Chapitre trente-septième
Vertige
Proposition d'écoute : « Silent movies » d'Aquilo
Le soleil caressait sa peau et la chaleur lui revenait enfin, comme s'il en avait été privé pendant des jours entiers. Il ouvrit les yeux dans le blanc de l'infirmerie et, aussitôt, une chevelure rousse lui tomba devant le visage. Ginny, sortie de nulle part, lui avait fondu dessus et l'étreignait avec force.
— Harry, comment tu te sens ? lui demanda-t-elle.
— Hm… Bien, je suppose, mal au crâne, c'est horrible, grogna-t-il en plissant les yeux.
Ginny fit la grimace et ferma le rideau de la fenêtre d'en face d'un coup de baguette.
— Pourquoi suis-je ici ?
— Tu ne… tu ne te souviens pas ? demanda-t-elle, et il surprit une lueur étrange dans ses yeux.
— Non… Non, Ginny, je ne me souviens de rien.
— N'essaye pas alors, Dumbledore a dit que c'était possible que ça arrive. Tu as eu une crise à Halloween, Voldemort avait tenté de t'empoisonner avec… quelque chose. Tu t'es remis assez vite, mais tu as dû rester en convalescence, tu as loupé plusieurs mois de cours… Et tu… tu as brusquement perdu connaissance hier pour ne te réveiller qu'aujourd'hui. Je suis restée, je n'avais que très peu de cours…
— Wow wow, attends une seconde ! Je ne me souviens de rien du tout ! Comment je pourrais avoir oublié des mois entiers ? Quel jour sommes-nous ?
— Le douze janvier, Harry, murmura-t-elle.
— Le douze janvier… mais… mes souvenirs s'arrêtent à septembre, je crois, et… c'est impossible…
— L'amnésie était l'une des conséquences probables, intervint une voix. Madame Pomfrey vient de me prévenir que tu étais réveillé, Harry. Je suis heureux de le constater de mes propres yeux.
Dumbledore s'avançait vers eux et s'assit au bord du lit. Ginny échangea un long regard avec lui et Harry fronça les sourcils. Le jeune homme se releva et se sentit aussitôt nauséeux. Gentiment, Ginny lui tendit une bassine qui se trouvait sous le sommier.
— Mais qu'est-ce que c'était que ce poison ?
— Nous l'ignorons, mais le fait est que tes jours ne sont plus en danger.
— Je viens de perdre trois mois de ma vie…, murmura Harry.
— Non tu les as vécus, crois-moi, tu les as parfaitement vécus… Mais tu ne t'en souviens pas, souffla Ginny en baissant les yeux.
Une étrange sensation naquit dans ses entrailles à ces mots, réchauffant son corps, quand un sentiment de vide l'emporta. Il hoqueta presque sous l'effet, posant son poing sur son cœur.
Dumbledore se releva et se détourna, tandis que Ginny passait une main apaisante dans son dos.
— Est-ce que j'ai… vécu des choses importantes ? demanda-t-il lorsqu'il sut qu'il pouvait de nouveau faire confiance à sa voix.
— N-non, lui dit Ginny. Rien d'important. La vie au château seulement, bien que tu aies vécu un peu à part des élèves le temps de ta rémission.
— Tu pourras reprendre les cours dès demain, si tu sens que ton état te le permet. Tu as toute la journée pour te reposer après tout, lui indiqua le directeur avant de quitter la pièce.
Un silence profond s'abattit, noyé dans l'air étrange de la petite rousse et le jeune homme qui tentait en vain de percer le voile d'obscurité dans son esprit. Il se sentait trahi par ses propres pensées, comme si quelque chose était amené à la lisière de sa conscience sans qu'il ne puisse l'attraper. C'était frustrant.
— Je vais… regagner le dortoir, Ginny. Tu peux retourner en cours, ça ira, lui dit-il avec un sourire reconnaissant.
Elle hocha la tête et s'enfuit presque en courant. Il l'observa partir. Étrange. Il s'habilla rapidement avec ce qui avait laissé près du lit et quitta l'infirmerie. Il croisa Dean et Ginny, la jeune fille réfugiée dans ses bras. Harry eut un demi-sourire attendri.
