort. Il s'entoure d'une bulle issue d'un sort instinctif appelé l'Egeo Fidem ( « j'exige de la loyauté » en latin ). Il s'agit d'une protection qui ne permettra qu'à la personne en qui il a le plus confiance d'approcher et de lui sauver éventuellement la vie. Une mesure d'urgence inconsciente donc. Hermione et Ron tentent, mais c'est Salazar qui fera son entrée pour tenter de passer à son tour. Le sort le repoussera moins fort que les autres, révélant qu'il est bien la personne en qui Harry a le pus confiance, à qui il confierait sa vie aveuglément malgré les non-dits entre eux.

Salazar le sauve in extremis. L'elfe lui avait donné une dose mortelle de Morte-vivante endiguée par la potion Wiggenweld que Salazar lui fait avaler à temps. Mais il ment sur le remède au poison appelé Albella qui lui a été administré depuis un an afin de l'affaiblir et de rendre l'influence de Voldemort sur lui plus grande. Aucun remède n'est censé exister. La mémoire des élèves est effacée concernant Salazar, à l'exception de celle des profs présents et de Hermione et Ron. Ils comprennent que l'état de déprime avancé d'Harry était dû à cet empoisonnement progressif depuis plusieurs mois. Le fait qu'il ait tenu aussi longtemps à ce rythme est de bon augure quant à une possible rémission totale.

Harry plonge dans un combat de deux semaines, extrêmement éprouvant et douloureux pour son corps et son moral. À son réveil, Salazar décide d'augmenter la fréquence et la complexité des entraînements. Il se montre soudainement sans pitié afin qu'Harry puisse se sevrer des poisons toujours présents en quantité industrielle dans ses veines. L'albella a une volonté propre, suffisamment intégrée dans son organisme et luttera pour ne pas être délogé. Salazar ne laisse donc aucune douceur transparaître pendant plusieurs semaines, le poussant à bout au point de menacer sa santé générale.

Harry finit par craquer complètement et, s'attendant à des explications sur son attitude de Salazar, il est surpris lorsque celui-ci l'embrasse. Désorienté, il le laisse en plan dans leur salle d'entraînement. Mais le fondateur revient rapidement à lui pour s'expliquer et s'excuser, lui indiquant la nécessité d'une telle tyrannie. Il lui confie également que l'entraînement a également pour but de déloger l'horcruxe en lui et explique donc la douleur qu'Harry vit au quotidien.

Le remède que Salazar lui a donné contre l'Albella a altéré l'horcruxe et l'a déraciné assez pour le pousser vers la sortie avec un contrôle suffisant. Contrôle qu'Harry n'obtiendra qu'en apprenant son corps par cœur et en renforçant son mental, sa magie, en reprenant possession de lui-même en d'autres termes. L'horcruxe est donc en voie d'être évacué, et Harry achèvera de s'en débarrasser grâce à l'amour ( LOL c bo se ke jdi ).

Il comprend également que Salazar se refusera à lui confier la nature du remède qui a été assez puissant pour le purger de l'Albella et de l'horcruxe. Encore un mystère... Harry apprend également la nature des autres horcruxes en se débarrassant du sien ( ainsi que l'existence des Reliques de mort ) et demande des explications Dumbledore dont il comprend qu'il savait sa nature depuis le début. Salazar décide de se lancer à la poursuite de l'horcruxe logé dans le diadème de Rowena Ravenclaw.

Il remonte donc sur les dernières traces attestées de son existence en Albanie. Salazar choisit d'y aller au plus vite, certain de revenir rapidement. Harry s'inquiète de le voir se mêler à cette guerre, mais est conscient de l'atout qu'il représente. Ils passent la nuit ensemble pour la première fois ( wouhou ) et, au matin, Salazar n'est plus là. Son absence se prolonge et Harry vit plutôt mal son absence, soutenu pourtant par Ron, Hermione et Ginny !

Harry procède à ses achats de Noël et trouve pour Salazar un colt dont l'histoire est étroitement liée à Merlin et Viviane. Le colt étant abîmé, Harry passe des heures dessus à le réparer. Il loupe le souper du Réveillon et s'isole à la tour d'astronomie pour ne pas broyer du noir quant à l'absence de Salazar. Ron, Hermione et Ginny le rejoignent et lui font part de leurs découvertes : l'Albella n'est pas censée être curable et Harry aurait dû en être affecté à vie.

