Chapitre trente-neuf
Pardon

Réponse générale aux reviews : Merci à tous :') Je n'ai pas eu le temps de répondre à tout le monde, mais sachez que je lis chacun de vos commentaires et que ça fait vibrer mon petit cœur ! J'espère que la suite vous plaira ! Si vous êtes paumés, il existe un résumé complet de ce qui se passe avant ce chap, dans le chapitre 37 !


Proposition d'écoute : House of card de Scorpions


Harry quitta les appartements, traversant l'antichambre au plus vite. Lorsqu'il sortit, il respira enfin, malgré la fine poussière qui flottait en particules étincelantes sous les rayons de la lune. Son torse se souleva de manière désordonnée, des tremblements le saisirent, et il s'effondra contre un mur. Incapable de pleurer, incapable de respirer. Une douleur sans nom lui déchirait les entrailles, le cœur et chaque recoin de son esprit. Il se sentait vide d'être trop plein. Il hoqueta. C'était insoutenable.

Alors, il attendit que la crise passe, les doigts crispés sur son torse, seulement accompagné par la sensation tenace qu'il allait simplement mourir, là, tout de suite. Il lutta plusieurs minutes, puis se débrouilla pour se relever et prit appui sur le mur pour avancer. Il avait besoin d'aide. Immédiatement. Il n'avait même plus honte de le reconnaître.

Mais il ne savait même pas à qui s'adresser. Ginny, Ron et Hermione avaient dû être au courant depuis le début des manigances de Salazar. Même en sachant cela, il ne parvenait pas à être en colère contre eux. Il pouvait aisément imaginer qu'ils avaient souhaité se rappeler le fondateur afin de l'aider au mieux si l'absence de souvenirs commençait à le torturer. Et c'était ce qu'ils avaient fait. Il en voulait à Salazar de les avoir rendus complices de ça. De leur avoir donné un choix dont aucune option n'était plus envisageable que l'autre.

Il tituba jusqu'au dortoir et articula difficilement le mot de passe. La grosse dame, à demi endormie, lui ouvrit sans se soucier une seconde de son état. Dans un marmonnement, il l'insulta, chose qu'elle perçut bien plus clairement tout à coup. Le passage se referma sur son hoquet outré. Harry se traîna jusqu'à un canapé alors que des pas se faisaient entendre dans les étages du dortoir. Quelqu'un dévala les escaliers et une chevelure rousse flamboyante envahit son visage quelques secondes plus tard.

Ginny était là, agenouillée près de lui, la tête penchée au-dessus de lui et la carte du Maraudeur en main.

— Harry, où étais-tu, je n'ai pas réussi à dormir, c'était mon tour de surveiller la carte pour vérifier si tu n'apparaissais pas de nouveau. Où étais-tu ? Tu… Tu vas bien ? s'affola-t-elle en constatant son état.

Il ferma les yeux et sourit. Triste.

— Je vais avoir un enfant, Ginny.

—… quoi ? murmura-t-elle.

Il éclata de rire. Épuisé.

— Mon propre enfant m'a contacté ce soir pour que je l'empêche de mourir en lui ramenant ses deux parents près de lui…

Un peu hagard, il pointa du doigt la marque de naissance à la base de sa nuque et Ginny le regarda sans comprendre. Alors il ricana de plus belle, son avant-bras posé sur ses yeux.

— Il avait la même, hoqueta-t-il entre deux rires. Tu te rends compte ? Moi ! Je vais avoir un enfant, parce que Salazar est un fichu sylphe pas foutu de s'être renseigné sur un truc aussi élémentaire que la reproduction de son espèce ! Bordel de m…

— … Salazar ? Tu te souvi…

Harry se redressa, hilare, poche de l'hystérie.

— Bien joué avec vos mines embarrassées chaque fois que je me sentais mal à cause de lui sans le savoir.

— Harry… Je suis désolée… On ne voulait pas… Mais on n'aurait pas pu t'aider si on n'avait pas… On n'a pas eu le choix… Enfin si, mais pas comme tu le penses…

— Je ne suis pas en colère contre vous, dit Harry en essuyant une larme d'hilarité, quelque peu calmé. C'est Salazar que j'ai envie de découper en morceaux.

Ginny baissa les yeux.

— Harry, tu étais sérieux quand tu parlais d'enfant ? demanda-t-elle soudain.

Le jeune homme hocha la tête, l'air soudain grave.