Il gagna le dortoir quasi désert et salua quelques élèves avant de pouvoir enfin s'effondrer dans la douche. Il y resta longtemps tentant d'analyser le marécage boueux qu'était son cerveau. Quelque chose ne tournait pas rond. Le poison, peut-être. Une douleur dans l'épaule fit migrer ses yeux sur celle-ci. Une trace, encore un peu visible s'y tenait. Une trace de morsure. Pas agressive, elle semblait avoir été faite… pendant un ébat vu la sensation de chaleur qui brûla son bas-ventre lorsqu'il passa deux doigts dessus. Mais qui ?! Ginny n'aurait pas omis de le lui dire s'il avait côtoyé quelqu'un pendant ces quelques mois étranges ?
Soudain quelque chose se blottit contre lui. Quelque chose de chaud.
— Salut toi ! dit-il en découvrant un oiseau aux couleurs de feu et d'or.
Les grands yeux noirs de la bête se fixèrent sur lui.
— Un phénix ? murmura-t-il, ahuri.
Le volatile piailla de joie lorsqu'Harry lui gratta le haut de la tête.
— À qui appartiens-tu ?
Le phénix se nicha davantage contre lui, laissant sa question trouver une place dans le silence de la salle.
Il passa le reste de l'après-midi effondré sur son lit et réagit à peine, profondément plongé dans ses pensées, quand les autres investirent le dortoir.
— Bah tiens, salut Harry ! lui lança Neville.
— Salut, Neville !
Il se tourna vers eux et sourit. Ron s'était figé sur le pas de la porte comme si Harry était une bombe prête à exploser.
— Ron ? demanda-t-il, inquiet.
— Hein ? Quoi ? Ah euh… Tu te sens bien, mon vieux ?
— J'ai connu mieux, cette histoire d'amnésie est pénible, murmura-t-il alors que Ron s'asseyait à ses côtés sur le lit.
— Un peu que c'est embêtant. Mais il ne faut pas que tu cherches à te souvenir, c'est ce que Dumbledore nous a dit.
— J'ai essayé toute l'après-midi, de toute manière, et rien ne m'est venu.
— Ah, soupira Ron. Je vois que tu as trouvé Kinnara !
— Kinnara ? releva le jeune homme en suivant le regard du rouquin vers la petite bête nichée contre ses côtes. Oh ! comprit-il.
Un silence s'installa.
— Il est à… moi ?
— Oui, Dumbledore te l'a offert pour Noël, lui dit Ron, mal à l'aise.
— C'est… très gentil de sa part, dit Harry en écarquillant les yeux. Mais comment a-t-il pu obtenir un œuf de Ph…
— …Viens, on va rejoindre Hermione et aller manger, le coupa Ron.
— Bonne idée, je meurs de faim ! admit-il après quelques secondes à fixer son meilleur ami, l'air soupçonneux.
Il se redressa et emboîta le pas à Ron qui le toisait de temps à autre, la mine inquiète. Hermione, bien que tentant de le dissimuler, l'observa de la même manière. Ils gagnèrent la Grande Salle et beaucoup suivirent son entrée, le faisant baisser les yeux. Il avait vraiment dû être absent très longtemps. Hermione les pressa de s'asseoir et les conversations reprirent. Ginny lança un regard de pure détresse à la jeune femme châtain et Harry ne saisit pas vraiment pourquoi.
Il se servit copieusement et Ron apprécia son enthousiasme à manger, parlant activement de l'équipe de Quidditch, semblant un peu plus à l'aise. Les deux filles étaient bien plus sur la défensive.
— Est-ce que j'ai… rencontré quelqu'un récemment ?
La question étrange lui échappa alors qu'ils se trouvaient dans la salle commune à une heure tardive. Hermione releva le nez si vite de son parchemin qu'Harry entendit son cou craquer. Ginny détourna le regard et Ron pâlit, rougit et verdit à la suite.
— Pourquoi tu dis ça ? demanda-t-il.
Harry baissa les yeux et secoua la tête. Ils ne lui diraient rien.
— Non, laissez tomber, c'était stupide. Je m'en souviendrais quand même… Je vais me coucher.
Il les planta là et monta dans le dortoir où résonnaient déjà des ronflements sonores. Il s'allongea et plongea dans un sommeil sans rêve assez étrange.