Une seule femme a pu s'en débarrasser, mais les écrits sont flous sur la manière dont elle a pu réaliser cet exploit. Mais elle aurait reçu une « aide » extérieure. Ginny a creusé la question de l'Horcruxe que la substance a déséquilibré en Harry et le livre qu'elle étudie indique que rien d'autre que leur propriétaire, des enchantements puissants qui maudissent et le venin de Basilic ne peut détruite les horcruxes. Mais le livre contient également un message caché qui révèle qu'une seule autre chose le peut. Mais au lieu d'indiquer précisément quoi, le livre renvoie à ce poème qui est aussi le mot de passe des appartements de Salazar.

Quelqu'un transplane soudain au sommet de la Tour. Coucou Salazar, retrouvailles en grande pompe + découverte du diadème de Ravenclaw ( Serdaigle ) grâce au fantôme de la tour de Ravenclaw. C'est aussi l'occasion de la rencontre entre Ginny et Salazar dont l'entente semble immédiate. Ron, Hermione, Ginny, Salazar et Harry retournent aux appartements Slytherin, préoccupés par le fait de retrouver la coupe d'Hufflepuff, également un horcruxe.

Avec l'aide de Hermione, Harry continue ses recherches pour découvrir la véritable nature de Salazar. À Noël, la jeune femme offre au sorcier un livre qui pourrait bien contenir la réponse. Harry se voit également offrir un œuf de Phénix de la part de Salazar.

Harry apprend le même jour que Tonks est enceinte de Remus et qu'ils l'ont choisi pour être parrain.

Dumbledore et Salazar prévoient d'aller récupérer un Horcruxe. L'expédition, jugée dangereuse, doit se faire sans Harry. Mais celui-ci n'est pas de cet avis et s'embrouille encore avec Salazar, trop protecteur, à ce propos ! Ils finissent par trouver un accord : Harry ne les accompagnera pas cette fois-ci, mais c'est la dernière fois qu'il accepte d'être mis à l'écart.

Avant la nouvelle année, Harry finit par découvrir que Salazar est en réalité un sylphe, une créature normalement disparue depuis des siècles. Cela explique le lien qui les unit. Il est son « âme liée » et la distance est néfaste pour eux deux depuis que Salazar l'a guéri à l'aide d'une substance, l'Armonia, que sécrètent les canines des sylphes spécialement pour l'être qu'ils aiment. Le fait qu'Harry apprenne sa véritable nature déclenche la sortie des ailes du fondateur, qui arrive donc à « maturité » au regard de son espèce.

Harry prend la nouvelle relativement bien et comprend que c'est la raison du voyage dans le temps de Salazar. Ce dernier avait accumulé assez de puissance pour le retrouver, sentant que son âme sœur naîtrait bien après lui. Seulement, la protection de Poudlard lui avait dévoré toute son énergie et il avait dû attendre le déferlement d'énergie de Harry sur son tableau/portail pour travers les couloirs du temps et parvenir jusqu'à lui.

Juste après cette découverte, une mystérieuse porte apparaît dans les appartements de Salazar. Ce dernier s'en méfie, mais Harry ne ressent aucun danger. L'œuf éclot, le petit Phénix est appelé Kinnara et est très chelou ( pas très gracieux lol ).

Une nuit, Salazar emmène Harry déterrer un morceau de Hepzibah Smith pour un rituel de nécromancie. C'est l'occasion pour eux d'apaiser enfin les tensions dans leur relation et d'y voir plus clair.