— Mais comment c'est possible… ? Je veux dire, vous êtes deux hommes, et c'est… Enfin…

Harry soupira et lui répéta ce que Salazar avait déduit de lui-même, mettant l'accent sur le nombre d'incertitudes quant à la conception de cet enfant.

Ginny s'effondra à côté de lui, aussi sonnée qu'il l'était.

— Tu vas être père… Mais, Harry, ce n'est pas du tout le moment…

— Pas vraiment, non. On est en plein milieu d'une guerre. Salazar sera visé par Voldemort au même titre que moi, puisque nous sommes les indésirables numéro un. Et ce fichu sylphe et moi ne sommes même pas ensemble. Bon sang, je ne sais même pas ce que j'attends de lui !

— Tu l'aimes toujours ?

— Je n'ai jamais arrêté, ce n'est pas la question.

Le dire à haute voix lui donna un frisson, alors qu'un sentiment d'impuissance grimpait en lui. Il n'arrivait même pas à arrêter de l'aimer comme un dingue. Même après toutes ses conneries... Ginny et lui échangèrent un long regard éloquent et le jeune homme soupira de nouveau, de désespoir cette fois.

— Je suis tellement fichu, Ginny…

— Non, non, tu ne l'es pas. Ça ira. Laisse-lui du temps. C'est un homme intelligent, sage, réfléchi. Il reviendra à la raison.

— Il a perdu la raison, Ginny. Je ne sais pas même pas s'il est le même homme. Ce qu'il a voulu m'éviter, le Mal Invisible, lui, se l'est pris de plein fouet. Je ne l'ai jamais vu aussi instable. Il s'emporte, est fébrile, et son regard…

— Il a eu toute une vie pour lui résister, alors quelques mois de plus, même avec le lien renforcé… Il reviendra à lui. J'en suis persuadée !

— Mais ce n'est pas… Tu sais, en rejetant l'enfant, j'ai l'impression que c'est moi qu'il rejette et… moi, je ne lui veux aucun mal à ce bébé. Vraiment aucun mal.

— Il ne te rejettera pas, dit-elle en lui saisissant une main pour la presser entre les siennes.

Elle laissa tomber sa tête sur son épaule et Harry sourit faiblement.

Le lendemain, il tenta de se rendre en cours, mais la fatigue le força à rendre les armes. Hermione, déjà inquiète, le fut davantage lorsqu'il refusa de lui expliquer les raisons de son épuisement subit. Avoir craqué auprès de Ginny était bien suffisant. Il réglerait cette histoire avant de déranger qui que ce soit d'autre avec. Ces derniers mois, ils avaient dû déjà assez souffrir de son état.

Pendant des jours, il se retint de toutes ses forces de se rendre dans les appartements de Salazar. En vérité, ce n'était plus la colère qui le retenait, mais la peur : il craignait de les trouver vides. Il angoissait même pour le bébé. Peu importe comment il s'y prenait, il ne parvenait pas à se sortir cet enfant de la tête. Une inquiétude démesurée pour son bien-être grimpait en bouffées étouffantes chaque fois qu'il y songeait. Elle avait peu à peu pris ses quartiers et il avait cessé de lutter contre son instinct qui lui hurlait qu'il ne pourrait pas davantage fuir ses responsabilités que Salazar.

Alors il laissa encore filer quelques jours, l'esprit et le cœur en bascule, s'appliquant à tempérer sa colère, à tenter d'imaginer ce qu'il aurait fait, lui, à sa place. Il s'y tint jusqu'à ce que l'envie de le voir soit trop forte pour être endiguée et que le conflit en suspens se mette à la grignoter peu à peu.

Ce n'est qu'une semaine plus tard qu'il se rendit dans les appartements de Salazar. Il y avança comme si c'était la première fois, hésitant, gauche, incapable de savoir ce qu'il devait dire, comment il devait se comporter, comment Salazar se comporterait, ni à quel point ses mots le blesseraient cette fois. Il tritura nerveusement le col de son tee-shirt. Toutes les chandelles étaient allumées et une odeur de thé flottait. À l'évidence, le fondateur était toujours dans ses appartements. Et la peur enfla à nouveau. Et s'il le rejetait encore ?

Une profonde inspiration plus tard, il dépassait le salon. Par instinct, il savait que le sylphe ne s'y trouverait pas. Ses pas le guidèrent vers la porte ouvragée, donnant sur l'étrange matrice. La main sur la poignée, il prit un instant pour tempérer l'émotion indéchiffrable logée dans son estomac.