Le lendemain, il se leva tôt. Trop tôt et beaucoup trop débordant d'énergie. Il s'habilla, passa un pull et sortit hors du château alors que l'aube achevait tout juste de se lever. Il entama le tour du parc d'une foulée légère, sentant que son corps avait besoin d'évacuer l'excédent d'énergie. Il remonta au dortoir au moment où les autres émergeaient et prit une douche brûlante pour chasser l'effort et le froid de ses articulations.
Il assista à ses cours, surpris de constater que son retard ne se ressentait pas, au contraire. Les professeurs furent étonnés de ses progrès. Hermione le gardait à l'œil, l'air soucieux. Mais il ne s'en préoccupa pas, il remarqua bien vite qu'un élément du décor semblait aussi sain que lui : Malfoy. Celui-ci était plus livide que d'ordinaire, plus émacié, des cernes creusant ses yeux. Il paraissait distant, même avec sa bande, et Harry fronça les sourcils en l'observant les quitter une fois de plus pour l'heure du repas. Il se leva de table, abandonnant son assiette vidée jusqu'à la dernière miette. Sans lâcher Malfoy du regard, il balança son sac en bandoulière sur son épaule et le suivit. Celui-ci vérifiait sans cesse qu'on ne le filait pas, si bien qu'Harry finit par le perdre. Il pesta et se jura de découvrir ce que fichait le Slytherin.
Il regagna le dortoir et s'écroula sur son lit, creusant son esprit encore et encore, les doigts posés sur cette morsure. Il se sentait étrangement vide. Pas malheureux, mais vide. Comme un manque, qu'aucun type de nourriture, activité, amitié pouvait combler.
Les jours défilèrent et il chercha en vain une quelconque information sur ce qui déconnait chez lui. Mais rien ne vint. Hermione, Ron et Ginny étaient devenus hermétiques sur le sujet et Dumbledore éludait avec talent chaque fois qu'il l'interrogeait. Seul Kinnara débordait d'honnêteté et d'amour pour lui, étonnamment. Le petit oiseau était un peu étrange. Il grandissait vite, agissait avec un enthousiasme contagieux pour ensuite se calmer plusieurs jours de suite. Harry prenait un certain plaisir à le trimballer partout avec lui. Il avait dû lui ménager une place dans son sac, sa poche étant devenue trop petite.
Il courait tous les jours et conservait une bonne forme physique néanmoins. Il était étonné de la capacité de son corps à encaisser l'effort, comme si celui-ci y était habitué. Il n'avait pas le souvenir d'avoir été un sportif assidu. Pourtant les étirements le soulageaient plus qu'ils ne l'épuisaient et la course lui permettait d'évacuer un peu de ces émotions étranges qui le saisissaient.
L'hiver laissa place à un printemps un peu frais et il multiplia les balades en solitaire, tentant de soigner cet immense gouffre qui grandissait de jour en jour dans sa poitrine. Il se laissa tomber sur un banc et, comme toujours depuis des mois, sentit son visage se décomposer, comme s'il faisait glisser un masque. Il n'était pourtant pas malheureux, mais… il était triste, mélancolique. En deuil. Il leva les yeux vers le ciel que des nuages aux formes étonnantes parcouraient. Il se concentra dessus, essayant d'y distinguer des choses familières. Mais son visage grimaça de plus belle.
Il serra les dents et frappa rageusement le banc : ça le rendait fou ! Il passa une journée de plus à errer, tentant d'accéder à quoi que ce soit dans son esprit. La morsure avait disparu et plus rien ne lui permettait de ramener ces sensations à la vie.
Il se coucha tôt ce soir-là, pour se réveiller au bord de la crise de panique. Ron jaillit hors de son lit tandis qu'Harry suffoquait, les deux mains plaquées sur son torse. Son ami lança aussitôt un sort de silence autour d'eux pour empêcher les autres de venir s'en mêler. Puis il partit en courant et il revint avec Hermione quelques minutes plus tard. Celle-ci se jeta sur le lit et enserra le jeune homme en larmes dans ses bras.
— Hermione… explique-moi, je ne comprends pas, hoqueta-t-il, le visage perdu dans ses cheveux.
— Shhhht… Harry, ça va aller, ce n'est rien… Qu'est-ce que tu as vu dans ton cauchemar ?
— Ce n'était pas un cauchemar, Hermione… Je ne m'en souviens pas et plus j'essaye de m'en souvenir plus ça m'échappe, mais… C'est comme si je manquais d'air, en permanence…
Il se tut, fermant les yeux plus forts pour rattraper l'essence du rêve.