Note de l'auteure :

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de reviewer ! Je vois vous avouer que ça devient de plus en plus compliqué pour moi de répondre et c'est aussi souvent une partie de ce qui retarde la sortie du chapitre ^^' Donc les reviewers anonymes, je suis désolée, mais je vous adresserai juste un grand merci général à l'avenir ! C'est trop compliqué d'alourdir le chapitre avec des RAR, ou de chercher le compte de quelqu'un qui a zappé de se co' et tout ! Je suis navrée, mais je ne peux pas faire autrement ! Sachez que je lis tout de même chacune des reviews que je reçois, mais j'en reçois juste trop pour répondre à tous. Entre mes anciennes histoires, celle-ci, les MP, ce qui me parvient sur facebook, mon compte wattpad etc. C'est très compliqué à gérer quand on sait que derrière j'ai tout de même un boulot, des études, des livres à paraître, un amoureux, une famille, des amis et des fois envie de dormir lol…


Chapitre Trente-Quatrième
Rituel

Proposition d'écoute : "He is" de Ghost


Salazar toussa encore.

— Nous avons des invités ?

— Hermione voudrait assister à ça, si ça ne te dérange pas.

— J'adore exposer mon génie, bien sûr qu'elle peut. De même pour Ginny et Ron. Il faudra juste qu'ils restent tous là où je le leur dirai. Et toi aussi.

Harry hocha la tête et partit chercher les autres. Ils entrèrent tous dans le laboratoire immense, assez bas de plafonds, mais doté de plusieurs fenêtres, couvertes par des rideaux noirs pour l'occasion. Des étagères de fioles et d'ingrédients s'étalaient. Assez pour rendre jaloux Snape ou n'importe quel potionniste. Un large chaudron était chauffé au centre d'un cercle de runes et de symboles étranges.

— Voyez-vous… Ceci est un sceau d'enfermement, pour que l'esprit qui va être rappelé ne sorte pas de mon contrôle. C'est exactement là où vous ne devez mettre les pieds sous aucun prétexte quand j'aurais commencé, leur indiqua le fondateur en leur lançant un regard lourd de sens. Je ne garantis pas ce que vous risquez si vous franchissez le cercle.

Tous hochèrent la tête.

— Harry, viens par là. Tu voulais m'aider, tu vas m'aider. Je ne pourrais pas quitter le cercle une fois à l'intérieur et je ne peux pas lire les étapes du rituel avant d'être enfermé dans le cercle. Tu feras donc glisser tout ce que je te demanderai jusqu'à moi. C'est compris, mon cher assistant ?

– Parfaitement compris ! approuva Harry, redoutant un peu que son manque de sérieux en potion fasse tout capoter.

Mais le regard de Salazar l'avait dissuadé de se déprécier et de lui proposer Hermione à la place. Le fondateur entra dans le cercle et s'assit en tailleur devant le chaudron. Celui-ci s'illumina brièvement et le cercle l'imita. Des inscriptions apparurent comme sous l'effet d'un feu ardent. De son index, Salazar suivit les écritures sur ce dernier. Des instructions, comprit Harry.

— À ta droite, une potion dans un flacon de forme oblique, demanda Salazar.

Harry se tourna et ses doigts parcoururent le vide avant de saisir la bonne fiole qu'il fit glisser vers Salazar. Le fondateur exigea plusieurs autres ingrédients et Harry se retrouva en équilibre sur les épaules de Ron à attraper des choses sur les étagères brinquebalantes.

— Dépêche, Harry, marmonna son meilleur ami.

– Je fais ce que je peux ! grogna-t-il alors que sa main se refermait sur le bon bocal.

Il émit un « Aha ! » victorieux et Ron éternua lorsqu'un livre de potion agressif lui cracha de la poussière à la figure. Le mouvement déséquilibra Harry, qui tomba à la renverse. Un son étouffé lui échappa quand son dos rencontra durement le sol. Il soupira de soulagement en voyant qu'il avait pu sauver le bocal.

— Tout va bien ? s'éleva la voix concentrée de Salazar, assis en tailleur devant son chaudron.

— Hmmh, grogna Harry en se relevant, aidé par Ron.

Sans trop se tourner vers eux, Salazar tendit une main impérieuse, aussi Harry fit glisser le bocal jusqu'à lui. Ils l'observèrent l'ouvrir et le renifler. L'odeur immonde s'éleva dans la pièce et Salazar nicha son nez sur son épaule comme pour en retirer la senteur terrible.

— Par tous les dieux, j'avais oublié ! Cette plante est maléfique, je vous jure qu'elle l'est, marmonna-t-il, le visage froncé.

Harry se passa le poignet sur le nez.

– Berk ! s'exclama Ron horrifié.