Tout en douceur, il ouvrit, puis entra le plus discrètement possible, appréciant la sérénité de l'endroit, la beauté de ses couleurs, même de nuit. Une lune factice éclairait les fleurs et les branches, formant des ombres étonnantes et accrochant des perles de rosée qui scintillaient comme des dizaines de petits diamants éphémères. Et là, devant l'enfant protégé au creux des racines, Salazar était agenouillé. Même à cette distance, Harry sentit son abattement, et tout résidu de colère qu'il aurait voulu lui lancer au visage fondit. Il ne resta plus que sa main qui se posa sur son épaule dès qu'il fut à sa hauteur.

Le fondateur ne se retourna pas, mais la saisit et la porta à ses lèvres, tremblant. Ils restèrent un long moment ainsi, sans bouger, juste à regarder le bébé sourire dans son sommeil, se tortiller pour attraper son pied et l'amener à sa bouche.

— Je l'observe depuis des jours, murmura Salazar. Il reconnaît ma voix et se réveille quand il l'entend. Il grandit vite. Pas comme un enfant normal. Il date de… Il a été conçu en décembre, il naîtra dans moins d'un mois, si mes calculs sont exacts.

Harry ne répondit rien, se contentant de hocher la tête. Mais le soulagement le fit presque suffoquer.

— Mes mots… Tu sais, je ne suis pas toujours fidèle à la sagesse que devrait me conférer mon âge. Parfois, je me sens encore comme l'enfant que j'étais, incapable du moindre discernement. J'ai manqué de discernement. Et à cause de mes failles, nous aurions pu perdre un être qui dépendait de moi… C'est cette dépendance qui me…

Il serra le poing en s'interrompant, le visage contracté par la douleur.

— Il a senti que j'étais terrifié, que je le rejetais. Évidemment qu'il le pouvait : c'est un sylphe, un être profondément empathique. Et moi, je pouvais alors sentir sa douleur. C'était comme un écho sans fin entre lui et moi. Sa peine amplifiait la mienne et la mienne amplifiait la sienne et toi… toi et ta saine colère, ta légitime inquiétude… ! Et plus rien n'avait de sens, tu comprends ?

Harry sentit son cœur s'arrêter un instant. Relié à eux comme l'était ce bébé, cela ne l'étonnait même pas. De l'angoisse, voilà tout ce que cela générait. Et de la culpabilité. Il aurait voulu museler ses émotions, cesser de ressentir pour que les battements du cœur de l'enfant restent paisibles.

— Alors, je suis venu et j'ai fait la seule chose que j'ai toujours faite avec talent : parler, poursuivit Salazar, le regard dans le vague. Je me suis excusé auprès de lui pour ce que j'ai dit. Je me suis excusé, mais la force que j'ai mise à le repousser… Harry, c'était une erreur, je n'aurais pas dû... C'était injuste et j'ignore s'il grandira en sachant me pardonner.

Il laissa sa voix mourir dans le silence de la nuit, avant de la ranimer encore une fois :

— Mais je ne me suis pas excusé auprès de toi, dit le sylphe en se relevant, la main du jeune homme toujours logée dans la sienne.

— Je m'en fiche, il est plus important. Moi, je peux survivre au… rejet, Salazar, murmura-t-il pour seule réponse.

Il prit le chemin de la sortie, peu désireux de troubler la paix des lieux. Salazar le suivit et le rattrapa par le bras dans le couloir.

— Je ne t'ai pas… Je ne t'ai pas rejeté, Harry. Jamais.

— Difficile à dire. Je peux interpréter tout et son contraire de ton comportement de la dernière fois.

— Interprète que je suis un idiot, c'est tout ! s'emporta le fondateur en le tournant vers lui. Je suis désolé… pour la souffrance des derniers mois, pour avoir brisé ma promesse, pour t'avoir laissé penser que ce bébé était une malédiction, pour t'avoir mal parlé… Et la liste est non-exhaustive, tu le sais bien mieux que moi.

— Je ne suis plus en colère… Enfin pas autant. Mais comment je peux te faire confiance si tu fais des choses dans mon dos ?

— Tu ne peux pas.

— Je dois pouvoir te faire confiance, Salazar… Sinon je n'arriverais pas à…

— … à être avec moi.

Harry hocha la tête et murmura :

— Si je ne peux pas vivre avec toi ni sans toi, qu'est-ce que je fais ?

Salazar serra un peu son bras entre ses doigts et le relâcha, réduit au silence.