— Hermione, je ne voulais pas me réveiller, je me sentais bien. Bien comme jamais… Je…
Il s'éjecta soudain du lit et se précipita sur la salle de bain. Le soleil se levait au-dehors et il put l'observer à loisir depuis la cuvette des toilettes sur laquelle reposaient ses bras. Il ferma les yeux, épuisé par ses nausées. Il entendait les voix des autres dans le dortoir et on toqua à la porte. Ron entra et s'appliqua à le relever.
— Désolé, s'excusa Harry. C'est… j'ai du mal à comprendre ce qui m'arrive.
— T'es au bout du rouleau, voilà ce qui t'arrive. Tu dors mal : tu ne t'en rends pas compte, mais tu as le sommeil agité. Tu stalkes littéralement Malfoy, sans succès… Tu as des cernes de six pieds de long et tes vertiges continuent, n'est-ce pas ?
Harry hocha la tête. Il ne lui parla pas de cette porte, fermée à double tour, qui pulsait pourtant chaque jour dans sa tête. Il lui semblait qu'elle laissait passer des murmures, des émotions étouffées, des souvenirs…
— Infirmerie ? demanda Ron.
— Non.
— C'est bien ce que je pensais, lui dit-il avec un sourire en le ramenant à la chambre.
Neville était réveillé, mais Seamus et Dean, eux, dormaient à poings fermés. Le jeune homme eut la délicatesse de refermer son rideau après un sourire encourageant à l'adresse d'Harry qui lui sourit sans conviction. Cela ne sembla pas le rassurer, tant il ressemblait à un cadavre ambulant.
— Je ne peux pas vivre comme ça, murmura Harry et Hermione eut un mouvement paniqué, les cheveux ébouriffés par son réveil en catastrophe.
Harry s'assit au bord du lit, face à Ron et Hermione qui s'étaient inconsciemment rapprochés, leurs mains s'effleurant presque.
— Si vous savez quoi que ce soit, c'est maintenant ou jamais.
Ils échangèrent un regard.
— On ne sait rien qui puisse t'aider, Harry. Hormis le fait que tu as besoin de t'occuper l'esprit davantage, d'un bon repas équilibré et d'une nuit reposante. Et tu peux te procurer tout ça, dit Hermione d'un ton ferme.
Harry soupira et se laissa faire quand la jeune femme le força à se coucher.
— Je te monterai ton petit-déjeuner, profite du samedi pour dormir, nous resterons à côté, d'accord ?
Il hocha la tête et se recoucha, épuisé. Il entendit vaguement Hermione échanger quelques mots avec Ron et grimper sur le lit à baldaquin du roux, qu'il laissa ouvert pour éviter d'être charrié quand les autres se lèveraient. Il dormit toute la journée.
Et il continua à ce rythme, son état empirant de semaine en semaine. Arrivé à la mi-avril, il était plus pâle que jamais. Vraiment mal en point. Le seul aspect positif, c'était que Malfoy semblait encore plus pitoyable que lui.
Ginny l'accompagnait un peu partout, veillant à ce qu'il ne dépérisse pas. Ils passèrent ainsi un temps considérable à la bibliothèque et Harry se prit de passion pour un livre de mécanique magique, s'étonnant de le comprendre si bien. Il se distrayait en réparant de petits objets qu'il récupérait dans la salle sur demande quand Malfoy n'y complotait pas.
Il savait que le blond s'y rendait sans jamais réussir à déterminer pourquoi. Pourtant son attitude était suspecte et, bien qu'il en ait parlé à Albus, celui-ci avait balayé ses doutes d'un regard cryptique.
Au soir du vingt-deux avril, il le suivit lorsqu'il quitta la table, comme il en avait l'habitude depuis quelque temps. Hermione le couvrit en l'accompagnant avant de l'abandonner au quatrième étage. Harry fut surpris de voir Malfoy emprunter le chemin du second et il redescendit au pas de course. Les couloirs étaient déserts pendant le repas, aussi se fit-il le plus discret possible.