Ginny avait un air dégoûté et Hermione tentait de rester stoïque et concentrée. L'odeur se dissipa peu à peu.

— La fiole à gauche du crâne de Chimère, je te prie.

Harry s'exécuta, sentant la chaleur grimper dans la pièce alors que le chaudron fumait. Ils y étaient depuis des heures désormais. Harry lui fit glisser l'objet demandé. Salazar plaça son doigt sur l'ouverture et renversa quelques gouttes de potion dessus. Puis il porta son doigt à sa langue. Il émit un son écœuré et sortit sa langue deux trois fois pour faire passer le goût arrachant un sourire à Harry qu'il ne remarqua pas.

— L'observer faire une potion c'est comme observer De Vinci peindre la Joconde, murmura Ginny, son regard vif suivant chaque mouvement de Salazar.

— La Joconde ? C'est sorcier ?

— Évidemment ! Pourquoi crois-tu que ça fascine autant les moldus ?

Harry haussa un sourcil et se détourna d'elle quand Salazar émit un sifflement pour attirer son attention.

— Potion rouge. Vérifie le goût, je ne dois pas arrêter de remuer quelques minutes et j'en aurais besoin tout de suite après.

Harry leva les yeux au ciel, mais s'exécuta.

— Ça doit avoir un goût de cerise, plus ou moins, lui indiqua Salazar alors que le jeune homme goûtait une toute petite quantité du liquide.

Il confirma sombrement le goût.

— Et si ça n'avait pas eu le goût de la cerise ?

— Tu serais mort, l'extrait de Doxys et de sang de licorne est instable. Mal préparé, le mélange n'aurait pas pu bien vieillir dans mon laboratoire pendant mille ans.

— Tu m'agaces, Salazar, vraiment, renifla dédaigneusement Harry en faisant glisser l'ingrédient jusqu'à lui.

— Tu sais bien que c'est faux, lui dit le fondateur en arrêtant d'un geste vif la course de la fiole dont il versa trois gouttes dans la mixture qui prit une teinte étrange.

— Tchut, reste loin, dit-il en voyant Harry pencher son buste en avant, sur la pointe des pieds, pour discerner quoi que ce soit. Donne-moi Hepzibah.

Harry déglutit et Salazar, constatant que la fiole était vide, l'envoya se fracasser au loin en la lançant par-dessus son épaule.

— Le bras, tu veux dire.

Il entendit un son étranglé dans le fond et deux autres le rejoignirent lorsqu'il sortit du sac de Salazar le bras inhabituellement bien conservé. Dégoûté, du bout des doigts, il le posa au sol et, d'un coup de pied habile, l'envoya s'échouer contre Salazar qui releva la tête de la potion, le regard réprobateur.

– Tu sais ce que tu fais ? lui demanda Harry, pris d'un doute, en voyant le fondateur faire descendre le bras dans la mixture.

Salazar se tourna vers lui avec un grand sourire et plongea le membre dans la potion.

— Non.

Une brume insidieuse jaillit soudain du chaudron et l'obscurité la plus totale s'abattit sur la salle. Harry se rapatria immédiatement là où il avait vu les autres pour la dernière fois, la main sur sa baguette. Mais aucun lumos ne fonctionna. Un bras agrippa le sien et il reconnut le parfum de Ginny. Elle saisit sa main et il sentit qu'elle tenait aussi Hermione, proche de Ron.

« Où suis-je ? »

La voix, lointaine, s'était élevée.

— Je vous ai appelée, Hepzibah et je vous demande de me pardonner cette offense. Nul ne devrait être troublé dans le sommeil éternel.

« Le sommeil… Que me voulez-vous ? »

— Une information. La coupe qui a appartenu à votre ancêtre. Helga Hufflepuff. Où est-elle ?

« Elle a été volée ! On m'a tuée pour elle ! Laissez-moi repartir ! »

— Seulement si vous m'aidez.

Harry pâlit sous la dureté de la voix de Salazar et Ginny referma davantage ses doigts sur lui.

— C'est un marché Hepzibah. Je vous renvoie à la Mort si vous m'aidez à la trouver. Ou vous errerez ici jusqu'à la fin des temps.