— Je comprends pourquoi tu as agi comme tu l'as fait, mais c'était… violent. Pour moi. Pour toi plus que tout, et je ne peux pas te laisser nous saboter sans rien dire ! Ce n'est pas possible et ça ne le sera jamais ! Et je ne veux pas que tu sabotes cet enfant pour les mêmes raisons. Oui, ton sang le met en danger. Le mien aussi. Pour autant, il est là et la seule chose que nous pouvons faire, c'est le protéger. Comme n'importe quel parent. Voldemort ne saura rien de son existence, Salazar, nous le protégerons, lui dit Harry à voix basse, calme.

Plus calme qu'il ne l'était en réalité. Salazar leva les yeux au ciel comme pour empêcher une émotion de déborder. Il murmura quelques mots qu'Harry ne comprit pas, puis hocha la tête.

— J'ai soixante et onze ans et le plus sage de nous deux, c'est pourtant toi…, souffla-t-il avec un sourire.

Harry frémit en voyant le regard qu'il posa sur lui. Un regard intense, pétillant. Amoureux. Complètement et entièrement amoureux.

Il eut l'impression qu'un crochet rentrait dans sa chair et le tirait droit vers l'homme face à lui. Alors, il se laissa faire, abandonnant la lutte, baissant les armes, tout comme Salazar venait de le faire. Sans la moindre hésitation, il se fondit dans ses bras et le laissa le serrer fort jusqu'à ce que ce soit presque douloureux.

— Tu m'as tellement manqué, Laz, murmura-t-il en réajustant sa prise pour la énième fois, comme s'il allait subitement lui échapper.

Pourtant la main sur sa nuque le tenait fermement, davantage encore que celle sur sa taille, serrée sur son tee-shirt à l'en presque déchirer. Sporadiquement, il renforça encore l'étreinte, sans savoir s'il survivrait à une autre séparation.

Salazar inspira son parfum, le nez dans ses cheveux, les yeux clos.

— Je suis désolé…

— Plus aucune décision pour nous deux sans me concerter, s'il te plaît… Promets-le-moi.

— Je brise mes promesses, parfois.

— Pas celle-là. Celle-là place là au-dessus de tout, s'il te plaît. Fais-en une loi sacrée s'il le faut. Fais-le pour moi.

— Je te le promets. Plus jamais…, murmura-t-il à son oreille, la voix rauque.

Ses lèvres effleurèrent son oreille et Harry avait l'impression que des gouffres s'ouvraient dans son ventre, éveillé par la caresse de sa peau sur la sienne. Il l'embrassa doucement, mais ce n'était plus suffisant et Harry raffermit sa prise sur lui, rendant le baiser plus urgent. Il n'arrivait pas à le relâcher, à être rassasié de lui, comme si le manque de souvenirs pendant des mois l'obligeait à s'en recréer des nouveaux.

— Le serpent…, commença Salazar alors qu'ils reprenaient leur souffle.

Il fut de nouveau emporté dans un baiser.

—… mort bientôt, acheva-t-il lorsqu'ils se séparèrent.

Harry s'arrêta net.

— Mort… ?

— Bientôt : empoisonnement progressif. Voldemort ne se doutera de rien et je pourrais activer le poison dès lors que le serpent apparaîtra devant moi. J'aurais voulu… faire plus. Mais, Voldemort ne s'est presque pas montré. Son QG est ailleurs et impossible de quitter le manoir des Mangemorts sans donner l'alerte. Il se contente d'envoyer des émissaires dans son QG ainsi que son serpent qui se nourrit des cadavres qu'ils laissent derrière eux. J'avais juste assez de force, loin de toi, pour empoisonner les cadavres que Nagini mangeait… Je ne pouvais même pas empoisonner un corps vivace…

— Est-ce qu'il t'a repéré ?

— Oui. Quand tu m'as rappelé ici, soupira Salazar en se massant les paupières.

Harry pâlit.

— Oh par Merlin, je suis dés…

— … ne t'avise pas de t'excuser. Le petit serait mort sans ça.

Harry pinça les lèvres, soucieux.

— C'est aussi horrible que tu me laisses présumer que ça l'est… ? souffla-t-il.

— Une armée. Loups-garous, géants, trolls, accromentules, détraqueurs… Ils ont gangréné votre Ministère, ce n'est qu'une question de jours avant qu'il ne tombe. Quelque chose leur a fait accélérer le désir d'en finir. Et je crois que c'est quelque peu ma faute…

— Ta faute ? Comment ça pourrait l'être ?