Il se figea devant l'entrée des toilettes en entendant des pleurs. Et pas ceux de Mimi Geignarde. Mais bien ceux du blond qui défit un peu son nœud de cravate, semblant étouffer dans sa chemise. Harry s'approcha à pas de loup jusqu'à se trouver derrière lui. Les mains crispées sur le rebord du lavabo, Draco le remarqua lorsqu'il observa son reflet dans le miroir. Il dégaina sa baguette, mais Harry, sans trop savoir d'où ça lui venait, saisit son poignet et le tordit, l'obligeant à la lâcher.
Le blond lui lança un regard coléreux et tenta de se dégager.
— Qu'est-ce que tu fiches depuis quelques mois, Malfoy ? lui demanda Harry en évitant avec une aisance surprenante un coup de poing.
Il ignorait d'où lui venaient ces réflexes, mais il n'allait pas s'en plaindre aujourd'hui. Son corps bougeait par automatisme, sans effort, fluide. Draco lui lança un regard horrifié et il se retrouva bien vite au sol, ses bras tordus derrière lui et le genou d'Harry dans son dos.
— Arrête d'essayer de me tuer à main nue, ça ne marchera pas, lui conseilla Harry. Dis-moi ce que tu fiches dans le château en ce moment.
— Monsieur Potter ! Veuillez lâcher Monsieur Malfoy immédiatement !
Harry ferma les yeux et fit la grimace en reconnaissant la douce voix grinçante de Snape. Il relâcha Draco qui se faufila à quatre pattes jusqu'à sa baguette.
— Monsieur Malfoy, non, intervint Snape alors que Draco brandissait sa baguette sur Harry qui avait dégainé la sienne. Regagnez votre dortoir, Monsieur Potter !
Harry allait ranger sa baguette quand Draco, ignorant délibérément son professeur, tenta d'attaquer. Le jeune homme fut surpris de l'acuité avec laquelle il anticipa ses intentions et réagit. Il se baissa et se redressa tout aussi vite, fendant l'air d'un mouvement sec de sa baguette. L'informulé figea Draco qui s'effondra sur le sol des toilettes. Snape se précipita sur son élève, posant un regard horrifié sur Harry.
— Sortez ! Sortez immédiatement !
Harry obéit et lorsqu'il franchit la porte il entendit distinctement un :
— Et vingt points en moins pour Gryffindor !
Harry s'éloigna et grinça :
— Connard.
Une voix, venue des tréfonds de son esprit, lui souffla un « Langage. » le forçant à s'arrêter net dans le couloir. Troublé, il s'appuya contre le mur. Il calma sa respiration, comme Ginny avait tenté de le lui apprendre, pour gérer son angoisse grimpante. Il ne devait plus se laisser déborder par ces émotions inconnues qui le traversaient. Quand bien même elles semblaient intenses, dévastatrices, impossibles à endiguer.
Pourtant, loin de refluer, une odeur de camomille monta, mêlée à celle plus chaude d'un parfum masculin. Il eut un vertige et s'effondra contre le mur.
A suivre...
Blabla de J'
Je pose un chapitre entre deux, parce que sinon vous allez finir par me tuer vu la fin du précédent ! Cela dit, cette fin n'est pas mieux haha :')
Jusqu'à dimanche 4 novembre, vous pouvez me donner un chiffre de 1 à 10 (10 inclus). Cela déterminera le jour de sortie du prochain chapitre ! En gros, je posterai forcément le prochain chap dans les 10 jours à partir de dimanche 4/11, mais le chiffre qui aura été le plus choisi déterminera quel jour précis je posterai dans ces dix jours (moins clair, tu meurs). Evidemment, le chiffre 1 ne correspond pas à lundi 5/11. Les chiffres ont été attribués aléatoirement aux jours entre lundi 05 et mercredi 14 novembre héhé ! Si quelqu'un a compris ce que je viens de raconter, c'est cool xD Sinon, balancez juste un chiffre au hasard haha !
Sinon, on entre dans un virage un peu particulier de la fic ! J'espère qu'il vous surprendra un peu, pas tant dans les événements, mais dans la manière de les aborder :') On verra !
Ah et question : vous participez au NaNoWriMo ce mois-ci ? :D
Merci pour tous vos messages et retours sur le chap précédent ! J'essaye de répondre à vos reviews la semaine pro, j'ai déjà commencé à répondre à certains d'entre vous :)
En attendant, prenez bien soin de vous, sortez couverts (dans les deux sens de l'expression haha) !
Lots of love,
Jelly