« Vous n'avez pas le droit ! »

— Je suis un nécromancien, j'ai tous les droits sur le repos des morts. Vous auriez dû mieux protéger votre âme.

La brume se dissipa peu à peu et Harry approcha, Ginny à ses côtés. Il put distinguer la silhouette de Salazar toujours assis en tailleur, parfaitement calme. Une ombre se tenait face à lui.

— Votre sang, votre chair, vous permettra de la trouver puisque le sang d'Helga a coulé dans cette coupe. Suivez simplement la trace. Je vous ai fait l'offrande de votre propre bras.

« Vous êtes un monstre »

— Peut-être. Faites-le. Ramenez la coupe ici. Attirez-la à vous. Vous le pouvez ! Elle reconnaîtra votre lien à Helga.

« Je veux votre parole »

Harry dénoua la main de Ginny de la sienne et s'approcha au maximum du cercle, prêt à intervenir.

— Vous l'avez, si la parole d'un monstre vous paraît fiable, obtempéra Salazar.

Le silence se fit et le brouillard se dissipa. Salazar se releva, mais à peine eût-il fait quelques pas qu'un torrent de pièces et d'objets s'abattit dans la salle.

Une voix s'éleva

« J'ai fait plus que ma part, la coupe est ici, libérez-moi »

D'un coup de pied rageur, se protégeant d'un bras de la pluie d'objets, Salazar rompit le cercle de son pied. La silhouette d'Hepzibah disparut, mais les objets continuaient à apparaître.

– Ils sont restés trop longtemps au contact de la coupe ! hurla Salazar. Ils ont pris sa trace et nous récupérons ce qui semble être le contenu d'un coffre à Gringotts !

Il fit quelques pas et attrapa Ginny tandis qu'Harry tentait de se frayer un chemin pour repérer la coupe ou la sortie. Salazar protégea la jeune fille, entourant sa tête de ses bras pour lui éviter les objets les plus lourds.

— Nous devons sortir !

— Là-bas, essayez de me suivre ! hurla Harry en déviant plusieurs objets d'un coup de baguette ou de ses mains.

Ron et Hermione le suivirent, puis Ginny et Salazar. Harry fondit sur la porte et l'ouvrit. Hermione la passa et lui-même dégringola dans le couloir comme si la salle vomissait du magma doré. Il glissa sur des multitudes de pièces et d'objets précieux, bientôt rejoint par les autres. Ron s'écrasa sans grâce sur lui et ils se relevèrent pour refermer la porte derrière le fondateur et Ginny, toujours coincée entre ses bras. Ils luttèrent un instant en appuyant de toute leur force sur le battant, le remplissage ne semblait pas prendre fin. Ils finirent par la verrouiller et Harry la scella d'un sort. Il plaqua son dos tout contre essoufflé, puis s'effondra.

– Hermione, tout va bien ? demanda Ron.

La jeune femme hocha la tête, les yeux exorbités.

— C'était… inattendu.

Salazar donna une petite caresse sur la joue de Ginny et lui sourit avant de rejoindre les trois autres. Il tendit une main à Harry qui la saisit. Il le remit sur pied d'un mouvement énergique et Salazar l'inspecta. Il passa le doigt sur une coupure au niveau de son nez.

— Je survivrai, lui dit le jeune homme avec un sourire.

— L'Horcruxe est là-dedans, tu le sens, n'est-ce pas ?

Harry hocha la tête, des cernes semblant s'installer presque visiblement sous ses yeux.

— Nous l'avons, c'est tout ce qui compte. Il nous en manque deux. Le dernier, s'il s'agit effectivement du serpent, est impossible à tuer sauf si… enfin nous verrons plus tard.

Harry leva un sourcil interrogateur, le ton de Salazar avait été alarmiste un instant. Juste un instant. Plus de mensonges… Il le ferait parler d'une manière ou d'une autre.

— Au fait, dit-il en lançant un tempus. Bonne année si c'est bien ce qu'on dit en passant à la nouvelle année.

Il était minuit sept. Ils se regardèrent tous et éclatèrent d'un rire nerveux, prenant le chemin du salon.

— Thé ? Café ? proposa Salazar à la ronde.

Les voix s'élevèrent et le thé l'emporta.