— Tom Riddle est maudit, au même titre que chaque enfant de la lignée de Mordred. Dès l'instant où j'ai atterri dans ton époque, la malédiction a dû se réveiller, même enfouie sous des générations entières. Elle n'était qu'en sommeil. Il sentira ma présence, peu importe où j'irai. Il l'a sentie ces derniers jours, j'en suis certain, même si j'étais aussi dissimulé que possible.

— Tu es vraiment… resté invisible pendant des mois ?

— Je n'ai que très peu repris forme humaine, sachant que je ne pourrais pas me nourrir à ma guise ou dormir. C'est ce qui a mis en danger l'enfant. J'ai mis ma condition d'être terrestre entre parenthèses pendant des mois.

Un silence s'installa et Harry se dirigea vers le salon où il se laissa tomber sur le canapé moelleux.

— Quand ? souffla-t-il, les mains jointes devant son visage dans une attitude proche de la prière.

— Un mois ? Deux mois ? Qui peut le savoir ? Mais il viendra. Il viendra pour moi. Pour toi. Pour ce bébé qui est de mon sang, répondit Salazar en faisant les cent pas devant lui.

— Dumbledore…

—… est au courant, mais faible. J'ai passé quelques heures à réactiver mes vieilles protections runiques.

— Les élèves vont devoir être renvoyés chez eux…

Le fondateur s'assit près de lui.

— Non, dit Salazar d'un ton sombre. Pas chez eux. Ceux qui voudront fuir devront fuir loin. Dès demain, des parents viendront récupérer leurs enfants. Le Ministère tombera bientôt, tous le savent. Les élèves qui resteront devront se battre. Les réfugiés, parce qu'il y en aura, le devront aussi. La bataille aura lieu ici. Ils nous assiégeront.

— Qu'est-ce qu'on peut faire ?

— Protéger, rester vigilant. Empêcher monsieur Malfoy de manigancer ce qu'il manigance.

Harry se redressa en entendant le nom.

— Alors Dumbledore sait.

— Il sait que le jeune Malfoy fait quelque chose. Mais quoi… ? Snape est chargé de le découvrir et de le protéger, mais je ne suis pas certain qu'il y parvienne à temps.

— Il disparaît dans la salle sur demande.

— Je sais, j'y ai fait un tour, mais… il n'y a rien d'étrange, de noir et de récent.

Harry fronça les sourcils et secoua la tête, épuisé de réfléchir.

— Tu sais…, dit Salazar en attrapant son sac de voyage. Les quelques fois où Snape a pu me faire sortir du manoir pour que je retourne à une forme humaine, je ne faisais pas grand-chose à part dormir, mais… J'avais (il sortit le walkman) ceci. Et j'avais juste… un peu l'impression d'être avec toi.

Harry sourit tristement, s'allongea et plaça sa tête sur les cuisses du fondateur, appréciant la main qui se perdait dans ses cheveux.

— Tu les as laissé pousser.

— Un désir inconscient de te ressembler ? dit Harry avec un petit rire. Ça sonne affreusement tordu…

— Loin de moi l'idée de m'envoyer des fleurs, mais tu es splendide.

Un silence plus confortable s'installa et le jeune homme s'endormit.

A suivre...


Blabla de J' :

Sorry, j'ai encore disparu, mais vous commencez à me connaître ! Cela dit, j'ai pas disparu pour rien ! Je m'atèle à corriger mes fics déjà existantes et travaille sur divers projets (dont un qui est lié de loin à une fanfic héhé) :) Et du coup, j'ai quasi terminé ma grosse correction de FPWL, ce qui signifie que je mettrais les chap' à jour pour retirer les fautes les plus grossières ! Cependant, j'ai tellement relu ce texte, que je ne vois plus rien, donc je ne suis pas infaillible :')

Etant donné que je n'ai pas publié depuis une sacrée paye, je vous mettrais un chap demain également (me frapper pas si je le poste que dimanche, j'ai un weekend chargé xD), puis un par semaine. N'hésitez pas à me harceler si vous voyez qu'il passe plus d'une semaine xD Faites-moi souffrir !

INFO : je serai présente au Salon du Livre Paris sur le stand des éditions MxM Bookmark ! Qui y va ? :D Si vous souhaitez voir ma petite tête, c'est l'occase :) Nom de plume : Jade River ! En parlant de nom de plume, j'ai changé mon pseudo. I'm sorry si ça perturbe, mais c'était nécessaire xD Longue histoire.

A très bientôt,

Votre dévouée Jelly