— Je viens avec toi, murmura Harry en le suivant jusqu'à la cuisine.

Le jeune homme observa son compagnon à la limite de l'hyperactivité s'agiter pour préparer un thé dans un bruit de tempête. Harry s'assit sur le plan de travail et dès que Salazar passa à sa hauteur pour la énième fois sans trouver autre chose à faire que vérifier l'eau qui ne bouillait pas encore, il l'attira par le col entre ses jambes.

— Du calme, lui dit-il en le regardant dans les yeux.

Salazar sembla se liquéfier et sa tête tomba sur l'épaule du plus jeune tandis que ses bras se relâchaient de part et d'autre de son corps. Il déposa quelques baisers dans son cou, l'obligeant à lui laisser plus de place, la tête rejetée en arrière. Son odeur capiteuse donna un vertige de désir à Harry.

Les mains de Salazar grimpèrent sur ses cuisses où elles s'appuyèrent avant que ses lèvres ne viennent ravir les siennes, arrachant un sourire à Harry. Un frisson le traversa et une sensation étrange saisit le bas de son dos. Puis le tourbillon, comme à chaque fois qu'il l'embrassait. Il tâtonna, les gestes désordonnés et le poids de Salazar l'obligeant à se pencher de plus en plus en arrière, presque allongé sur le plan de travail.

La porte s'ouvrit soudain et la bouilloire siffla au même moment. Hermione se tenait dans l'entrée, rouge comme une tomate. Harry se hâta de descendre de son perchoir et remit un peu d'ordre dans ses vêtements.

— Euh…, commença la jeune femme. Je… Désolée… Je venais juste voir comme ça faisait longt… enfin je ne veux pas dire que je croyais que… mais peut-être qu'il y avait besoin d'aide… NON, enfin non. Ce n'est pas ce que je veux dire, mais…

— Il n'y a pas de mal, lui indiqua Salazar, pas gêné le moins du monde, le bras encore passé autour de la taille d'Harry.

Amusé par la gêne de la jeune fille, il déposa un baiser sur la tempe d'Harry et se hâta de terminer de préparer leur thé. Les autres comprirent rapidement à l'air d'Hermione ce qu'il s'était produit. Harry mettait sa main à couper que c'était un pari perdu vu la mine hilare de Ron et le coup de coude qu'il se prit. Il crut même entendre Ginny laisser échapper un ricanement à l'intention d'Hermione.

Kinnara vint se blottir contre Harry et Salazar lui lança un drôle de regard avant de s'en désintéresser. Harry sourit et se mit à somnoler, la tête appuyée contre le dossier de son fauteuil et Salazar lui caressant le bras machinalement. Le bruit des conversations le berça, ainsi que le vibrato léger du petit volatile qui ronflait contre lui.

A suivre...


Blabla de J' :

Encore désolée pour l'absence ! Pour me rattraper, j'essaye de poster un autre chap' dans la foulée (sûrement demain)! Je suis un peu en rush de tout en ce moment, donc je ne fais pas tout ce que je voudrais faire malheureusement :')

Et je suis navrée si je donne l'impression d'abandonner mes fics au profit de mes parutions. Je vous mentirai en disant que c'est totalement faux. Je n'abandonne rien du tout, j'ai juste encore moins de temps à consacrer aux fanfics. Et il me semble normal que je me consacre davantage aux livres que j'ai la chance de pouvoir faire publier :') C'est mon rêve, et j'engage l'énergie nécessaire à le réaliser. Et effectivement, d'autres pans de ma vie en payent un peu les conséquences. Néanmoins, je suis toujours là. Oui, je poste avec du retard, mais je poste ^^'

Pour le concours, tout mon jury n'a pas encore lu l'intégralité des histoires proposées, donc les résultats attendront un peu malheureusement :/

Au passage, je cherche quelqu'un qui aurait un bon niveau pour faire une relecture de Lost in the Sands of Time ? J'ai déjà pris des bêtas, mais à chaque fois ces gens-là ont fini par faire les morts pour une obscure raison :') Surtout que c'est pas pressé, l'histoire étant finie !

Voilàààà !

Je vous embrasse et prenez bien soin de vous !

J' :)